Le FRR a lancé un appel d’offres visant à sélectionner un ou plusieurs prestataires pour la gestion financière de mandats de gestion active investis en actions grandes et moyennes capitalisations des Etats-Unis. Pour ce marché, la procédure de marchés publics retenue est celle d’un appel d’offres restreint composé de deux lots : Lot 1 : « Actions Etats-Unis gestion active « Value » Ce lot concerne la gestion active d’un ou plusieurs mandats qui devront mettre en oeuvre une exposition aux actions de grandes et moyennes capitalisations des Etats-Unis de style « Value ». A titre purement indicatif, le FRR estime que le montant global des fonds donnés en gestion pourrait être fixé à 500 millions d’euros. Lot 2 : « Actions Etats-Unis gestion active « Growth » Ce lot concerne la gestion active d’un ou plusieurs mandats qui devront mettre en oeuvre une exposition aux actions de grandes et moyennes capitalisations des Etats-Unis de style « Growth ». A titre purement indicatif, le FRR estime que le montant global des fonds donnés en gestion pourrait être fixé à 500 millions d’euros. Chacun des mandats du présent marché est conclu pour une durée de quatre ans à compter de sa notification avec possible reconduction d’un an. Les sociétés de gestion intéressées ont jusqu’au 8 juillet 2013, 12h00 (heure de Paris), pour répondre au FRR dans les conditions spécifiées par le règlement de la consultation.
Thierry Dissaux, Président du directoire du Fonds de garantie des dépôts dans une interview publiée par Newsmanagers : Nous avons été contraints de créer avec la Caisse des Dépôts un mécanisme de déversement de liquidités que nos fonds ne parvenaient plus à investir à taux net positif. Nous avons ensuite, et de manière marginale et très contrôlée, assoupli quelques-unes de nos contraintes de gestion de manière à élargir l’univers d’investissement mis à la disposition de nos gérants. Afin d’aller plus loin, nous travaillons actuellement à mettre en place, à l’intérieur de notre enveloppe monétaire, une gestion utilisant des obligations de rendement à échéance. Il s’agit d’une gestion qui devrait porter sur 400 millions d’euros et compter deux gérants choisis par appels d’offres. Contrairement à nos autres gestions, elle sera gérée par mandat directement sur notre bilan, en « buy and hold », et sera backée par une ligne de crédit lui conférant une liquidité immédiate dans toutes les configurations de marché.
CNP Assurances et Natixis ont signé un protocole d’accord en vue d’investir conjointement, via un partenariat, dans des prêts d’infrastructures. CNP Assurances voit dans cette classe d’actifs des opportunités d’investissement intéressantes lui permettant de diversifier son portefeuille d’actifs tout en bénéficiant d’un profil rendement-risque attractif. Par ailleurs, en tant qu’investisseur institutionnel français majeur, CNP Assurances entend assumer son rôle dans le financement de projets d’infrastructures afin de promouvoir une croissance durable, efficace dans l’utilisation des ressources et créatrice d’emplois, dans l’esprit de la stratégie Europe 2020. Natixis est un établissement financier français de premier plan et un acteur de référence sur le marché des financements d’infrastructures. Natixis a développé une plate-forme opérationnelle destinée à faciliter l’accès des investisseurs institutionnels à cette classe d’actifs. Les principales caractéristiques de l’accord entre CNP Assurances et Natixis sont les suivantes : Natixis sera chargée d’originer et de proposer à CNP Assurances de nouvelles opérations sur le marché primaire de la dette infrastructure répondant aux critères retenus par les deux parties (pays, secteurs, devises, etc.) ; Après application de ses propres procédures d’analyse et approbation par son comité crédit, CNP Assurances sélectionnera les opérations qu’elle souhaite financer en visant un investissement unitaire compris entre 50 et 150 millions d’euros ; Natixis conservera une part significative de chaque prêt à son bilan, afin d’aligner les intérêts des deux parties pendant toute la durée de vie de l’opération ; CNP Assurances vise à se constituer ainsi un portefeuille de financements d’infrastructures d’un montant pouvant atteindre 2 milliards d’euros en trois ans ; Natixis assurera le servicing et la gestion des actifs de ce portefeuille. Un accord de partenariat similaire avait été signé en décembre 2012 entre Ageas et Natixis. Fort de ce nouveau partenariat avec CNP Assurances, Natixis et ses partenaires sont désormais en mesure de réunir des fonds significatifs pour financer des projets d’infrastructures en Europe. Natixis poursuivra le développement de sa plate-forme dédiée aux infrastructures en l’adaptant à d’autres devises.
Pierre Michel, directeur général adjoint chargé des finances de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) à la rédaction de www.institinvest.com : Nous gérons au total 8,7 milliards d’euros d’actifs en valeur de marché (chiffres au 31 décembre 2012), dont 1,8 milliard sous forme de fonds, et le reste en direct. Nos actifs se décomposent de la manière suivante : 10 % de monétaire, 66 % d’obligations, 8 % d’actions, 8 % d’immobilier et 5 % de diversifiés. Sur les 10 % de placements monétaires et de trésorerie, 6 % sont en devises car 38 % de notre activité de réassurance est réalisée hors de France et en partie hors zone euro. Nous détenons 4 % de monétaire en euro, nécessaires au règlement des sinistres, mais nous cherchons à en avoir le moins possible. Nous bénéficions, hors année de catastrophe naturelle majeure, d’un fort cash-flow positif lié non seulement aux primes de réassurance que nous percevons, mais aussi, aux intérêts financiers et aux tombées obligataires. Cela nous autorise à ne disposer que d’un minimum de trésorerie en euro. Nous détenons 8 % d’actions dans le portefeuille. Nous ne nous sommes pas dotés des ressources internes qui nous permettraient d’investir en titres vifs, qui ne représentent que 0,5% de nos investissements. Le reste est constitué de fonds. C’est donc environ 7,5% de nos actifs qui sont répartis sur une trentaine de positions actions, auprès d’une vingtaine de sociétés de gestion. Ce nombre est plus élevé que chez la moyenne des assureurs, ce qui témoigne de notre processus d’investissement particulièrement exigeant. Nos trois gérants analysent les sociétés de gestion, les équipes, les fonds, disposant pour cela d’une base de données propriétaire. En outre, le comité financier d’investissement, en présence de notre présidente-directrice générale, Stéphane Pallez, valide ces analyses. Le processus d’introduction d’un fonds sur notre liste d’achat est méticuleux. Notre appréhension du risque est très réfléchie, et d’ailleurs jamais nous n’avons été en situation de moins-values globale sur le portefeuille.
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) lancera « probablement en septembre et au plus tard fin 2013 » un appel d’offres portant sur les obligations américaines. Si aucun détail n’a été communiqué sur les montants et le nombre des mandats qui seront mis en jeu à cette occasion, Thibault Sybillin, chargé de la sélection des sociétés de gestion de l’ERAFP, a néanmoins révélé que le crédit US sera une des composantes de cet appel d’offres restreint. Après le lancement début avril de deux appels d’offres restreints, l’un portant sur trois mandats de gestion « actions de petites capitalisations France » et l’autre sur trois mandats de gestion « actions de moyenne en grande capitalisation - Etats-Unis », l’appel d’offres sur les obligations américaines constituerait pour 2013 le dernier volet du déploiement de la politique d'élargissement de l’univers d’investissement de l’ERAFP. En 2014, un appel d’offres pour des mandats de gestion « Pays émergents » viendrait compléter la diversification de l’allocation d’actifs de l'établissement dirigé par Philippe Desfossés. Pour rappel, L’ERAFP gère les retraites additionnelles des fonctionnaires (4,6 millions de personnes). Ses ressources proviennent des cotisations sur les rémunérations « accessoires » (primes, indemnités, heures supplémentaires, etc.). Il gère actuellement 14 milliards d’euros. gère actuellement 14 milliards d’euros.
Jean-Louis Charles, directeur des investissements d’AG2R La Mondiale dans un article publié par Option Finance : Cette année, nous avons cependant décidé de réinvestir sur des actions et l’immobilier pour, au moins, maintenir notre allocation d’actifs en relatif. Sur les 2,5 milliards à 3 milliards d’euros de flux que nous plaçons chaque année sur les marchés, nous avons donc prévu d’en investir 10% en immobilier et le solde en obligations. Cette stratégie s’inscrit dans un nouveau contexte puisque l’entrée en application de Solvabilité 2 s'éloigne et les mesures transitoires de ce texte devraient nous permettre de nous adapter très progressivement. Ce phénomène, couplé à la nouvelle échelle des rendements sur les marchés entre les actions, l’immobilier et les taux, explique le fait que finalement nous avons retrouvé un certain appétit pour les actions et l’immobilier. Sur l’immobilier, nous allons continuer à nous concentrer sur les immeubles de bureaux dans le quartier central des affaires de Paris. Sur ce créneau où nous investissons en direct, nous privilégions les opérations en Vefa (Vente en état futur d’achèvement) et les restructurations d’immeubles devenus obsolètes. Sur ce dernier segment, nous finalisons actuellement deux opérations de 150 millions et de 110 millions d’euros chacune. En ce qui concerne les actions, nous préférons encore les larges cap européennes, mais nous réfléchissons à diversifier notre portefeuille à la marge vers les émergents. Notre univers d’investissement s’est en effet considérablement réduit puisque nous continuons à nous fixer comme règle d’investir quasi exclusivement dans l’investment grade. Nous aimerions maintenir cette politique, mais nous pourrions à la marge décider d’intégrer le high yield car nous considérons que ce segment peut nous apporter du rendement avec des risques encore maîtrisés. Retrouvez l’interview de Jean-Louis Charles
La marge de solvabilité, en forte progression, représente 4,84 fois la marge réglementaire et 5,54 fois celle-ci, en intégrant les provisions d'égalisation. Il s’agit du niveau de solvabilité le plus élevé atteint par la société. Des résultats financiers solides Les produits financiers de Thélem, qui s'élèvent à plus de 20 523 k€, ont augmenté 68% par rapport à 2011 (en 2011, 7,8 M€ de provisions pour dépréciations à caractère durable avaient été constituées). Ils représentent 7,2 % des cotisations. Pour mémoire, la politique financière se définit autour de trois axes principaux : la poursuite de l’augmentation du compartiment obligataire privé, la mise en place d’un programme d’achats et de valorisation du patrimoine immobilier, l’allègement du compartiment « actions ». Aujourd’hui, l’entreprise a reconstitué et même significativement dépassé les niveaux de plus-values latentes du portefeuille d’actifs financiers d’avant crise. Cette augmentation de valeur est un élément fort de la solvabilité de Thélem assurances et contribue à la porter aux niveaux les plus élevés du marché.
Henri Chaffiotte, Directeur général délégué de la CARMF lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : On sait quel est le style de gestion d’un fonds, mais nous nous déterminons avec la performance globale du fonds et sa volatilité plutôt que par rapport à son style de gestion. Nous recherchons les fonds, évidemment, qui ont la meilleure performance, et qui n’ont pas une forte volatilité. On regarde assez peu les performances à court terme puisque nous avons un horizon de placement assez long. Évidemment, on regarde ce qui s’est passé depuis le début de l’année, mais c’est plus pour la mesure du bêta, pour voir ce qu’ont fait les marchés en général et si cela a une influence sur notre portefeuille. Sur l’alpha, nous raisonnons au minimum sur une période d’un an. Nous allons même jusqu'à trois ans ou cinq ans. Effectivement, s’il y avait un gros soubresaut de marché, ce serait différent. Le choc de 2008 par exemple nous a amenés à modifier un peu notre allocation, notre choix de gérant. Mais depuis le début de l’année, on ne peut pas considérer qu’il y a eu un choc systémique important sur les marchés actions. C’est donc sans influence sur notre stratégie d’allocation d’actifs à moyen terme. Nous avons à la fois de la croissance et de la value dans nos fonds. A cela s’ajoute une partie de gestion directe qui représente un peu moins de 20 % de notre poche actions. Mais là, il s’agit plutôt une gestion opportuniste. La croissance a mieux marché que la value sur la période récente. On essaie plutôt de faire de la croissance sur les marchés en développement en particulier sur tous les marchés émergents, mais nous en avons aussi même en Europe où il y a des entreprises mondialisées en croissance. L’Europe est surtout intéressante sur la value. Ce sont les perspectives de rebond qui sont intéressantes. C’est pour cela que nous gardons nos fonds value, et n’avons pas été tentés de les arbitrer en faveur des fonds de croissance.
Martine Legendre-Kaloustian, Responsable des investissements long terme d’Allianz France, à la rédaction de www.institinvest.com : Aujourd’hui, le portefeuille d’Allianz France contient entre 2% et 3% de Private Equity et private debt, et à moyen terme aura 2% de dettes infrastructures . « Tous ces actifs devraient représenter à moyen terme environ 5% du portefeuille d’Allianz France (contre un peu plus de 3% actuellement), indique Martine Legendre-Kaloustian. Cette part est relativement importante car il s’agit d’actifs illiquides et l’investissement nécessite un important travail de préparation, de mise en ??uvre et de suivi. Nos concurrents n’ont pas forcément le même positionnement même si la tendance est au développement des classes d’actif adossées à de la dette. Dans le Private Equity, Martine Legendre-Kaloustian gère en direct un petit portefeuille de participations stratégiques dans une dizaine d’entreprises. Mais l’essentiel des investissements sont réalisés par le biais des asset managers « maison » qui choisissent des fonds (environ 200). Plus précisément, l’assureur fait appel à deux grandes équipes : Idinvest Partners (ex-AGF Private Equity) avec lequel il garde des liens forts et Allianz Capital Partners qui emploie une cinquantaine de collaborateurs. Enfin, Martine Legendre-Kaloustian investit également dans quelques fonds externes en private equity et en Private debt et dans des véhicules de place (par exemple le FCDE visant à aider les entreprises qui ont souffert de la crise mais ont un potentiel de rebond). Pour l’equity infrastructures et l’investissement dans les énergies renouvelables, Martine Legendre-Kaloustian s’appuie sur l’expertise d’Allianz Capital Partners.
Bertrand Jounin, directeur de la Gestion d’Actifs, Pôle Finances et Performance du groupe de protection sociale Apicil, à la rédaction de www.institinvest.com : Nous avons lancé un appel d’offres fermé sur 2 FCP actions euro, dans le cadre de la gestion de portefeuille retraite. Nous avons souhaité un fonds classique (dédié) portant sur 30 millions d’euros et un fonds de fonds ou de mandats pour 50 millions d’euros. Nous serons très attentifs aux coûts fixes. Pour le reste, nous souhaitons que les deux gestionnaires qui seront retenus soient complémentaires, de façon à assurer une performance globale dans toutes les configurations de marché. Pour chaque lot, 5 sociétés de gestion ont été interrogées et 2 finalistes seront ensuite consultés à l’oral.
Pierre Michel, directeur général adjoint chargé des finances de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) à la rédaction de www.institinvest.com : Nous gérons au total 8,7 milliards d’euros d’actifs en valeur de marché (chiffres au 31 décembre 2012), dont 1,8 milliard sous forme de fonds, et le reste en direct. Nos actifs se décomposent de la manière suivante : 10 % de monétaire, 66 % d’obligations, 8 % d’actions, 8 % d’immobilier et 5 % de diversifiés. La crise nous a incités à imaginer des scénarios de stress et un super scénario adverse. Nous avons ainsi identifié le montant d’actifs que nous pouvions nous permettre de consacrer à des placements peu liquides. L’immobilier par exemple. En 2013, nous avons donc décidé d’investir en OPCI afin de nous diversifier. Cette dernière famille de placement est sous la responsabilité de l'équipe qui gère les investissements immobiliers. Le patrimoine immobilier de CCR Avec l’acquisition, en mai 2012, de deux immeubles à usage de bureaux, d’une surface de 9 000 m², situés au 25 rue de Courcelles et au 157 boulevard Haussmann, Paris 8e, CCR détient, en direct ou à travers des sociétés par actions simplifiées, 26 immeubles situés dans Paris et en première couronne parisienne. Ce patrimoine immobilier se compose de 17 immeubles d’habitation, dotés pour certains de commerces en pied d’immeuble, et 9 immeubles de bureaux, dont le siège social. Ces immeubles développent 101 000 m². Ils ont procuré en 2012 un revenu locatif net de charges non récupérables de 17,3 M€. L’immobilier représente 4,3 % des placements en valeur comptable et 7,8 % en valeur d’expertise dont 59 % en habitation et commerce et 41 % en bureaux. Il recèle des plus-values latentes de 348,9 M€ à fin 2012.
Joëlle Castiglione, agent comptable à la CRPCEN, La Caisse de Retraite et de Prévoyance des Clercs et Employés de Notaires lors d’une matinée de formations institutionnelles organisée par Morningstar : Les instances dirigeantes de mon régime ont décidé de réaliser une partie des investissements possibles dans la classe d’actifs obligataire. Les investissements de diversification sur l’obligataire s'élève à 50 millions d’euros. Nous sommes accompagné du consultant Insti 7 qui nous aide à faire des prospections, et qui a proposé de ne pas choisir un gérant mais de diversifier nos investissements afin d'éclater le risque, dans une logique prudentielle. Sur les loans, cela paraît assez novateur et puis, en terme de durée d’investissement, cela ne semble pas correspondre avec la classe d’actifs que nous recherchons aujourd’hui. Mais les contextes évoluent, c’est une piste à approfondir tout de même.
Selon nos informations, la caisse de retraite IRP Auto a procédé à une remise en jeu de ses mandats de gestion sur la partie retraite, soit environ 500 millions d’euros. Avec l’assistance de son consultant Insti 7, les résultats sont attendus le 31 mai. IRP Auto avait jusqu'à présent recours à 5 gestionnaires sur des mandats de gestion diversifiée, dont Lazard Frères, Rothschild&Cie Gestion et HSBC AM. L’allocation d’actifs d’IRP Auto (sur la partie prévoyance) est d’environ 80/85% d’obligations, entre 15 et 20% d’actions et un peu de monétaire pour la trésorerie.
Hydralis OFP est l’institut de retraite professionnelle chargé de gérer les pensions du personnel statutaire de Vivaqua. Le marché porte sur la gestion d’actifs financiers à investir en titre cotés (actions et obligations) sans limitation de l’univers d’investissement. Le montant des fonds confiés en gestion sera de +/- 35 millions d’euros initialement mais pourra être porté à +/- 100 millions d’euros pendant la durée du marché. La répartition des fonds à investir tiendra impérativement compte de l’allocation stratégique suivante : au moins 25% en actions et au moins 25% en obligations. La durée du marché sera normalement de 5 ans. Pour lire l’avis complet : cliquez ici
A fin 2012, le groupe CNP Assurances gérait un encours de 290 milliards d’euros hors unités de compte. En France, les actifs gérés s'élèvent à 260 milliards d’euros. Vincent Damas, Head of funding and investment rules déclare dans Newsmanagers : Nous avons une gestion en architecture ouverte sous forme de fonds ouverts ou dédiés. Cet ensemble, dont j’ai la responsabilité en termes de sélection des fonds, représentait 24 milliards d’euros à fin 2012. Récemment, nous avons sorti un OPCVM de notre sélection car son gérant avait investi dans des sous-jacents iraniens, ce qui est contraire à notre éthique. De la même façon, nous avons sorti de la liste plusieurs fonds investis uniquement en actions françaises car l’univers d’investissement était trop redondant avec la gestion sous mandat de Natixis AM et La Banque Postale AM. Nous assistons actuellement à des transferts de plus en plus nombreux d'équipes entières de gérants qui quittent une société de gestion pour une autre. L’un de ces transferts nous a récemment conduits à stopper notre sélection de fonds de dette émergente d’une société dont l’intégralité des gérants sur cette classe d’actifs était brutalement partie. Ce phénomène profite naturellement aux gérants. Pour notre part, il nous freine dans nos sélections car nous jugeons qu’il est nécessaire de se donner un temps d’observation. Aussi talentueux soient-ils, des gérants évoluant dans un cadre différent peuvent avoir des résultats différents. Par ailleurs, nous échangeons avec les équipes de sélectionneurs de fonds des autres investisseurs institutionnels car il faut bien reconnaître que peu de sociétés nous préviennent du départ d’un gérant, surtout s’il est talentueux... Il est très utile de discuter entre professionnels...
Robert Gravil, Directeur du patrimoine de la Carac, la mutuelle des anciens combattants, à la rédaction de www.institinvest.com : Nous avons souhaité proposer aux entreprises un financement sous forme de placement privé via un fonds commun de placement. Nous avons cherché à monter nous-mêmes directement un fonds avec un partenaire spécialisé dans la dette. Nous avons choisi de le baptiser financement de l'économie française en guise de clin d’??il. La Carac n’a pas la prétention de financer toute l'économie française, mais ce nom permet d’identifier l’objet du fonds et d’afficher la philosophie qui a guidé sa création. Un partenariat de gestion a ainsi été initié au travers d’un fonds dédié géré uniquement pour le compte de la Carac par Tikehau IM. Nous profitons ainsi de la capacité d’analyse de cette société de gestion spécialisée sur les taux. Notre relation est placée sous le signe de la collaboration, par conséquent, nous discutons ensemble des choix et des stratégies à suivre. Les encours ont déjà augmenté depuis sa création. Au départ, 50 millions d’euros ont été alloués pour ce fonds, qui a été créé courant 2012.
ComPlan, la caisse de retraite de Swisscom qui dispose 7,8 milliards de francs suisses d’encours, a réalisé en 2012 un rendement annuel de + 8,95%. La caisse mène une étude actifs-passifs et prépare des changements de stratégie d’investissement en conséquence. Le Conseil de fondation a décidé de réaliser une étude Asset & Liability (actifs et passifs) avec un conseiller externe. Il faut s’attendre à ce que l'étude débouche sur des adaptations de la répartition stratégique de la fortune, explique comPlan dans son dernier rapport annuel. L’année dernière, le régime a investi dans deux fonds immobiliers et a embauché un gestionnaire de couverture de change. PPCmetrics à Zurich agit comme contrôleur, mais ne conseille plus sur les investissements. ComPlan a notamment changé son dépositaire mondial. Depuis le 1er Octobre 2012, le Fonds a préféré UBS à Julius Baer. La catégorie de placement Obligations Monde a fait l’objet d’un changement. La majeure partie des titres issus de deux mandats de gestion de fortune (obligations Europe et Monde) a été transférée vers un fonds institutionnel. Ce fonds reproduit un indice qui tient compte également de la solidité budgétaire des Etats à long terme. Une petite partie des obligations à courte durée résiduelle n’a pas été intégrée dans le fonds. Ces titres sont conservés dans un «portefeuille Legacy» jusqu'à leur échéance et leur remboursement en 2013. Dans la catégorie Placements immobiliers Suisse, les premiers investissements dans une fondation de placement et dans un fonds négocié hors Bourse ont été effectués.
Henri Chaffiotte, Directeur général délégué de la CARMF lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : Nous n’avons pratiquement pas d’ETF dans notre portefeuille. Cela signifie que nous recherchons surtout de l’alpha. Nous réalisons notre allocation d’actifs produits par produits et cherchons plutôt des fonds qui ont de l’alpha. Après, lorsque nous regardons cette analyse, l’alpha pur serait un fonds qui aurait un bêta de 1, mais comme on a des fonds qui peuvent avoir des bêtas qui s'éloignent très fortement, comme le fonds Tobam qui est un peu étonnant de ce point de vue. Nous avons peu de fonds actions globales, dans la mesure où nous raisonnons plutôt par zone géographique ; dans les émergents, nous avons de l’Asie, de l’Amérique latine, voire de l'émergent global, mais nous ne mixons pas. Pas de fonds monde en l’occurrence. On analyse pays par pays, on regarde des fonds États-Unis, des fonds Europe, Europe-Euro et les émergents.
« Depuis deux ans, malgré Solvabilité II, nous avons renforcé nos investissements en actions. Nous avons également acheté de l’or physique en investissant dans l’unique fonds spécialisé présent sur la place de Paris géré par la Financière de la Cité, souligne Gilles Dupin, PDG de Monceau Assurances. De manière plus significative, nous avons cédé nos obligations à taux fixes allemandes, françaises et autrichiennes, au profit des obligations indexées sur l’inflation. Nous avons également arbitré le papier français contre de l’obligation souveraine italienne, afin de réduire un peu le poids de notre investissement dans certaines OATi françaises ». Par ailleurs, le portefeuille comprend 6% de liquidités. « Cette part peut sembler importante mais elle est sécurisante dans l’environnement incertain que nous connaissons actuellement », poursuit Gilles Dupin. Cliquer ici pour découvrir la gouvernance financière de Monceau Assurances.
Description générale des fonds de l’Institut Pasteur par l’Igas : Depuis 2008, le patrimoine mobilier est géré au travers de sept fonds communs de placements (FCP) de droit français dédiés , deux FCP obligataires, deux FCP actions et trois FCP « diversifiés ». Ces derniers « fonds diversifiés » sont des fonds en « multi-gestion », ou des « fonds de fonds », qui détiennent eux-mêmes des parts dans d’autres organismes de placements collectifs en valeur mobilières (OPCVM). Afin de connaître l’exposition exacte de l’institut Pasteur aux risques financiers, il est donc nécessaire d’obtenir la transparence des ces FCP. Source : Mission IGAS Consulter notre article sur la politique de placements de l’Institut Pasteur, d’après le rapport IGAS Les fonds diversifiés de l’Institut Pasteur : Les fonds diversifiés permettent à l’institut Pasteur d’investir, par l’intermédiaire d’autres OPCVM, dans des placements très risqués. Les trois fonds communs de placements sont des OPCVM d’OPCVM. Les fonds diversifiés peuvent investir jusqu'à 100 % de leur actif en parts ou actions d’OPCVM français et/ou européens coordonnés de toute classification. Le fonds Pasteur Allocations 1 est qualifié par l’institut Pasteur de « fonds d’allocation tactique ». En pratique il est investi sur des OPCVM diversifiés, composés de titres obligataires et d’actions. Il s’agit de fonds « grand public » principalement investis sur des titres obligataires et des actions de la zone euro. Le fonds Pasteurs Allocations 2 est qualifié par l’Institut Pasteur de « dynamique ». Son allocation en faveur d’OPCVM investis sur les actions ou sur les obligations des pays émergents ou hors de la zone euro représente une prise de risque élevée pour l’institut. Son allocation de départ est fixée à 65 % actions et 35 % obligations. Le fonds Investissement Socialement Responsable suit la même allocation cible que Pasteur Allocations 2, mais en limitant l’univers d’investissement aux OPCVM avec une dimension « développement durable » ou « éthique » sans que le champ d’investissement couvert soit précisément défini. 03 février 2012 Pasteur allocation 2 - investissement de 10 % du fonds dans « Templeton Asian Growth », fonds action investissant dans les pays émergents asiatiques. Particulièrement exposé aux secteurs énergétique et financier chinois. 03 février 2012 Pasteur ISR - investissement de 15 % du fonds dans « First State GEM sustainability », fonds spécialisé dans les actions de sociétés des pays émergents (50 % de l’allocation en Asie, 16 % en Amérique latine) 23 avril 2012 Investissement de 10 % du fonds Pasteur allocation 1 sur les pays émergents via l’OPCVM « Emerging Markets Total Opportunities (ETOP) » géré par Capital International. 23 juillet 2012 Amadeis recommande de « recentrer l’univers d’investissement de Pasteur ISR sur une seule classe d’actifs : les actions euro/Europe. » alors que l’investissement dans le fonds spécialisé pays émergents a moins de 5 mois. Commentaire de l’Igas : Les choix d’investissement de l’Institut Pasteur au sein des fonds diversifiés apparaissent donc fréquents et, sur la période récente, particulièrement risqués. Ainsi, après les ajustements du premier trimestre 2012, le portefeuille apparaît très exposé aux «pays émergents» à travers des investissements «flexibles», c’est-à-dire sans aucune contrainte de gestion. En sus, à aucun moment la compatibilité de ces investissements avec le cadre de référence des placements n’est mentionnée dans les choix d’allocation tactique. La question du risque sous-jacent ne fait l’objet d’aucun commentaire dans les notes d’investissement de la société de conseil Amadeis. L’Institut Pasteur reste pourtant seul responsable du choix d’allocation finale. Le directeur général adjoint de l’Institut Pasteur est systématiquement destinataire des messages des gérants ou de la société de conseil Amadeis. Il intervient donc directement dans les choix d’allocation au sein des fonds diversifiés. En ce sens, la gestion ne peut être considérée comme entièrement déléguée.