Julien Le Louët, responsable du service financier et immobilier de l’OCIRP dans un article paru dans Option Finance numéro 1208 : Nous gérons actuellement 1.9 milliard d’euros, essentiellement en produit de taux afin de maintenir constamment un rendement comptable conforme à nos engagements. Nous détenons un peu plus de 73% de produits de taux, 20% d’actions, 5% d’immobilier en direct. Les 2% restants sont constitués en liquidités. Compte tenu de nos engagements assez longs et de la faible rémunération de placements à court terme, nous essayons à l’heure actuelle de limiter au maximum nos placements en monétaire. Sur la partie obligataire, nous investissons uniquement dans des émetteurs de la zone euro. Cette poche à beaucoup évolue avec le temps. En 2007, nous détenions très majoritairement des emprunts d’Etats Français. Mais, dès 2009, nous avons pris le virage du crédit en introduisant une part importante d'émetteurs corporates notés investments grade. De ce fait ces derniers représentent aujourd’hui environ 40% de notre poche obligataire. L’an passé, nous y avons même intégré le segment du crossover - émetteurs situés à la marge entre l’investment grade et le high yield -, que nous avons investi au travers d'émetteurs industriels français. Cette stratégie très opportuniste n’aurait pas pu être possible si nous avions adopté trop tôt un positionnement sur le segment du crédit. Nous sommes particulièrement préoccupés par la cherté du crédit. Pour acheter aujourd’hui des obligations d’entreprise qui dégagent un bon rendement, il faut accepter de prendre plus de risques que par le passé. Or, nous sommes un investisseur traditionnellement prudent et nous ne souhaitons pas accroître le risque global de notre portefeuille. Plus globalement, la valorisation actuelle des marchés, nous préoccupe. Nous assistons à un rallye très fort sur l’ensemble des marchés et, dans ce contexte, certaines classes d’actifs, comme les dettes souveraines ou encore les obligations à haut rendement, nous apparaissent chères.
Deux impératifs guident nos investissements dans les placements privés obligataires : bien comprendre les sociétés auxquelles nous prêtons de l’argent et obtenir une rémunération suffisante, explique Marcel Kahn, directeur financier et directeur général de la MACSF. Nos analystes crédit (au nombre de trois) doivent se forger une conviction tant sur la qualité de l'émetteur que du coût de l’oépration. Cette mutuelle avec 20 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dont une grande partie en assurance-vie avec un taux de rendement de 3,5% net en 2012, n’a pas investi dans une équipe spécialisée comme ont pu le faire des acteurs plus gros et n’a pas non plus bouleversé son mode de fonctionnement. Il est vrai que les risques inhérents aux placements privés ne sont pas les mêmes que pour des obligations publiques, souligne Eric Dubos, responsable crédit chez MACSF. Pour compenser, la mutuelle s’est néanmoins fixé des critères d’investissement en termes de taille des souches (pas moins de 100 millions d’euros) et surtout de communication et de visibilité des émetteurs. Nous privilégions les sociétés cotées ou présentes sur le marché des TCN (titres de créances négociables) parce qu’elles sont obligées de publier leurs chiffres, et demandons à rencontrer régulièrement les dirigeants des émetteurs, poursuit-il. Pour le reste, l’analyse crédit reste la même que pour un autre émetteur (investment grade ou high yield). Cette politique d’investissement restrictive explique pourquoi la MACSF a participé à assez peu d’opérations (Bonduelle, Plastic Omnium, Bolloré et Financière Agache pour 100 millions d’euros). Nous n’avons pas investi dans certains dossiers car le niveau de rémunération n'était pas suffisant, indique Marcel Kahn, évoquant les émissions les plus récentes.
Selon nos informations, l’Institut de France a lancé un appel d’offres restreint de 90 millions d’euros au quatrième trimestre 2012 afin de remettre en concurrence ses gérants sur la gestion flexible avec contrainte de perte maximale. Pour rappel, l’Institut de France a adopté suite à la recommandation de la Cour des comptes une charte financière qui prévoit que les établissements financiers chargés de la gestion des portefeuilles dans le cadre de « fonds dédiés » seront remis en concurrence tous les trois ans et devront rendre compte tous les mois de leur gestion au directeur des services financiers, qui définit les objectifs à suivre, ainsi que le rendement minimum à réaliser. En outre, la charte fixe des règles particulières pour la gestion de la trésorerie : la part de chaque organisme de placement ne peut dépasser une proportion maximale, les obligations doivent être souscrites en euros et dans la limite d’un plafond, et les acquisitions d’actions sont prohibées. Pour rappel, l’Institut de France travaille avec Amadeis comme consultant.
Pierre Richert, directeur financier d’Agrica à la rédaction de www.institinvest.com : Des décisions ont été prises au cours des comités financiers puis votées par les administrateurs d’Agrica, afin d’augmenter le rendement à long terme tout en multipliant les axes de diversification pour répartir le risque : Possibilité données à nos mandats obligataires de détenir jusqu'à 20% d’obligations souveraines des pays périphériques. Abandon de la répartition pivot 80 % dettes souveraines / 20% crédit corporate au sein de la poche obligataire. Les obligations corporate peuvent désormais représenter jusqu'à 50 % du total des obligations. Une poche obligations convertibles pouvant aller jusqu'à 20% de la poche actions. Une poche cible actions émergentes pouvant représenter 5 à 7% de la poche actions. Des investissements high yield pouvant représenter 5% de la poche obligataire. Surpondération des actions par rapport aux obligations de 3 % quant à l’allocation tactique. La répartition entre les différentes classes d’actifs est actuellement la suivante : 72 % d’obligations corporate et d’obligations d'État 22 % actions et actifs diversifiés 6 % immobilier
François Marbeck a commencé sa carrière au Crédit Lyonnais en 1990 en tant que trader euro-obligataire puis teneur de marché sur les OATs. Il est ensuite devenu gérant de fonds obligataires de 1992 à 1998. Il a rejoint CDC IXIS AM en 1999 et a dirigé, dans un premier temps une équipe de gérants obligataires.
Scor Global Investments, la société de gestion du réassureur français, va lancer un fonds dédié à la dette infrastructures, doté de 250 millions d’euros par la maison mère en attendant peut être d’autres investisseurs. Ce produit, en cours de structuration, prendra la forme d’une SICAV SIF de droit luxembourgeois, et sera géré par une équipe, en phase d’agrément AMF, menée par une ancienne spécialiste de Dexia, Karen Azoulay. Dans une logique de recherche de rendement et non pas d’investissement à long terme, le fonds sera investi au début plutôt en secondaire, puis en primaire et en secondaire, sur des loans (éventuellement des bonds) avec des maturités moyennes de 5-10 ans. Donc plutôt sur des tranches projets en phase d’exploitation non sécurisées par la personne publique pour atteindre 250 à 350 points de base de marge. En conséquence, le fonds ciblera aussi davantage des projets matures (brownfield) qu’en construction (greenfield), dans les transports, l'énergie (production, distribution) ou les utilities liées à l’environnement (déchets, eau).
A l’occasion de la mise en concurrence des fonds ouverts sur sa gestion monétaire (200 millions d’euros), le Comité de Gestion des Oeuvres Sociales des établissements hospitaliers (CGOS), avec l’appui du consultant Amadeis a retenu trois société de gestion lors du quatrième trimestre 2012. Il s’agit de : La Française AM BFT Gestion BNP Paribas AM
Le marché a pour objet la fourniture de services de gestion de portefeuilles (actions et obligations) pour compte du Fonds de compensation commun au régime général de pension (FDC) qui a créé à cet effet en 2007 une société d’investissement à capital variable-fonds d’investissement spécialisé (SICAV-FIS) à compartiments multiples. Le marché est divisé en 4 lots, chaque lot correspondant à un type de gestion (gestion passive ou gestion active) sur une classe d’actifs spécifique. Le nombre de mandats à attribuer est de 4. Lot nº: 1 Intitulé: Actions Global Small Cap - Indexé Le lot nº 1 porte sur la gestion passive d’un portefeuille d’actions investissant dans des actions et titres assimilés à des actions de sociétés à petite capitalisation des pays développés inclus dans l’indice de référence. Indice de référence: MSCI Daily TR Net Small Cap World USD (converti en EUR). Montant indicatif du mandat: EUR 140 millions Lot nº: 2 Intitulé: Actions Global Small Cap - Actif Le lot nº 2 porte sur la gestion active d’un portefeuille d’actions investissant dans des actions et titres assimilés à des actions de sociétés à petite capitalisation des pays développés inclus dans l’indice de référence. Indice de référence: MSCI Daily TR Net Small Cap World USD (converti en EUR). Montant indicatif du mandat: EUR 140 millions Lot nº: 3 Obligations Emerging Markets (local currency) - Indexé Le lot nº 3 porte sur la gestion passive d’un portefeuille d’obligations et titres assimilés à des obligations des marchés émergents inclus dans l’indice de référence. Indice de référence: JPMorgan GBI-EM Global Diversified Composite Unhedged USD (converti en EUR). Montant indicatif du mandat: EUR 140 millions Lot nº: 4 Intitulé: Obligations Emerging Markets (local currency) - Actif Le lot nº 4 porte sur la gestion active d’un portefeuille d’obligations et titres assimilés à des obligations des marchés émergents inclus dans l’indice de référence. Indice de référence: JPMorgan GBI-EM Global Diversified Composite Unhedged USD (converti en EUR). Bloomberg Ticker: JGENVUUG Index Montant indicatif du mandat: EUR 140 millions Pour lire l’avis complet : cliquez ici
L’Union Financière de France lance le FCPR UFF Actifs Non Cotés n°2, dédié à la location de containers maritimes. L’UFF s’est associée à OTC Asset Management, société de gestion spécialiste de ce secteur. Dans le détail, le FCPR UFF Actifs Non Cotés n°2 acquiert avec les fonds collectés un portefeuille de containers, via des sociétés cibles, qui sera loué à une sélection de compagnies maritimes sur la base de contrats longs à taux fixe. Les revenus locatifs seront capitalisés les 5 premières années puis redistribués les 5 années suivantes sans fiscalité. Seuls les prélèvements sociaux restent dus. A échéance des 10 ans, le portefeuille de containers sera revendu à sa valeur résiduelle pour satisfaire la demande en besoins terrestres de containers. Selon l’UFF, le FCPR bénéficie d’un régime de faveur. A condition d’avoir conservé ses parts pendant au moins 5 ans, les souscripteurs bénéficient d’une exonération totale des plus-values réalisées, ces dernières restant soumises aux prélèvements sociaux.
À la suite de l’appel d’offres pour l’attribution de mandats de gestion financière ISR conclu en 2012, l’Ircantec (Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'État et des collectivités publiques) précise aujourd’hui ses attentes en termes de reporting extra-financier auprès de ses gérants. Elle leur demande entre autres d’expliciter dans les reportings extra-financiers annuels des FCP de quelle façon l’impact ESG des portefeuilles pourrait être mesuré, en particulier leur valeur ajoutée sociale (création d’emploi...), environnementale (émission de CO2...) et de bonne gouvernance par rapport à leur indice de référence. Cette mesure a notamment pour objectif de rendre l’apport de l’ISR plus concret auprès de son conseil d’administration.
Selon nos informations, la Caisse Nationale du Barreau Français (CNBF) a retenu les gérants suivants dans le cadre de l’appel d’offres comportant quatre lots lancé en août 2012 : La Française AM et AXA IM pour la gestion d’obligations diversifiées Zone OCDE afin d’améliorer le rendement de la gestion adossée au passif de la CNBF. Le montant global du mandat est estimé à 350 millions d’euros environ. Lazard Frères gestion pour la gestion d’actions de la zone Euro afin d’améliorer le rendement de la gestion adossée au passif de la CNBF. Le montant global du mandat est estimé à 50 millions d’euros environ Generali et Natixis AM pour la gestion d’OPCVM toutes classes d’actifs (actions, obligations, diversifié, performance absolue, alternatif), afin d’améliorer le rendement de la gestion adossée au passif de la CNBF, comme nous l’indiquions déjà le 27 novembre dernier. Le montant global du mandat est estimé à 400 millions d’euros environ. Rothschild & Cie Gestion a été retenu en stand by. Amundi pour le mandat de gestion d’adossement d’Obligations souveraines Buy and Hold (constituer et gérer un portefeuille composé d’OAT zéro coupon détenus dans une optique de portage). Le montant global du mandat est estimé à 250 millions d’euros environ. Les critères des appels d’offres étaient assez souples et nous allons maintenant sécuriser les contrats de façon formelle indique Gilles Not, directeur de la CNBF. Qui précise que les marchés ont été notifiés et signés et que la CNBF va maintenant rencontrer les gérants pour déterminer avec eux la répartition précise des portefeuilles. Ce sont les montants attribués qui sont les plus susceptibles d'évoluer. En effet, l’institution va faire réaliser au cours du premier semestre une étude actuarielle de ses engagements. Pour cela, un appel d’offres va être lancé très prochainement, avec un résultat qui devrait être annoncé au cours du premier semestre.
Marc Wendling, directeur financier de la CAMACTE à la rédaction de www.institinvest.com : La CAMACTE cherche à augmenter le rendement de ses actifs. Pour cela, l’institution souhaite réallouer des investissements sur les actions et sur l’immobilier. « Nous avions déjà une part risquée importante au sein de notre portefeuille puisque celle-ci s'élève à environ 30%, indique Marc Wendling. Nous allons la renforcer en plaçant une partie de la nouvelle trésorerie nette dans la poche immobilier (+1% à +3% de la poche) et dans la poche actions (+2% environ) ». Le chiffre définitif dépendra des évolutions de marché, mais la décision a été validée sur le principe par le Conseil d’administration de l’institution. Ainsi, la CAMACTE va renforcer son exposition aux actions européennes et/ou internationales, sans doute par le biais principalement d’une sélection d’OPCVM. Les comités financiers qui auront lieu dans les prochains mois permettront de mettre en place cet ajustement de l’allocation stratégique. C’est le principal chantier de la CAMACTE pour 2013. La CAMACTE investit également 14% de ses encours dans des actions, 7% dans l’immobilier, 5% en gestion diversifiée via la sélection d’OPCVM (obligations convertibles, high yield et dette émergente) et, en résultante, détient environ 10% de liquidités.
L’Afer vient de demander à Aviva France, l’assureur de son contrat, de constituer dès 2013 dans son fonds général une poche dédiée à l’investissement dans les PME. « Un investissement d’une cinquantaine de millions d’euros est prévu », indique aux « Echos » Gérard Bekerman, son président. Autre nouveauté : « Nous envisageons d’acheter des crédits pour les petites et moyennes entreprises , annonce-t-il. Dans le nouvel environnement réglementaire qui se dessine, les banques ne jouent peut-être pas suffisamment leur mission de financement des PME. L’Afer souhaite donc apporter sa contribution. » L’enveloppe consacrée à cette classe d’actifs sera de « 300 millions d’euros au minimum », les modalités de mise en oeuvre restant à définir. Pour l’Afer, il s’agit aussi de diversifier ses placements et de soutenir les rendements du fonds général.
Au sein du premier compartiment de la sicav Emergence, Emergence Performance Absolue, le fonds d’incubation lancé par le pôle de compétitivité Finance Innovation, un placement devrait être décidé en comité d’investissement dans les jours qui viennent, rapporte L’Agefi. Selon nos informations, il pourrait s’agir de la société de gestion Eperam. L’incubateur envisage aussi d’ouvrir une poche annexe pour maintenir un guichet en gestion alternative. Plus important, Emergence est en train de finaliser un deuxième compartiment pour environ 70 millions d’euros. Il privilégiera les fonds investissant en actions ou en quasi-fonds propres (convertibles, etc.).
Amundi a été retenu par la Coface pour intégrer et centraliser sa gestion d’actifs. Le process de sélection des candidats pour ce projet au caractère très transversal s’est révélé long et complexe. Dans un premier temps, une soixantaine de sociétés ont répondu à la pré-alerte lancé en mai 2012 par bfinance, qui conseille la Coface dans la définition de ses besoins, la conduite de l’appel d’offres et le déploiement de la solution retenue. Puis, 25 sociétés ont été présélectionnées et au final dix ont remis une offre, avec, selon la nationalité des candidats, français, anglo-saxons, allemands, suisses ou encore luxembourgeois, différents types de véhicules juridiques proposés pour recueillir l’ensemble des actifs de la Coface. L’organisme d’assurance-crédit et de gestion des garanties publiques va donc pouvoir commencer le déploiement de la première phase de son chantier stratégique de centralisation de sa gestion de portefeuille. Amundi sera en effet chargé d’apporter des services opérationnels et de conseil à la Coface dans le pilotage centralisé et la mise en ??uvre intégrée de ses placements sur l’ensemble de son périmètre international. La seconde phase du chantier démarrera dès février avec le lancement de différents appels d’offres pour sélectionner les gérants qui intègreront la plateforme pilotée par Amundi.
Gilles Désert, Trésorier de la Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Vétérinaires (CARPV) à la rédaction de www.institinvest.com : Nous avons introduit un peu d’alternatif dans notre gestion depuis l’année 2006, en investissant dans des véhicules relativement prudentiels. Nous souhaitions ainsi battre notre benchmark composite avec des produits déconnectés du marché actions et du marché des emprunts d’Etat. Cela aurait pu se révéler un choix payant il y a quelques années dans des environnements de marchés très chahutés. Mais, dans les faits, depuis deux ans, ces fonds n’ont pas répondu à nos attentes, avec un rendement d’environ 2 % en 2012. C’est pourquoi nous nous posons la question de maintenir cette poche, que nous avons déjà réduite à 8,5 % de notre allocation en valeurs mobilières à fin 2012, contre 12,5 % à fin 2011.
D’après nos sources, le groupe Humanis est toujours à la recherche de produits d’obligations court terme, même s’il vient de sélectionner deux gérants : Octo Asset Management Schelcher Prince Nous disposons d’une relation de longue date avec Schelcher Prince, surtout sur les convertibles au travers de fonds dédiés. Pour la partie satellite, nous sélectionnons des sociétés de gestion de taille intermédiaire, avec lesquelles nous bénéficions d’une écoute toute particulière, ainsi qu’une très bonne réactivité précise notre interlocuteur.
Carole Zacchéo, Gérante Senior Taux à la MAIF, à la rédaction de www.institinvest.com : Depuis peu, nous souscrivons à des fonds ouverts thématiques, spécialisés sur la dette high yield, la dette émergente, ou encore l’inflation. La dette high yield est encore marginale dans notre allocation, représentant environ 0,5 % des actifs. Nous avons l’intention de monter en puissance en 2013, considérant que cette classe d’actifs offre encore des perspectives intéressantes avec la poursuite du resserrement des spreads. Nous pensons que le taux de défaut devrait rester bas et qu’une éventuelle hausse serait en outre très bien appréhendée par les gérants actifs. Nous ne croyons pas non plus à une remontée brutale des spreads et même si elle intervenait, le portage permettrait d’en amortir l’effet. Pour toutes ces raisons, nous nous donnons la possibilité de porter en 2013 notre allocation high yield à 2 %. En ce qui concerne la dette émergente, nous travaillons à une sélection de fonds libellés en devises locales. Nous considérons que les émergents présentent souvent des fondamentaux meilleurs que ceux des pays de la zone Euro. En témoigne la dynamique des notations qui est positive pour de nombreux émergents désormais investment grade, alors que les dégradations ont été nombreuses dans la zone Euro. Nous sélectionnons dans un premier temps des fonds globaux qui présentent généralement la répartition suivante : un tiers Asie, un tiers Amérique Latine et un tiers Europe de l’Est. La diversification pourrait se poursuivre vers des fonds de dettes corporates émergentes qui tendent à se développer actuellement. L’allocation dettes émergentes pourra représenter au maximum 2% de nos actifs.
A l’occasion d’un déjeuner organisé par Oddo AM sur les obligations convertibles, Roger Caniard, responsable de la gestion convertibles de la MACSF est intervenu sur l’intérêt de cette classe d’actifs dans la gestion d’actifs d’un assureur vie : La MACSF a pour objectif de délivrer un taux servi net de 3.5% (4.5% avant frais de gestion) sur l’assurance vie qui représente 18 milliards d’euros d’actifs gérés. Pour y parvenir, nous avons mis en place une allocation d’actifs traditionnelle qui se repartit comme suit : L’allocation d’actifs de la MACSF au 31/12/2012 : 59.80% d’obligations à taux fixe 12.70% d’Obligations convertibles 12.50% d’obligations à taux variable 6.8% d’actions 4.1% de monétaire 3.6% d’immobilier 0.5% de gestion alternative La poche d’obligations convertibles est structurellement importante (elle a pu atteindre 37% de l’allocation certaines années). Nous souhaitons accompagner le marché en ce début d’année, avec les nouvelles émissions de convertibles, ce qui nous permettra aussi de limiter le coût de portage sur le monétaire. Nous n’allons pas augmenter nos investissements en actions car les provisions ont été passées pour des montants importants ces dernières années et parce que la provision pour risque d’exigibilité (PRE) a un impact négatif sur le compte de résultat. Nous recherchons des convertibles mixtes pour jouer le passage en profil action : achats à taux positif et revente des profils trop action ou trop désensibilisés. Les obligations convertibles comportent un plancher actuariel qui peut disparaître et nécessitent donc de contrôler le risque crédit. Nous nous posons ainsi deux questions : le risque crédit est-il acceptable? et l’option sur l’action sous jacente est-elle intéressante? Les risques crédit doivent faire l’objet d’une analyse financière interne qui complète celle des agences de notation. Depuis 2008, nous rendons compte chaque semaine du détail de nos positions pour lesquelles un risque de défaut est le plus probable, même si beaucoup de convertibles ne sont pas notées. Les caractéristiques techniques des convertibles restent attractives : les taux coupon baissent mais la sensibilité à la hausse de l’action sous jacente augmente. Notre gestion spécifique des convertibles nous conduit à sous performer à la hausse et à sur performer à la baisse. Exemple: En 2005 : +8.7% (contre +10.33% pour ECI Euro) En 2006 : +8.09% (contre +11.08% pour ECI Euro) En 2007 : +2.44% (contre +3.76% pour ECI Euro) En 2008 : -17.34% (contre -24.40 pour ECI Euro) En 2009 : +21.43% (contre +21.85% pour ECI Euro) En 2010 : +2.99% (contre +2.27% pour ECI Euro) En 2011 : -5.97% (contre -9.58% pour ECI Euro) En 2012 (nov) : +10.74% (contre +16.18% pour ECI Euro) Enfin, sous Solvabilité II, les convertibles offrent un coût en capital particulièrement attractif. Dans le cas de la MACSF, le SCR taux est de 2.91%, le SCR signature de 4.71% et le SCR actions de 2.58%. Point important, le coefficient de pénalisation est plus faible pour les convertibles non notées (3%) par rapport aux convertibles notées B&- (7.5%).
La Caisse de dépôt et placement du Québec, l’un des principaux fonds de pension du monde avec 160 milliards de dollars, va augmenter son allocation à l’immobilier de 30 milliards de dollars canadiens à 40 milliards sur les 18 prochains mois, rapporte le Financial Times. C’est l’un des derniers exemples en date d’un investisseur institutionnel qui se détourne des obligations, qui offrent des rendements très faibles, pour l’immobilier.