D’après Serge Ledermann, responsable de la Division investissements de Retraites Populaires, les investissements en micro-finance représentent pour le moment « un peu moins de 2 % des investissements de la Caisse de Pensions de l’Etat de Vaud ». A terme, Retraites Populaires, en accord avec la CPEV, « aimerait les augmenter mais est confronté à deux contraintes ». « La première est que cela reste un marché relativement petit, et la seconde est que lorsqu’on enlève toutes les charges liées au déploiement de cette activité plus en partie le hedging, la rentabilité disponibles pour les investisseurs est quand même relativement faible, autour de 3 à 3,25 % » déplore ainsi Serge Ledermann. Qui conclut : « nous attendons d’avoir une remontée de ces rentabilités pour déployer plus de moyens ». Rappelons que Retraites Populaires est une entité de droit public basée à Lausanne, qui gère près de 20 milliards de francs suisses pour le compte de plus de 100 000 assurés et pensionnés, avec deux activités, celle d’assureur-vie (rentes et capitaux en majorité), et celle de plateforme de gestion pour caisses de pensions, en majorité publiques. Le plus gros plan qu’elle gère est celui de la Caisse de Pensions de l’Etat de Vaud (CPEV), dont l’allocation stratégique est la suivante : 25 % en immobilier direct, 35 % en actions, 25 % en taux et le solde de 15 % en actifs plus alternatifs (placements privés, placements alternatifs, immobilier indirect en Suisse et à l'étranger, obligations convertibles et microfinance).