Philippe Desfossés, Directeur de l’ERAFP (Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique) à la rédaction de Next Finance : Le marché du High Yield peut encore sembler attractif dans les mois à venir, mais nous regardons plutôt vers le Crédit et les opérations qui sont montées pour permettre aux investisseurs de long terme de compenser le désengagement des banques du financement des entreprises en particulier des PME ETI. A ce sujet, nous avons participé à hauteur de 20 millions via notre poche Multi-actifs gérée par Amundi, au lancement le 10 juillet de Novo, un fonds obligataires de près d’un milliard d’euros pour le financement des entreprises de taille moyenne (PME) et intermédiaire (ETI). Concernant les pays émergents, nous nous heurtons à nos contraintes règlementaires qui nous interdisent d’investir dans les pays hors de l’OCDE, qu’il s’agisse d’actions ou d’obligations, y compris par l’intermédiaire de mandats de gestion. Nous restons donc à l'écart de ce qui représente de fait pratiquement la moitié de la richesse mondiale.
Antoine Lissowski, directeur général adjoint de CNP Assurances s’est exprimé lors de la huitième Convention du Centre des professions financières qui s’est déroulée mardi 19 novembre sur le processus de diversification de la gestion des encours des assureurs : « Au cours des neuf premiers mois de 2013, CNP Assurances a investi 7 milliards d’euros dans les obligations d’entreprises », signale Antoine Lissowski, directeur général adjoint de CNP Assurances. « Nous avons investi dans plusieurs fonds dédiés au financement de ces projets en dette ou en capital. Nous avons, par ailleurs, noué un partenariat avec Natixis pour participer au fil de l’eau, en fonction de notre appétit, à des financements qu’elle origine. Nous intervenons essentiellement une fois l’infrastructure opérationnelle, autrement dit dans la seconde phase de financement et non dans la phase de construction qui suppose une gestion quotidienne et un risque lié à la livraison que nous ne maîtrisons pas », développe Antoine Lissowki. En outre, l’initiative a été prise avec d’autres assureurs de lancer deux séries de fonds dans des nouveaux secteurs de croissance, des « nova » et des « novo », des fonds actions et obligations pour les entreprises de taille intermédiaires. « Nous entendons par ces fonds avoir un effet d’entrainement sur les secteurs sur lesquels nous sommes positionnés et avoir une certaine influence sur la réglementation ». C’est ainsi que les fonds « novo » ont donné l’occasion d’introduire dans la réglementation des assurances les « fonds de prêts à l'économie ». « Auparavant les assureurs n’avaient pas le droit, ou pouvaient dans une proportion très restrictive, détenir des prêts aux entreprises ». Enfin, un fonds stratégique de participation a été mis en place avec Sogecap, Crédit Agricole Assurances et BNP Paribas Assurances. « Cette structure investit dans les actions à hauteur d’environ de 5% du capital avec l’objectif d’entrer dans le conseil d’administration des sociétés et de jouer un rôle dans le pilotage de la rentabilité et de la politique financière. Elle s’inscrit dans une logique d’investissement de participation qui non seulement se trouve être un peu moins cher que l’investissement sur le marché coté mais qui surtout permet d’entrer dans une certaine familiarité avec l’entreprise financée ».
Dans le cadre de l’appel d’offres pour sélectionner les gérants qui intègreront la plateforme pilotée par Amundi (environ 2 milliards d’euros au total), la Coface avec l’aide de son consultant bfinance a déjà retenu un gérant sur les obligations émergentes. Les actions EMU constituent une autre poche de diversification avec l’envoi d’un questionnaire pour un fonds de 40 millions d’euros. Les sociétés de gestion ont reçu le questionnaire le 4 novembre. Elles avaient jusqu’au 14 novembre pour y répondre. Le deuxième tour des écrits est à rendre pour le lundi 25 novembre avec une due diligence prévue le 13 décembre.
L’Union Mutualiste Retraite a diversifié son allocation à l’immobilier en investissant dans un fonds d’immobilier à dimension sociale. L’OPCI, constitué par Viveris Reim en rachetant au groupe Korian cinq Ehpad, quatre cliniques et un établissement psychiatrique, propose un TRI cible net de 6,5%.
Le FRR a lancé le 15 décembre 2011 un appel d’offres restreint portant sur la sélection de mandats de fonds collectifs thématiques. A l’issue du processus de sélection portant sur le lot 1 du marché 2011FRR07 (Mandat de fonds collectifs thématiques - Univers Monde), le FRR a décidé de sélectionner les offres des gestionnaires suivants : BNP Paribas Asset Management SAS Kleinwort Benson Investors Les mandats seront attribués pour une durée de quatre ans, renouvelable 1 an. Le montant global indicatif des fonds confiés à ces gestions pourrait s'élever à 150 millions d’euros. Grâce à ces mandats, le FRR participera au financement des entreprises dont l’objet social préserve l’environnement ou génère un bénéfice sociétal. Cette approche constitue une nouveauté pour le FRR. En effet, elle permet de s’exposer notamment aux thématiques de l’eau, de l'écotechnologie, du traitement et de la gestion des déchets, de l'énergie renouvelable via une sélection de fonds collectifs prise en charge par des gestionnaires dédiés. Le FRR souhaite que ces nouveaux mandats permettent de mieux identifier, comprendre et suivre l'évolution des thématiques propres à favoriser un développement durable.
Unigestion, société de gestion indépendante totalisant 10,4 milliards d’euros d’encours sous gestion (au 30.09.2013), annonce aujourd’hui avoir été retenue pour la gestion d’un fonds d’actions suisses d’IST Fondation d’investissement pour la prévoyance en faveur du personnel. Unigestion aura la responsabilité de la gestion du nouveau fonds « IST2 Aktien Schweiz Minimum Varianz ». Première fondation d’investissement indépendante de Suisse, IST gère des capitaux de prévoyance représentant un volume d’environ 4,7 milliards d’euros pour le compte de 519 caisses de pension privées et de droit public suisses. S’exprimant au sujet du choix d’Unigestion, Markus Anliker, Directeur d’IST, déclare : « Nos investisseurs nous ont signifié leur volonté de mettre en place une stratégie d’actions défensives. Le marché obligataire n'étant pas attractif dans le contexte économique actuel, la place des actions dans la stratégie de nos clients a tendance à être surpondérée. Cette nouvelle stratégie de placement contribuera à réduire le risque d’investissement provenant des actions. C’est pourquoi nous avons hâte de compléter notre offre de produits avec la stratégie d’actions suisse d’Unigestion ».
La Mutuelle Générale a lancé une consultation interne afin de déterminer une nouvelle segmentation de ses actifs. Les quatre gérants ayant un mandat avec la troisième mutuelle française (Covéa Finance, La Banque Postale AM, OFI AM et Rothschild&Cie) ont proposé une nouvelle allocation, qui est actuellement à l'étude par les équipes de Christophe Harrigan, arrivé en tant que directeur financier en février dernier. Sans présager du résultat de cette consultation, qui est en cours de décision et sera connu en début d’année 2014, le nombre d’intervenants devrait être réduit, afin de mieux contrôler la gestion des 1,9 milliard d’actifs dont dispose La Mutuelle Générale. Certains des gérants choisis pourraient se voir attribuer des mandats plus importants, puisque les actifs en gestion directe devraient être totalement externalisés, à l’exception des poches « immobilier » et « private equity ». Une renégociation des frais de gestion est aussi envisagée dans le cadre de cette consultation interne. En revanche, il n’est pas prévu de confier de mandats à un nouvel entrant.
Etienne Stofer, directeur de la Caisse de retraite du personnel navigant professionnel de l’aéronautique civile (CRPN) dans Option Finance : Nous avons intégré depuis 2006 le capital investissement (capital développement, LBO et infrastructures) à travers des FCPR, fonds et fonds de fonds investissant en primaire et en secondaire. Notre objectif est d’atteindre 175 millions d’euros investis, contre respectivement aujourd’hui 135 millions d’euros et 87 millions. Nous n’excluons pas de proposer au conseil d’administration dans le courant de l’année 2014, d’augmenter cette enveloppe dans le capital investissement. Cette poche de diversification nous offre en effet la perspective d’avoir sur la durée de meilleures performances dans la mesure où nous n’avons pas besoin d’avoir de la liquidité sur la totalité de nos actifs. L’immobilier, pour lequel nous détenons un patrimoine en direct concentré sur Paris et sa proche banlieue dans des biens d’habitations et de bureaux, s’inscrit dans cette même logique.
Bertrand Hau, Directeur général délégué et directeur financier et comptable d’Ageas France à la rédaction de www.institinvest.com : Le portefeuille d’Ageas France comprend enfin 3% à 4% de cash mais aussi quelques lignes stratégiques et un investissement très réduit dans du private equity. Concernant le niveau des liquidités, l’institution prévoit de se rapprocher dans les prochains mois de la part prévue par son allocation stratégique c’est-à-dire 1,5% de cash. « Cette évolution devrait se faire au profit d’un renforcement de nos investissements dans les obligations souveraines, ajoute le directeur financier. Nous menons actuellement une réflexion dans ce sens. Nous avons d’ailleurs récemment investi dans des emprunts émis par la Belgique et par la France avec le souci d’augmenter la duration des actifs afin d’adapter notre portefeuille à l’augmentation des maturités de notre passif ».
L’Union Mutualiste Retraite, qui gère huit milliards d’euros, a vu son exposition à l’immobilier diminuer de 10 à 9 %. La caisse de retraite, qui disposait d’un bon matelas de plus-value latentes d’après Philippe Rey, son directeur des investissements, a en effet profité de prix jugés élevés pour vendre aux enchères un certain nombre de biens parisiens, notamment des bureaux. L’UMR compte réallouer une partie des liquidités tirées de ces ventes pour investir de dix à vingt millions d’euros dans des commerces de proximité, de type franchises nationales, situées sur les grandes artères de villes de province. Le rendement cible est situé entre 5 et 6 %.
L’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances (ANCV) qui avait lancé un appel d’offres sur l’obligataire le 6 novembre 2012, vient de sélectionner quatre asset managers pour gérer 5 FCP dédiés. Axa IM et Natixis AM vont gérer chacun un FCP obligataire ISR zone euro 3 à 5 ans, Allianz Global Investors et Natixis AM vont gérer chacun un FCP obligataire ISR zone euro, avec un horizon de 1 à 3 ans, et enfin OFI se voit confier la gestion d’un FCP monétaire ISR zone euro (6-18 mois). Ces 5 fonds devraient représenter à terme (en 2014) 650 millions d’euros d’encours, soit 50% de l’actif global de l’ANCV. Rappelons que l’ANCV travaillait depuis 4 ans avec 3 sociétés externes pour la gestion de 3 FCP dédiés : BNP Paribas AM (FCP ANCV Performance ISR zone euro 3-5 ans), Natixis AM (FCP Martre Placement zone euro 1-3 ans) et Groupama AM (FCP ANCV Engagement ISR zone euro monétaire).
D’après Serge Ledermann, responsable de la Division investissements de Retraites Populaires, les investissements en micro-finance représentent pour le moment « un peu moins de 2 % des investissements de la Caisse de Pensions de l’Etat de Vaud ». A terme, Retraites Populaires, en accord avec la CPEV, « aimerait les augmenter mais est confronté à deux contraintes ». « La première est que cela reste un marché relativement petit, et la seconde est que lorsqu’on enlève toutes les charges liées au déploiement de cette activité plus en partie le hedging, la rentabilité disponibles pour les investisseurs est quand même relativement faible, autour de 3 à 3,25 % » déplore ainsi Serge Ledermann. Qui conclut : « nous attendons d’avoir une remontée de ces rentabilités pour déployer plus de moyens ». Rappelons que Retraites Populaires est une entité de droit public basée à Lausanne, qui gère près de 20 milliards de francs suisses pour le compte de plus de 100 000 assurés et pensionnés, avec deux activités, celle d’assureur-vie (rentes et capitaux en majorité), et celle de plateforme de gestion pour caisses de pensions, en majorité publiques. Le plus gros plan qu’elle gère est celui de la Caisse de Pensions de l’Etat de Vaud (CPEV), dont l’allocation stratégique est la suivante : 25 % en immobilier direct, 35 % en actions, 25 % en taux et le solde de 15 % en actifs plus alternatifs (placements privés, placements alternatifs, immobilier indirect en Suisse et à l'étranger, obligations convertibles et microfinance).
Olivier Grolleau, responsable de la gestion diversifiée à la CRPN, à la rédaction de www.institinvest.com : Nous investissons dans des fonds d’infrastructures dites matures (« brownfield ») en Europe, plus précisément dans le secteur des transports (péages, tunnels, ports, aéroports, etc.) et de l'énergie (stockage et transport). L’offre sous forme de FCPR étant très réduite, nous travaillons aujourd’hui uniquement avec Antin Infrastructure Partners et Macquarie. Nous investissons également dans les énergies renouvelables en privilégiant les entreprises dont l’activité contribue à l’amélioration de l’efficacité énergétique. Par exemple, nous avons en portefeuille un fonds possédant une société qui développe une technologie permettant d’orienter les panneaux solaires en fonction de la course du soleil dans la journée et ainsi d’améliorer leur rendement.
L’Union Mutualiste Retraite a procédé à soixante dix acquisitions en viager depuis l’ouverture de son fonds spécialisé d’après Philippe Rey, son directeur des investissements. Lancé en juin 2012 sous la forme d’une société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU), ce fonds viager est ouvert uniquement aux adhérents de la caisse de retraite complémentaire. L’année dernière, sur les 10 000 personnes que nous avons ciblées parmi nos 150 000 pensionnés, nous avons reçu 300 manifestations d’intérêt qui ont abouti à 100 rendez-vous et au final une trentaine de biens ont été validés détaille Philippe Rey. Depuis, de nouvelles promesses d’achat ont été signées et le fonds compte désormais soixante dix biens en viager, valorisés vingt millions d’euros, en contrepartie desquels les signataires ont reçu dix millions d’euros. C’est une forme d’investissement sociétal qui permet à nos adhérents, pour beaucoup issus de l'éducation nationale de compléter leurs retraites explique le directeur des investissements de l’UMR. L’avantage pour le bénéficiaire étant que la caisse de retraite se montre moins stricte sur les conditions d'âge qu’un particulier, acceptant des dossiers à partir de 72-73 ans contre 80 ans dans les viagers de gré à gré classiques. L’institution nantaise cible un rendement de l’ordre de 3,5 à 4 % pour ce fonds, soit en-dessous de ses objectifs globaux,
Bertrand Hau, Directeur général adjoint et directeur financier et comptable d’Ageas France à la rédaction de www.institinvest.com : Nous avons l’intention d’augmenter la part des actions dans notre portefeuille d’actifs, de 1% ou 2%, dans les prochains mois ». Ageas va donc continuer à investir dans des fonds ouverts d’actions de la zone euro. Dans ce domaine, elle travaille déjà avec des sociétés de gestion comme Rothschild & Cie et Avenir Finance. « Nous investissons notamment dans des fonds diversifiés flexibles proposés par Avenir Finance Investment Management (AFIM), indique le directeur financier. Nous avons un lien particulier avec ce groupe puisque nous sommes actionnaires d’une de ses filiales, Sicavonline, et nous avons en outre un accord de distribution pour les produits d'épargne hors assurance-vie ». Ageas ne détient pas de titres en direct. En raison des ratios d’emprise, elle investit dans des fonds affichant au moins 10 millions d’euros d’encours. Certes, elle a fait une exception pour Avenir Finance mais, dans ce cas, son investissement s’apparentait à du « seed money ». « Nos investissements dans les actions répondent à la mise en avant de thématiques, précise Bertrand Hau Actuellement, nous nous intéressons aux fonds Value de la zone euro. De manière générale, le suivi des différents fonds disponibles sur le marché est facilité par le fait que nous travaillons avec beaucoup de sociétés de gestion dans le cadre de nos UC ».
Vincent Falantin, directeur de la stratégie d’investissement d’Allianz France à la rédaction de www.institinvest.com : Certaines classes d’actifs vont disparaître du portefeuille comme les hedge funds. Pour des raisons de coût en capital et de rendement attendu, nous sommes en train de réduire cette poche à zéro. Elle ne représente déjà plus que 0,5% des encours.
Avec l’aide du consultant Aon Hewitt, B2V a lancé un appel d’offres sur les actions ISR pour un montant de 40 millions d’euros. « Huit sociétés de gestion ont déposé un dossier de candidature. Nous sommes en train de les étudier en vue de désigner les deux ou trois asset managers que nous souhaiterions interviewer afin de sélectionner in fine notre gérant », précise Henri Jacks, Président de Prevaal Finance, société de gestion du groupe B2V. L’institution reste ouverte à des sociétés de gestion ayant des profils différents (petites ou grandes). « Elles ont comme points communs d'être principalement actives dans l’ISR et de travailler déjà avec des institutions similaires à la nôtre », poursuit-il. Dans le cadre de cet appel d’offres, B2V a voulu introduire des sociétés de gestion anglo-saxones. « Cependant, la majorité ont décliné estimant notamment les conditions de rémunération peu attractives », ajoute Henri Jacks. L’institution devrait ainsi pouvoir intégrer son fonds ISR dédié le 1er janvier 2014. « Nous avions déjà le souci d'évaluer la dimension ISR de nos investissements actions en demandant, chaque année, à nos deux gérants actions dédiés d’effectuer un filtrage ISR de nos fonds, souligne Henri Jacks. Néanmoins, nous allons réellement expérimenter pour la première fois la gestion ISR dans notre portefeuille grâce à ce nouveau fonds dédié actions ». B2V n’a pas encore décidé quelle politique d’investissement ISR elle souhaite mettre en ??uvre. Elle a prévu d’effectuer son choix en fonction des réponses reçues dans le cadre de l’appel d’offres.
L’Union Mutualiste Retraite, qui gère huit milliards d’euros, a vu son exposition à l’immobilier diminuer de 10 à 9 %. La caisse de retraite, qui disposait d’un bon matelas de plus-value latentes d’après Philippe Rey, son directeur des investissements, a en effet profité de prix jugés élevés pour vendre aux enchères un certain nombre de biens parisiens, notamment des bureaux. L’UMR compte réallouer une partie du cash retiré de ces ventes pour investir de dix à vingt millions d’euros dans des commerces de proximité, de type franchises nationales, situées sur les principales artères de villes de province. Par ailleurs, l’Union Mutualiste Retraite est en cours de création d’un OPCI de cent millions d’euros. Le véhicule, confié à La Financière Patrimoniale d’Investissement (LFPI), cible l’immobilier de bureaux en Allemagne. L’investissement se fera sur deux ans, par tranche de cinquante millions.
Pascal Pigot, Directeur général adjoint d’Unéo, à la rédaction de www.institinvest.com : Depuis le début de l’année, nous avons cherché à intégrer des stock-pickers en portefeuille. Nous avons ainsi investi dans le fonds AAA actions agroalimentaire de Natixis AM mais aussi dans un fonds de EDRAM et dans un troisième géré par Pastel & Associés ». Le portefeuille d’Unéo qui s'élève à 372 millions d’euros d’encours, est composé à 65% de produits de taux, plus précisément à 50% de mandats gestion assurantielle composés pour moitié d’obligations corporate et pour moitié d’emprunts d’Etat, et par ailleurs, 15% d’OPCVM présents sur la dette monde, la dette émergente et les taux variables. Il comprend également 11% d’actions (large cap zone euro et internationales), 4% de private equity (logés dans la poche actions), mais aussi 14% d’actifs de diversification (obligations convertibles, gestion alternative, infrastructures et comptes à terme) et enfin 6% d’immobilier.
Anne Mazzanti, Directeur Général Délégué de La France Mutualiste à la rédaction de www.institinvest.com : Grâce à l'évolution du Code de la Mutualité, nous pouvons axer notre recherche de diversification vers des projets de financement du tissu industriel, notamment des PME. Nous avons par ailleurs investi en private equity via La Financière Patrimoniale d’Investissement (LFPI), société du groupe Lazard, qui cible des sociétés hexagonales du mid market ainsi que dans un fonds de mezzanine. Cela représente pour le moment moins de 1 % de nos engagements mais nous regardons attentivement l’offre dans le non coté, dans une optique de « buy and hold ». Jusqu’au début des années 2000, nous avons financé des collectivités territoriales au travers de prêts et nous pourrions nous y intéresser à nouveau.