Crédit Agricole Assurances a redéployé une partie de ses actifs vers des financements à destination des entreprises et des collectivités locales. Le 1er bancassureur en France et 2ème assureur vie en France par le montant des primes collectées a également poursuivi activement sa démarche de financement de projets immobiliers d’envergure, sur l’ensemble du territoire. Au total, Crédit Agricole Assurances a investi 1,8 milliard d’euros depuis début 2013 dans l'économie française, dont 700 millions d’euros en financements innovants. En 2012, ce sont plus de 10 Mds € qui ont été investis par Crédit Agricole Assurances dans l'économie française.
Selon nos informations, la Fondation Médéric Alzheimer a lancé un appel d’offres restreint pour sélectionner deux gérants diversifiés pour 50 millions d’euros. La gestion des Fonds Communs de Placement était jusqu'à présent déléguée à deux partenaires financiers : Natixis Asset Management et Allianz Global Investors France. Concernant le non côté, la Fondation collabore avec Idinvest Partners.
Nicolas Dufourcq, directeur général de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), présentait en audition devant les parlementaires la doctrine de l’institution financière. L’ex-numéro deux de Cap Gemini est revenu sur son périmètre d’intervention: investisseur minoritaire actif, sans limite de taille ni de stade d’investissement (des TPE aux ETI, plus rarement les grandes entreprises), dans tous les secteurs à l’exception de l’immobilier, des infrastructures, de la banque, de la presse et des instituts de sondage. Toute exception fera l’objet d’une décision unanime du conseil d’administration. L’institution a prévu « d’investir 9,2 milliards d’euros en direct au capital d’entreprises françaises entre 2013 et 2017, dont 1,7 milliard dans le pôle consacré aux PME, 500 millions dans le capital-risque et 7 milliards dans les ETI et exceptionnellement les grandes entreprises », a déclaré Nicolas Dufourcq. Dans la dernière catégorie, entre 3 et 4 milliards d’euros seront sanctuarisés pour les seules ETI sous forme d’un FCPR. Par ailleurs, 2,7 milliards d’euros seront consacrés à l’investissement indirect (via des fonds).
Vincent Malandain, directeur financier de Thélem assurances, dans un article publié dans Option Finance numéro 1217 : Concernant les marchés, notre plus grande préoccupation concerne la faiblesse des taux d’intérêt. Cette situation rend plus difficile notre choix d’allocation stratégique, car nous devons continuer à optimiser nos rendements sans pour autant prendre trop de risques. Cet environnement affecte à la fois notre compte de résultat et notre passif. Nous avons une richesse potentielle qui se crée au niveau de l’actif par les plus-values ne pourront pas être aussi rentables que par le passé. Nous serons confrontés à une baisse relative de notre niveau de rentabilité . Nos gains en immobilier vont nous permettre de compenser en valeur absolue cette baisse de nos rendements obligataires, mais pas en valeur relative. Par ailleurs, nous avons largement réduit notre exposition actions en vendant des titres, puis en abaissant notre point d’entrée sur cette classe d’actifs, qui se situe désormais en dessous de 3500 points sur le CAC 40. En 2008, nous avons pris une autre orientation importante, en intégrant l’immobilier dans le portefeuille. Nous avons considéré que la crise financière pouvait entraîner un risque inflationniste important. Notre stratégie a donc consisté à acheter des immeubles dans le quartier des affaires du centre de Paris, avec pour objectif qu’ils représentent le même montant que nos capitaux propres. Comme nous prenions déjà des risques sur les obligations privées, nous avons décidé de protéger nos capitaux propres grâce à cette stratégie, en sélectionnant des actifs immobiliers de bureaux de très grande qualité. Pour ces placements immobiliers, nous avions constitué une SCI (Société Civile immobilière) et bénéficié de taux d’emprunts assez attractifs, puisque nous avons obtenu un taux moyen équivalent à celui du taux sans risque. Compte tenu de ces conditions intéressantes, nous avions mis en place un effet de levier extrêmement important. Nous avons alors bénéficié de plus de 200 points de base de gain entre le rendement des actifs immobiliers et le coût du prêt.
Le portefeuille de la Caisse d’Assurance Vieillesse des Pharmaciens (CAVP) comprend 11% d’actions, essentiellement européennes (98% de la poche) gérées via des fonds dédiés confiés à des sociétés de gestion comme BNP Paribas IP, Edmond de Rohtschild AM ou encore Amundi. Néanmoins, depuis 5 ans, la CAVP a augmenté la part des fonds ouverts dans cette classe d’actifs en faisant appel à des asset managers de taille plus modeste comme Métropole Gestion, Mandarine Gestion ou encore Moneta AM. « Nous n’avons pas de gestion thématique en portefeuille car il est difficile de trouver le bon point d’entrée, souligne Alain Pestre. Nous n’investissons plus dans les actions émergentes depuis 2010 car la volatilité est trop forte sur ces marchés. Nous préférons arbitrer avec de la dette émergente en devises locales car, dans tous les cas, nous récupérons le coupon, et cela nous permet d'être exposé à la croissance des pays émergents et à leur devise. Ce type d’investissement est particulièrement intéressant pour une institution comme la nôtre avec un passif très long ».
La SICAV de Place Emergence sera bientôt dotée d’un deuxième compartiment, sur les actions. Il privilégiera les fonds investissant en actions ou en quasi-fonds propres (convertibles, etc.). L’objectif de ce compartiment sera d’incuber des fonds proposant des stratégies innovantes et des compétences spécialisées» et «ayant des ambitions internationales». Une fois le délégataire sélectionné, l’ambition est de collecter entre 150 et 300 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels. Pour rappel, Emergence rassemble les principaux investisseurs de la Place pour apporter des capitaux à gérer aux jeunes sociétés de gestion basées en France, ou souhaitant s’y implanter, et accélérer leur développement dans leurs premières années d’existence. Emergence fournit entre 25 millions et 50 millions à chaque gestionnaire retenu pour trois ans, le partenariat devant durer entre 7 et 10 ans. L’objectif d’Emergence est d’offrir aux investisseurs la performance des fonds incubés et une participation aux revenus futurs des sociétés de gestion. Le fonds leur permettra d’identifier les équipes de gestion les plus prometteuses et de contribuer à leur croissance en leur confiant des capitaux à gérer. La priorité a en outre été donnée à l’attrait du fonds pour les investisseurs, en les plaçant au c??ur de la gouvernance (participation au conseil d’administration, définition des objectifs, désignation d’un comité d’investissement), en choisissant le partage de revenus (sans prise de participation au capital), et en optimisant les contraintes de Solvabilité II (« transparisation » du portefeuille). Les gérants intéressés ont jusqu’au 21 mai pour manifester leur intérêt, avec une clôture du dépôt des dossiers fixée au 3 juin. La désignation du vainqueur devrait intervenir pour le forum financier de Paris Europlace en juillet.
Cédric Fouché, Gérant de fonds de fonds, AG2R La Mondiale à la rédaction de www.institinvest.com : Les marchés actions sont plus favorables car la volatilité a baissé et les primes de risque évoluent vers une normalisation. Nous avons donc plus de visibilité et les stock-pickers sont moins perturbés par les rallyes court terme. D’où notre volonté d’augmenter la part du stock-picking. Plus globalement, nous sommes en train d’augmenter la poche actions au sein de notre portefeuille car cette classe d’actifs offre plus de rendement avec une volatilité moins importante. Actuellement, les actions représentent une des classes d’actifs présentant encore une bonne décote (qui varira selon les régions/secteurs). Le style de notre poche stock-picking est plus la résultante de notre sélection que le reflet d’une stratégie particulière. Nous surveillons avant tout le niveau de tracking error par rapport à l’indice de référence. Quand nous voulons augmenter ou baisser le risque spécifique lié à la performance dégagée directement par le gérant, nous investissons plus largement dans certains types de fonds comme les fonds small caps. Nous sélectionnons uniquement des gérants qui sont largement investis car nous ne voulons pas que le gérant effectue à son niveau un travail d’allocataire en se couvrant avec du cash. Nous aimons les stock-pickers purs. Prenons par exemple, le cas du stock-picker qui a un style « Croissance » et qui souhaiterait se protéger des mouvements de marché quand la croissance devient trop « chère ». Dans ce cas, il conservera du cash en plaçant une poche monétaire dans son fonds pour pouvoir « compenser » dans les périodes difficiles. Certains utilisent un investissement dans des valeurs télécoms offrant d’importants dividendes afin de garder de l’argent de côté et effectuer, si nécessaire, des ajustements. Nous comprenons cette logique mais nous préférons privilégier les fonds purs. Si le gérant présente un profil plus « momentum » c’est-à-dire qu’il achète quand les marchés montent et a tendance à vendre quand les marchés baissent, nous renforçons notre investissement dans les périodes de hausse et nous le réduisons dans les périodes de baisse.
Malakoff-Médéric gère un montant de l’ordre de 230 millions d’euros, qui, rapporté au total des actifs gérés par le groupe, en retraite et assurance (26 milliards d’euros), représente un pourcentage de 0,9 %. Jean-Yves Mary, directeur des investissements en non coté de Malakoff-Médéric à la rédaction de www.institinvest.com : En 2007, nous avons fait appel à Amundi comme gérant externe de nos actifs en private equity. Quatre ans plus tard, nous avons lancé un nouvel appel d’offres et c’est Idinvest qui a été sélectionné fin 2011. Le fonds que nous leur avons confié est opérationnel depuis le deuxième trimestre 2012. Un autre responsable de Malakoff-Médéric ajoute : Nous investissons plus ou moins vite en fonction des opportunités mais en moyenne, on peut considérer qu’entre 20 et 30 millions d’euros sont engagés chaque année, ce qui correspond à des investissements dans cinq à huit nouveaux fonds par an. Nous investissons ainsi souvent aux côtés de la CDC, avec un bon rapport risk-reward. Pour citer un de nos derniers investissements, nous sommes présents dans le troisième fonds d’Industries & Finances, qui cible des entreprises valorisées jusqu'à 60 millions d’euros. Jean-Yves Mary complète : En termes de secteur, nous attachons une grande importance à la mission de protection sociale de notre groupe, ce qui nous conduit tout naturellement à investir dans le domaine de la santé. Malakoff-Médéric a ainsi participé à la création du FCPR Capital Santé 1 de Turenne Capital, pour un engagement total de 25 millions d’euros. Ce fonds cible des entreprises développant une meilleure organisation des soins, dans la télémédecine ou le maintien à domicile, par exemple, ou des sociétés innovantes en matière de réduction des coûts associés au protocole de soins (dépistage...).
Armin Zinser est gérant actions au sein de la société de gestion du Groupe Prévoir depuis 2009. Diplômé de l'INSEAD, Armin a notamment travaillé pour la banque Colbert de 1983 à 1995, en tant que Directeur adjoint pour l'activité négoce international (secteurs pétrole et métaux), puis comme Responsable des crédits internationaux.
Henri Chaffiotte, Directeur général délégué de la CARMF lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : Nous essayons de réduire un peu la volatilité dans les fonds. Je n’ai pas fait d’analyse fine, fonds par fonds. Depuis le début de l’année, alors qu’on avait eu une fin d’année 2012 assez optimiste, il y a plus de volatilité, et les comportements sont plus heurtés. Nous l’analysons plus comme étant des conséquences des problèmes externes, exogènes comme le problème de l’euro, de Chypre, etc. Ce sont des facteurs essentiellement psychologiques, donc des facteurs qui influent d’une manière générale sur le marché, donc le bêta. Ensuite, cela dépend de la volatilité du style de gestion de chacun des gérants. D’une manière générale, nous essayons de baisser la volatilité, mais nous ne le faisons pas pour une raison conjoncturelle. Ce n’est pas parce que nous avons connu les quatre mois récents qu’on le fait. Nous le faisons dans une perspective de moyen terme. En fait, le placement actions est pour nous presque un placement par défaut. Nous n’avons rien à attendre des taux, les rendements obligataires sont très faibles, sauf à se gorger de high yield... Les actions dans un environnement économique mondial qui reste quand même relativement positif sont l’alternative. Le seul risque que je vois serait des soubresauts sur l’Europe qui peuvent affecter les marchés européens. C’est pour cela que nous essayons de diversifier quand même notre portefeuille et de prendre des valeurs européennes qui soient liées à la croissance mondiale. Là aussi, il faut se méfier des cycliques, parce que les cycles peuvent être assez violents. Et puis il y a encore pas mal de volatilité sur ces titres. Aussi, nous cherchons plutôt à réduire la volatilité en conservant l’Europe qui n’est fondamentalement pas chère.
Vincent Damas, Head of funding and investment rules chez CNP Assurances dans une interview publiée dans Newsmanagers : Nous menons des travaux en matière de transparisation. Nous avons récemment établi une charte et proposé aux sociétés de gestion avec lesquelles nous travaillons de respecter un certain nombre d’engagements liés aux piliers I et III de Solvabilité 2, notamment en nous fournissant les calculs liés au Solvency Capital Requirement. Le contrôle des sous-traitants imposé par la directive Solvabilité 2 devrait nous conduire à réduire le nombre de sociétés de gestion auxquelles nous confions nos investissements. Mais des forces contraires s’exercent : l'émergence de nouvelles classes d’actifs nous pousse à regarder de plus en plus de sociétés de gestion et de gérants. A fin 2012, le groupe CNP Assurances gérait un encours de 290 milliards d’euros hors unités de compte. En France, les actifs gérés s'élèvent à 260 milliards d’euros. Nous avons quatre modes de gestion des actifs : une gestion en interne sans délégation de gestion, notamment pour une partie des fonds propres de la compagnie ; un mandat de gestion actions et obligations européennes confié à Natixis AM pour les encours correspondant aux contrats d’assurance distribués par le réseau des Caisses d'épargne ; un mandat de gestion actions et obligations européennes confié à La Banque Postale AM pour les encours correspondant aux contrats d’assurance distribués par le réseau de La Banque Postale ; une gestion en architecture ouverte sous forme de fonds ouverts ou dédiés. Pour l’essentiel, les 19 milliards d’euros d’unités de compte proposées en France sont les fonds de La Banque Postale AM pour les contrats multi-supports distribués par le réseau de sa maison mère, et de Natixis AM pour le réseau des Caisses d’Epargne. Nous proposons par ailleurs dans nos contrats haut de gamme certains fonds appréciés du grand public, par exemple les fonds « flagship » de Carmignac Gestion ou d’Edmond de Rothschild AM. A l’international, les unités de compte commercialisées par nos filiales sont principalement des titres vifs.
Le projet, en chantier depuis un an, devrait aboutir d’ici à l'été. Le véhicule de place sera constitué d’une société de gestion et d’un dépositaire sélectionnés par appel d’offres. Une centaine de milliards d’euros pourraient être mobilisés via ce dispositif. Un mécanisme de titrisation de place devrait voir le jour en France d’ici à l'été La titrisation. Un mot qui fait peur quand on l’associe à la crise des « subprimes » et aux tranches de crédits pourris s’empilant dans les CDO à l’origine du chaos financier de 2008. Mise en quarantaine depuis, la titrisation semble cependant en passe de retrouver ses lettres de noblesse. Lundi soir, lors de ses voeux, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, a annoncé qu’un groupe de place développait « actuellement des mécanismes de titrisation innovants et sûrs qui devraient permettre aux banques de mieux exploiter le gisement de créances privées qui figurent à leur bilan et de renforcer leurs capacités de financement ». L’objectif est de mettre en place un véhicule de refinancement composé de différents compartiments dédiés à chaque établissement. Les banques viendront lui apporter leurs créances « corporate » à la condition que celles-ci soient éligibles au refinancement par l’Eurosystème. En échange, l’organisme de titrisation émettra des titres plus liquides que les banques pourront utiliser comme garantie (collatéral) pour se refinancer soit sur le marché via des opérations dites de repo (pension de titres) bilatéral ou tripartite; soit en bloc auprès de l’Eurosystème et non plus créance par créance comme aujourd’hui. Les titres émis pourraient être notés par la Banque de France, afin d'éviter le coût d’un rating par les agences de notation. Collatéralisation Ce futur élargissement du panel de titres pouvant servir de collatéral - une première en Europe - est rendu nécessaire par les nouvelles réglementations qui contraignent les banques à augmenter notamment la « collatéralisation » de leurs opérations de produits dérivés. En facilitant l’accès aux liquidités des banques, ce mécanisme devrait donc encourager le financement de l'économie. Un enjeu crucial à l’heure où le taux de pleine acceptation des demandes de crédit de trésorerie des PME diminue régulièrement, frôlant le seuil des 50 %, a relevé lundi Christian Noyer.
Crédit Agricole Assurances acquiert une participation de 20 % du capital de Frey, foncière cotée spécialisée dans le développement de retail parks de nouvelle génération. Cette prise de participation s’inscrit dans le cadre de sa politique d’investissements et notamment dans le cadre de la diversification de ses investissements immobiliers souligne le communiqué. A l’occasion de cette prise de participation, Predica (groupe Crédit Agricole Assurances) a été coopté en qualité de membre du conseil de surveillance.
Pierrick Louis, gérant de portefeuilles et membre de la direction des investissements de Crédit Agricole Assurances lors d’une matinée de formations institutionnelles organisée par Morningstar, avec le soutien de l’Af2i : Nous sommes une filiale de groupe bancaire, gérant des passifs courts, nous n’avons pas de revenus à distribuer. Comme nombre d’institutionnels, nous avons arbitré une partie de notre exposition sur la dette souveraine au profit du crédit corporate. Nous sommes toutefois peu exposé sur les pays périphériques et sur la dette subordonnée bancaire », précise-t-il. Dans un contexte de taux bas, la recherche du rendement reste souvent primordiale. Dans notre diversification obligataire, nous avons une logique davantage de rendement que de revenu. Nous sommes plutôt sur des fonds ouverts, gérés par de grands gérants internationaux comme PIMCO ou Templeton. Mais j’investis également dans des fonds plus confidentiels, sur des expertises plus fines, souligne Pierrick Louis. L’ensemble nous offre une diversification internationale en devises locales, en devises dures ou en high yield, et une exposition dynamique à tous les moteurs de performances offerts par les marchés obligataires mondiaux, explique-t-il.
Le Régime Local Assurance Maladie d’Alsace Moselle possédait un fonds dédié sur les taux, géré par Natixis, depuis 2008, qui vient d'être remis en jeu. En prévision de l’arrivée à échéance de ce fonds dédié, le Régime Local Assurance Maladie d’Alsace Moselle, assisté de son consultant Forward Finance, a interrogé 12 contreparties (banques et brokers). 25 propositions ont été reçues (toutes 100% capital garanti par l'émetteur à l'échéance). La Commission des Placements a retenu : Société Générale sur un placement de taux à 5 ans (10 millions d’euros) Exane BNPP sur un placement de dynamisation à 5 ans (structuration sur OPCVM obligataires gérés en performance absolue, 15 millions d’euros) Cela correspond aux lot 2 et 3. Le lot 1 qui correspondait à un placement de taux à 2 ans (stratégie d’attente) n’a logiquement pas été attribué car les produits à 5 ans retenus affichent des perspectives de rendement qui ont été jugées suffisantes (malgré le coût de la garantie en capital).
Comme nous vous l’annoncions le 5 février 2013, la seconde phase de l’appel d’offres de la Coface est sur le point de démarrer avec le lancement de différents lots pour sélectionner les gérants qui intègreront la plateforme pilotée par Amundi. Le consultant bfinance qui organise l’appel d’offres va prochainement envoyer les questionnaires aux gérants pré sélectionnés sur 6 lots, que voici : Money Market Emerging Equity Corporate Euro Global HY Emerging Market Debt European Equity Il n’y a pas d’indication de taille de chaque lot pour le moment, néanmoins, le montant global avoisinera les 2 milliards d’euros.
En 2013, la CAVP va plutôt chercher à investir dans des actifs de diversification dans lesquels elle n’est pas encore présente. « Nous avons l’intention d’investir dans les actifs favorisés indirectement par Bâle III comme la dette infrastructure, la dette immobilière et, dans une moindre mesure, les loans, explique Alain Pestre, directeur financier. En effet, avec Bâle III, les banques sont amenées à ouvrir ces marchés aux investisseurs institutionnels. Nous cherchons des actifs offrant des rendements intéressants sans pour autant dégrader le niveau de risque de notre portefeuille ». Ces investissements se feront via des fonds ouverts. « Nous souhaitons également investir plus largement sur les FCPR car nous en avons encore peu en portefeuille et les niveaux de valorisation actuels offrent un point d’entrée intéressant dans ce domaine, avec bien sûr un horizon long terme », poursuit Alain Pestre.
Les résultats de la gestion financière et immobilière ont permis de renforcer la solidité de la Carac. En vue de la mise en oeuvre complète de la réglementation Solvabilité II, la Carac a poursuivi la dotation de ses fonds propres en y affectant le résultat de l’année 2012 (55,3 millions d’euros). Parallèlement, la Carac a doté la provision pour participation aux excédents de 3 millions d’euros. Celle-ci s'élève à 180 millions d’euros et réaffirme la capacité de la mutuelle à assurer la pérennité des rendements. Le taux de couverture de la marge de solvabilité est, quant à lui, très satisfaisant puisqu’il ressort à 243 %, hors plus-values latentes et à 689 % après prise en compte des plus???values latentes. Au 31 décembre 2012, la répartition des actifs en valeur de marché était la suivante : 71% en actifs obligataires, 8% dans l’immobilier, 7% en actions, 6% en monétaire, 1% en investissements alternatifs. En 2012, la Carac a réalisé 311 millions d’euros de de produits nets de placements financiers et immobiliers. Les investissements se sont essentiellement portés sur des actifs obligataires d'émetteurs privés. C’est dans ce cadre qu’un fonds destiné au financement des PME et des PMI françaises a été créé courant 2012 : Carac financement de l'économie française. Par ailleurs, la bonne tenue des marchés actions, mais surtout la performance des fonds détenus, ont contribué aux bons résultats de l’exercice, annonce Robert Gravil, directeur du patrimoine de Carac.
Joëlle Castiglione, agent comptable à la CRPCEN, La Caisse de Retraite et de Prévoyance des Clercs et Employés de Notaires lors d’une matinée de formations institutionnelles organisée par Morningstar, avec le soutien de l’Af2i : Nous possédons des réserves immobilières et financières qui conditionnent la survie de notre régime. Nous sommes soumis à des réglementations particulières, avec par exemple des ratios de dispersions à respecter et une impossibilité, pour le moment, d’investir dans la dette émergente. Une partie des réserves est investie en actions. Concernant les obligations, nous cherchons la diversification, notamment avec des convertibles poursuit-elle en indiquant qu’elle recherche des placements très liquides et disponibles... ce qui veut dire peu rémunérés.
Anne Mazzanti dans un article publié dans Option Finance numéro 1212 : L’immobilier, qui représente près de 16% de nos encours, est géré majoritairement en interne par une équipe de 23 personnes. Il constitue un élément important de notre patrimoine. Compte tenu de nos engagements à long terme, la mutuelle a en effet très tôt fait le choix d’investir en immobilier. Nous faisons partie des investisseurs institutionnels détenteurs d’une des plus fortes allocations en immobilier résidentiel dans Paris, certains immeubles bénéficiant d’une situation géographique privilégiée dans le centre de la capitale (7ème, 15ème, 17ème). Valorisé aujourd’hui à 1.2 milliard d’euros, notre parc immobilier comprend 3 300 lots pour une surface de 183 000m². La part de bureaux y représente 12% en valeur, contre 88% pour l’habitation résidentielle. Le montant des loyers atteint chaque année environ 50 millions d’euros. Notre exposition actuelle en immobilier devrait rester stable. Le pars immobilier est entretenu directement par la direction et le montant des travaux s'élève chaque année autour de 20 millions d’euros.