La Caisse de prévoyance des prestataires de soins de Belgique, Curalia (550 millions d’actifs sous gestion) a décidé d’accroître ses investissements dans la dette émergente et les senior loans, en procédant à la sélection de gérants. Son exposition aux obligations gouvernementales s’est réduite, passant de 39% à 31%, avec un mode de gestion privilégiant le rendement absolu. La part des placements immobiliers a cru, passant de 4% à 15%. Nous avions beaucoup de cash à placer à la fin de l’année 2012, déclare Bart de Coster, Portfolio Manager de Curalia. Une partie sera réinvestie dans des fonds de seniors loans et d’obligations émergentes. La Caisse de prévoyance a déjà initié des positions sur cette dernière classe d’actifs, en retenant Pictet AM, et reverra son allocation à la hausse de 2% à la fin du mois de mars. Curalia va également renforcer de 5.5% sa poche de senior loans, en confiant à BNP Paribas IP la gestion de 3.5%, soit 20 millions d’euros. Les 10 millions d’euros restant seront confiés à un gérant parmi deux restant en compétition, Invesco AM et M&G Investments, selon les propos de Mr de Coster. L’allocation d’actifs de Curalia est la suivante : 31% d’obligations d’Etat, 20% d’obligations d’entreprises, 11% high yield, 12% d’actions, 15% d’immobilier et 11% de cash.
Président-fondateur de la société d'actuariat-conseil Fixage, Michel Piermay accompagne ses clients institutionnels dans leur gestion financière. Depuis l'an passé, il a noté un retour des investisseurs institutionnels sur les actions, un mouvement qui se prolonge. Les réallocations des portefeuilles de ses clients laissent encore peu de place à la gestion de transition.
Moins de six mois après avoir obtenu une extension d’agrément pour lancer une activité de gestion de fonds de dette, La Banque Postale Asset Management vient de réaliser un premier closing de 500 millions d’euros pour son premier fonds commun de titrisation, dédié aux créances immobilières et aux infrastructures. La société de gestion, qui avait recruté en juin dernier une équipe de professionnels dirigés par René Kassis pour lancer cette nouvelle expertise, a finalement réuni 300 millions d’euros auprès de son principal client investisseur, CNP Assurances, et le solde auprès entre autres de sa maison mère, La Banque Postale. Elle devrait ainsi démarrer ses premiers investissements tout en poursuivant sa période de souscription pendant une durée de neuf mois. Pour l’année 2012, la société de gestion, qui affiche 137,5 milliards d’euros d’encours, a réalisé une collecte nette de 3,5 milliards d’euros, contre près de 750 millions en 2011.
Dans un article publié par l’Agefi, Philippe Rey, responsable des investissements de l’UMR déclare que l’institution a placé 15 millions d’euros dans un fonds investissant exclusivement dans des obligations émises par des PME, en partie garanti par Oséo et géré par Twenty First Capital. Cette garantie est une pièce essentielle du dispositif. La garantie couvre au maximum 70% des investissements (hors coupon) sur les entreprises de moins de 5 ans d’existence et 50% pour les autres, plafonnés à 30% de l’encours total. Chaque émission doit être validée par Oséo. Ce dispositif permet aux investisseurs soumis à Solvabilité 2 de limiter le capital requis (SCR). La valorisation du fonds étant peu volatile (les sous-jacents ne sont pas cotés) et le fonds offrant une garantie partielle, le SCR spread serait compris entre 7,5 et 10,5%, selon les estimations de Twenty First Capital. De plus, le fonds négocie, au cas par cas, des sûretés avec les entreprises qu’elle finance. Autre sécurité pour l’investisseur, Twenty First Capital vient en cofinancement avec un autre partenaire (généralement Boost & Co ou Entrepreneur Venture).
SCOR a conclu un protocole d’accord aux fins d’investir dans la société MRM, société foncière soumise au régime des sociétés d’investissements immobiliers cotées (« SIIC ») détenant un portefeuille mixte d’immeubles de commerces et de bureaux, et de prendre son contrôle en vue de recentrer son activité vers la détention d’un portefeuille cohérent d’actifs de commerces. La nouvelle stratégie souhaitée par SCOR pour MRM vise à améliorer le taux d’occupation des actifs, à ramener le ratio d’endettement à un niveau raisonnable pour éviter tout problème de liquidité à moyen terme, et à restaurer la rentabilité de la société. Afin de mener à bien ces objectifs, la réalisation du programme d’investissements sur les actifs maintenus en portefeuille sera poursuivie simultanément à un plan de cession portant plus particulièrement sur les immeubles de bureaux. L’investissement de SCOR, qui prend la forme d’une augmentation de capital souscrite en numéraire comprise entre EUR 41 et 54 millions selon le taux de conversion des obligataires de MRM, s’accompagne d’un désendettement de la société et de la mise en place d’une structure financière pérenne négociée en amont de l’entrée de SCOR au capital de MRM. SCOR détiendra au plus 59,9 % du capital de MRM à l’issue de l’augmentation de capital. La réalisation de l’opération interviendra d’ici la fin du second trimestre de 2013 sous réserve de la satisfaction des conditions suspensives prévues par le protocole d’accord. L’investissement de SCOR est notamment soumis à l’obtention de la dérogation visée à l’article 234-9 2° du Règlement général de l’AMF et à l’approbation de l’opération par l’assemblée générale des actionnaires et des obligataires de MRM. François de Varenne, Président du directoire de SCOR Global Investments, déclare : « Dans le cadre de sa politique d’allocation d’actifs, et grâce à sa forte expertise en matière de gestion de biens immobiliers, SCOR renforce et diversifie son portefeuille immobilier avec cet investissement, conformément aux objectifs du plan stratégique Strong Momentum. Cette transaction permet à SCOR de prendre le contrôle d’une société détenant un portefeuille d’immeubles de commerces avec un potentiel important de valorisation dans le cadre d’une nouvelle stratégie ainsi que de bénéficier des opportunités offertes sur le marché de l’immobilier en raison du contexte économique et financier actuel ».
Julien Le Louët, responsable du service financier et immobilier de l’OCIRP dans un article paru dans Option Finance numéro 1208 : L’immobilier constitue la principale source de diversification de nos investissements. Nous possédons en direct des biens de bureaux de qualité dans Paris, situés pour la plupart dans le quartier centre affaires (QCA). Elaborée assez tôt au sein de notre organisme, cette stratégie nous a toujours donné satisfaction. Par contre, il devient de plus en plus difficile aujourd’hui de trouver des opportunités d’investissements à prix raisonnables. Ces derniers ne reflètent pas toujours les conditions macroéconomiques qui limitent la baisse des taux de vacance pour les bureaux, et maintiennent sous pression les loyers économiques depuis 2007. Nous ne nous intéressons pas encore au thème des dettes immobilières, qui manque de track record et ou l’accès a l’information est encore limité.
Thierry Brevet, Directeur du fonds de dotation du Louvre dans un article publié par Les Echos : Dès la mise en place du portefeuille, nous avons investi sur les actions et nous n’en sommes jamais sortis. Cela s’explique par le fait que notre fonds de dotation, qui n’est pas « consomptible », a un horizon d’investissement quasi infini. Dès l’origine, il a démarré avec une allocation cible en actions de l’ordre de 35 %, relevée aujourd’hui à 40 %. Le fonds de dotation commencera sa distribution de produits financiers en 2016. D’ici là, il met en réserve son résultat pour constituer un amortisseur comptable et atteindre une taille qui lui permettra de stabiliser la distribution en 2016 et les années suivantes et de s’affranchir un peu de la volatilité à court terme des marchés financiers. Nous détenons environ 31 % d’actions monde (investies sur l’indice MSCI World), dont la moitié est couverte contre le risque de change, et 9 % d’actions investies sur les pays émergents. Ce que nous recherchons, c’est avant tout une gestion simple, transparente et peu coûteuse. Du coup nous avons privilégié la gestion indicielle par rapport à la gestion active, mais pas à travers des ETF. Au moment de constituer le portefeuille, j’ai comparé les fonds indiciels classiques et les ETF. Le problème des ETF, c’est que pour les acheter, il faut passer par un courtier qui affiche un cours vendeur et un cours acheteur. Cet écart de cours peut s’accroître significativement et constituer un coût supplémentaire pour un investisseur comme nous. Par ailleurs nous ne voulions pas investir dans des instruments financiers synthétiques comme c’est le cas de nombreux ETF. Enfin, ne faisant pas de gestion tactique active dans notre portefeuille, la possibilité offerte par les ETF de traiter tout au long de la journée n’avait pas d’intérêt. En conclusion, des fonds indiciels classiques, répliquant physiquement un indice de référence large et diversifié et publiant une valeur liquidative quotidienne officielle, nous ont paru être la solution la plus simple et la mieux adaptée à notre besoin. En revanche, pour un investisseur à court terme qui prend des positions dont il veut pouvoir sortir très rapidement et à tout moment, ou qui souhaite investir dans des stratégies étroites et « pointues », les ETF sont certainement bien mieux adaptés. Ce n’est vraiment pas notre cas : nous sommes investisseurs de long terme, notre portefeuille a un taux de rotation très bas et nous privilégions toujours la simplicité opérationnelle. Pour nos investissements sur le MSCI World, nous n’avons donc que des fonds indiciels, tandis que pour les pays émergents nous faisons moitié gestion passive et moitié gestion active, dans un souci de diversification par rapport à l’indice MSCI EM. Sur cette zone très particulière, le gestionnaire actif que nous avons retenu permet en effet de réduire un peu la volatilité globale du portefeuille à travers une gestion de conviction.
Après avoir eu recours pour la première fois à un gestionnaire de transition, dans le cadre d'opérations de prélèvement sur les réserves techniques de l'Agirc et de l'Arrco, Philippe Goubeault, directeur financier du GIE, tire un premier bilan de l'expérience.
L’ERAFP souhaite s’adjoindre les services d’un cabinet de conseil chargé d’effectuer une étude d’opportunité et de faisabilité dans le cadre de l’acquisition d’un outil de reporting. Pour lire l’avis complet : cliquez ici
Eric Le Lay, Directeur général d'Écureuil Protection Sociale (EPS) à la rédaction de www.institinvest.com : Au total, le portefeuille d’EPS s'élève à 6,7 milliards d’euros d’encours dont 100 millions d’euros pour le compte de BPCE MUTUELLE et le reste pour celui de l’institution de prévoyance. « Nous avons actuellement deux projets de diversification dans l’immobilier : dans des OPCI et dans des fonds investis en dettes immobilières, précise Michel Gerbod, directeur financier. Etant donné qu’il ne s’agit pas d’actifs liquides, nous devons préalablement mettre en place des critères de sélection renforcés. Pour cela, nous menons actuellement une réflexion pour se doter de compétences en interne ». Mais parler de diversification amène à rappeler l’essentiel. Le portefeuille de la mutuelle comprend environ 51% d’investissements monétaires, 35% d’obligations, 7% d’actions et 7% de gestion diversifiée (obligations convertibles, fonds de performance absolue, etc).
Ivanhoé Cambridge, filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec (22,2 milliards d’euros d’actifs sous gestion), annonce qu’elle s’intéresse de plus près le marché des CMBS (commercial mortgage-backed securities), titres adossés à des prêts hypothécaires commerciaux, suite à son acquisition de l’immeuble Woolgate Exchange situé à Londres. Cet immeuble de bureaux, situé dans le quartier des affaires, est acheté en partenariat avec le fonds privé TPG pour 400 M$. Ainsi, l’acquisition s’est faite via la mise en place d’un CMBS intégré comme part de la joint-venture créée par les deux partenaires. L’immeuble compte 33 000 mètres carrés de surfaces. Ivanhoé Cambridge indique avoir investi plus de 650 M$ à Londres depuis un an. Elle compte y ouvrir un bureau. L'édifice Woolgate est actuellement loué à 100% à Portigon AG, avec des sous-locataires tels qu’Investec Asset Management, Sidley Austin et University of Chicago. « Woolgate Exchange est au nombre des actifs d’exception qu’offre le marché de Londres et dont la valeur peut être optimisée grâce à l’expertise combinée de TPG et de nos équipes », affirme Daniel Fournier, président du conseil d’Ivanhoé Cambridge. « Cet investissement s’inscrit parfaitement dans le cadre de notre positionnement stratégique à Londres, ajoute-t-il. Nous sommes convaincus qu’il permettra de générer de bons rendements pour nos déposants. » Ivanhoé Cambridge gère 30 G$ d’actifs dans une vingtaine de pays.
Arnaud Simon, gérant de portefeuille à La Banque Postale lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : La part des fonds extérieurs représente quasiment 100% de notre allocation sachant que sur les actions nous avons une approche core satellite. Pour nous, le core, ce sont les ETF et les satellites, ce sont des gérants de vraie conviction. Pour nous, la conviction peut se mettre en place par le style d’investissement, que les fonds soient à faible bêta ou à fort bêta. L’idée est de mettre en place des choix qui sont vraiment en dehors des benchmarks, vraiment contrariants. Notre rôle ensuite, sachant que l’alpha peut être volatil chez les gérants, consiste à essayer autant que possible à exploiter certaines phases de marché. Il y a certaines phases de marché qui sont favorables à certains gérants et nous essayons d’exploiter cela, même si nous ne sommes pas gagnants à tous les coups. Pour nous, la notion de tracking error par rapport à un benchmarck, peut être la meilleure définition pour voir à quel point le gérant peut s'écarter de son benchmark. L’autre moyen peut être la méthodologie, ou la concentration de ses paris. Nous ne sommes pas fermés. Actuellement, nous essayons toujours de nous remettre en cause. Plutôt que regarder le bêta, nous regardons les sociétés et ce qu’elles créent comme valeur. Nous nous reposons les questions de base. Nous venons de traverser une période extrêmement difficile. Il y a eu des comportements moutonniers sur des valeurs où tout le monde s’est réfugié. A la sortie de cette crise, il faut se reposer des questions, remettre à plat tous les secteurs, toutes les valeurs et voir ce qu’on paie aujourd’hui. Cela permet d'être beaucoup plus sélectif et d’aller sur des dossiers sur lesquels on est protégé par une valorisation. Bien sûr, les gens regardent beaucoup les valorisations intra sectorielles. Nous on travaille de façon transversale sur le marché. On trouve des choses très intéressantes. A ce niveau, le marché a vraiment changé en cinq ou dix ans. Il y a fort à parier que l’instrument ETF soit utilisé en premier pour des investisseurs qui ne seraient pas présents sur le marché et ensuite, après une période d’acclimatation, un déploiement vers des gestions plus actives.
Dans le cadre de sa politique d'élargissement de son univers d’investissement et en conformité avec les cinq valeurs de sa charte ISR, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) vient d’attribuer 1 mandat actif et 2 mandats stand-by de gestion d’actifs immobiliers en France. L’ERAFP a lancé en février 2012 une procédure négociée dont l’objet est l’attribution de Mandats Immobiliers France ISR. A l’issue de la procédure de sélection, l’Etablissement a décidé d’attribuer le mandat portant sur les investissements en France à : AEW Europe SGP Amundi Immobilier et La Française Real Estate Managers sont retenus comme gérants suppléants. Les investissements seront réalisés principalement dans les catégories d’actifs immobiliers suivantes : bureaux et commerces, mais aussi habitations et résidences étudiantes. Le Fonds pourra éventuellement investir dans d’autres catégories d’actifs immobiliers telles que les locaux d’activités et entrepôts, les résidences de services, etc. Un référentiel ISR « Actifs Immobiliers » a été spécifiquement défini par l’ERAFP en amont de la procédure et a fait l’objet d’une négociation avec les sociétés de gestion retenues. Le montant investi estimé à un horizon de trois ans est de l’ordre de 310 millions d’euro. La durée du marché est de 10 ans.
Fabrice Rossary a une expérience de près de 15 ans en gestion. Il a débuté sa carrière en 1998 chez Société Générale Asset Management où il a occupé différentes positions de gestion. Puis, il a rejoint Fortis en 2006 en tant que gérant crédit sénior. Il a ensuite pris la responsabilité de la gestion crédit à Londres. En 2009, il entre chez Scor Global Investments pour occuper le poste de Responsable de la gestion crédit, avant d'en devenir en 2011 le CIO.
Olivier Héreil, Directeur des investissements et des gestions d’actifs de BNP Paribas Cardif dans un article publié par Les Echos : Nous avons commencé à accroître notre poche actions. Nous y venons prudemment. Elle est passée à 11 % environ, contre 10 % auparavant. Nous pourrions légèrement l’augmenter jusqu'à 12 % en 2013. Nous sommes allés avant tout vers les pays émergents, qui enregistrent une croissance supérieure à celle de l’Europe et des Etats-Unis. Cette année, au sein des actions, il est possible que nous montions à 20 % contre 15 % aujourd’hui sur la zone émergente. Les instruments à disposition pour investir en actions sont très nombreux. Nous les utilisons un peu tous. Mais il est vrai que, ces dernières années, nous avons beaucoup travaillé avec les ETF (fonds indiciels cotés), qui offrent une profondeur dans les choix d’allocation « pays » et notamment les émergents. Les ETF nous permettent d’augmenter ou de diminuer très rapidement notre exposition à une zone ou à un pays en particulier. Si nous voulions acheter un fonds sur le Mexique, par exemple, cela serait plus compliqué car il nous faudrait faire des « due diligences », voir si le fonds est correctement diversifié, etc. Cela ne veut pas dire que les fonds de gestion active ne nous intéressent pas. Mais nous les utilisons pour des marchés plus larges. Enfin, ce retour vers les actions se fait en utilisant les flux de nouveaux versements des assurés et la vie naturelle de notre portefeuille, comme les tombées de coupons et arrivées à échéance des obligations. Nous n’avons pas eu à vendre d’obligations pour le faire. Il est vrai que, par le passé, nous avons détenu plus de 15 % d’actions. Mais nous n’envisageons pas d’atteindre de nouveau ce niveau. Cela est étroitement lié à la notion de risque, évidemment, elle-même très présente dans les règles de Solvabilité II. Même si sa mise en place a été repoussée, son architecture est aujourd’hui connue et nous devons en tenir compte.
Chez Aviva France, nos investissements en infrastructures seront pour les deux prochaines années essentiellement dédiés à la dette, avec 300 millions alloués à un véhicule également ouvert à d’autres assureurs en complément, et principalement investis sur le marché secondaire, précise à l’Agefi, Philippe Taffin, directeur des investissements.
Selon nos informations, à l’issue d’un appel d’offres restreint piloté par le cabinet de conseil Alpha Institutionnels Conseil en 2012, la mutuelle Oréade Prévifrance a sélectionné Axa IM pour gérer un mandat de gestion assurantielle de 55 millions d’euros sur les obligations diversifiées zone euro.
Jean-Claude Guimiot, Directeur général délégué d’Agrica Epargne lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : En 2012, nous sommes très clairement au niveau actions full invested si j’ose dire. Nous sommes quasiment dans le haut des capacités que nous nous sommes fixés dans le cadre de notre allocation tactique par rapport à l’allocation stratégique définie par la direction financière. Nous sommes sur ce positionnement depuis le début 2012. Clairement, nous sommes dans un déploiement des actions qui correspond à ce qu’on fait depuis assez longtemps. Notre objectif n’est pas de passer du coq à l'âne mais plutôt d’essayer de se doter d’un portefeuille sur lequel nous réalisons en permanence des surperformances importantes et quelques sous-performances qu’on veut sur des durées les moins longues possibles, en diversifiant entre différents OPCVM, différents types de gestion... Mais le marché tourne tellement que la gymnastique à laquelle les gérants se livrent n’est pas simple. Clairement, nous, nous ne pouvons pas le faire parce que toute opération chez nous a des conséquences comptables et fiscales. Nous mettons plutôt beaucoup d’attention à la composition du portefeuille, et à disposer de véhicules qui ont des caractéristiques différentes dans leur comportement par rapport au marché. Il y a deux catégories d’OPVCM qui surperforment : ceux qui font nettement mieux que le marché dans les baisses et qui arrivent à suivre les hausses, et ceux qui font nettement mieux que le marché dans les hausses et qui limitent leurs pertes à la baisse du marché. Nous avons bien déterminé et détecté un certain nombre de produits de ce type. Nous avons également des gérants qui ont des comportements un peu différents et qui ont la capacité de faire de la diversification géographique. Tout notre travail consiste à éviter à regarder trop au jour le jour la façon dont les OPCVM réagissent dans une période, mais de surveiller que celui qui sous-performe dans une période où on peut s’y attendre, prenne bien le rebond. Dans le cas contraire, cela nous alerterait. Notre objectif est aussi de ne pas avoir à faire des arbitrages en permanence. Le marché tourne très vite... L’année dernière, des portefeuilles ont créé des surperformances importantes dans les six premiers mois mais ont tout reperdu le mois d’après. A l’inverse, d’autres qui n’avaient pas progressé les six premiers mois ont très bien performé ensuite. Finalement, nous essayons d’avoir des gestions qui globalement vont faire un peu mieux que le marché. Jusqu'à présent, nous arrivons à obtenir de tels résultats. Mais notre réflexion se fait très en amont. Nous réfléchissons également sur les secteurs sur lesquels sont investies les sociétés. Enfin, nous donnons aussi aux sociétés de gestion, pour nos fonds dédiés, quelques indications. Si nous ne sommes pas trop maladroits, nous pouvons générer de la surperformance. Ces dernières années, ce n'était pas très dur dès lors que nous n’avions pas de financières ni d’utilities. Sur les OPCVM ouverts, nous devons trouver des gens qui soient plutôt complémentaires et qui aient des comportements différents. Car c’est la composition du portefeuille qui est très clairement pour nous le moteur de performance.
Les efforts entrepris par Groupama pour restaurer ses marges de manoeuvre ont payé, puisque la marge de solvabilité réglementaire, tombée très bas à l'été 2011 et tout juste supérieure à 100 % fin 2011, est remontée à 179 % au 31 décembre 2012. Un niveau bien au-delà de l’objectif de 120 % que s'était fixé l’assureur. Le groupe dirigé par Thierry Martel explique avoir réduit la sensibilité de son bilan aux marchés financiers, en coupant d’un quart son exposition actions (10,1 % du portefeuille d’actifs), en n’ayant plus d’exposition à la dette d’Etat grecque et en diminuant son exposition aux dettes subordonnées financières et aux dettes bancaires espagnoles. A fin 2012, ses actifs financiers étaient en plus-values latentes de 5,1 milliards d’euros, contre une moins-value de 1 milliard d’euros un an plus tôt. « Le groupe est aujourd’hui financièrement plus robuste et en ordre de marche pour renforcer sa rentabilité opérationnelle qui est son objectif majeur pour 2013 », commente Christian Collin, le directeur général délégué de Groupama SA.
Gilles Désert, Trésorier de la de la Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Vétérinaires (CARPV) à la rédaction de www.institinvest.com : Nous nous sommes diversifiés sur des SCPI et nous avons commencé à investir dans des OPCI. Alors qu'à fin 2011, nous détenions 20 millions d’euros en SCPI et OCPI, notre portefeuille est maintenant composé de 20 SCPI, gérées par sept sociétés de gestion, pour un total de 23 millions d’euros, et de trois OPCI, pour un engagement actuel de 10 millions d’euros. Au total, l’immobilier représente 13,1 % de nos actifs, dont une faible part d’immobilier physique en cours de désinvestissement. Nous envisageons une progression de notre exposition à cette classe d’actifs, en nous renforçant à travers des SCPI et des OPCI. A terme, nous ne nous interdisons d’aller jusqu'à 20 % d’actifs immobiliers. Nous avons aussi l’intention de continuer à faire remonter notre allocation actions. Des valorisations attractives, une stabilisation économique (certes sur des niveaux bas...), et une poursuite de l’amélioration de la gouvernance de la zone euro militent pour nous faire revenir à la neutralité de la poche actions, soit 40 % du portefeuille de la CARPV. Cette augmentation progressive devrait se faire plutôt à travers des fonds constitués de valeurs large caps de la zone euro car les pays émergents, hors OCDE, nous sont règlementairement interdits et, concernant les Etats-Unis, la limite règlementaire des 10 % hors euro (risque de change) est déjà consommée par la poche obligataire.