Dans le numéro 1261 d’Option Finance, Olivier Hereil, directeur des gestions d’actifs de BNP Paribas Cardif, revient sur l’approche plus dynamique de son allocation d’actifs. « Par le passé, de par notre collecte nette importante sur nos contrats d’assurance-vie, nous pouvions modifier notre allocation d’actifs en effectuant de nouveaux placements, indique-t-il. Aujourd’hui, nous ne pouvons le faire qu’en modifiant les stocks existants de nos investissements. Au regard de ce contexte, notre travail de gestion a donc changé car nous avons une approche encore plus dynamique de notre allocation sur nos placements existants. » BNP Paribas Cardif montre également un intérêt particulier pour le financement de l'économie. Pour rappel, un décret publié en août dernier autorise désormais les assureurs à investir 5% de leurs encours dans les fonds de prêts directs à l'économie. « Nous détenons aujourd’hui 1% de loans au travers d’un fonds lancé par notre groupe, BNP Paribas France Crédit, ou encore via des structures de place comme les fonds Novo, détaille-t-il. A l’avenir, nous renforcerons certainement nos positions sur ce nouveau segment obligataire »
Dans une interview publiée dans le numéro de mars (n°1259) d’Option Finance, Philippe Taffin, directeur des investissements d’Aviva France, et Xavier Nicolas, responsable de la gestion des mandats d’Aviva Investors France, nous en disent un peu plus sur leurs portefeuilles d’actifs. « Nous construisons nos portefeuilles en intégrant nos contraintes du passif à savoir les engagements vis-à-vis des assurés, mais aussi les contraintes réglementaires. Nous travaillons déjà dans le cadre de la directive Solvabilité II », précise Philippe Taffin, directeur des investissements d’Aviva France. La stratégie de diversification géographique est de mise dans le portefeuille d’Aviva France. « Nous diversifions nos investissements dans des zones autres que la zone euro, notamment dans les économies émergentes, explique Xavier Nicolas, responsable de la gestion des mandats chez Aviva Investors France. Nous avons également misé sur les obligations américaines à haut rendement ». Les produits structurés sont également utilisés. « Nous cherchons à capter la performance des marchés actions en investissant sur des obligations dont le coupon est bonifié et dépendant de la performance de ces marchés », précise-t-il. Philippe Taffin termine en disant qu’ « à la différence des fonds en euros, il sera tout à fait possible de tripler les investissements en actifs à risques, et notamment dans les actions, pour aller chercher un peu plus de performance sur le contrat euro-croissance et ce en raison de la garantie uniquement à terme ».
Si les assureurs semblent disposés à investir dans les PME et ETI, la Banque de France s’y intéresse également. En effet, selon l’Argus de l’Assurance, elle va ainsi lancer un fonds commun de titrisation de créances de PME. Pour rappel, certains Institutionnels comme Apicil avaient déjà pris les devants. « Nous avons acheté pour 8 millions d’euros de dettes titrisées ou diversifiées, ce qui nous permet de mutualiser les risques et d’obtenir un rendement de 200 points de base au-dessus d’une obligation comparable », témoigne Renaud Célié, directeur exécutif du pôle finances et performance d’Apicil. Jean-Jacques Duchamp, directeur générale adjoint du Crédit Agricole Assurances soumet néanmoins quelques exigences. « Nous achetons des prêts à des banques à deux conditions : qu’elles détiennent encore 20% de la dette et qu’il n’y ait pas de tranching », explique-t-il.
Le Fonds de Prévoyance UCB, 127 millions d’euros d’encours, est actuellement en train de procéder à un examen de sa stratégie d’investissement, après avoir terminé une étude ALM en 2013. Le gestionnaire de fonds de pension, Isabelle Feuillien, a précisé qu’un changement de stratégie d’investissement pourrait entraîner une modification de la répartition des actifs. Le bureau de Aon Hewitt à Bruxelles fournit des conseils en investissement. Degroof Institutional Asset Management et KBC Asset Management sont mandatés pour la gestion du fonds. L’allocation d’actifs de l’institution est pour l’instant la suivante : 49% actions 48% obligations 2% matières premières 1% immobilier
Le groupe Generali a annoncé le lancement de Generali Global Private Corporate Credit, un fonds de 300 millions d’euros d’encours pour Generali Vie, la compagnie française d’assurance vie du groupe. Ce fonds sera principalement investi sur des prêts d’entreprises européennes en privilégiant la France. La gestion de ce mandat a été confiée à BNP Paribas Investment Partners, indique un communiqué. « Nous attendons de cette stratégie d’investissement qu’elle améliore notre rendement et la diversification de nos actifs », a indiqué Fabrizio Vitiello, Head of Asset Managers Management & Alternative Fixed Income de Groupe Generali. « Cela correspond parfaitement à notre volonté de trouver des solutions d’investissements alternatives sur les produits de taux. » Le groupe poursuit l'étude d’autres partenariats pour diversifier sa gestion de taux par produit et par zone géographique.
Cédric Fouché, responsable de la sélection d’OPCVM chez Agicam - groupe AG2R La Mondiale dans une interview accordée à Newsmanagers TV : En étant allocataire d’actifs, nous regardons les gérants sur le court, le moyen et le long terme pour juger de la nécessité d’en changer. Cela étant, nous pouvons procéder à des ajustements, mais nous attendons surtout que ce soit les gérants eux-mêmes qui procèdent à ces modifications compte tenu de leur zone d’investissement. Pour le reste, actuellement, l’effet d’aubaine joue à plein et, tout en ayant recours à des couvertures, la gestion d’Agicam a plutôt augmenté son exposition aux actions. Dans son approche coeur/satellite, la gestion active représente 40 % à 50 % - sous forme de fonds.
Même si les grandes entreprises ne sont pas considérées comme des institutionnels, elles disposent à la fois de liquidités parfois importantes à manier, et doivent également gérer des actifs en face des passifs sociaux. C’est notamment le cas d’Areva dont la provision constituée pour le passif social est de l’ordre du milliard d’euros. Pierre Fourrier, directeur des opérations de financement et de la trésorerie du groupe, détaille sa gestion dans le dernier numéro d’Option Finance (n°1261). « En face des passifs sociaux, nous avons constitué une provision qui est investie dans une optique de moyen terme à un horizon de cinq ans, précise-t-il. Nous avons sélectionné essentiellement des produits de taux relativement sécurisés et avec une maturité moyenne en adéquation avec la duration de ces passifs. » Rappelons qu’Areva est un investisseur de long terme qui doit constituer une provision de 6 milliards d’euros (avec un horizon qui court sur 20 ans) pour démantèlement des sites nucléaires. « Dans le cadre de ces provisions, nous pouvons véritablement investir à long terme avec une optique contra-cyclique, détaille-t-il. Notre allocation stratégique long terme contient 40% d’actions et 60% d’obligations. Nous avons la capacité de dévier de façon significative par rapport à cette allocation. » Les actions ne sont ainsi pas épargnées, bien au contraire. « Depuis trois ans, nous sommes surpondérés sur les actions qui représentent 45% de notre allocation et sous-pondérés en obligations qui ressortent à 55% de notre allocation, évoque-t-il. Par ailleurs, nous avons également fait le pari de réduire la duration de notre portefeuille par rapport à notre horizon, qui est donc inférieur à 20 ans. » Aviva est principalement exposée aux actions européennes et en matière obligataire, seule les émissions en euros sont retenues. La partie souveraine et assimilés représente actuellement environs 70% de la poche obligataire. Les équipes ne se limitent pas aux seules meilleures signatures. « Nous avons retenu parmi les pays périphériques ceux qui représentent un poids conséquent en Europe, soit essentiellement l’Italie et l’Espagne dans une optique de performance », conclut Pierre Fourrier.
Pascal Pigot, directeur général adjoint d’Unéo à la rédaction de www.institinvest.com : Côté immobilier, Unéo a suspendu le projet d’entrer dans un fonds investissant dans les murs d’hôtels. « Notre allocation d’actifs immobilier s'élève entre 8% et 9% du portefeuille. Nous avons déjà réalisé des investissements dans des murs d’hôtels et même envisagé la création d’un fond dédié. Ce type d’actifs peut à terme nous intéresser mais un tel investissement n’est pour l’instant plus d’actualité compte tenu de projets d’investissements stratégiques liés à notre c??ur de métier, explique Pascal Pigot. Enfin, la mutuelle s’est engagée aux côtés notamment de la région Basse Normandie, la CDC et la CEB dans le projet Archade, « un centre européen de recherche fondamentale et appliquée destiné au traitement des cancers complexes sur l’agglomération de Caen. A notre niveau, c’est un investissement assez conséquent, de l’ordre de 5 millions d’euros sur une durée de 20 ans », précise Pascal Pigot.
Pascal Merchez, Directeur immobilier du Groupe Humanis à la rédaction de www.institinvest.com : Nous intervenons dans les trois catégories d’immeuble qui cohabitent au sein du groupe : la partie exploitation c’est-à-dire les locaux d’Humanis, soit plus de 50% de l’actif immobilier ; la partie placements, sur laquelle nous sommes actuellement sous-équipés, avec seulement 84 millions d’euros de placements immobilier ; et enfin une branche significative, la branche sociale, pour laquelle nous accompagnons la direction sociale dans le développement de son parc, en rénovation, en construction et en développement. L’immobilier social représente 33% de notre parc. Nous réalisons un certain nombre de projets, qui nous semblent pertinents, sans que nous ayons encore, dans l’attente de la stratégie immobilière groupe, un projet d’ensemble validé par nos conseils d’administration. L’immobilier est porteur de l’image du groupe Humanis. Quand nous faisons un choix d’investissement, nous voulons que ce choix soit conforme à notre image. Nous sommes donc attentifs à des sujets sociaux, comme les Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Notre branche Action sociale gère déjà 1200 lits dans des structures médicalisées. En matière de bureaux, nous sommes également attentifs à notre image au niveau national, en privilégiant des sites dans les grandes villes de France, comme un ancrage dans les territoires. Nous n’investirons vraisemblablement pas en habitation pure. En revanche, nous regardons des immeubles mixtes. En matière de développement durable, la mixité dans un immeuble permet d’optimiser le foncier et l’utilisation de l'énergie. Compte tenu du nombre important de mètres carrés détenus et occupés par le groupe lui-même, nous avons besoin en interne d’une équipe capable de faire évoluer en permanence l’immobilier, en l’adaptant à nos besoins. De surcroît, nos activités sociales imposent de détenir en interne des compétences en matière de montage et de pilotage d’opérations. Nous avons actuellement quelques projets significatifs de construction d’Ehpad qui justifient ces équipes. En revanche, sur toute la partie immobilier d’habitation, qui nécessite beaucoup de moyens humains pour le suivi des baux, il est probable que nous allons nous orienter vers l’externalisation car il ne s’agit pas de notre c??ur de métier. A ce sujet, nous avons des réflexions et des discussions avec des partenaires pour étudier les orientations que nous voulons prendre. Notre budget d’investissement représente 40 à 60 millions d’euros par an, dépensés dans une optique qui n’oublie pas le retour sur investissement. Chez Humanis, le développement durable n’est pas une vue de l’esprit. À moyen terme, c’est plus de la moitié des collaborateurs du groupe qui travailleront dans un immeuble labellisé.
Un an après le lancement de sa marque, Swiss Life Asset Managers (SLAM) a annoncé que ses encours sous gestion pour compte de tiers ont augmenté en 2013 de 32,6 %, à 22,5 milliards d’euros. SLAM, qui regroupe les expertises du groupe Swiss Life en gestion d’actifs en France, en Suisse et en Allemagne, a réalisé l’an dernier une collecte totale de 4,6 milliards d’euros auprès de ses clients externes. La collecte a été réalisée principalement sur les expertises en gestion de fonds ainsi que sur l’offre immobilière à destination de la clientèle institutionnelle. Plus de 1,7 milliard d’euros ont ainsi été collectés sur le segment immobilier, dont près des trois quarts sur le marché français. L’activité immobilière représente désormais 30% des actifs sous gestion.La société de gestion a par ailleurs collecté en France plus d’un milliard d’euros sur la gamme monétaire, se classant à la deuxième place du classement des collecteurs en OPCVM de trésorerie de droit français selon EuroPerformance.«Nous avons su tirer parti des conditions de marché et notre gestion a délivré des performances qui ont été saluées par l’obtention de nombreuses récompenses. La qualité de nos savoir-faire en gestion de taux, notamment sur les segments du monétaire et du crédit (…) ainsi qu’en immobilier fait de SLAM un acteur significatif en gestion pour compte de tiers sur nos marchés historiques», souligne Jean-Pierre Grimaud, directeur général pour compte de tiers de SLAM.
Suite au lancement de sa nouvelle marque et après l’annonce d’un nouveau départ avec l’actionnaire New York Life IM en février dernier, Candriam, l’ex Dexia AM, s’apprête à renommer l’intégralité de ses fonds. Ce processus, qui devrait se terminer d’ici l’été 2014, implique en première ligne la gamme de fonds alternatifs. «La gestion alternative continue à être une priorité pour Candriam en 2014. Nous avons déjà noté un regain d’intérêt de la part des investisseurs en particulier pour nos stratégies Long Short Credit et Index Arbitrage qui présentent un profil rendement / risque intéressant; et nous travaillons sur de nouvelles stratégies liées à de nouveaux fonds prévus pour les trimestres à venir», souligne Fabrice Cuchet, membre du Comité exécutif et responsable de la gestion alternative de Candriam. Les FCP domiciliés en France s’appelleront dorénavant Candriam, ainsi que les fonds de droit belge basés sur des stratégies traditionnelles. Les SICAV de droit français, quant à elles, seront renommées fin avril 2014. Les fonds de droit luxembourgeois verront leur nom changer dans une troisième phase au cours de l’année 2014.
La Caisse de Pensions de la Collectivité Ecclésiastique Cantonale Catholique-Romaine de la République et Canton du Jura (CEC Jura) compte se débarrasser de ses placements dans les matières premières cette année. L’administrateur du fonds de pension, Pierre-André Schaffter, a déclaré que la décision définitive sera prise en mai/juin, mais que la probabilité de se débarrasser de cette classe d’actifs était grande. Comme nous vous l’indiquions, le fonds a déjà l’an passé réduit de moitié ses investissements dans les matières premières. Les 240 millions d’euros obtenus au cours de la vente de ces placements avaient été réinvestis dans les actions. La CEC Jura n’a toutefois pas encore décidé si cette nouvelle réduction de la poche matières premières, actifs qui représentent actuellement 1,5% du portefeuille, allait déboucher sur un réajustement stratégique. La caisse utilise divers fonds et ETF pour les actifs internationaux, surtout gérés par Swisscanto, alors que les actifs nationaux sont gérés en interne. L’immobilier est géré par le biais de Fonds Sima, La Foncière, Fonds Immobilier Romand, Immofonds et Swisscanto (pour l’international). Le portefeuille de la CEC Jura est le suivant : 40% d’obligations en francs suisses 15% d’obligations en monnaie étrangère 15% d’actions suisses 15% d’actions internationales 12% de fonds immobilier 3% fonds alternatifs et matières premières.
Dans un article publié dans le numéro de mars (n°1259) d’Option Finance, Sonia Fendler, directrice Epargne de Generali France, et Bruno Servant, directeur des investissements de Generali France, évoquent la stratégie entreprise par le groupe concernant les contrats fonds en euros. Generali France est parvenue l’année dernière à présenter des taux fonds en euros bien supérieurs à la moyenne du marché. Le fonds de Generali, Elixence, possédait ainsi à fin décembre 2013 plus de 50% de son actif investi en dettes d’entreprise (31,9%) et en actions (21,6%). Avec des allocations plus risquées que les fonds en euros classiques, ce type de fonds a une limite en termes de taille d’encours car il ne doit pas déséquilibrer le portefeuille des compagnies d’assurances. « Les fonds euros dynamiques doivent rester modestes en termes d’encours afin de limiter le risque global des compagnies d’assurance, prévient Sonia Fendler, directrice Epargne de Generali France. Ils ne s’adressent donc qu'à une partie de la clientèle, la clientèle patrimoniale ou encore celle qui utilise les plateformes Internet car celles-ci sont plus difficiles à capter. » Les équipes de Generali ont pu profiter de la bonne santé des marchés actions. « En 2013, la hausse des marchés nous a permis de réaliser des plus-values sur le contrat fonds en euros, affirme Bruno Servant. Nous croyons encore au potentiel des actions qui représentent actuellement 9% de notre allocation ». Concernant l’allocation obligataire, la direction des investissements est dans une logique de diversification géographique. « Les taux des obligations sont aujourd’hui inférieurs à ceux des obligations qui ont été achetées les années précédentes, explique le directeur des investissements de Generali France. La diversification permet de limiter la dilution du taux de rendement du portefeuille et donc la baisse des rendements servis sur les fonds en euros dans le futur. Jusqu’en 2012, notre portefeuille obligataire était surtout investi sur la zone euro. Nous avons commencé à l’investir l’an dernier sur les obligations américaines, dans des fonds d’obligations internationales et très à la marge sur les obligations émergentes. » La compagnie d’assurance mise également sur les prêts directs à l'économie où « les emprunts d’Etat représentent aujourd’hui 2 milliards d’euros, précise Bruno Servant. Si elle est faible en proportion des 54 milliards de produits obligataires, elle est appelée à se développer ». En revanche, les marges de man??uvre des compagnies d’assurance sont plus élevées dans les nouveaux contrats d’assurance-vie créés par la loi de finance rectificative 2013, à savoir les « euro-croissance ». « Nous estimons que les fonds croissance bloqués sur une durée de 15 ans pourront délivrer un surcroît de performance par rapport aux fonds en euros de 1% par an, indique Sonia Fendler. Nous conseillons à nos clients d’opter pour des durées de détention longue. »
L’entreprise NICOLL, le premier fabricant de produits en matériaux de synthèse pour la bâtiment et les travaux publics, a lancé un appel d’offres au 1er trimestre 2014 dans le cadre de son épargne salariale. Il s’agit d’un lot de 45 millions d’euros pour la gestion active et diversifiée d’un FCPE multi-entreprises (PEE + PERCO) et la tenue de compte.
Nouveau signe de l’effervescence du moment en matière de financement des PME. Bpifrance et AG2R La Mondiale doivent signer aujourd’hui un partenariat en vue de créer un nouveau « fonds de prêts à l'économie » de 200 millions d’euros. L’objectif ? Cofinancer le développement de 100 petites et moyennes entreprises, via des prêts de montants relativement peu élevés (de 0,5 à 5 millions d’euros) et d’une maturité longue. Les prêts auraient en effet une durée de dix ans et seraient amortissables avec trois ans de différé. « Comme les taux de crédit bancaire sont actuellement bon marché, nous avons souhaité innover par une offre vraiment différenciante pour répondre aux attentes des PME », explique Arnaud Caudoux, directeur exécutif de Bbpifrance. Pour nourrir le vivier d’entreprises éligibles au dispositif, Bpifrance se tourne vers ses entreprises partenaires et entend en sélectionner près de 100 en fonction de leur taille et leur solidité financière. « Nous savons que les PME ont besoin de financer leurs investissements. L’un des avantages du dispositif proposé est que les entreprises n’ont pas à émettre de titre de dette, cela reste simplement un prêt », souligne Sylvain de Forges, directeur général délégué d’AG2R La Mondiale. La mise en oeuvre du fonds va se dérouler en deux temps. Bpifrance a commencé à commercialiser des nouveaux prêts et les conserve pour l’heure sur son propre bilan. Une fois que l’objectif de 200 millions d’euros sera atteint, d’ici à juin ou juillet, le fonds de dette sera créé et souscrit par les deux partenaires. La banque publique en prendra une part de 20 %, le solde allant à l’assureur.
En janvier dernier, l’Association française d'épargne et de retraite (AFER) annonçait vouloir s’ouvrir à de nouveaux horizons. Travaillant depuis 38 ans avec Aviva Investors, l’Afer, dont l’encours sous gestion s'élève à 47 milliards d’euros (dont 42 milliards d’euros pour le fonds en euros), a décidé de diversifier ses gestionnaires. Gérard Bekerman, président de l’association depuis 2007, explique ce choix dans le numéro n°1260 de mars d’Option Finance. L’occasion pour lui d’indiquer que les noms des premiers nouveaux gestionnaires sélectionnées seront annoncés lors de la prochaine assemblée générale de juin. C’est à la demande de ses adhérents que l’association a décidé de diversifier les gestionnaires d’actifs lors de la dernière assemblée générale. « Nos adhérents ont considéré que pour renforcer la sécurité de leur épargne, il fallait diversifier les maisons avec lesquelles nous travaillons, développe Gérard Bekerman, président de l’Afer. Techniquement, notre gestion était pourtant déjà bien diversifiée car Aviva Investors propose une large gamme d’expertises. » Pour rappel, l’Afer développe un partenariat avec Aviva depuis 38 ans maintenant qui, par ailleurs, a très bien accepté cette évolution. Le groupe Aviva a lui-même déjà diversifié sa gestion d’actifs et ne confie plus depuis plusieurs années l’intégralité de ses encours à sa seule filiale. « Cela nous donne l’occasion de la mettre en concurrence avec d’autres acteurs et surtout de nous ouvrir à des gestionnaires d’actifs qui ne sont pas au c??ur du métier d’Aviva. Ce dernier a de très grandes qualités dans la gestion actions de larges capitalisations et obligations européennes, mais il ne peut pas être le meilleur dans toutes les classes d’actifs, ajoute le président de l’Afer. Par exemple, il a moins développé de compétences sur les PME ou le capital investissement. Il est donc normal de faire appel à des gestionnaires plus expérimentés en la matière. Plusieurs axes de diversifications ont été à l'étude et une série d’appels d’offres a d’ores et déjà été initiée. En effet, l’Afer compte bien annoncer dés la prochaine assemblée générale de juin, le nom des nouvelles sociétés de gestion sélectionnées. « Pour le premier appel d’offres portant sur un mandat d’obligations souveraines, la première réunion d’audition des gérants s’est tenue courant février », indique Gérard Bekerman. L’issue de ce travail devrait bientôt être connue. « D’autres appels d’offres sur le financement des PME et private equity ont été lancés, ajoute-t-il. Nous souhaiterions engager rapidement une diversification vers les PME cotées et non cotées, des placements que nous trouvons très positifs. Les montants concernés dépendront néanmoins des supports qui seront choisis. Nous comptons également sur l'élargissement de nos investissements en immobilier, par le biais d’appel d’offres. Il y en aura certainement ensuite d’autres, à chaque fois que cela sera nécessaire. » Quant aux règles de sélection de ces nouveaux gérants, elles seront strictes afin de « privilégier les meilleurs en termes de performance, tout en restant attentifs à toute une série d’indicateurs, portant sur la solidité des équipes, leur capacité de reporting... », détaille le président de l’Afer.
Le Fonds de Compensation (FDC), 12,3 milliards euros d’encours sous gestion, vient de remplacer un ses gérants actions monde. Le FDC a attribué le mandat de gestion du compartiment FDC SICAV Actions Monde - Actif 2 à Kleinwort Benson Investors. Invesco Asset Management a été écarté en raison de performance insatisfaisante, selon Marc Fries, le président du comité d’investissement. Pour l’institution luxembourgeoise, l’objectif de ce compartiment est de surperformer son indice de référence, à savoir le MSCI World Total Return (net) exprimé en USD et converti en EUR. Les actifs du Compartiment sont gérés de manière active afin de maximiser la performance pour le niveau de risque spécifié (tracking error) dans le mandat de gestion. La stratégie dinvestissement actuelle du Fonds de Compensation : Actions 32,5% (dont actions monde 25%, actions marchés émergents 5%, small cap 2,5%) Obligations 54% (dont obligations libellées en euro 26,5%, obligations monde couvertes 25%, obligations marchés émergents 2,5%) Immobilier 8% (biens immobiliers Luxembourg 5%, biens immobiliers monde 3,5%) Liquidités libellées en euros 5%
SCOR Global Investments a réduit de son allocation les liquidités et les placements à court terme de 4 points sur le trimestre pour réinvestir essentiellement au sein du portefeuille obligataire et sur les segments de la dette d’entreprise, de la dette d’infrastructure et de la dette immobilière. SCOR Global Investments a poursuivi au quatrième trimestre 2013 la politique de redéploiement progressif de ses liquidités et d’allongement sélectif de la duration du portefeuille obligataire, conformément aux orientations du plan stratégique « Optimal Dynamics ». Au 31 décembre 2013, les cash-flows attendus sur le portefeuille obligataire sur les 24 prochains mois s'élèvent à 6,1 milliards d’euros (y compris les liquidités et placements à court terme), permettant une gestion dynamique de la politique de réinvestissement. Les actifs (hors fonds détenus par les cédantes) s'élèvent à 15 187 millions euros au 31 décembre 2013, soit une croissance de 9 % en 2013 due à l’acquisition de Generali US et malgré l’effet négatif des taux de change. Les actifs (au 31/12/2103) sont constitués de : 10 % de liquidités (en repli par rapport au 30 septembre 2013 compte tenu essentiellement du programme d’investissement et pour une moindre mesure de la finalisation de l’acquisition de Generali US qui a eu lieu le 1er octobre 2013), 76 % d’obligations (dont 4 % de placements à court terme), 3 % de prêts, 3 % d’actions, 5 % d’immobilier 3 % d’autres placements. Hors dépréciations du portefeuille actions, le rendement courant des actifs s'élève à 3,1 % sur l’ensemble de l’année 2013 (2,6 % après prise en compte des dépréciations du portefeuille actions). En prenant en compte les fonds détenus par les cédantes, le taux de rendement net des placements atteint 2,4 % sur la période.
Le passage du versement trimestriel au versement mensuel des retraites n’a pas de véritables impacts sur la stratégie de B2V, hormis sur le court terme. Auparavant, nous utilisions des livrets d'épargne plus rémunérateurs que les OPCVM monétaires court terme, or le passage à la mensualisation depuis le 1er janvier dernier ne nous permet plus d’employer ce support. La période d’investissement étant trop courte dorénavant, nous allons donc revenir sur une gestion monétaire traditionnelle avec des OPCVM ouverts, développe Henri Jacks. Sur la partie retraite, le portefeuille d’actifs de B2V comprend selon le responsable financier de B2V : 60% d’obligations d’Etats et corporate et 40% d’actions pour l’institution ARRCO. Le passif étant plus court pour l’institution AGIRC, notre allocation est plus proche des 70% de taux et 30% d’actions et assimilées. La poche de diversification limitée à 10% est principalement investie en OPCVM convertibles. Dans l’environnement actuel, nous pensons que la reprise économique mondiale tirée par le redémarrage des pays développés devrait profiter encore aux actifs risqués. Quant au portefeuille d’actifs de la prévoyance, nous sommes investis à hauteur d’environ 15% en actions, 10% en convertibles, et le solde en obligations détenues en direct. Si B2V est très investi sur les actifs risqués, son directeur financier appelle à la prudence sur les taux d’intérêt. J’hésite à augmenter mon exposition obligataire au regard des niveaux bas dans cette phase du cycle, précise-t-il Je demeure en attente d’une remontée des taux long terme de l’ordre de 0,50% aux Etats-Unis. En Europe, nous devrions certainement suivre pour partie. A ce moment-là, j’interviendrai à nouveau sur cette classe d’actifs en privilégiant des maturités longues. C’est pourquoi, j’ai déjà demandé à mes gérants d'être plus prudents en intégrant une poche monétaire dans les indices de référence à hauteur de 10% de l’allocation en obligations. En dehors de ces ajustements tactiques à la marge, l’allocation stratégique, en cours de discussion avec le conseil d’administration, devrait être arrêtée prochainement.