Déjà partie prenante aux fonds Novo, Suravenir, la filiale d’assurance vie de Crédit Mutuel Arkea, semble déterminée à miser sur les fonds de prêt à l'économie (FPE). Selon nos informations, la compagnie s’est en effet engagée à investir de façon conséquente dans le FPE que s’apprête à lancer Schelcher Prince Gestion, une autre entité du groupe. Baptisé SP Eurocréances 2014, ce FPE prendra la forme d’un fonds commun de titrisation (FTC), « avec une structure calquée sur le format de place initié par la Caisse des dépôts avec le fonds Novo », explique Sébastien Barbe, directeur général de Schelcher Prince Gestion. Le fonds cible une taille de 150 à 200 M€, disposera de trois ans pour constituer un portefeuille de 30 à 35 lignes, et promet à ses futurs investisseurs un rendement cible d’environ 5%, là où l’OAT 10 ans se situe actuellement aux alentours de 1,80%. Classe d’actifs prometteuse Interrogé sur l’opportunité d’un tel investissement, Thomas Guyot, le directeur technique et financier de Suravenir confirme, et assure que derrière l’effet de mode, les PFE « constituent une classe d’actifs prometteuse ». A condition toutefois d'être sélectif, et de bien choisir la ou les sociétés de gestion avec lesquelles travailler. A cet égard, Suravenir assure que le choix de SP Eurocréances 2014, qui n’est d’ailleurs pas exclusif, n’a pas été dicté par le souci de privilégier le groupe, mais bien parce que le produit, que la compagnie a contribué à monter, et l’approche originale de Schelcher Prince répondent à ses besoins. Schelcher Prince entend en effet se distinguer sur ce FPE avec une approche multi-origination (pas de relation privilégiée avec une banque originatrice), multi-région (France et Union européenne), et multi-format (pas de restriction sur les formats de dette). « Peu importe qu’il s’agisse d’une créance, d’un EuroPP, d’un mini-bond ou d’un Schuldchein, nous visons la rémunération du risque de crédit et la prime de liquidité », explique Sébastien Barbe. Approche en « expected loss » Autre élément différenciant : une approche en termes de perte attendue (« expected loss ») combinant analyse financière et analyse juridique, là où la plupart des fonds raisonnent d’abord en termes de ratios et de taille d’entreprises. « Nous raisonnons en termes de dossier plutôt qu’en termes d'émetteur », commente Sébastien Barbe. Depuis la modification du code des assurances intervenue l'été dernier et le lancement des fonds Novo en octobre 2013, les fonds de prêt à l'économie (FPE), et plus généralement l’investissement dans les PME et ETI, semblent être le nouveau thème d’investissement à la mode. Les véhicules nés de la désintermédiation bancaire sont cependant loin d’avoir tous atteint leurs objectifs de levée de fonds, et trouver des investissements répondant aux critères de risque et de rendement requiert une expertise que les assureurs n’ont pas nécessairement en interne. Lancement en juin Reste à savoir si d’autres que Suravenir seront convaincus par l’approche de Schelcher Prince. En attendant, la compagnie indique avoir calibré son investissement de façon à ce que le fonds puisse se lancer avant la fin juin, même en l’absence d’autres investisseurs. La société de gestion, qui dit avoir reçu des marques d’intérêt, espère en convaincre une dizaine, notamment issus des codes de la mutualité et de la sécurité sociale, lorsque les textes le leur permettront. A ce jour en effet, seul le code des assurances a été modifié, mais Bercy a promis de faire évoluer rapidement les choses.
Selon nos informations, la CGOS a procédé à la remise en jeu d’investissements existants sur le monétaire 6 mois. Au cours du mois de mars 2014, 200 millions d’euros ont été réalloués sur des OPCVM ouverts au travers de 3 lots. Amadeis est le consultant en charge d’accompagner la CGOS dans la sélection des gestionnaires.
A compter du 22 mai 2014, Gaipare Zen sera l’un des rares PERP du marché à offrir la possibilité d’investir, sous conditions, dans deux SCPI de rendement. Ageas France diversifie l’univers d’investissement de son offre PERP pour les clients de ses partenaires CGPI et courtiers avec deux SCPI de rendement déjà disponibles dans les univers d’investissement de la gamme Privilège Gestion Active (assurance vie et capitalisation) et Forticiel Génération 2 (Retraite Madelin). Cette nouveauté répond aux attentes des partenaires CGPI d’Ageas France, conscients des atouts essentiels des SCPI en termes de diversification patrimoniale pour leurs clients. Les deux actifs immobiliers ont été sélectionnés avec attention par Ageas France sur des critères de performances, de diversité du patrimoine proposé par les SCPI et d’expertise des sociétés de gestion dans le domaine de l’immobilier : La Française AM gère la SCPI de rendement à dominante Bureaux, Multimmobilier 2. Sofidy gère la SCPI de rendement à dominante Commerces, Immorente.
Émergence et NewAlpha Asset Management ont signé un partenariat d’incubation avec BlueHive Capital, cinquième et dernier investissement du compartiment Performance Absolue de la SICAV Émergence. Comme lors de ses deux derniers investissements, Émergence Performance Absolue investira dès le lancement du fonds de BlueHive Capital, lui donnant ainsi une visibilité institutionnelle et une taille suffisante pour satisfaire les investisseurs spécialisés. Ce fonds, agréé sous la nouvelle directive AIFM, investit sur plusieurs stratégies de type Event Driven dont les principales sont Special Situations et M&A Situations. Mis en ??uvre avec succès depuis 2005 au sein de Natixis CIB par l'équipe fondatrice de BlueHive, le processus d’investissement repose sur une recherche permanente d’opportunités d’investissement au sein des sociétés cotées. L’analyse fondamentale des situations particulières d’une entreprise (prise ou cession de contrôle, opération de haut de bilan...etc.), associée à une structuration innovante du portefeuille et à un contrôle des risques rigoureux a permis de générer une performance régulière dans des contextes de marché très variés. Agréée par l’AMF début 2014, BlueHive Capital a été créée par Sébastien Boucher, Alexandre de Sagazan et Cyril Slama. Ils sont entourés par quatre autres professionnels expérimentés issus, pour la plupart, de l'équipe dirigée par Sébastien Boucher au sein du département Dérivés Actions de Natixis CIB de 2005 à 2012. Le compartiment Performance Absolu de la SICAV étant désormais pleinement investi, NewAlpha et Émergence se concentrent aujourd’hui sur le lancement d’un second compartiment, spécialisé sur les actions européennes et françaises.
Le Groupe Pasteur Mutualité a investi, pour la première fois, à hauteur de 2 millions d’euros, dans un fonds ouvert de dette privée géré par Idinvest Partners. Jean-Pierre Cave, Trésorier général du Groupe Pasteur Mutualité a expliqué à la rédaction d’Instit Invest que les rendements attendus avec ce placement étaient de l’ordre de 5%. C’est la première fois que la mutuelle investit dans cette classe d’actifs. Nous avons réalisé cet investissement pour diversifier notre partie obligataire et dans le but d’investir dans une classe d’actifs qui n'était pas présente dans notre allocation. Jean-Pierre Cave a en outre déclaré que le Groupe Pasteur Mutualité avait renforcé son exposition aux convertibles en 2013, avec une augmentation de 2%. Le portefeuille du Groupe Pasteur Mutualité au 31/12/2013 : 47% obligations 10% convertibles 17% actions 3% diversifié 10% alternatif 12% immobilier Le restant en monétaire
Cette année, la Mutuelle Générale compte allouer ces flux de réinvestissement obligataire à hauteur de 50% sur la France. « Nous effectuons tous les mois des ajustements, au rythme des différentes maturités, poursuit-il. 10% du portefeuille affiche une échéance inférieure à un an, ce qui pour un assureur non vie comme nous, permet de limiter le risque de baisse des taux de notre rendement obligataire. Nous avons donc une bonne gestion de la duration de nos obligations. » La poche obligataire de la mutuelle est actuellement exposée à hauteur de 62% à la France.
Selon Aviva France, c’est le « début d’une nouvelle classe d’actifs » pour les assureurs. Le groupe annonce ce mercredi le lancement d’un fonds dédié à l'économie sociale et solidaire baptisé « Aviva Impact Investing France ». « Cela correspond à un engagement social fort, mais nous sommes convaincus que c’est aussi un investissement rentable et compatible avec l’horizon de long terme d’un assureur. Nous visons un rendement net de frais de 3,5 à 4,5 %, ce qui est un retour raisonnable dans un environnement de taux bas », explique Philippe Gravier, directeur général d’Aviva Vie. L’assureur mettra un premier ticket de 10 millions d’euros dans ce fonds, qui sera géré par le Comptoir de l’Innovation. Il se donne entre un an et demi et deux ans pour investir cette somme, à raison de tickets allant de 300.000 à 1,5 million d’euros. En tout, ce sont quelque 25 dossiers qui devraient être financés. Les investissements se feront en fonds propres et quasi-fonds propres, sous forme d’actions, d’obligations convertibles et de titres participatifs.
A l’occasion d’un débat sur l’ISR organisé par Newsmanagers en partenariat avec amLeague, Jean-Pierre Mottura, directeur général de la Caisse de prévoyance des agents de la sécurité sociale et assimilés (CAPSSA) : Cette année 2014 devrait être une année de légère reprise de la croissance, principalement en Europe, et cela aura des répercussions sur l’allocation d’actifs au niveau des actions. Nous allons allé vers les actions grandes capitalisations européennes, en diminuant notre poche prépondérante de monétaire. Même si les marchés fluctuent en permanence, sans oublier les risques, notamment géopolitiques, nous avons fait le choix de renforcer nos investissements sur les actions parce que c’est le moment et pas parce que c’est conforme. Ne rien avoir fait depuis le début de l’année, sauf sur des niches, lorsque l’on regarde les grands indices mondiaux, c’est un gage de faire des performances sur le reste de l’année.
Dans une interview accordée à Option Finance et publiée dans son n°1269 du 12 mai, Philippe Goubeault, directeur financier de l’Agirc-Arrco admet pouvoir recourir de nouveau à la gestion de transition. «Si l’occasion se présente, nous pourrions être amené à refaire appel à un gérant de transition. Dans tous les cas, nous aurons l’occasion de nous poser la question très prochainement car nous devons faire face à des contraintes techniques assez importantes, notamment de décaissement, pour l’un des deux régimes qui va nous amener à opérer des mouvements, de plusieurs milliards d’euros, dans un calendrier que nous n’avons pas encore bien arrêté, explique-t-il. Aujourd’hui, nous gérons 65 milliards d’euros, soit un montant supérieur au plus haut observé à fin 2007, alors que depuis 2009, nous avons décaissé une vingtaine de milliards d’euros pour compléter le financement des opérations de retraite. Nos portefeuilles orientés à 30% en actions et à 70% en produit de taux, ont en effet bien traversé la crise. Si des pertes ont été constatées en 2008 et en 2011, de très bonnes performances ont été enregistrées pour les autres années, notamment en 2012. Notre opération de gestion du bilan, qui a consisté à modifier le rythme de paiement de nos allocations, a également amélioré la situation. Le patrimoine du dispositif Agirc-Arrco a donc été protégé ces dernières années. Mais les régimes se sont écartés de leur chemin d'équilibre et les contraintes techniques sont aujourd’hui plus fortes, ce qui appelle des solutions que devront définir les partenaires sociaux.»
Jean-Tristan Parodi, responsable de la gestion déléguée des fonds propres de la CDC à la rédaction de www.institinvest.com : L'équipe de gestion déléguée participe régulièrement au lancement des fonds de Place. Elle a investi, à ce titre, dans le fonds Nova à hauteur de 30 millions d’euros et dans le fonds d’incubation dédié aux sociétés de gestion, Emergence, dont la gestion a été attribuée à NewAlpha. Un premier compartiment a été constitué dans ce cadre pour un montant de 150 millions d’euros. Il est dédié aux sociétés de gestion spécialisées dans les fonds de performance absolue, tandis qu’un second est en cours de création sur les actions françaises et européennes et devrait s'élever à 200 millions d’euros. Pour la CDC, c’est une façon d’agir comme un investisseur au service de l’intérêt général en participant à la dynamisation de la Place de Paris.
L’AMF a prononcé une sanction de 80.000 euros à l’encontre de Turgot AM pour avoir utilisé des fonds qu’elle gérait afin de ne pas dissoudre un autre fonds et procéder à des investissements réciproques conduisant notamment à une augmentation artificielle des encours des OPCVM
La Caisse des Dépôts entre au capital de Babyloan, l’une des plus importantes plateformes de crowdfunding en France. La Caisse devient ainsi actionnaire de Babyloan à hauteur de 8% du capital pour un investissement de 300.000 €, valorisant l’entreprise autour de 3,1 millions d’euros. Cette prise de participation du bras armé financier de l’Etat est une première et un message fort pour le secteur du financement participatif en France, alors que doit être présentée la semaine prochaine en Conseil des ministres le projet de loi cadre à cette activité en plein essor. La CDC a choisi d’investir dans le seul site véritablement solidaire (Babyloan est une entreprise sociale agréée), c’est un autre signal important pendant qu’en ce moment même est discuté à l’Assemblée le projet de loi relatif à l’Economie Sociale et Solidaire. Grâce à ce partenariat, Babyloan réalise une levée de fonds globale de 800.000 euros.
Les investisseurs institutionnels déléguant tout ou partie de leur gestion confient généralement des mandats ou créent des FCP dédiés auprès des sociétés de gestion. Ces supports de gestion de taille significative permettent de respecter rigoureusement les contraintes réglementaires et les spécifications propres à chaque investisseur.
Dans une interview publiée dans le n°1268 d’Option Finance du 5 mai, Jean-Louis Charles, directeur des investissements chez AG2R La Mondiale, explique son intérêt pour le private equity tout en conservant un grand niveau d’exigence dans la sélection de ses gérants sur cette classe d’actifs. «De 2010 à 2012, nous avons stoppé nos investissements dans le private equity car nous avions des incertitudes quant à son traitement dans le cadre de la directive Solvabilité 2 et sur la capacité de cette classe d’actifs à générer de la performance pendant la crise, reconnaît Jean-Louis Charles. D’un point de vue réglementaire, même si le private equity aura une charge en capital de 49% dans le cadre de la directive Solvabilité 2, nous allons bénéficier d’une période transitoire de plusieurs années pour nous adapter et nous considérons que la rentabilité intrinsèque de cette classe d’actifs compense actuellement son coût en capital, ajoute le directeur des investissements d’AG2R La Mondiale. Nous comptons cette année légèrement augmenter notre poche en private equity, qui représente actuellement 0,5% de notre allocation d’actifs, car nous voulons participer par ce biais au financement de l'économie en particulier des PME françaises, révèle-t-il. Comparativement aux actions et aux obligations, nous considérons que le private equity reste une classe d’actifs excessivement chère. Nous faisons donc attention aux frais de gestion quand nous sélectionnons un gérant et militons pour que leur tarif devienne plus raisonnable. A l’instar de la titrisation ou des hedge funds, le private equity conserve une connotation très négative», constate-t-il néanmoins.
Crédit agricole Assurances poursuit ses investissements dans le secteur de l’hospitalisation privée. Sa filiale commune avec le groupe australien de cliniques Ramsay Heath Care, Ramsay Santé, a annoncé lundi son intention de se porter acquéreur de 83,43% du capital de Générale de Santé, le premier groupe français d’hospitalisation privée. Les deux partenaires sont entrés en négociations exclusives avec les actionnaires de Générale de Santé, Santé SA et Santé Developpement Europe SAS, sur la base d’une valorisation de 16,75 € l’action. Ces derniers ont décidé de leur accorder une période d’exclusivité jusqu’au 6 juin 2014 pour leur permettre de remettre une offre ferme. Générale de Santé qui a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 1,7 Md€ en 2013 compte 19 000 employés dans 75 établissements et centres oeuvrant sur l’ensemble de la chaîne de soins : médecine, chirurgie et obstétrique, cancérologie, soins de suite et de réadaptation et services médicaux à domicile. En janvier 2010, Crédit agricole Assurances s'était déjà porté acquéreur à hauteur de 43% du groupe de cliniques privées Proclif contrôlé alors par le fonds Duke Street, aux côtés du groupe Ramsay Health Care actionnaire des 57% restants.
Réunica investit 3 millions d’euros dans le fonds sectoriel d’investissement de la Silver Economie, dédié aux Services Innovants à la Santé et à l’Autonomie (SISA). Cet investissement s’accompagne de la création d’un Labo d’idées sociales, un écosystème de projets dont les réflexions s’axent autour de 3 thèmes : l’adaptation du domicile pour les seniors, l’engagement autour du lien social et l’encouragement des services à domicile innovants tels que la télémédecine.
L’UMR vient de souscrire à l'émission obligataire (obligations à 12 ans portant un coupon de 5,29%) du groupe minier Eramet à hauteur de 50 millions d’euros. Il s’agit d’un placement privé dédié coordonné avec l’aide d’Egamo et s’intégrant dans le mandat obligataire de 4 milliards d’euros confié à cette société de gestion. « Sur les 50 millions d’euros d’obligations Eramet, 10 millions d’euros seront attribués au portefeuille du régime R1 et 40 millions au portefeuille du régime Corem », précise Philippe Rey, directeur des investissements de l’UMR. Cet investissement s’inscrit dans une démarche plus large de l’UMR. L’institution a en effet la volonté de se constituer un portefeuille de placements privés de long terme dans des entreprises de taille intermédiaire (ETI), en investissant pour chaque émission entre 30 et 50 millions d’euros. «Notre objectif est de constituer, d’ici trois ans, un portefeuille de placements privés dans 5 à 10 ETI offrant des échéances comprises entre 10 à 15 ans et représentant un investissement total de 300 à 500 millions d’euros, explique Philippe Rey. A terme, notre poche obligataire crédit contiendra 90% d’obligations de grandes entreprises et 10% de grosses ETI ayant un chiffre d’affaires compris entre 1 et 4 milliards d’euros ». Rappelons qu’au global la poche obligataire est composée de moins de 5% d’emprunts d’Etats et de 95% de corporates. « Nous cherchons des obligations ayant des maturités longues car cela nous permet de mieux couvrir notre passif et de capter des rendements élevés, précise Philippe Rey. Nous avons une préférence pour les émetteurs français ou « core » c’est-à-dire allemands ou originaires du Benelux ». L’UMR qui avait déjà investit en 2012 dans une émission obligataire d’Orpea, travaille désormais sur un troisième placement privé d’obligations avec une maturité de 12 ans, qui devrait être réalisé d’ici la fin de l’année. « Idéalement, nous préférerions investir avec d’autres investisseurs via des club deals, affirme Philippe Rey. Mais, nous avons beaucoup de mal à trouver des investisseurs intéressés par des maturités de 12 ans. La demande est plus forte sur des maturités de 7 ans. » L’UMR s’apprête d’ailleurs à investir dans un fonds d’obligations d’ETI proposé par OFI, à hauteur de 20 millions d’euros, présent sur des maturités plus courtes (entre 5 à 7 ans).
Afin d’accompagner le développement des ETI et PME, LCL renforce son offre de financement, à travers son pôle capital investissement. L'établissement financier, filiale du Crédit Agricole, crée deux fonds d’investissement pour un montant global de 80 millions d’euros. Les gérants de ces 2 fonds Amundi Private Equity Funds et Omnes Capital auront pour mission d’accompagner les entrepreneurs dans leurs projets de croissance ou de transmission. Ce nouveau dispositif vient compléter un fonds déjà existant, dont la dotation de 40 millions d’euros est totalement investie.
La Carac, 10 milliards d’euros d’encours sous gestion, a publié ses résultats financiers 2013. La mutuelle a sensiblement renforcé son exposition aux actions. Au 31 décembre 2013, le portefeuille obligataire représentait 76% de l’allocation d’actifs de la Carac, la poche actions 9%, l’immobilier 8%, le monétaire 6% et enfin les placements alternatifs 1%. Guillaume Ville, directeur du patrimoine de la Carac, a détaillé la politique de placements. En 2013 les investissements ont été orientés principalement vers les obligations d’Etat et les obligations d'émetteurs du secteur privé. L’exposition aux actions a été renforcée, ce qui a contribué positivement à la performance du rendement de l’ensemble du portefeuille. Par ailleurs, la diversification dans les autres classes d’actifs (prêts aux entreprises et aux collectivités, en immobilier d’habitation ou de commerce dans des fonds et fonds infrastructures) a été maintenue en accompagnant la croissance du portefeuille par de nouveaux investissements. D’autre part, en vue de la mise en ??uvre complète de la réglementation Solvabilité II, la Carac a poursuivi la dotation de ses fonds propres en y affectant le résultat de l’année 2012 (55,3 millions d’euros). Le résultat net 2013 de 58 millions d’euros sera également affecté aux fonds propres pour 2014 (sous réserve de l’approbation de l’Assemblée générale).
Jean-Pierre Thomas, directeur général de la Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens Dentistes et des Sages Femmes (CARCDSF) à la rédaction de www.institinvest.com : « Les actions sont porteuses d’après le consensus mais nous sommes tributaires des quotas imposés par la réglementation. Or, nous sommes aujourd’hui déjà investis au maximum. Dans la gestion obligataire, en dehors des obligations convertibles, la dette corporate est aussi regardée par l’institution. Par ailleurs, nous avons été approchés pour financer des prêts à des entreprises. Ce serait une démarche nouvelle pour nous. Par conséquent, nous avons besoin de mener une réflexion à ce sujet. »