Olivier Grolleau, responsable de la gestion diversifiée à la CRPN, à la rédaction de www.institinvest.com : Notre allocation stratégique cible 5% de gestion diversifiée. Nous sommes actuellement en-dessous (3,3%) mais pas par choix. Nous montons en effet en puissance progressivement en investissant régulièrement (en private equity notamment). Cette poche comprend d’une part, un pôle d’OPCVM aux normes UCITS contenant des fonds flexibles et des fonds de rendement absolu, et d’autre part, du non coté c’est-à-dire du private equity et des infrastructures. Idéalement, je pense qu’il serait pertinent d’avoir 3% de non coté et 2% d’OPCVM diversifiés. Nos investissements dans le private equity jouent un rôle de plus en plus important d’amortisseur par rapport à la volatilité des marchés financiers. Sur le long terme, ils dégagent généralement une performance supérieure à celle des marchés financiers avec une volatilité plus faible et offrent ainsi un couple rendement/risque meilleur que celui des marchés actions. De plus, si autrefois les acteurs en private equity avaient tendance à utiliser tous les moyens pour dégager de la rentabilité, aujourd’hui ils ne sont plus dans cette logique extrême et jouent beaucoup plus un rôle d’accompagnateur du management dans le développement ou la transmission de l’entreprise. Ce positionnement est efficace et nous offre, en plus de notre mission morale de financement de l'économie, un retour sur investissement très intéressant.
Réunica Prévoyance, Institut de Prévoyance du Groupe Paritaire de protection social Réunica, a sélectionné Quilvest Gestion pour un mandat obligataire de 100 millions d’euros. Le portefeuille concerné est en gestion de type assurantiel, avec un endossement actif/passif de provisions techniques. La gestion de type assurantiel représente la majorité des encours gérés par Quilvest Gestion depuis sa création : mutuelles, assurances et institutions de prévoyance.
Fin octobre 2013, B2V avait lancé un appel d’offres sur les actions ISR pour un montant de 40 millions d’euros. Nous avons reçu huit dossiers et nous avons interviewé trois sociétés de gestion, déclare Henri Jacks, responsable financier de B2V et Président de Prevaal Finance. L’ensemble des dossiers présentés étaient de très bonne qualité, mais c’est la société de gestion Natixis AM au travers de sa filiale spécialisée MIROVA qui a été retenue. En fonction des résultats de gestion obtenus par cette classe d’actifs, le montant du mandat pourrait progresser.
Selon nos informations, l’Institution interprofessionnelle de Retraites Complémentaires de la Martinique (IRCOM) aurait lancé un appel d’offres pour un fonds diversifié. Le consultant serait Insti7. L’IRCOM est une institution de retraite complémentaire régie par le code de la Sécurité sociale, adhérente de la fédération ARRCO (Association pour le Régime de Retraite Complémentaire des salariés). Créée en 1994, elle a fait suite en Martinique à la CMGRR qui avait été créée en 1974. L’IRCOM recouvre les cotisations de retraite complémentaire obligatoire des salariés du secteur privé, cadres et non cadres, du département de la Martinique (sauf salariés relevant de l’agriculture et des activités du bâtiment et des travaux publics) dont elle reçoit l’affiliation par l’intermédiaire des entreprises martiniquaises.
Karine Robidou, responsable du service immobilier de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR), à la rédaction de www.institinvest.com : Notre exposition, notamment, en immobilier résidentiel a démontré en période de crise qu’il s’agissait d’un bon amortisseur en raison de sa moindre volatilité. Toutefois, la décroissance du rendement locatif net du logement en France s’inscrit dans un contexte de contraintes réglementaires de plus en plus pesantes et d’une remise en question de la liquidité de cette classe d’actifs. Nous voulons développer notre exposition à l’immobilier, notamment sur le segment des produits « prime » sur lequel nous avons bâti notre portefeuille même si nous ne souhaitons pas contribuer à la baisse des taux. Nous sommes conservateurs, mais pas attentistes ! Pour maintenir notre stratégie et trouver du rendement, nous envisageons de nous diversifier sectoriellement, vers les commerces ou la logistique. Nous souhaitons également développer notre exposition en nous orientant vers une plus grande diversification géographique. Comme nous ne détenons pas une expertise sur ces typologies d’actifs nous envisageons d’investir par une participation à des fonds. Ces investissements indirects ne seront jamais notre mode principal d’investissement, mais ils pourront nous procurer un rendement complémentaire.
Jean-Luc Vitré, Directeur des placements financiers du Régime Social des Indépendants (RSI), expliquait à Option Finance les derniers arbitrages au sein de son portefeuille : Cet été, nous avons pris une partie de nos profits sur les marchés d’actions européennes et américaines que nous avons ensuite réinvestis sur du high yield euro et américain. Cet arbitrage a eu pour but de baisser notre budget de risque, tout en maintenant notre objectif de rendement sur le long terme. Dernièrement, nous avons continué d’augmenter notre expansion sur les gestions visant à réduire la volatilité. Dés 2011, nous avons décidé de rendre le portefeuille convexe, c’est-à-dire d’essayer de limiter les impacts en cas de baisse des marchés, quitte à ne pas participer à toutes les hausses. Nous avons donc renforcé nos positions sur des stratégies de type « minimum variance », qui consiste à réduire la volatilité des titres en portefeuilles. Cette année, nous allons continuer à renforcer nos positions sur des stratégies de type minimum variance, consistant à réduire la volatilité de titres en portefeuille ; et certainement à maintenir notre exposition en actions, tout comme davantage diversifier notre portefeuille obligataire en ouvrant nos placements, actuellement cantonnés, à la seule zone euro, à d’autres zones géographiques. Néanmoins, l’année 2014 s’annonce compliquée en termes de politique d’investissement. Comme en 2012, toutes les classes d’actifs ont assez bien performé en 2013, et dans ces conditions, il est toujours difficile de savoir à l’avance quels seront les bons paris de l’année.
Le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) lance ce jour un appel d’offres visant à sélectionner un prestataire pour la gestion financière d’un mandat passif « Exposition Globale ». Ce mandat est destiné à servir d’outil d’exposition à l’ensemble des classes d’actifs du FRR, en tant que de besoin. Il serait activé notamment pour permettre une exposition anticipée à certaines classes d’actifs ou en cas de besoin de remplacement temporaire d’un gestionnaire défaillant ou manquant. Pour ce marché, la procédure de marchés publics retenue est celle d’un appel d’offres restreint. Les prestataires de service d’investissement intéressés ont jusqu’au 24 février 2014, 12h00 heure de Paris, pour répondre au FRR dans les conditions spécifiées par le règlement de la consultation. L’ensemble des documents liés à cet appel d’offres est disponible sur la plate-forme dédiée : http://marches.fondsdereserve.fr ou via le site internet du FRR www.fondsdereserve.fr
L’Union Financière de France (UFF) vient d’annoncer le lancement d’un fonds PEA PME, UFF Tremplin PME. Le fonds est investi en actions européennes est éligible au PEA PME, au PEA classique et à l’assurance vie. La gestion du fonds a été déléguée à Financière de l’Echiquier. En principe, le fonds investit 75% de son actif (soit 30 à 40 valeurs) dans des petites et moyennes entreprises européennes cotées ou non (représentant moins de 5 000 salariés et représentant un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 Mds € annuel ou un bilan inférieur à 2 Mds €), et le solde dans des grandes entreprises européennes ayant pour objet d’assurer notamment la liquidité du fonds.
La SICAV Emergence et NewAlpha Asset Management annoncent la signature d’un quatrième partenariat d’incubation avec la société Rcube Asset Management. Grâce aux 30 millions d’euros apportés par Emergence, le fonds Rcube Global Macro UCITS atteindra dès son lancement le 31 janvier 2014 un encours sous gestion qui lui permettra de répondre aux exigences des investisseurs institutionnels. Agréé par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), le fonds Rcube Global Macro UCITS[1] met en ??uvre une stratégie d’investissement global macro sur l’ensemble des classes d’actifs hors matières premières, uniquement à travers des instruments liquides. Créée en 2010, la société Rcube fournit des analyses et des conseils d’investissement à une clientèle sophistiquée d’investisseurs institutionnels, et de gérants de hedge funds, nord-américains et européens. A la demande de nombreux clients institutionnels, les fondateurs, Cyril Castelli, Paul Buigues et Stéphane Alloiteau, ont décidé en 2013 de transformer Rcube en société de gestion afin de mettre en ??uvre eux-mêmes leur processus d’investissement dans leurs propres fonds. Au-delà de la performance financière attendue par tout investisseur, NewAlpha et Emergence souhaitent avant tout contribuer à la reconnaissance, en France et à l'étranger, de l’expertise unique des jeunes sociétés de gestion françaises innovantes, notamment dans le domaine de la gestion quantitative.
Bertrand Jounin, Directeur de la gestion d’actif d’Apicil, à la rédaction de www.institinvest.com : « Nous avons déjà fait des appels d’offres l’an dernier, donc il n’y a pas de raison particulière d’en faire d’autre cette année. Concernant l’assurance de personne, nous souhaitons gérer le plus de choses possibles en interne. C’est plus clair et cela renforce davantage Solvabilité II. Le seul domaine dans lequel nous cherchons des idées, c’est le monétaire. Pour le moment, nous passons par une multitude d’OPCVM et je ne suis pas sûr que cela soit optimal. Le besoin en monétaire n’est pas tellement la rémunération, car elle est à peu prés nulle. Nous sommes davantage dans un domaine où notre besoin est un besoin de diversification, plus que de rémunération. Actuellement, tous les OPCVM font à peu prés la même chose, et nous les maîtrisons assez mal. Donc cela ne me paraît pas optimal. Je n’ai pas encore trouvé la formule, mais j’y travaille. Le but est de ne pas additionner les risques, en particulier avec les portefeuilles obligataires. Nous continuons à investir davantage dans les small et mid cap, que dans les large cap concernant la retraite. Ce qui n’est pas le cas sur la partie assurance de personne où le pourcentage en large cap est beaucoup plus important, voire majoritaire. Cela vient du fait que lorsque nous gérons en directe, nous intervenons objectivement sur moins de compagnies. En ce qui concerne nos gérants, nous sommes globalement assez satisfaits d’eux, à quelques exceptions prés. En revanche, je cherche à réduire les coûts de ce côté-là, d’où l’idée de réduire la part de gestion déléguée. Concernant la retraite, nous venons de remettre en jeu un mandat. Nous allons donc leur laisser le temps de jouer. Il n’y a pas d’appel d’offres à venir. »
Amonis, le fonds de pension belge pour les médecins, dentistes et pharmaciens dont l’encours s'élève à 1,5 milliard d’euros, a remplacé deux gestionnaires après un examen des modalités de gestion. Ce changement lui permet d'être désormais exposé à la dette des marchés émergents. Par ailleurs, les matières premières ont été soustraites du processus. Et ce ne sont pas les seules évolutions effectuées au sein du portefeuille d’Amonis. « Nous avons entamé un examen des gérants l’année dernière, a révélé à MandateWire, Tom Mergaerts, CFO, qui nous a conduit à remplacer AllianceBernstein par Quoniam (AM) pour les actions émergentes (...) ». En novembre 2013, Quoniam s’est ainsi vu attribué un mandat d’environ 75 millions d’euros. « Nous avons changé la stratégie du portefeuille. Quoniam est un gestionnaire quantitatif qui utilise une stratégie de volatilité minimale pour le mandat », a déclaré Mergaerts. Parallèlement, le fonds de pension a décidé en décembre dernier d’interrompre sa collaboration avec Goldman Sachs Asset Management, mettant ainsi fin à un mandat de 35 millions d’euros. « Ce désinvestissement n’est pas lié à un éventuel problème avec Goldman Sachs, mais plutôt avec les restrictions réglementaires subies en matière d’investissement dans les matières premières. Nous ne sommes autorisés à le faire par le biais des fonds, mais nous ne pouvons pas acheter directement des contrats à terme. Les structures d'échange de ces fonds sont coûteuses et sont gérées passivement ou avec un index amélioré. Ce mode d’investissement n’est pas très productif. Bref, la manière d’obtenir une exposition aux matières premières est trop compliquée, coûteuse et inefficace pour nous », a expliqué Mergaerts. En outre, Amonis a réalisé une étude ALM en août dernier et a décidé d’ajouter des obligations émergentes dans le cadre de sa stratégie d’investissement de diversification. « Lorsque nous avons examiné nos dix compartiments, nous avons eu une couverture mondiale pour les actions et les obligations, sauf pour les marchés émergents, où nous sommes seulement présents via un investissement actions », a déclaré Mergaerts. Le gestionnaire danois Global Evolution a reçu 40 millions d’euros en août 2013 pour investir dans la dette des marchés émergents. « Maintenant, toutes les bases sont couvertes», a conclu Mergaerts. Les primes versées au régime ont financé le nouveau mandat. En conséquence, le portefeuille comprend désormais 50% d’obligations, 3% en immobilier, 40% d’actions et 7% d’actifs alternatifs. Amonis travaille avec Quoniam Asset Management pour les actions des marchés émergents, Amphiko pour les obligations gouvernementales, AXA Investment Managers pour le private equity, Henderson Global Investors pour les actions mondiales, Cohen & Steers pour l’immobilier, Martin Currie Investment Management pour les actions japonaises, UBS Global Asset Management pour les small et mid cap et des large cap européennes en gestion passive, William Blair & Company pour les actions américaines et Global Evolution pour la dette des marchés émergents.
Satisfait à la fois du travail de ses gérants et de la résistance de son portefeuille d’actifs cette année, Agéas France ne prévoit pas de changement pour le premier semestre 2014. Cependant, Bertrand Hau, Directeur général délégué et Directeur financier et comptable, dévoile à Instit Invest quelques pistes de réflexion de la société d’assurance française. Agéas France continuera en 2014 d’investir dans les obligations souveraines à la fois sur les Etats Cor et Semi-Cor puisque « dans nos allocations, nous sommes obligés de renouveler et remplacer les lignes « obligations souveraines » qui arrivent à maturité. » Cependant, le groupe a commencé à investir dans des obligations souveraines de plus court terme. « Nous avons essayé de profiter un peu des remontées de spread sur certains pays avec des obligations un peu plus court terme afin d'être capable de se positionner en cas de remontée de taux, dans le but d’avoir un peu plus de levier sur le futur », explique Bertrand Hau. Même si pour le moment, la remontée de taux n’est pas encore suffisamment visible pou avoir des résultats significatifs, Agéas France parlemente avec le groupe pour avoir une flexibilité plus importante pour acheter par exemple des lignes sur les Etats portugais et espagnol, comme ils l’ont déjà fait sur Irlande. « Sur des maturités de deux ans, si les niveaux de spread sont intéressants, on pourrait effectivement prendre quelques tickets de 10, 15 ou 20 millions pour pouvoir avoir la capacité dans les 18 ou 24 prochains mois d’avoir un portefeuille qui permet de mieux accompagner si jamais les taux remontaient. Si les marchés financiers le permettent cette année, Agéas France compte bien augmenter de manière significative de 1 à 2% leur poche actions qui s'élève actuellement à 4% du portefeuille global. « Nous n’avons pas été très actif cette année sur cette poche. Il faut que nous regardons cela de plus près, puisque ça reste un objectif de long terme au niveau tactique sur les marchés », précise Bertrand Hau. L’assureur n’a pas prévu de faire évoluer sa poche immobilier qui avoisinera toujours les 9 à 10%. Même sons de cloches pour le private equity qui, lui, restera anecdotique. « On pourra accompagner, mais avec allocations très très faibles », souligne Bertrand Hau. En revanche, Agéas France continuera de soutenir l'économie en « s’inscrivant dans des fonds de place ou dans des fonds qui prêtent aux entreprises françaises et/ou européennes », ajoute Bertrand Hau. Autre préoccupation du groupe en 2014 : faire évoluer leur partenariat avec Avenir Finance, groupe avec lequel ils ont signé des accords au mois de décembre. « Nous leur transférons notre réseau salarié d’environ 200 personnes au sein de leur structure de commercialisation pour avoir une force de distribution renforcée et qui soit externalisée par rapport à la société d’Agéas France, » développe Bertrand Hau . A noter également qu’Agéas France portera dans les semaines à venir sa participation à 65% dans Sicavonline, filiale d’Avenir Finance. La participation était de 35% jusqu'à présent.
Fin novembre, La Banque Postale avait décidé d’affecter une part de ses nouveaux investissements à des fonds ouverts d’obligations convertibles cessibles très facilement. Selon François Marbeck, Directeur du portefeuille de diversification, La Banque Postale, a fait son choix et « va démarrer vraisemblablement début 2014 par des fonds globaux, avec un benchmark mondial. » La poche obligations convertibles contiendra plusieurs fonds représentant un montant total maximum de 35 millions d’euros. A noter que le portefeuille de la Banque Postale s'élève à environ 1 milliard d’euros sur les actifs de diversification. « Nous avons fait le tour du marché pour voir ce qui nous convenait le plus selon deux critères : d’une part, il nous fallait des fonds mondiaux et d’autre part, nous voulions des fonds qui assuraient une bonne distribution de revenus », ajoute François Marbeck. Cette allocation sera « mobile et non figée », la Banque Postale est susceptible de bouger rapidement. Privilégiant les fonds ouverts, la Banque Postale ne prévoit aucun appel d’offres à venir.
L’Afer s’ouvre à de nouveaux horizons. L’association française d'épargne et de retraite, forte de quelque 713.000 adhérents, va finaliser tout prochainement des appels d’offres en vue de diversifier les gérants. Une grande première pour l’association qui développe un partenariat avec Aviva depuis 38 ans. L’assureur sera associé à la mise en place de cette diversification au travers d’un comité paritaire de sélection. «On ne va pas faire la révolution. Il s’agit de trouver des compétences qu’Aviva Investors n’a pas forcément», a estimé Gérard Bekerman, président de l’Afer, à l’occasion d’une conférence annuelle. «Pourquoi pas le private equity ?», a-t-il lancé, en évoquant cette première phase de sélection d’une ou plusieurs sociétés de gestion. D’autres axes de diversification pourraient suivre, avec notamment un appel d’offres pour un deuxième fonds immobilier sur un support en unités de compte. «Toutes les opportunités seront saisies à chaque fois que l’intérêt de l’adhérent sera respecté», a poursuivi Gérard Bekerman, en faisant référence à l’Eurocroissance. Ces nouveaux contrats «devront s’affirmer comme le troisième pilier de l’assurance vie à la française», a déclaré de son côté Nicolas Schimel, directeur général d’Aviva France, qui voit dans les adhérents de l’Afer un public cible pour ces nouveaux fonds. Pour ce qui est de l’exercice écoulé, le président de l’Afer a dévoilé hier un taux net de 3,36% (hors prélèvements sociaux) pour le fonds garanti en euros (40,1 milliards d’euros d’encours). Avec 6,7 milliards d’euros répartis sur les supports en unités de compte, et deux nouveautés l’an dernier (Afer Actions Amérique et Afer Marchés émergents), les encours totaux atteignent 46,8 milliards d’euros. La collecte brute s’est élevée à 2,04 milliards d’euros, en hausse de 28% par rapport à 2012, alors que le marché de l’assurance vie français devrait afficher une progression de 7%. En revanche, l’Afer accuse une décollecte nette de 200 millions d’euros, en tenant compte des rachats partiels et des décès (900 millions d’euros de prestations versées). L’association a gagné 20.000 adhérents l’an dernier, dont l'âge moyen est de 35 ans. Un élément notable compte tenu de l'âge moyen de l’ensemble des adhérents qui s'établit à 59 ans. Pour accompagner ce mouvement, l’Afer planche sur une toute nouvelle offre en direction de ce nouveau public.
David Tomi, Analyste Gérant actions à la Caisse de Retraite du Personnel Navigant (CRPN) lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : En termes de style, nous avons deux gros fonds vraiment typés croissance. Nous réfléchissons en interne à intégrer à nouveau un fonds vraiment typé value puisque c’est ce qui nous manque actuellement. Par taille de capitalisation, c’est une autre histoire. Sur une longue période, les small-cap ont tendance à surperformer de manière assez sensible les large-cap. C’est pour cela que nous, nous avons eu historiquement un fonds small et mid-cap qu’on a fait évoluer d’un fonds Euro à un fonds small et mid cap Europe. En tout cas, on garde toujours ce fonds de diversification par rapport à nos autres fonds dont l’univers d’investissement est grosso modo soit le Stoxx 600 soit le MSCI Europe, c’est-à-dire des indices mid-large-cap. En interne on gère aussi des actions en direct. On investit majoritairement sur des large-cap. Tout ceci est aussi lié à la couverture des brokers, mais nous n’excluons pas d’investir sur des sociétés de capitalisation moindre, comme on peut le faire en ce moment avec par exemple APERAM ou encore IPSOS qui ont des capitalisations de l’ordre de 1 milliard -1,3 milliard d’euros.
Deutsche Bank a réuni ses activités de gestion d’actifs et de gestion de fortune dans Deutsche Asset and Wealth ManagementSur l’allocation d’actifs, le gestionnaire a mis en place un processus permettant de décliner pour chaque client la vision du groupe
Lors de la présentation des résultats des contrats d’assurance-vie du groupe MACSF, Marcel Kahn, Directeur général, a souligné que l’exposition aux actions continuera d'être gérée dynamiquement avec un renforcement des investissements dans les pays émergents. Il a ajouté que la durée moyenne relativement faible sur les portefeuilles obligataires sera maintenue en 2014. Portefeuille obligataire : exposition géographique, allocation au 31/12/13 (estimé), portefeuille obligataire en prix de revient et en % de l’actif obligataire : D'éventuelles tensions sur les taux d’intérêt seront mises à profit pour renforcer les positions sur les obligations des Etats core de la zone euro et de certains pays périphériques qui profitent des mécanismes européens mis en place depuis quelques années. Exposition aux dettes souveraines des pays périphérique, MASCF Epargne Retraite : En revanche, la part significative investie en obligations convertibles sera maintenue entre 10% et 15% en profitant du dynamisme des nouvelles émissions.
Afin d’assurer la transversalité de l’activité de conseil à ses clients, La Banque Neuflize OBC indique qu’elle regroupe sous une seule direction, la Direction du Conseil, les expertises dédiées à la valorisation et à l’optimisation du patrimoine global de ses clients.
Thierry Brevet, directeur du fonds de dotation du Louvre à Option Finance : Au 28 novembre, le portefeuille du fonds comprend un peu moins de 35 % d’obligations, près de 50 % d’actions, et environ 15 % de cash. Nous détenons aujourd’hui beaucoup de liquidités pour nous prémunir contre une remontée probable des taux d’intérêt à long terme, même si le timing et l’ampleur de cette remontée font l’objet de nombreuses discussions. Nous réfléchissons actuellement à augmenter l’exposition en actions au-delà de 50 % en réallouant une partie de nos liquidités. Nous réfléchissons également à investir dans des classes d’actifs peu liquides, absentes de notre allocation de référence, telles que les loans (corporate et immobilier) ou l’immobilier non coté, à travers des véhicules de placements collectifs. Nous avons renoncé, pour le moment, à investir dans des hedge funds, pour des raisons d’image et réglementaires. Cette catégorie de placements reste encore mal perçue par nombre d’observateurs et le code de la sécurité sociale, qui réglemente nos placements, ne nous permettait pas d’investir dans les fonds les plus attractifs qui, très souvent, ne bénéficient pas du passeport européen. La transposition de la directive AIFM devrait toutefois améliorer l’offre de fonds alternatifs accessibles à des investisseurs comme nous. Nous nous sommes également interrogés sur l’opportunité d’investir dans le private equity, à l’instar des fondations américaines. Mais nous pensons que la taille encore modeste du Fonds de dotation ne lui permettrait pas d’accéder aux meilleurs gérants à un coût raisonnable. Nous serons certainement conduits à revoir cette position dans quelques années.
François Marbeck, Directeur du portefeuille de diversification de La Banque Postale à la rédaction de www.institinvest.com : La Banque Postale souhaite renforcer ses investissements dans des actifs offrant des revenus qui alimentent le compte de résultat. Elle a ainsi décidé d’investir 20 millions d’euros supplémentaires dans l’immobilier mais aussi dans les infrastructures, portant à 60 millions d’euros l’encours-cible pour chacune de ces deux classes d’actifs. A terme, son portefeuille comprendra environ 50% d’actions, 20% de gestion alternative, 10% de matières premières, 3% d’obligations convertibles, 5% d’immobilier, 5% d’infrastructures et 7% de private equity. « Nos encours qui s'élèvent aujourd’hui à environ 900 millions d’euros, pourraient atteindre 1,1 milliard d’euros, une fois que nous aurons finalisé nos investissements dans les actifs peu liquides », ajoute François Marbeck.