Vincent Falantin, directeur de la stratégie d’investissement d’Allianz France à la rédaction de www.institinvest.com : « Nos investissements outre-Atlantique s’effectuent via une gestion active, mais aussi passive étant donnée la difficulté à surperformer sur longue période le marché américain. C’est pourquoi, nous menons une réflexion sur la valeur ajoutée et la nécessité d’une gestion active au sein de notre poche Actions, contre une gestion purement passive de notre portefeuille ». Allianz France laisse trois ans au gérant pour surperformer son benchmark. Si, à cette échéance, il n’y parvient pas, il le sort du portefeuille. La gestion de la poche Actions est supervisée par Frédéric Andrès.
Le Fonds de dotation du Louvre a investi environ 8 millions d’euros dans le fonds State Street Global Advisors Europe Managed Volatility Equity. Par ailleurs, il est à nouveau en train de revoir son allocation cible, après avoir changé sa stratégie au début de l’année. Le gérant a été sélectionné en juin et gère un investissement fonds actions européennes faible volatilité avec un processus basé sur de la gestion quantitative au format UCITS représentant 5,7% du portefeuille de l’organisme, au 1er octobre. « L’objectif est de réduire la volatilité », a déclaré Thierry Brevet, Directeur général du fonds de dotation, au sujet de cet investissement. Le fonds de dotation a également fait évoluer son benchmark, notamment en ce qui concerne sa poche actions. « Actuellement nous en possédons 48% », poursuit-il. La poche ne représentait que 40% précédemment, elle a été progressivement augmentée depuis le début de l’année 2013. « Il s’agit d’améliorer les performances à long terme, les obligations sont moins attrayantes maintenant que les actions et l’inflation menace, explique Thierry Brevet. Les actions ont de meilleures perspectives. Toutefois, en ce qui concerne les valorisations des actions, nous pensons que les résultats des entreprises ont encore besoin de s’améliorer ». « Nous sommes à nouveau en train de revoir la stratégie, et éventuellement augmenter encore la partie actions ainsi que réorganiser le portefeuille obligataire. Nous possédons 15% de liquidité pour le moment », précise le Directeur général. « Nous pourrions décider de réduire davantage les obligations zone euro. Une décision sera prise à la fin de l’année, le conseil d’administration va se réunir en décembre », a-t-il ajouté. Lire l’interview de Thierry Brevet Nous pourrions nous poser la question d’investir en private equity
La CARMF a réalloué fin août deux fonds obligataires aggregate zone euro (60% Investment Grade et 40% High Yield) suite à une consultation restreinte. « Compte tenu des conditions de marché actuelles, nous avons décidé d’investir cette année nos flux d’investissement dans le crédit, précise Michel Manteau, responsablede la gestion Taux à la CARMF. Il nous reste un reliquat à investir que nous avons l’intention de consacrer aux obligations convertibles en nous renforçant dans un de nos fonds dédiés existants. Pour cela, nous espérons voir se dégager une fenêtre d’entrée d’ici à la fin de l’année ». Les deux fonds dédiés obligations aggregate que la CARMF vient de créer sont de taille globalement équivalente et représentent un encours total de près de 70 millions d’euros. Ils sont gérés par HSBC et Aviva Global Investors. Mais la CARMF n’a pas attendu la création de ces deux fonds dédiés pour profiter de certaines opportunités qui se sont présentées sur le crédit fin juin. « Nous avons investi dans un fonds ouvert Investment Grade le 24 juin et nous en sommes sortis fin août », ajoute Michel Manteau.
Philippe Rey, directeur des investissements de l’Union Mutualiste Retraite (UMR) dans un article publié par Option Finance : Depuis 2009, l’UMR a cherché à poursuivre la diversification des ses placements. Après avoir intégré le high yield, les obligations convertibles ou même la dette émergente, nous travaillons aujourd’hui sur d’autres classes d’actifs. Même si le thème à la mode cette année était les loans, nous sommes cependant restés à l'écart de ce segment car il demande une grande expertise d’analyse notamment en ce qui concerne les covenants. En revanche dans les classes d’actifs plus traditionnelles, nous considérons qu’il peut y avoir encore des opportunités qui ne sont pas forcements exploités par tous les investisseurs institutionnels. Globalement aujourd’hui nous sommes surexposés tactiquement aux actions, car elles offrent des dividendes élevés dans un environnement de taux bas. Notre exposition se fait à travers de nos fonds de fonds dédiés européen et monde hors Europe. Plus de 50% de notre allocation en actions s’effectue désormais sur les marchés internationaux (USA, Chine, Japon, pays émergents en incluant les marchés frontières). Actuellement nous intégrons également les situations spéciales dans nos fonds de fonds actions puisque les fusions-acquisitions ont repris aux Etats-Unis et commencent aussi à repartir en Europe sur les petites et moyennes entreprises. Retrouver la fiche de l’UMR dans le Guide Lire l’interview de Philippe Rey L’essentiel de notre gestion obligataire est externalisé depuis le 1er janvier 2013
L’institution mène une réflexion pour participer à un fonds viager mutualisé aux côtés d’autres investisseurs institutionnels. La Caisse des Dépôts et Consignations qui est à l’origine de ce projet a en effet l’intention de constituer un fonds club. Pour cela, la CDC devrait lancer un appel d’offres afin de sélectionner deux gérants : un en charge de la gestion financière du fonds et un second pour la partie sourcing et gestion immobilière.
Le portefeuille de Monceau Assurances comprend, à fin juin 2013, 41% d’obligations, 6% d’OPCVM d’obligations, 19% d’immobilier, 18% d’actions et d’OPCVM actions, 9% d’OPCVM obligations convertibles, 6% de liquidités et 1% de prêts hypothécaires. « Notre niveau de liquidités est au plus haut depuis 18 ans, souligne Gilles Dupin. Ce choix, qui reflète nos préoccupations, protéger nos portefeuilles contre les risques de tensions inflationnistes et de remontée des taux. Nous avons d’ailleurs cédé au 1er trimestre une part de nos investissements en dette souveraine française ». De manière générale, le groupe Monceau Assurances reste prudent par rapport aux obligations souveraines émises par des Etats de la zone euro en raison de perspectives macro-économiques toujours floues mais aussi du traumatisme causé par l’expérience de la Grèce et ses conséquences. « Nous n’apprécions pas la décision prise par la Commission européenne d’imposer à tous les Etats émetteurs, depuis le 1er janvier 2013, l’introduction dans les contrats d'émission de clauses d’action collectives semblables à celles ayant permis à la Grèce d’imposer en mars 2012 aux porteurs « récalcitrants » l'échange de leurs obligations contre des titres qui valaient moitié moins, affirme Gilles Dupin. Cela ne nous incite pas à revenir sur les emprunts d’Etats européens ».
Valérie Deppe, directrice finance, solvabilité et ressources humaines chez ACMN Vie dans un article spécial Forum de la gestion d’actifs de l’Agefi : Nous avons engagé une réflexion avec notre société de gestion, La Française AM, pour inclure les stratégies de performance absolue dans notre poche de diversification. L’intérêt est de pouvoir continuer à investir dans la classe obligataire, moins volatile que d’autres classes d’actifs, tout en minimisant le risque de taux. Certains des fonds de performance absolue n’ont pas tenu leurs promesses. C’est pour cela que dans nos réflexions sur les stratégies de performance absolue, la diversification des gérants auxquels nous confions des actifs et le niveau de transparence sur leur gestion sont deux points majeurs d’attention.
Vincent Falantin, directeur de la stratégie d’investissement d’Allianz France à la rédaction de www.institinvest.com : Concernant les prêts hypothécaires, nous avons commencé nos investissements début 2012 dans le cadre de la désintermédiation bancaire. De même, nous avons préparé, dès 2012, notre entrée sur le marché de la dette infrastructures. Une équipe basée à Londres, dirigée par Deborah Zurkow, et intégrée au sein d’Allianz Global Investors y est dédiée. C’est un segment très important sur les 5 prochaines années. Notre objectif est qu'à terme, la dette infrastructures représente une part significative du portefeuille global. Ce type d’investissement est en effet stratégiquement très intéressant pour nous car les financements d’actifs réels offrent des garanties et des rendements attractifs (200 à 300 bps au-dessus du swap). Par ailleurs, ils permettent de piloter la duration du portefeuille. Concernant les prêts directs aux entreprises (ETI, PME ou grandes capitalisations), Allianz France a pris des participations dans le fonds de place Novo. Nous militons pour que les loans et le prêt en direct puissent être éligibles directement sur notre bilan. Bercy devrait réformer cet été la réglementation des assureurs afin de leur permettre d’avoir en portefeuille jusqu'à 5% de prêts éligibles. Ce sera une bonne nouvelle car ce type d’investissement nous permet de capturer du spread supplémentaire par rapport au marché obligataire classique. L’analyse du risque de crédit restera primordiale. Allianz France poursuit également sa diversification dans la dette émergente en se renforçant au gré des opportunités. Enfin, l’assureur a également pour projet de réduire un peu son exposition aux obligations souveraines au profit des corporates. Le marché des titres d’entreprises étant particulièrement cher, son objectif aujourd’hui est de maintenir la part actuelle des corporates en portefeuille.
Selon nos informations, Humanis a lancé un appel d’offres restreint visant la sélection de prestataires en charge de la gestion de mandats pour la prévoyance. Fixage est le consultant en charge de superviser l’appel d’offres. La date limite de réception des offres est fixée au 16 octobre. Les principaux lots sont les suivants : Deux mandats large cap euro avec une faible tracking error de 200 millions d’euros chacun Deux mandats assurantiels : le premier sur les obligations gouvernementales pour 600 millions d’euros et le deuxième sur les obligations d’entreprises pour 900 millions d’euros 25 sociétés de gestion auraient été interrogées, dont 10 sur les taux.
L’Union Mutualiste Retraite, qui par la voix de son ex-directeur Charles Vaquier avait évoqué son souhait de constituer un patrimoine de terres agricoles dans différentes régions françaises a renoncé à ce projet. Après une prospection menée en France et en Pologne principalement, le comité d’investissement de la caisse de retraite complémentaire a estimé que la dissémination trop forte du patrimoine agricole, notamment forestier, ne permettait pas d’optimiser la gestion de ce type d’actifs, contrairement aux initiatives développées par les fonds de pension américains.
Christian Germain, directeur général de CCMO Mutuelle à la rédaction de www.institinvest.com : CCMO Mutuelle n’a pas de projets d’investissement sur les valeurs mobilières en dehors des prochains placements liés à l’arrivée à échéance de certaines obligations en septembre et octobre prochains. Dans ce but, une commission financière est prévue en septembre. « En général, nous faisons le point sur la gestion financière 2 à 3 fois par an, indique Christian Germain. En 2012, nous étions très frileux sur les actions. Nous sommes plus positifs cette année. Ainsi, la poche actions représente aujourd’hui 10% des encours globaux, contre 7% en 2012 et à peine 4% en 2011. Notre objectif pour l’ensemble du portefeuille est d’atteindre un taux de rendement supérieur aux placements financiers sans risque, soit entre 3,7% et 5,5% pour nos scénarios médians à optimistes ». En 2012, la mutuelle a affiché une rentabilité de 4,2%. Elle travaille avec l’aide de la Caisse d’Epargne de Picardie pour un compte sur livret et avec principalement 6 sociétés de gestion externes : Schelcher Prince Gestion pour des fonds obligataires, DNCA pour les fonds actions (fonds DNCA Value Europe), Sycomore AM pour des fonds diversifiés (fonds Sycomore L/S Opportunites), Carmignac Gestion pour des fonds obligataires et diversifiés (Carmignac Sécurité et Carmignac Patrimoine), CCR Asset Management pour des OPCVM actions (CCR Croissance Europe), et EXANE Asset Management pour des fonds diversifiés (Exane Ceres). L’institution travaille également avec Crédit Mutuel Arkéa et HSBC sur des contrats de capitalisation.
La Collective de Prévoyance (Copré), environ 470 millions d’euros d’encours, a écarté deux gérants d’actifs, IAM Independent Asset Management et Aforge Finance, et a sélectionné UBS Global Asset Management. L’institution met davantage l’accent sur l’investissement indiciel. Christina Tournier, secrétaire générale de la Collective de Prévoyance, a déclaré qu'«après plusieurs années d’observation, nous avons noté que indiciel faisait mieux, et à moindre coût». Christina Tournier a révélé que les mandats avec les gestionnaires actifs IAM Independent Asset Management et Aforge Finance avaient pris fin, et que l’institution a sélectionné UBS à la place. L’institution avait délégué un mandat indiciel à Crédit Suisse Asset Management (lire brève du 27 mai 2011), elle a également retenu Swiss & Global Asset Management.
Jean-Michel Horrenberger, directeur général adjoint de l’ERAFP, a déclaré à Londres, lors de la première conférence organisée par IPE / Sterling Capital Partners consacrée aux infrastructures, que le conseil d’administration de l’ERAFP a formulé une demande aux régulateurs français avec pour objectif d’obtenir un allègement des contraintes réglementaires à l'égard des classes d’actifs alternatives. Cela permettrait à l’institution de réaliser ses premiers investissements dans les infrastructures. Jean-Michel Horrenberger a indiqué que le l’ERAFP n'était actuellement « pas autorisé par la loi » à investir dans des classes d’actifs telles que les infrastructures. Il a ajouté que l’institution, dont la poche obligations représente plus de 70%, ne pouvait pas investir dans des fonds communs de placement à capital variable, et était de plus limitée au moment d’investir dans des titres non cotés. En 2011, l’ERAFP avait déjà reçu l’autorisation d’investir dans l’immobilier et le bois.
Dans l’immobilier, Unéo a historiquement investi dans du « papier » (foncières) et a commencé à se diversifier il y a deux ans. En 2011, l’institution a investi dans une SCPI ciblant des bureaux, puis en avril 2012, dans un OPCI Santé (EHPAD et hôpitaux). En fin d’année dernière, nous avons monté une SCI et réalisé fin janvier 2013 un premier investissement en direct, dans des murs d’hôtels révèle Pascal Pigot, le directeur général adjoint de la mutuelle. Son choix pour un hôtel Mercure situé à Toulouse s’est imposé en raison d’un emplacement avantageux (clientèle récurrente composée de salariés d’EADS) assurant des revenus équilibrés et sécurisés. Unéo étudie d’autres projets d’investissements immobiliers, notamment dans un fonds investissant dans des murs d’hôtels et dans leurs fonds de commerce. Il s’agit d’hôtels situés à Paris, classés 3 étoiles, qui sont rénovés pour évoluer en 4 étoiles.
Philippe Rey, directeur des investissements de l’Union Mutualiste Retraite (UMR) dans un article publié par option Finance : Aujourd’hui nous détenons moins de 5% en emprunts d’Etats. Les corporates représentent donc 95% dont la moitié provient d’institutions financières assurances et banques). Nos placements sont effectués uniquement en euros sur des émetteurs issus de la zone OCDE. Pour obtenir du rendement, nous avons participé à des placements privés et notamment dans les EI françaises. Ces dernières offrent en effet des primes d’illiquidité et parfois de primo accédant très intéressant, ce qui nous permet d’aller capturer des taux supérieurs à 5% et des maturités supérieures à 12 ans. Ces émissions nous offrent également la possibilité de diversifier le nombre de nos émetteurs en portefeuille. Egamo est en train d'étudier une opération en direct pour notre compte dans le cadre du mandat que nous lui avons confié. Nous sommes coutumier du fait puisque l’an passé, nous avions participé au premier fonds de place Micado qui regroupait une vingtaine de placements privés d’ETI dans un portefeuille offrant un rendement moyen de 5.75%. Par contre nous n’avons pas investi dans le deuxième fonds Micado, lancé cette année, car les rendements proposés s'élevaient seulement autour de 4.6%.
Eric Béquet, Responsable des gestions d’actifs d’assurance de BNP Paribas Cardif, à la rédaction de www.institinvest.com : Sur les prochains mois, BNP Paribas Cardif a pour projet de continuer à diversifier ses investissements au sein de sa poche actions « dans la mesure du possible ». Rappelons qu’il y a 7 ans, l’assureur ne détenait pas d’actions hors zone euro. Il a également l’intention de poursuivre le rééquilibrage entre emprunts d’Etat et titres corporate au sein de sa poche Taux. « Historiquement, nous avions une répartition 60% de titres d’Etat et 40% de corporate, indique Eric Béquet. Or, nous avons commencé à essayer d’inverser la répartition au début de la crise de 2008, en nous renforçant dans les corporates et les financières. Cependant, compte tenu des conditions de marché actuelles, je crains que nous n’ayons atteint le poids maximal pour les corporates et les financières avec 55% de la poche ». BNP Paribas Cardif s’intéresse aujourd’hui aux loans mais avec prudence, de manière à ne pas trop réduire la liquidité de son portefeuille. « Nous avons relativement bien géré la crise, se félicite Eric Béquet. Par conséquent, nous n’avons pas de pression pour courir après le rendement. Nous sommes relativement mobiles dans nos investissements. Aujourd’hui, un assureur n’est d’ailleurs plus un porteur d’obligations à long terme ! Il se doit aussi d’optimiser son portefeuille en valeur de marché ». Enfin, BNP Paribas Cardif reste un acteur dans le private equity et souhaite continuer à soutenir le développement de PME : « c’est un accès à un rendement supplémentaire mais aussi un devoir », insiste le responsable de la gestion d’actifs qui travaille notamment sur des initiatives de place avec d’autres assureurs. Avec un ticket minimum de 50 millions d’euros et un poids maximum de 10% à 20% dans un fonds, BNP Paribas Cardif investit donc dans des véhicules affichant au minimum 200 millions d’euros d’encours. Néanmoins, l’assureur peut parfois investir de manière encadrée et isolée des montants plus faibles afin de jouer le rôle d’incubateur ou d’accompagnateur de la croissance.
René Thomas, Directeur des avantages sociaux de Carrefour à la rédaction de www.institinvest.com : Avec des encours de près de 900 millions d’euros, nous pouvons discuter avec les gérants car nous avons la taille critique pour avoir des fonds dédiés. Et comme nous avons voulu une gestion paritaire, il nous a semblé que le fonds dédié était le plus approprié. Il faut un minimum d’actifs pour amortir les frais de gestion et bénéficier d’une gestion de qualité. Nous avons confié au groupe Natixis, la tenue des comptes centralisée et la gestion de nos deux plus gros fonds dédiés. Le plus petit de nos fonds fait 100 millions d’euros. Nous avons fait le choix de gestions « traditionnelles » autour des actions, des obligations et des monétaires. Nous avons diversifié géographiquement, entre l’Europe, les Etats-Unis et le Monde. Sur les autres thématiques, nous menons régulièrement des études mais en général, je constate qu’on est resté souvent traditionnels et prudents, même si les gérants ont des marges de man??uvre dans l’utilisation de certains instruments financiers, mais toujours dans une optique prudente. A ce jour, nous ne souhaitons pas ouvrir de nouveaux FCPE. Ce qui ne nous empêche pas de nous poser des questions en fonction de la conjoncture. Nous travaillons avec un consultant qui nous accompagne depuis de longues années sur notre dispositif, ce qui est appréciable dans le cadre d’une supervision paritaire. Nous souhaitons surtout garder cette épargne salariale la plus lisible possible.
La Caisse de Prévoyance Paritaire de l’Industrie et de la Construction (environ 640 millions d’euros d’encours) met un terme au mandat contracté avec l’un de ses trois gérants de hedge funds. Le nom n’a pas été précisé. Nous avons fait des ajustements : nous avons introduit des obligations convertibles et réduit la poche hedge funds, a déclaré Jean Rémy Roulet, Directeur de la Caisse de Prévoyance Paritaire de l’Industrie et de la Construction. Le conseil d’administration a décidé de réduire la part des fonds de hedge funds, mais pas d’en sortir complètement», a t-il précisé. L’institution a transféré stratégiquement 2,5 % de sa partie fonds de hedge funds vers sa poche obligations convertibles. UBS Institutional Fund Global Convertible Bonds Fund et le Credit Suisse Asset Management gèrent cette nouvelle allocation. L’allocation stratégique de la caisse de Prévoyance Paritaire de l’Industrie et de la Construction était composée de 9 % de fonds de hedge funds, elle ne l’est plus que de 3% aujourd’hui.
Suite à l’appel d’offres lancé en 2012, l’Opéra National de Paris a retenu Axa France pour son dispositif d'épargne salariale, au travers d’un PERCO (représentant 2 millions d’euros). Le contrat avec l’assureur est renouvelé pour une durée de 5 ans. Dans le cadre du régime de retraite à cotisations définies (Article 83), l’Opéra de Paris a également choisi une solution à capital garanti avec Axa Protect. Le PERCO offre 5 fonds aux salariés : un fonds à capital garanti, un fonds monétaire, un fonds d’obligations d’Etat, un fonds actions, et un fonds actions solidaire.
Unéo affiche son intérêt dans le private equity. Elle vient d’investir dans deux autres fonds de private equity : un présent sur les nouvelles technologiques en partenariat avec la famille Dentressangle et un autre misant sur les sociétés de biotechnologies. Enfin, Unéo souhaite également participer au financement d’un centre de recherche et de traitement du cancer par ions carbone, à hauteur de 5 millions d’euros. La CDC et un fonds de private equity présent sur les biotechnologies devraient également participer à ce projet, pour le même montant. « Outre l’intérêt purement financier, ces différents investissements en private equity présentent l’avantage d'être en conformité avec notre engagement sociétal », ajoute Pascal Pigot, le directeur général adjoint.