A l’occasion d’un déjeuner organisé par Oddo AM sur les obligations convertibles, Roger Caniard, responsable de la gestion convertibles de la MACSF est intervenu sur l’intérêt de cette classe d’actifs dans la gestion d’actifs d’un assureur vie : La MACSF a pour objectif de délivrer un taux servi net de 3.5% (4.5% avant frais de gestion) sur l’assurance vie qui représente 18 milliards d’euros d’actifs gérés. Pour y parvenir, nous avons mis en place une allocation d’actifs traditionnelle qui se repartit comme suit : L’allocation d’actifs de la MACSF au 31/12/2012 : 59.80% d’obligations à taux fixe 12.70% d’Obligations convertibles 12.50% d’obligations à taux variable 6.8% d’actions 4.1% de monétaire 3.6% d’immobilier 0.5% de gestion alternative La poche d’obligations convertibles est structurellement importante (elle a pu atteindre 37% de l’allocation certaines années). Nous souhaitons accompagner le marché en ce début d’année, avec les nouvelles émissions de convertibles, ce qui nous permettra aussi de limiter le coût de portage sur le monétaire. Nous n’allons pas augmenter nos investissements en actions car les provisions ont été passées pour des montants importants ces dernières années et parce que la provision pour risque d’exigibilité (PRE) a un impact négatif sur le compte de résultat. Nous recherchons des convertibles mixtes pour jouer le passage en profil action : achats à taux positif et revente des profils trop action ou trop désensibilisés. Les obligations convertibles comportent un plancher actuariel qui peut disparaître et nécessitent donc de contrôler le risque crédit. Nous nous posons ainsi deux questions : le risque crédit est-il acceptable? et l’option sur l’action sous jacente est-elle intéressante? Les risques crédit doivent faire l’objet d’une analyse financière interne qui complète celle des agences de notation. Depuis 2008, nous rendons compte chaque semaine du détail de nos positions pour lesquelles un risque de défaut est le plus probable, même si beaucoup de convertibles ne sont pas notées. Les caractéristiques techniques des convertibles restent attractives : les taux coupon baissent mais la sensibilité à la hausse de l’action sous jacente augmente. Notre gestion spécifique des convertibles nous conduit à sous performer à la hausse et à sur performer à la baisse. Exemple: En 2005 : +8.7% (contre +10.33% pour ECI Euro) En 2006 : +8.09% (contre +11.08% pour ECI Euro) En 2007 : +2.44% (contre +3.76% pour ECI Euro) En 2008 : -17.34% (contre -24.40 pour ECI Euro) En 2009 : +21.43% (contre +21.85% pour ECI Euro) En 2010 : +2.99% (contre +2.27% pour ECI Euro) En 2011 : -5.97% (contre -9.58% pour ECI Euro) En 2012 (nov) : +10.74% (contre +16.18% pour ECI Euro) Enfin, sous Solvabilité II, les convertibles offrent un coût en capital particulièrement attractif. Dans le cas de la MACSF, le SCR taux est de 2.91%, le SCR signature de 4.71% et le SCR actions de 2.58%. Point important, le coefficient de pénalisation est plus faible pour les convertibles non notées (3%) par rapport aux convertibles notées B&- (7.5%).
La Caisse de dépôt et placement du Québec, l’un des principaux fonds de pension du monde avec 160 milliards de dollars, va augmenter son allocation à l’immobilier de 30 milliards de dollars canadiens à 40 milliards sur les 18 prochains mois, rapporte le Financial Times. C’est l’un des derniers exemples en date d’un investisseur institutionnel qui se détourne des obligations, qui offrent des rendements très faibles, pour l’immobilier.
Stéphane Cros de la direction financière de Groupama Loire-Bretagne à la rédaction d’Instit Invest : En ce début d’année 2013, nous avons toujours l’objectif de céder notre portefeuille actions même si l’actuel niveau des actions nous incite à nous calmer. Bien que l’année passée, nous nous sommes délesté de la moitié de cette classe d’actifs, cette tendance devra se poursuivre dans l’optique de la contrainte règlementaire de Solvency II. Nous réemployons donc les sommes, qui sont le fruit de ces cessions, ainsi qu’une partie de la trésorerie. Cette réallocation impacte positivement nos mandats obligataires gérés par Groupama Asset Management avec une logique de buy and hold. Lorsque l’on pourra le faire, nous souhaiterions aller vers des taux variables, et vers un peu plus de high yield. On pourra être amené à se renforcer sur le haut rendement avec une limite de 3-4%. Concernant notre poche cash qui est très importante, aux alentours des 10%, il est difficile de rallonger les maturités des papiers pour obtenir un surplus de rendement étant donné notre passif à court terme, qui est bien identifié. Cependant, il nous arrive de réfléchir à des signatures de moins bonnes qualités pour obtenir un peu plus de rendements. En terme de prestataires externes, nous travaillons avec 3-4 sociétés de gestion. Lorsque nous avons des idées de placement, nous faisons appel à eux pour qu’ils nous proposent des solutions d’investissement.
L’Union Financière de France lance le fonds à formule UFF CAC Sérénité - Oct 2021, en partenariat avec BNP Paribas. Le produit promet une participation à une éventuelle hausse du marché actions français, tout en s’assurant de récupérer, à l'échéance des 8 ans et demi, au moins le montant initialement investi. Calée sur l'évolution sur 8 ans et demi du CAC 40 (dividendes non réinvestis), la formule de remboursement dépend du niveau de clôture de l’indice du 15 avril 2013 pris en référence et des 36 dates de constatation mensuelles des 3 dernières années de vie du produit (soit du 15 novembre 2018 au 15 octobre 2021). A ces échéances, les niveaux de clôture de l’indice sont retenus qui permettront de calculer 36 performances de ce dernier par rapport à son niveau de référence. Au terme du contrat, la moyenne des 36 performances enregistrées est calculée. Si cette moyenne est positive, l’investisseur percevra alors 80 % de cette moyenne sous forme de gain, en plus du capital. Sinon, il récupérera seulement le capital.
NewAlpha Asset Management annonce avoir conclu son 20e partenariat avec la société LindenGrove Capital. Cet investissement est le 3e réalisé par NewAlpha Asset Management en 2012, après les deux transactions exécutées pour le compte de la SICAV Emergence en avril et juin. Fondée en 2012 à Londres par Borut Miklavcic, LindenGrove Capital est une société de gestion spécialisée sur les stratégies de performance absolue de type « Global Macro ». Auparavant, Borut Miklavcic a créé en 2009 et dirigé jusqu’en mai dernier l’activité d’investissement pour compte propre de Nomura au niveau mondial. Il avait la responsabilité d’une équipe de 14 gérants répartis sur 3 bureaux. Diplômé de l’université de Harvard en 1997 et titulaire d’un MBA de l’INSEAD, Borut Miklavcic a démarré sa carrière chez JP Morgan comme trader obligataire sur les marchés émergents avant de rejoindre Lehman Brothers en 2002, pour initier l’activité de trading sur obligations indexées à l’inflation, et dont il est devenu le responsable mondial en 2005. Plusieurs membres de son équipe chez Nomura ont suivi Borut Miklavcic chez LindenGrove, dont deux gérants, Tom Groves et Ravin Seeneevassen, et Gianluca Squassi, en charge du Risk Management. Avec un premier fonds lancé mi-décembre 2012, LindenGrove Capital met en oeuvre plusieurs stratégies de performance absolue, directionnelles et d’arbitrage, sur les marchés et instruments parmi les plus liquides au monde : taux d’intérêt, devises, indices actions et crédit, instruments indexés à l’inflation. Le modèle de suivi de risques et d’allocation dynamique est identique à celui exécuté avec succès chez Nomura par Borut Miklavcic et son équipe. NewAlpha Asset Management a investi chez LindenGrove Capital via un véhicule d’investissement d’incubation réservé aux investisseurs institutionnels souhaitant accéder aux gérants talentueux et prometteurs. À l’image des fonds de capital-investissement, la structure de ce véhicule permet aux investisseurs finaux de bénéficier de la croissance économique des sociétés incubées, en sus de la performance des fonds sous-jacents.
Acteur majeur dans le financement de projets d’infrastructures, Natixis a signé récemment une troisième opération dans le cadre de son partenariat avec l’assureur belgo-néerlandais Agéas signé le 2 août dernier. Au total, l’enveloppe globale de financements réalisés par Agéas s'élève désormais à 134 millions d’euros. L’objectif de Natixis est de poursuivre le financement d’infrastructures, tout en permettant aux investisseurs institutionnels de participer à ces opérations d’investissements à long terme qui offrent des rendements intéressants en phase avec leurs attentes. Dès l'été dernier, l’assureur a fait preuve de son intérêt pour ce qui constitue une classe d’actifs à part entière, en annonçant son intention d’investir deux milliards d’euros dans les infrastructures européennes et ce, dans les trois années à venir. Dans le détail, à la différence de ce qui se pratique chez d’autres investisseurs qui ont recruté des équipes ou confié des mandats à des fonds spécialisés, Natixis assure ici le rôle de d’originateur, de structureur et d’administrateur des crédits tandis qu’Agéas reste décisionnaire de ses choix d’investissement en s’appuyant sur le savoir-faire de la banque. Quoi qu’il en soit, Natixis conserve également à son bilan une partie du risque des opérations que la banque partage avec ses investisseurs partenaires. Enfin, en pratique, le partage des actifs se fait au travers d’un véhicule financier dédié - un fonds commun de titrisation en l’occurrence- dont EuroTitrisation assure la gestion.
Selon nos informations, le Régime Social des Indépendants (RSI) étudie la possibilité de se renforcer sur la stratégie actions faible volatilité (low volatility) et pourrait à ce titre formaliser une recherche de gérants spécialisés en 2013.
Industries & Finances Partenaires annonce le premier closing de son nouveau fonds, à hauteur de 60 millions d’euros. Ce premier tour de table, réalisé moins de 6 mois après le lancement d’Industrie & Finance Investissements 3, est abondé à hauteur de 85% par des investisseurs déjà présents dans le fonds précédent. Environ la moitié des sommes levées proviennent d’investisseurs internationaux. Parmi les principaux souscripteurs du fonds, se trouvent notamment CDC Entreprises, CNP Assurances et Idinvest dans le cadre de leurs actions au titre du programme FSI France Investissement ainsi que Malakoff-Médéric, Akina, et un Family Office belge. L’objectif final de cette levée est de 125 millions d’euros. « Nous sommes très satisfaits d’avoir levé la moitié de notre nouveau fonds en quelques mois à peine, grâce au soutien fidèle de nos principaux investisseurs historiques, et ce malgré un contexte économique difficile. Les contacts en cours nous rendent par ailleurs confiants quant à un closing final au cours du premier semestre 2013 » commente Pierre Corbet, Associé d’Industries & Finances Partenaires. « Ce succès récompense une stratégie unique sur le marché, entièrement dédiée à la consolidation sectorielle, laquelle s’avère fortement créatrice de valeur », ajoute Franck Boulland, Associé d’Industries & Finances. La stratégie d’Industrie & Finance Investissements 3 est la même que celle des deux fonds précédents, entièrement dédiés au regroupement sectoriel (« Buy & Build »). Les investissements visent des PME de tous secteurs, valorisées jusqu'à 60 millions d’euros, dans lesquelles Industries & Finances Partenaires prend une position majoritaire aux côtés de dirigeants expérimentés et impliqués au capital, afin de déployer une politique de « buy and build » (acquisitions sectorielles ciblées) permettant à l’entreprise de changer de dimension et de devenir le plus souvent de véritables ETI. Emmanuel Harlé et Pierre Mestchersky ont créé Industries & Finances Partenaires, en 1999, rejoints, dès l’origine, par Franck Boulland et Pierre Corbet, devenus associés en 2010. Les 4 investisseurs travaillent ensemble depuis plus de 10 ans et ont développé un savoir-faire unique dans le Buy & Build. L'équipe a été complétée fin 2011 avec l’arrivée d’un nouvel associé, Sophie Pourquéry, et recrutera deux à trois chargés d’affaires pour déployer IFI 3. Depuis sa création, Industries & Finances Partenaires a bâti une quinzaine de plateformes sectorielles (fruits le plus souvent de 3 à 4 acquisitions chacune). Le chiffre d’affaires consolidé de ces entreprises a crû en moyenne de 17,5% par an durant la période d’investissement, dont 11% par croissance externe et 6% par croissance organique. Cette création de valeur permet à Industries & Finances Partenaires de figurer parmi les plus performants des fonds de capital-investissement européens, avec un retour sur investissements supérieur à trois fois leur engagement initial. « Les conditions de marché qui ont permis les performances passées restent inchangées et nous pouvons raisonnablement envisager d’aussi bonnes performances pour IFI3 » commentent Emmanuel Harlé et Pierre Mestchersky, les Associés Fondateurs d’Industries & Finances Partenaires. Parmi les groupes constitués par Industries & Finances Partenaires et cédés depuis, peuvent notamment être cités Européenne Food (distribution alimentaire), Climater (génie climatique), Caterine Restauration (restauration collective), Galaxy (consommables pour le BTP) ou encore Armatis (centres d’appels téléphoniques).
François de Varenne, CEO de Scor Global Investments dans un entretien accordé à Option Finance numéro 1203 : Pour la France, nous avons ensuite diminué par cinq notre exposition avant sa dégradation S&P. Notre exposition à la dette souveraine a ainsi été, de manière volontaire et anticipée, très fortement réduite passant à 26% aujourd’hui contre 38% actuellement constitué de 81% d’obligations, dont 29% d’obligations corporate, seulement 26% de dettes souveraines, 10% de titres à court-terme, 10% de covered bonds et Agency MBS et 6% de produits structurés et titrisés (MBS,ABS...). Notre poche actions, que nous avons réduite volontairement d’environ 30% en juin 2011 juste avant la très forte chute des marchés de l'été, s'élève aujourd’hui à 4%. Nous possédons également 4% d’immobilier, essentiellement à travers des immeubles de bureaux détenus en direct. Nous privilégions sur ce segment des actifs localisés dans des zones géographiques de première catégorie, avec un bail sécurisé sur du moyen terme et un locataire de qualité. Comme nous craignons à moyen terme et un locataire de qualité. Comme nous craignons à moyen terme un retour de l’inflation, l’immobilier nous paraît un bon placement que nous comptons renforcer à l’avenir. Dans beaucoup de pays, les loyers sont en effet indexés directement ou indirectement sur l’inflation, cet actif constitue donc une très bonne protection contre ce risque. Nous avons des cash flows prévisionnels très importants sur notre portefeuille obligataire. Ainsi, sur un portefeuille d’investissement d’environ 13.5 milliards d’euros, nous allons récupérer 5.7 milliards de coupons ou de remboursement obligataires dans les 24 mois à venir. Dans un environnement hautement incertain, dominé surtout par des décisions politiques, nous sommes convaincus qu’une maîtrise et une disponibilité à court terme de nos cash flows peuvent nous permettre de protéger la valeur de nos actifs et de saisir des opportunités quand elles se présenteront. Nous continuons également à accentuer la granularité et la diversification de notre portefeuille, par zone géographique, par classes d’actifs mais également par typologie de stratégies et de pay-offs, afin de stabiliser au mieux notre rendement en cas de choc sur le marchés.
Karine Leymarie, Gérante Senior Actions et Convertibles à la MAIF, à la rédaction de www.institinvest.com : A fin octobre 2012, la MAIF détient en portefeuille pour son compte et celui de ses filiales Filia-MAIF et Parnasse-MAIF, vingt lignes en direct sur les convertibles et douze OPCVM, pour un montant de 320 millions d’euros. 50 millions d’euros sont gérés en direct et 270 millions en gestion déléguée. Depuis fin 2011, nous avons significativement revu à la hausse le poids des obligations convertibles, d'1,7 % à 2,8 % de notre encours total. En complément des investissements en OPCVM, nous nous sommes notamment renforcés au mois de septembre lors de la reprise du marché primaire en souscrivant en direct aux «émissions de plusieurs entreprises françaises » Le renforcement des obligations convertibles dans les portefeuilles de la MAIF étant déjà significatif depuis 2010, la part de la classe d’actif devrait être relativement stable au cours des prochains mois. Nous sommes positionnés sur l’Asie via nos fonds de convertibles internationales, mais nous ne souhaitons pas investir pour le moment sur des fonds purs Asie. Nous avons aujourd’hui douze gérants en portefeuille, cinq français et sept étrangers. Cette liste n’est pas restrictive, le nombre de gérant pouvant évoluer notamment en fonction de nos encours.
Jean-Pierre Mottura, directeur général de la CAPSSA lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : Concernant le scénario que je vais appliquer en cette fin d’année : sur le monétaire, tout d’abord. Qui dit monétaire ne dit pas forcément Eonia. Il va falloir se repositionner en partie. Pour la première moitié de 2013, je vais continuer à renforcer la poche corporate dans un premier temps, avec un espoir au deuxième semestre, voire au quatrième trimestre d’y voir un peu plus clair et d’aller plus franchement sur les marchés actions. L’embellie que l’on connaît actuellement sur ces marchés me sert dans mon allocation et dans mon résultat de fin d’année. De là à y aller beaucoup plus franchement dès le début 2013, je ne suis pas prêt. Pour terminer sur ces marchés en se rapportant au processus qui est le nôtre aujourd’hui, nous n’avons pas décidé de modifier celui-ci en cette fin d’année. Ce dernier est très quantitatif puisque nous avons une prudence peut être excessive sur une grande partie de notre portefeuille. Nous verrons ce qu’il en est. Mais le temps d’investir sur les marchés de grande capitalisation n’est pas revenu selon nous. On n’y est pas encore. Nous allons y aller un peu, car il le faut du fait de certains marchés très peu méritoires. Cela se comprend. Mais la BCE peut baisser son taux de refinancement au moins de 25 centimes, ce qui serait un dernier pas. En revanche, nous ne sommes pas présent dans le high yield. Sur les marchés actions, nous investirons donc courant deuxième semestre 2013. Nous reviendrons sur les grandes capitalisations européennes. Éventuellement, nous avons un point d’interrogation sur les États- Unis. Nous avons géré la volatilité de notre portefeuille sur un plan global. Le poids des monétaires est très important, mais à côté, nous avons opté pour de la performance. Cette position d’aujourd’hui sera peut-être tout à fait différente dans le mois qui vient. Il faut surtout être très réactif avec une vision. La vision que nous n’avons pas eue ces derniers temps nous a entraînés à investir dans des actifs de long terme. Les gérants actions aimeraient bien qu’on ne soit plus dans cette réaction où l’on parle de long terme avec des produits dans lesquels on peut sortir en deux ou trois jours. A ce titre, en matière d’investissement de long terme, nous avons renforcé ces derniers temps notre poche de private equity. Nous faisons ainsi depuis deux ans. Nous consacrons 2,5 % au private equity, ce qui n’est peut-être pas négligeable. Et l’on est vraiment engagé dans le long terme. De l’ordre de 8-10 ans.
François de Varenne, CEO de Scor Global Investments dans un entretien accordé à Option Finance numéro 1203 : SCOR Global Investments (SGI) a été crée pour centraliser en interne le pilotage global de l’allocation des actifs et la politique d’investissement. Cette filiale a été agréée par l’AMF en tant que société de gestion de portefeuilles le 1er juin 2009 et a donné naissance à une toute nouvelle politique d’investissement. Nous sommes en effet passés d’une gestion relativement passive à une gestion active axée vers la recherche de performance absolue. Pour les classes d’actifs sur lesquelles nous considérons qu’il est stratégique d’avoir une maitrise totale du portefeuille, nous privilégions la mise en oeuvre en interne. En revanche, pour les classes d’actifs où nous avons n’avons pas de taille critique ou lorsque nous considérons qu’il s’agit d’opportunités à court terme, nous faisons appel à des gérants externes, sélectionnés individuellement par SGI sur chacune des stratégies visées et non plus sous format d’un mandat confié à un gestionnaire d’actifs global. Notre équipe comprend aujourd’hui une cinquantaine de personnes dont une vingtaine de gérants. La grande majorité des effectifs est basée à Paris, le reste à Zurich. SCOR Global Investments est organisé autour de cinq desks : Taux (obligations d’Etat, inflation, covered bonds, Agency MBS), Crédit (investment grade, high yield, structured et securitized products), Actions, Immobilier, et Multigestion Alternative. SCOR gère également une activité ILS (insurance-linked securities), c’est-à-dire de cat bonds et titres assurantiels. Nous avons progressivement mis en place des mandats de gestion avec la plupart des entités juridiques du Groupe et repris en interne la gestion externalisée. La seule zone géographique dans laquelle notre gestion est encore externalisée en mandat auprès de gestionnaires d’actifs globaux est l’Amérique du Nord. Au 30 septembre 2012, nos encours sous gestion s'élevaient à 13.5 milliards d’euros. Aujourd’hui, environ 70% de la gestion du portefeuille s’effectue en interne. Lorsque nous faisons appel à un gestionnaire d’actifs externe sur une classe d’actifs précise, nous n’investissons qu'à travers des fonds ouverts que nous sélectionnons à la suite de due diligence très poussées.
A l’issue d’une consultation lancée en septembre 2012, l’UMR, acteur majeur de l'économie sociale avec plus de 397 000 sociétaires a fait le choix de confier à EGAMO un mandat obligataire de 4 milliards d’euros. Ce mandat de gestion sur son actif c??ur de portefeuille est une première pour l’UMR ; en choisissant EGAMO comme partenaire pour sa gestion obligataire, l’UMR vise pour l’année 2013 à renforcer la sécurisation et l’expertise de sa gestion. La double culture d’EGAMO - son équipe est composée de collaborateurs issus à la fois du monde mutualiste et de la gestion d’actifs - lui permet de bien connaître et d’anticiper les attentes des acteurs de l'économie sociale et de développer des solutions de gestion de portefeuille complètes et sur-mesure, adaptées aux contraintes et réglementations spécifiques de l’UMR. EGAMO bénéficie par ailleurs de systèmes d’information et de mécanismes de contrôle efficients et actualisés. Les services supports (contrôle, juridique ...) sont dédiés à son seul métier de gestion d’actifs ce qui vient garantir la maitrise de ce risque très spécifique. Cette externalisation est ainsi en complète adéquation avec les exigences du pilier II de solvabilité II : la politique des placements est formalisée de manière très fine et contractualisée dans le mandat, elle offre également une surveillance des règles inscrites au mandat. Ainsi l’UMR bénéficie, dans la continuité, d’un support professionnel tant technique qu’humain reposant sur un fonctionnement contrôlé et organisé.
Jean Yves Ogier, directeur financier et des engagements de la caisse régionale Crédit Agricole Normandie à la rédaction de www.institinvest.com : Nous prêtons plus que nous recevons, nous sommes déficitaires en collecte crédit. Nous ne plaçons rien sur cette activité, a contrario, nous plaçons l’excédent de nos fonds propres. Nous avons pour contrainte la sécurité de nos placements ou au minimum la réduction du risque au maximum. Pour cette partie, nous replaçons chez CASA en taux fixe principalement. CASA fixe les taux garantis en fonction des maturités, cela détermine nos placements. Pour les autres types de placements, nous utilisons les filiales du groupe dans chacun des domaines d’expertises de chacun. Afin de satisfaire à Bâle III, nous devons augmenter notre ratio de liquidité, cela immobilise une partie de nos ressources et nous devons réduire les prêts accordés. On se tire une balle dans le pieds avec cette réglementation, qui devrait rentrer en application en 2015. Nous avons pour mission de financer l'économie régionale, par le biais de prêts aux entreprises mais aussi par la prise de participations dans des fonds, car ce n’est pas notre métier. Le secteur de l’agro-alimentaire nous concerne, ainsi que les projets coopératifs. Enfin, nous avons investis dans le fonds Normandie Capital investissement, ainsi que dans le fonds d’amorçage Grand Ouest. En effet, le Crédit Mutuel Arkéa, huit caisses du Crédit Agricole et la Caisse d’Epargne Normandie ont doté la structure de plus de 30 millions d’euros pour financer des sociétés technologiques et innovantes (numérique, biotechnologies, santé, etc.). Le fonds investira 300.000 euros à 400.000 euros au maximum lors d’un premier investissement en gardant la possibilité d’investir à nouveau, en plusieurs fois, jusqu'à 2,5 millions d’euros. La gestion de Go Capital Amorçage a été confiée à la société rennaise Go Capital.
Pierre Guillemin, directeur gestion diversifiée et actions de Swiss Life Asset Management dans un entretien publié par Newsmanagers : « Selon moi, les hedge funds sont aujourd’hui dépassés. La technologie a évolué et la plupart des techniques proposées par ces fonds sont aujourd’hui réplicables par les gestions traditionnelles. Seuls quelques métiers proches du private equity, comme le distressed, présentent une valeur ajoutée et resteront. C’est d’ailleurs cette réflexion qui a conduit le groupe Swiss Life à Zurich, pour le compte propre, à liquider totalement sa position en hedge funds, qui était de 5 milliards de dollars en 2005. »
Selon nos informations, la Fondation de France a sélectionné 4 OPCVM ouverts en remplacement d’un mandat de gestion sur les actions euro avec l’aide de son consultant habituel, à savoir Amadeis. La Fondation de France a investi 38 millions d’euros dans des fonds gérés par les 4 sociétés de gestion suivantes : Financière de l’Echiquier Banque du Luxembourg Comgest Montpensier Finance
Diplômée du DESS Banque-Finance Paris 1 dirigé par Christian de Boissieu, Carole Zacchéo entre à la MAIF en 1995 où elle occupe différentes fonctions au sein de la Direction des Investissements et des Placements. En 2004, elle intègre le poste de gérante obligataire. Désormais gérante senior taux, Carole Zacchéo revient pour Instit Invest sur les dernières évolutions de la stratégie de l'assureur dans ce domaine.
Alexandre Piazza, Responsable des investissements de la Mutuelle d’Ivry La Fraternelle (MIF) à la rédaction de www.institinvest.com : Nous avons hissé notre exposition aux matières premières à hauteur de 20 millions, en rajoutant notamment des métaux précieux. Ce qui représente 1% de notre encours, je pense que c’est un bon rythme de croisière pour une gestion efficiente, même si mon conseil d’administration m’autorise jusqu'à 2%. A la différence des marchés actions très influencés par la conjoncture économique, il n’y a pas de point d’entrée, il faut donc piloter de manière très forte cette classe d’actifs. C’est pour cela que nous avons délégué cette poche à Prim Finance.
« Nous avons fortement réduit la poche de risque globale » affirme Aurélia Dantras, trésorier au Crédit Agricole Toulouse et Midi Toulousain . Qui explique que la sortie de fonds actions s’est faite de manière progressive depuis la fin de l’année dernière. Dans le même temps, l’exposition Europe a été réduite afin d’augmenter la diversification à l’international, vers les Etats-Unis et l’Asie. Les fonds sortis n’ont pas forcément été réalloués, l’objectif étant pour le Crédit Agricole et ses entités régionales de se constituer un portefeuille de liquidités afin de se garder de la marge pour Bâle III et l’atteinte du ratio LCR. Après réduction du risque, l’allocation stratégique du Crédit Agricole Toulouse et Midi Toulousain, qui comporte une poche actions, une obligataire, une monétaire et une diversifiée, n’est pas amenée à évoluer dans les prochains mois. Le Crédit Agricole Toulouse et Midi Toulousain n’est investi en direct que dans des fonds monétaires. Le reste de nos placements se fait à travers des fonds dédiés, pour ne pas être impacté par les plus ou moins-values détaille Aurélie Dantras. 60% de cet encours est confié à Amundi mais la caisse régionale travaille aussi avec Rothschild, OFI, Aberdeen, Pictet, Exane et BNP notamment. Aucun appel d’offres ne sera lancé prochainement. Rappelons enfin que la caisse de Toulouse et Midi Toulousain gère aussi les excédents de fonds, la trésorerie ainsi que le risque de liquidité et de taux de la caisse de Nord Midi Pyrénées.
Jean-Pierre Mottura, directeur général de la CAPSSA lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : Ma plus belle performance de ces dernières années a été réalisée grâce à la Turquie. Pour donner un ordre d’idée, nous investissons sur les pays émergents pays par pays. Comme on a une très faible exposition aux marchés dits risqués, nous avons pu faire de la performance sur ces marchés. Mais tout cela vient du fait que nous n’avons pas été pénalisés par l’allocation actif-passif. Nous n’avons pas aujourd’hui un actif en relation avec notre passif. C’est un choix délibéré. Et lorsqu’on regarde sur le long terme, on s’aperçoit que nous avons eu raison. On aurait pu se tromper et on aurait changé. Nos contraintes moindres Mais nos administrateurs ont bien compris que c'était une bonne solution de faire ainsi. C’est un process au départ informatisé et mathématique. On travaille avec une base de données (Morningstar) où figurent tous les supports possibles. Quand on fait du quantitatif, vous donnez un certain nombre de critères avant analyse du produit. C’est une ligne de mon portefeuille qui représente 0,5 %. Ce qu’il est important de savoir, c’est que nous avons pu tenter l’expérience, car nous avons eu toujours eu un socle. Au début des années 2000, nous avons décidé de faire un process quantitatif, à condition de maîtriser la volatilité. Ce que nous faisons. Depuis 2004, nous suivons nos actifs pas uniquement depuis le début de l’année, mais sur la période, nous avons fait une performance à + 28 % quand le CAC a distribué ou pas redistribué. Avec tout cela, nous avons enregistré un gain de 28 % avec une volatilité annualisée de 1,6. En 2008 nous avons perdu 1,1 % avec 80 % de notre portefeuille à 4,5 %. Cela pour vous dire que nous avons souffert sur les 20 % restants. Comme tout le monde. En 2009, nous avons progressé de 3,2 % avec 80 % environ de l’ensemble à 1,5 %. L’année dernière, nous avons perdu 0,2 %. Cette année, comme on ne peut pas avoir tout et son contraire, nous sommes à fin novembre à 2,8 % mais avec 78 % de monétaires. Dans le monétaire on a des certificats de dépôt. Les certificats de dépôt sur 8 mois depuis le début d’année, nous les traitions à 2,20 %. Ce n’est donc pas l’Eonia à 0,2 % ou 0,3 % aujourd’hui. Nous nous trouvons maintenant dans des années où nous allons remodifier notre processus. Pour les 15 jours qui viennent, nous allons procéder à une étude globale du processus. La dernière étude globale remonte à la première quinzaine d’août. Nous avions alors décidé de ne rien faire. Nous verrons ce qu’il en est dans quelques jours. Ce qui compte, c’est la performance et le risque pris...