Amonis, le fonds de pension belge pour les médecins, dentistes et pharmaciens dont l’encours s'élève à 1,5 milliard d’euros, a remplacé deux gestionnaires après un examen des modalités de gestion. Ce changement lui permet d'être désormais exposé à la dette des marchés émergents. Par ailleurs, les matières premières ont été soustraites du processus. Et ce ne sont pas les seules évolutions effectuées au sein du portefeuille d’Amonis. « Nous avons entamé un examen des gérants l’année dernière, a révélé à MandateWire, Tom Mergaerts, CFO, qui nous a conduit à remplacer AllianceBernstein par Quoniam (AM) pour les actions émergentes (...) ». En novembre 2013, Quoniam s’est ainsi vu attribué un mandat d’environ 75 millions d’euros. « Nous avons changé la stratégie du portefeuille. Quoniam est un gestionnaire quantitatif qui utilise une stratégie de volatilité minimale pour le mandat », a déclaré Mergaerts. Parallèlement, le fonds de pension a décidé en décembre dernier d’interrompre sa collaboration avec Goldman Sachs Asset Management, mettant ainsi fin à un mandat de 35 millions d’euros. « Ce désinvestissement n’est pas lié à un éventuel problème avec Goldman Sachs, mais plutôt avec les restrictions réglementaires subies en matière d’investissement dans les matières premières. Nous ne sommes autorisés à le faire par le biais des fonds, mais nous ne pouvons pas acheter directement des contrats à terme. Les structures d'échange de ces fonds sont coûteuses et sont gérées passivement ou avec un index amélioré. Ce mode d’investissement n’est pas très productif. Bref, la manière d’obtenir une exposition aux matières premières est trop compliquée, coûteuse et inefficace pour nous », a expliqué Mergaerts. En outre, Amonis a réalisé une étude ALM en août dernier et a décidé d’ajouter des obligations émergentes dans le cadre de sa stratégie d’investissement de diversification. « Lorsque nous avons examiné nos dix compartiments, nous avons eu une couverture mondiale pour les actions et les obligations, sauf pour les marchés émergents, où nous sommes seulement présents via un investissement actions », a déclaré Mergaerts. Le gestionnaire danois Global Evolution a reçu 40 millions d’euros en août 2013 pour investir dans la dette des marchés émergents. « Maintenant, toutes les bases sont couvertes», a conclu Mergaerts. Les primes versées au régime ont financé le nouveau mandat. En conséquence, le portefeuille comprend désormais 50% d’obligations, 3% en immobilier, 40% d’actions et 7% d’actifs alternatifs. Amonis travaille avec Quoniam Asset Management pour les actions des marchés émergents, Amphiko pour les obligations gouvernementales, AXA Investment Managers pour le private equity, Henderson Global Investors pour les actions mondiales, Cohen & Steers pour l’immobilier, Martin Currie Investment Management pour les actions japonaises, UBS Global Asset Management pour les small et mid cap et des large cap européennes en gestion passive, William Blair & Company pour les actions américaines et Global Evolution pour la dette des marchés émergents.