L’incubateur des jeunes sociétés de gestion a sélectionné le tandem Next AM NewAlpha AM pour gérer son compartiment actions. La désignation du gérant délégataire pour le deuxième compartiment du fonds d’incubation Emergence, destiné aux actions, était attendue en juillet. Elle a eu lieu lundi dernier : les élus ne sont autres que NewAlpha AM et Next AM, qui avaient déposé une candidature commune. L’annonce doit être officialisée à l’occasion du forum Paris Europlace. Le choix n’est guère surprenant : l’incubation est précisément l’activité principale des deux gestionnaires. NewAlpha n’est d’ailleurs pas un inconnu pour Emergence, puisqu’il avait déjà décroché un premier mandat consacré aux fonds à performance absolue. Emergence est en effet une Sicav, qui se voit dotée progressivement de compartiments destinés à couvrir toutes les classes d’actifs. En outre, les deux gagnants sont en cours de rapprochement. En avril dernier, Next AM, contrôlé par La Française, a acquis une participation minoritaire dans NewAlpha auprès d’Ofi AM, son actionnaire historique. Mais le premier n’ayant pas l’agrément de société de gestion, c’est le second qui exercera la délégation pour le compartiment actions. En dehors des tâches administratives, NewAlpha aura donc la responsabilité de sélectionner les jeunes sociétés de gestion françaises spécialisées dans la classe des actions et quasi-fonds propres. Emergence leur confiera des capitaux à l’occasion de leur première levée de fonds. Les ambitions internationales de l'élu ont également pesé dans le choix du conseil d’administration d’Emergence, réalisé avec le concours technique de Morningstar. Les seuls véritables concurrents de NewAlpha-Next AM étaient d’ailleurs anglo-saxons. Next AM va pouvoir débuter la commercialisation du compartiment actions. Les responsables d’Emergence espèrent collecter au moins 150 millions d’euros, autant que pour la levée du premier compartiment de fonds de performance absolue. Mais ils espèrent bien davantage - idéalement jusqu'à 300 millions. En effet, le deuxième compartiment est plus consensuel que le premier, assimilé à la gestion alternative. Plusieurs caisses de retraite, comme l’Agirc-Arrco, et mutuelles, telles que Malakoff Médéric ou AG2R La Mondiale, avaient poliment repoussé l’offre en performance absolue mais avaient fait connaître leur intérêt de principe pour le compartiment actions en gestation. Les espoirs sont d’autant plus importants que les investisseurs institutionnels se tournent à nouveau vers cette classe d’actifs. Source : L’Agefi
Dans le cadre de la poursuite de la diversification de ses placements et en cohérence avec les cinq valeurs de sa charte ISR, l’Etablissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (ERAFP) vient d’attribuer 1 mandat actif et 2 mandats stand-by de gestion d’actifs immobiliers en Europe. En 2012, l’ERAFP a lancé une procédure négociée dont l’objet est l’attribution de mandats immobiliers Europe ISR. A l’issue de la procédure de sélection, l’Etablissement a décidé d’attribuer le mandat actif à AXA Real Estate Investments Managers SGP. CBRE Global Investors France SGP et LaSalle Investment Management SAS sont les gérants suppléants. Le mandataire gèrera un portefeuille d’actifs immobiliers non cotés situés en Europe, dans les pays membres de l’OCDE. Les investissements seront principalement réalisés dans des actifs de bureaux et commerces mais pourront également concerner de l’habitation ou encore des locaux d’activités et entrepôts. A titre indicatif, les montants investis à un horizon de trois ans pourraient être de l’ordre de 350 millions d’euros. La durée du marché est de dix ans.
Alain Isambert, Administrateur et Trésorier de la Fondation MAIF à l’occasion d’une conférence organisée par Agicam (AG2R La Mondiale)et Active Asset Allocation : Reconnue d’utilité publique en 1989, la Fondation MAIf est dotée d’un capital de 11,4 millions d’euros. Le montant des portefeuilles de placement avoisinent actuellement 14 millions d’euros. Les revenus générés part ces placements sont consacrés au financement de projets de recherche et à leur valorisation. La Fondation engage en moyenne 600 000 euros par an. Le cahier des charges de la Fondation impose : de préserver impérativement les dotations en capital (contrainte comptable de bilan) une partie des placements (de l’ordre de 1 millions d’euros doit être réalisable à court terme de pouvoir prélever annuellement 0.6 million d’euros une forte préférence pour une gestion en supports ISR Les critères de choix des gérants sont : le coût de la gestion qualité et transparence de l’information de la gestion degré d’ouverture des supports de gestion Choix du mandataire pour la gestion financière : AGICAM en partenariat avec et Active Asset Allocation, du fait d’un modèle original qui privilégie la maîtrise du risque au rendement et une allocation dynamique par opposition à une allocation fixe, des coûts de gestion faibles, une véritable approche ISR. Intérêt pour la Fondation MAIF de l’approche « allocation dynamique » par rapport à l’approche « allocation fixe » : ne nécessite pas de faire des prévisions de rendement (évite d’avoir à faire des « paris » sur l'évolution des classes d’actifs ») ni de déterminer une allocation stratégique d’actifs cible (les évolutions futures sont indépendantes des évolutions passées) en cas de hausse des marchés actions, un portefeuille à allocation fixe a tendance à être sous-investi et à l’inverse en cas de baisse, tendance à être sur-investi la volatilité dans l’approche c??ur/satellite est limitée par l’application d’une perte maximale ou d’un gain maximum par rapport au plancher de protection ou au plafond de performance Limites de l’approche : essentiellement liées à la marge de man??uvre qui est elle-même fonction des évolutions des marchés financiers et des retraits opérés. la qualité du modèle et sa relative récence la performance est difficilement comparable à celle d’un benchmark car elle répond à un objectif de risque
D’après L’Agefi, le fonds de La Banque Postale AM sponsorisé par la CNP a racheté 45 millions d’euros de créances bancaires et veut doubler sa capacité à 1,1 milliard d’euros. Le fonds de dette immobilière et infrastructure de La Banque Postale Asset Management (LBP AM) entre dans le dur. Après un premier closing à 500 millions d’euros, dont 300 millions apportés par CNP Assurances, ce fonds commun de titrisation (FCT) a démarré ses emplettes ces dernières semaines en achetant, auprès de deux banques, 20 millions d’euros de créances liées à une concession française de réseaux de chaleur et 25 millions de dette d’un ensemble de bureaux et commerces à Paris, en Allemagne et en Belgique. «Nous figurons parmi le premier lot d’investisseurs à reprendre une fraction de ces portefeuilles, sachant que la banque française arrangeuse de l’opération en conserve une partie, explique Vincent Cornet, directeur de la gestion de LBP AM, qui prend 9% de la dette du parc immobilier et 13% de celle du projet d’infrastructure. Nous avons été attirés par la qualité des dossiers et le rendement légèrement supérieur à l’objectif de notre fonds malgré la compression de spreads de crédit, soit plus de 300 points de base au-dessus de l’Euribor». Le FCT a 100 millions d’euros d’opérations en vue et compte en réaliser une par compartiment chaque semaine. «Nous comptons porter la taille du fonds à 1,1 milliard d’euros d’ici à fin novembre et lancer un nouveau millésime tous les deux ans», annonce Vincent Cornet. «Pour la diversification et la taille critique du produit, un montant de 500 millions d’euros n’est pas suffisant, complète Mikaël Cohen, directeur des investissements de CNP Assurances. De notre côté, nous comptons avoir une part proche de 50 % environ dans le fonds, sans être majoritaire». La quote-part de l’assureur passera de 300 millions à 500 millions, auxquels peuvent s’ajouter des co-investissements dans des compartiments dédiés. La CNP a par ailleurs annoncé récemment qu’elle investira, sous trois ans, 2 milliards d’euros dans la dette d’infrastructure via la BFI de Natixis, la banque de gros de son autre partenaire historique, les Caisses d’Epargne. «Cela représente 2 % du portefeuille d’assurance vie des Caisses d’Epargne, indique Mikaël Cohen. Nous pensons que la nouvelle réglementation annoncée demain permettra de simplifier les montages, mais les FCT de prêts à l'économie ne pourront représenter plus de 5% du portefeuille des assureurs». Selon une source de marché, la CNP pourrait également contribuer à hauteur de 80 millions (soit 10%) au futur fonds de place d’obligations d’ETI.
L’OPCI Médicis a porté ses actifs sous gestion à 260 M€ au travers d’une vingtaine de lignes, majoritairement investi en bureaux, mais bénéficiant aussi de murs d’hôtel comme ceux de Pullman et Ibis en face du château de Versailles. Depuis que Corum AM gère cet OPCI, créé dans une logique d’externalisation de la compétence immobilière, il a été décidé de concentrer les investissements dans l’immobilier de bureaux neufs labélisés et bénéficiant de baux longs et fermes, avec, notamment, les achats des sièges d’Europcar dans le parc d’affaires de Val Saint-Quentin. Corum AM devrait poursuivre cette politique d’acquisition de bureaux neufs labélisés, mais en province, et renforcer la diversification en recherchant des actifs de santé (EHPAD, SSR , MCO). La politique d’acquisition reste guidée par les opportunités, avec une exigence de rendement de 6 à 7 % en moyenne pour un profil de risque Core.
Depuis le 1er janvier 2013, l’UMR a décidé de confier un mandat de gestion à Egamo pour l’ensemble de son portefeuille obligataire, soit environ 4 milliards d’euros. Ce mandat a permis à Egamo d’atteindre un montant total d’encours géré de 7,3 milliards d’euros. A la suite de l’attribution de ce mandat, les actionnaires d’Egamo - le groupe MGEN, actionnaire majoritaire, et OFI Partenaires - ont proposé à l’UMR d’entrer au capital de la société de gestion. Cette proposition répond au souhait de l’UMR d'être partie prenante à la stratégie d’Egamo et de contribuer à l’adéquation des moyens techniques et humains mis ??uvre pour la gestion de ses encours. Un transfert d’actions a été opéré le 3 juillet 2013. La répartition du capital d’Egamo est désormais la suivante : groupe MGEN : 64%, UMR : 20%, OFI partenaires : 16%. En parallèle, deux représentants de l’UMR ont intégré le conseil d’administration d’Egamo : Alain Hernandez et Bernard Goujon, respectivement président et administrateur délégué de l’UMR.
Cédric Fouché, Gérant de fonds de fonds, AG2R La Mondiale à la rédaction de www.institinvest.com : Actuellement, il semble intéressant de privilégier les approches value. Ces dernières années, ce style a sous-performé par rapport à la gestion de croissance. Les bons gérants value devraient donc rattraper ce retard cette année en bénéficiant d’un retour à la moyenne dans les prochains mois. Je fais de la sélection d’OPCVM traditionnels et alternatifs de type Newcits et je participe à la construction et au suivi de fonds de fonds pour les unités de comptes du groupe AG2R - La Mondiale. Pour cela, nous avons une approche de type c??ur-satellite. Dans le c??ur (35 à 55% des encours) sont logés des fonds indiciels car nous croyons à l’efficience des marchés. Néanmoins, nous consacrons en moyenne 40% du portefeuille à la gestion stock-picking. Quand la volatilité est importante, nous avons tendance à renforcer nos investissements dans les fonds indiciels, ce qui nous permet de sécuriser une partie de nos profits. Et quand, à l’inverse, elle baisse, nous augmentons la part de nos investissements en stock-picking. Depuis octobre-novembre 2012, certains stock-pickers ont généré beaucoup d’alpha et nous avons ainsi pu en profiter. Nous préférons sécuriser notre c??ur en investissant dans des fonds indiciels et les fonds pressentant un faible « écart de suivi » par rapport à l’indice car les stock-pickers peuvent se tromper même quand les conditions de marché sont favorables. Nous ne pouvons pas prendre trop de risques si nous voulons continuer à pouvoir honorer nos engagements. Or, les stock-pickers qui arrivent à générer de la performance sur le long terme sont assez rares. Pour investir dans un fonds stock-picking long only, nous avons besoin que celui-ci affiche 120 millions d’euros d’encours. Pour un fonds long short, les ratios d’emprise sont moins importants. Par conséquent, le fonds peut afficher seulement 40 à 50 millions d’euros d’encours.
Christian Matécat, directeur comptable et finances de la Cavamac (Caisse de retraite des Agents Généraux d’Assurances) lors d’une conférence organisée par Aberdeen sur la prime de liquidité : Au regard de notre horizon de placement long, 40 ans en moyenne, la Cavamac détient 45 % d’actions. Au sein de cette poche, l’exposition aux actions euro est de 37% et 8% sur les actions internationales. Nous ne sommes pas soumis aux contraintes du type Solvabilité I ou II, mais à des limites de risques propres aux caisses de retraite libérales. Le portefeuille obligataire comporte des titres dont la notation est comprise entre AAA et BBB (20% max), sans que l’on puisse descendre en dessous de ce seuil réglementaire. La part des actifs obligataires doit être au minimum de 30%. En revanche, sur les obligations convertibles, il est possible d’intégrer jusqu'à 30% de titres non notés (NR), considérant qu’ils sont détenus la plupart du temps jusqu'à l'échéance. Depuis 2011, la gestion alternative n’est plus présente dans les portefeuilles de la Cavamac, et aucun changement n’est prévu sur cette classe d’actifs.
Jean-Pierre Cave, Trésorier général du Groupe Pasteur Mutualité lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : Pour ma part, j’aime bien les « small caps ». Cela dans une volonté de recherche de la performance plutôt que du rendement. Nous nous intéressons aussi aux produits de rendement, mais plutôt à travers des fonds de « minimum variance ». Mais cela ne constitue pas l’essentiel de nos portefeuilles, par rapport à la poche actions, 2-3 % sur 17 %... À notre façon, nous avons investi dans le secteur de la santé ; c’est notre coeur de métier. Selon moi, dans les années futures, ce secteur sera très performant. Quant à l’allocation, nous ne l’avons pas modifiée sur la zone euro. Nous avons surtout renforcé notre poche Etats-Unis. En ce qui concerne les actions, nous sommes uniquement investit en fonds ouverts. Pour les obligations, nous sommes en mandat et en gestion directe. Nous bougeons peu. Il faut vraiment que nous enregistrions des contre-performances, que nous ne croyions plus aux gérants pour arbitrer. Nous faisons très peu d’arbitrages. Il faut que nous soyons vraiment déçus par la gestion et encore il peut y avoir des accidents et nous pardonnons à nos gérants d’avoir des passages à vide.
Christophe Aubin, directeur adjoint des investissements de Crédit Agricole Assurances à l’occasion d’une conférence organisée par Aberdeen sur la prime de liquidité : La direction des investissements groupe investit sur l’ensemble du spectre des actifs de diversification avec une préférence pour l’immobilier prime et la gestion alternative, dont les portefeuilles peuvent être liquidés sur une période de 6 mois et un an. Le groupe privilégie les fonds de fonds multigérants et multistratégies ainsi que les comptes gérés. En termes de stratégie, nous nous positionnons sur l’arbitrage (futures).
Afin de renforcer la sécurisation et l’expertise de la gestion obligataire, l’UMR a mené un appel d’offres retreint lors du quatrième trimestre en vue de sélectionner un gérant de mandat assurantiel sur les obligations diversifiées zone euro, pour un montant de 200 millions d’euros. A l’issue de la procédure de sélection interne, le conseil d’administration de l’UMR a décidé de confier la gestion du mandat à Amundi AM.
En vue d’apporter une solution innovante de mobilisation du patrimoine immobilier des personnes âgées, confrontées à une baisse relative de leurs revenus, la CDC a conduit au cours de l’année 2012 des travaux portant sur un projet de viager intermédié. Le projet de viager intermédié se rapproche des initiatives de viager mutualisé qui ont vu le jour ces dernières années en France. Suite à une étude menée au cours de l’année 2012, la Caisse des Dépôts a décidé : d’instruire le principe d’un investissement limité, conditionné au montage effectif d’un véhicule d’investissement plus important, associant d’autres investisseurs institutionnels ; d’engager des discussions avec d’autres investisseurs institutionnels. Clément Lecuivre, Direction de la Stratégie et Joël Prohin, Direction des Finances de la CDC sont en charge du projet.
Le FRR a lancé un appel d’offres visant à sélectionner un à trois prestataires pour la gestion financière de mandats de gestion active investis en actions japonaises. Pour ce marché, la procédure de marchés publics retenue est celle d’un appel d’offres restreint. Cet appel d’offres concerne la gestion active d’un à trois mandats qui devront mettre en oeuvre une exposition aux actions japonaises toutes capitalisations. A titre purement indicatif, le FRR estime que le montant global des fonds donnés en gestion pourrait être fixé à 400 millions d’euros. Chacun des mandats du présent marché est conclu pour une durée de quatre ans à compter de sa notification avec possible reconduction d’un an. On entend par gestion active la mise en oeuvre de décisions d’investissement induisant des positions individuelles différentes de celles de l’indice de référence, dans les conditions qui seront définies dans le mandat de gestion, dans le but d’atteindre un surcroît significatif de performance. Le candidat déterminera le style de gestion le mieux adapté à l’appel d’offres. L’indice de référence aura des caractéristiques similaires à l’indice ftse Japan All Cap , il sera précisé dans le mandat de gestion. L’univers d’investissement sera composé des sociétés composant l’indice et de sociétés ayant leur siège social au Japon. Le budget de risque ex ante ( tracking error ) maximal sera de 10 %. Pour lire l’avis complet : cliquez ici
Les placements (immobilier, valeurs mobilières, titres mis en équivalence) représentent 75,7 Mds€ à fin 2012 contre 72,6 Mds€ en 2011. Le contexte de baisse des taux obligataires, de hausse du CAC 40 et de résistance du marché immobilier a permis un accroissement significatif de 5 milliards d’euros des plus-values latentes du groupe. Ces dernières s'élèvent au 31 décembre 2012 à 9,3 Mds€ (4,3 Mds€ pour 2011). Le portefeuille de placements se compose pour l’essentiel d’obligations (77%) et d’actions à hauteur de 15% « depuis le retour de Covéa sur le marché actions début 2009 », rappelle Sophie Beuvaden, directrice générale chargée des finances. Le groupe a cédé les 300 millions d’euros qu’il possédait en emprunts d’Etat espagnol et a par ailleurs réduit son exposition à l’Irlande et au Portugal. Sophie Beuvaden indique en revanche que Covéa s’est positionné sur l’Italie au regard de son amélioration macroéconomique, notamment par rapport à la France. Covéa ne s’intéresse pas aux prêts aux entreprises et aux infrastructures. La directrice générale chargée des finances précise que le groupe a pour habitude d’investir seulement dans les actifs qu’il est en capacité d’analyser lui-même, ce qui n’est pas le cas avec ce type de portefeuilles, ajoute-t-elle. Si Covéa souhaite faire passer la part d’immobilier dans ses actifs de 6% à 9 ou 10%, la prudence reste cependant de mise. La Sgam a notamment refusé l’offre d’une banque portant sur un portefeuille d’environ 200 millions d’euros. Les banques hésitent à accompagner un financement immobilier au-delà de 5 ans, explique Sophie Beuvaden.
Louis Péponnet, directeur de la Caisse de Retraite des Notaires à la rédaction de www.institinvest.com : Nous avons en portefeuille les 30 meilleurs titres du CAC 40, et nous souscrivons en direct des obligations que nous portons jusqu'à leur échéance. Nous avons également renforcé nos positions en fonds ouverts. Certes, ils nous coûtent un peu plus cher en commissions, mais ils sont plus liquides et nous n’hésitons pas à les faire tourner. Les fonds dédiés, au nombre d’une dizaine, ne représentent plus que 17 % de nos actifs financiers hors immobilier. Nos actifs se répartissent actuellement entre 32 % d’actions, 42 % de taux, 20 % d’immobilier (valeur de marché) et 5,1 % de produits de diversification, essentiellement des produits structurés. Depuis environ un an, nous veillons à ne pas voir baisser la part des actifs risqués. 2012 a été une bonne année, marquée par une forte tendance directionnelle. Nos actifs financiers ont progressé de 18 %, pour atteindre près de 2 milliards d’euros d’encours.
Pour rappel, la CDC a lancé en avril 2013 une consultation pour la gestion d’un mandat d’obligations de petites entreprises (notamment ETI) d’un montant maximum de 1 milliard d’euros. Les autres donneurs d’ordres sont notamment ACMN Vie, Aviva Vie, Banques Populaires Vie, CNP, CCR, Generali Vie, Groupama, HSBC Assurances, Sogecap. Ils s’engagent à participer à la création d’un fonds obligataire et y investir directement ou indirectement jusqu'à 1 milliard d’euros. Selon nos informations, les deux gérants retenus seraient BNP Paribas IP et Tikehau, respectivement, pour 75 % et 25 % des montants investis.
Les prêts souscrits par l’assureur français iront jusqu'à 500 millions d’euros Les assureurs se ruent en ce moment vers le financement des projets d’infrastructures. Après CNP Assurances la semaine dernière, AXA a annoncé mardi qu’il allait investir 10 milliards d’euros dans la dette d’infrastructure au cours des cinq prochaines années. «???Cette initiative fait partie de la stratégie de diversification des investissements crédits du groupe et a pour objectif de tirer profit des avantages liés aux caractéristiques de la dette infrastructure, bien adaptées aux besoins d’un investisseur long terme comme AXA???», explique le deuxième assureur européen. Pour mémoire, CNP Assurances prévoit d’y consacrer 2 milliards d’euros en trois ans. Les raisons de cet engouement croissant pour ce type de placement ne manquent pas. La dette d’infrastructure permet aux assureurs de faire coïncider leurs actifs avec leurs engagements de long terme vis-à-vis de leurs clients. Elle présente aussi un profil rendement-risque intéressant. Le tout dans un contexte réglementaire moins favorable à l’investissement en actions et dans un environnement de taux bas qui rend les dettes d’Etat moins attractives. Financer l'économie réelle Concrètement, AXA laissera à sa filiale immobilière AXA Real Estate le soin de souscrire des prêts finançant des projets d’infrastructure «???allant jusqu'à 500 millions d’euros???». Ces projets seront situés «???dans les économies développées???». «???Ce nouvel investissement illustre également le rôle que les sociétés d’assurance peuvent jouer dans le financement de l'économie réelle???», ajoute Laurent Clamagirant, le directeur des investissements d’AXA. Il s’inscrit «???dans la continuité de l’initiative prise en 2005 sur le marché de la dette immobilière commerciale, et du lancement en 2012 de la plate-forme européenne de prêts aux entreprises de taille intermédiaire???». L’an dernier, l’assureur s’est lancé dans le prêt à des ETI non cotées en France, en partenariat avec la Société Générale et le Crédit Agricole. Une initiative qu’il va répliquer en Allemagne avec Commerzbank.
Le Gouvernement, dans le prolongement des mesures déjà annoncées en novembre 2012, réaffirme sa volonté d’apporter une solution pérenne et globale au problème des emprunts structurés les plus sensibles, contractés dans le passé par de nombreuses collectivités locales et leurs groupements. Le Gouvernement proposera la mise en place d’un nouveau fonds de soutien pluriannuel. Ce fonds se verra doté de moyens significatifs, notamment par une contribution du secteur bancaire. Les modalités du fonds seront arrêtées en étroite coopération avec les collectivités locales et viseront en particulier à faciliter la conclusion de transactions entre les banques et les collectivités locales ou leurs groupements, sur une base acceptable par l’ensemble des parties. Ce nouveau plan tient compte également de la décision récente du tribunal de grande instance de Nanterre. Afin notamment de préserver les finances publiques, le Gouvernement soumettra au Parlement une disposition législative permettant d’assurer la sécurisation juridique des contrats de prêt en cours aux collectivités locales omettant la mention formelle du taux effectif global et de mieux proportionner les conséquences d’une erreur dans le calcul de ce taux. Les caractéristiques détaillées du dispositif seront précisées lors de la prochaine réunion entre l’Etat et les collectivités consacrée au Pacte de confiance et de responsabilité qui se tiendra en juillet prochain. Les mesures législatives seront proposées au Parlement à l’automne 2013.
Romain Durand, Responsable des investissements de SHAM à la rédaction de www.institinvest.com : Nous avons été amenés à augmenter le poids de la gestion monétaire dans notre portefeuille afin de nous adapter aux conditions de marché actuelles. Nous sommes ainsi passés d’une poche monétaire résiduelle à une poche monétaire tactique correspondant mieux à nos prévisions économiques et de taux sur le moyen terme. En effet, le risque de remontée des taux longs et courts étant perceptible, notre poche monétaire a nécessairement augmenté mais sur des produits anciens et bien connus de tous mais nouveaux au sein des actifs de Sham. En effet, la baisse du rendement sur les produits obligataires et monétaires nous a conduit à investir au sein de produits alternatifs aux fonds monétaires classiques. Nous avons privilégié les comptes et dépôts à terme mais aussi, les comptes courants rémunérés qui offrent des performances intéressantes et parfois supérieures au marché obligataire Investment Grade de la Zone Euro et qui ont des maturités plus longues ! Le principal inconvénient connu de tous concernant les dépôts et comptes à terme reste sa liquidité moyenne, ces produits étant assortis à des taux de pénalité en cas de sortie anticipée. L’investisseur doit ainsi être plus attentif à ses contraintes de sortie de cash et doit choisir des maturités adaptées. Retrouvez Romain Durand dans notre Panel consacré à la gestion monétaire : Ecoutez le podcast du Panel Gestion monétaire : son avenir est-il menacé ? Téléchargez le compte rendu du Panel
Eric Dubos, responsable de la gestion financière du portefeuille obligations du groupe MACSF : Même si nous allons continuer à investir en obligations d’entreprises, la tendance est désormais à l’atténuation du risque par un recours accru aux emprunts d’Etats et aux actifs bénéficiant d’une notation AAA telles que les obligations foncières. Si le poids de la poche obligataire (75 %) n’a rien de surprenant pour un assureur, sa composition apparait plus inédite puisqu’elle n’attribue qu’une faible pondération aux emprunteurs souverains (20 %) pour privilégier les banques (20 %) et surtout les corporates (60 %). Jusqu'à présent, les investissements en obligations d’entreprises n’ont été soumis à aucune restriction en matière de durée ou de notation, bien que l’application de Solvabilité II ait précipité la cession de titres longs et mal notés.