Anne Boyon Fuster, Responsable de la coordination et du développement de l'épargne salariale, Total lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : « Chez nous, c’est clairement une gestion qui est très actions, beaucoup plus que la moyenne du marché. Sur les portefeuilles, les trois quarts des avoirs sont placés sur le fonds d’actionnariat. Ce ne sont même pas des actions, c’est l’action Total. Cela laisse 25 % pour autre chose. C’est important même si en proportion, ce n’est pas énorme. Nous avons aussi du travail pour essayer de sortir les salariés de l’action Total mais il n’est pas très facile de dire qu’il ne faut pas acheter de l’action Total. On essaie d’avoir ce langage et de les emmener dans le Perco dont nous disposons. Nous n’avons pas de gestion très typée entre la gestion très active et la gestion très benchmarkée. Cela dépend vraiment des fonds. Sur l’Europe, nous avons une gestion très active et la gérante regarde à peine son benchmark. Le benchmark est pour le salarié une référence, cela va lui donner un point de comparaison. Mais il y a de vrais paris de gestion. Après, le gérant gagne ou perd. Il se trouve que notre gérante gagne plutôt, donc tout va bien. Mais nous avons d’autres fonds où au contraire nous avons une gestion très benchmarkée, à mon avis trop, alors même que le gérant a des marges de manoeuvre. Cela dépend aussi du mandat que nous confions. Si on l’enferme dans quelque chose de très fermé, il ne faut pas lui reprocher ses résultats. En revanche, si on lui donne de la marge de manoeuvre et qu’il ne l’utilise pas, on est moins gentil avec lui. »
Selon nos informations, le Groupe Malakoff Médéric a apporté 25 millions d’euros au lancement du fonds Convertibles ISR qui sera géré par les équipes d’UBI en France avec une sélection d'émetteurs orientée par l’analyse ISR de Fédéris Gestion d’Actifs. Fédéris Gestion d’Actifs est une société de gestion du Groupe Malakoff Médéric, gérant 26 Milliards d’euros d’actifs au 30 juin 2012. Convertibles Europe Responsable, lancé le 28 septembre 2012, cherche à faire bénéficier les investisseurs du couple rendement/risque attractif des obligations convertibles européennes. La sélection des obligations convertibles répond également aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) avec l’objectif de bénéficier d’un portefeuille ayant une notation ISR supérieure à celle de son indice de référence, l’indice UBS Global Convertibles Indices Europe Hedged (EUR). Le Fonds est géré par l'équipe obligations convertibles d’UBI, société de gestion membre du groupe Union Bancaire Privée. Cette équipe gère à ce jour plus de 1,3 milliards d’euros d’encours sur cette thématique. Il s’appuie également sur l’expertise d’analyse ISR de Fédéris Gestion d’Actifs, le partenaire choisi par UBI. Fédéris Gestion d’Actifs, qui gère des fonds ISR depuis 2000, a développé sa propre matrice d’analyse utilisant les données extra financières de Vigéo, Eiris et Ethifinance et portant sur un univers de 1700 valeurs (actions, obligations d'État et d’entreprises). La gestion du fonds est fondamentale et discrétionnaire. Le fonds investit au minimum les deux tiers de ses actifs dans des obligations convertibles et assimilées. La fourchette de sensibilité globale du fonds aux taux d’intérêt est comprise entre 0 et 6. L’exposition maximale aux marchés d’actions peut atteindre 100% de l’actif net avec une exposition moyenne comprise entre 10% et 60%. La performance du fonds pourra être comparée à la performance de l’indice UBS Global Convertibles Indices Europe Hedged (EUR) qui est calculée coupons et/ou dividendes réinvestis. Philippe Aurain, Directeur Général et Responsable des Gestions chez Fédéris Gestion d’Actifs, ajoute : « Avec ce fonds pour lequel nous allons appliquer notre expertise ISR aux obligations convertibles, Fédéris Gestion d’Actifs confirme son objectif d'étendre l’ISR à toutes les classes d’actifs ».
Interrogé par www.institinvest.com, Jean-Pierre Cave, Trésorier général du Groupe Pasteur Mutualité a déclaré détenir 70% de gestion quantitative au sein de ses portefeuilles d’actions. La poche actions représente toujours 17% et restera à ce niveau dans l’allocation cible pour 2013. Le non coté représente 3% des actifs, en proportion stable malgré Solvabilité II qui n’incite pas à investir sur des actifs aussi peu liquides. Le Groupe Pasteur Mutualité a décidé également de sortir complètement des fonds de fonds alternatifs au profit des fonds alternatifs single mono-stratégie. Le trésorier général avoue également son appétence pour les techniques de gestion qui permettent de réduire la volatilité dans un environnement économique incertain. Ainsi, les actions avec une approche minimum variance ont été introduites dans les portefeuilles à partir de 2007, ainsi que les convertibles pour leur profil de rendement-risque asymétrique. Grâce à nos fonds min var par exemple, notre poche actions affichait rendement de -8% en 2008 contre un benchmark en baisse de 40%.
Arnaud de la Brunière, batônnier de la Carpa de Rouen à la rédaction de www.institinvest.com : Nous avons diminué notre gestion au jour le jour. Nous avons rallongé la liquidité à 15 jours, ce qui nous permet d’obtenir un rendement supérieur. Ainsi, nous sommes rémunérés à hauteur de 2%-2,5%. A ce titre, sur les 3 millions de court terme, je place maintenant 1 million au jour le jour et le reste à 15 jours. Etonnamment, nos flux ne diminuent pas, ils oscillent toujours entre 15 et 30 millions, avec une moyenne à 23 millions. En ce qui concerne nos placements à terme que nous possédions, ils sont arrivés à échéance. Ils étaient très rémunérateurs, à titre d’exemple début 2012, nous pouvions placer à 36 mois pour taux de 4%. Les deux tiers de l’encours sont placés en OPCVM obligations euro chez Axa à des taux oscillant entre 3,60% et 3,80%. Chaque jour je reçois des sollicitations de banques pour des placements. Les deux tiers des offres ne sont pas envisageables d’un point de vue règlementaire. Pour le dernier tiers, nous en discutions avec notre conseiller Forward Finance. Nous ne souscrivons rien sans leur avis. Par ailleurs, nous possédons en portefeuille des parts de SCPI de bureaux, que nous gérons pour notre compte propre. Le rendement compris entre 6 et 7% est excellent. J’ai un doute sur la liquidité et la valeur vénale, cependant, j’ai hérité de cette poche, qui représente 30% du portefeuille lors de ma prise de fonction. Je recherche à ré-investir sur des produits structurés pour profiter de la hausse des marchés actions, que nous avions abandonnés en 2008. J’attends que les taux garantis qui me sont proposés soient supérieurs à 0 pour refaire ce type de placement.
A l’issue d’un appel d’offres lancé mi août, l’Etablissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (ERAFP) a retenu Risklab, le laboratoire de recherche allemand appartenant à la société de gestion Allianz Global Investors (AGI) pour l’accompagner dans la sélection et la validation d’une nouvelle méthodologie de son système de limites de crédit. Il s’agit d’un contrat de 8 mois pour une valeur de 117 000 euros (HT). Pour lire l’avis complet : cliquez ici
L’immobilier représente entre 7% et 8% des actifs généraux d’Axa France, soit l'équivalent de 8,5 milliards d’euros. Près de la moitié (46%) de ces placements sont dirigés vers de l’immobilier de bureau. L’essentiel du portefeuille est constitué d’actifs situés en France, mais l’assureur entend poursuivre sa diversification à l'étranger. Structure du portefeuille immobilier d’Axa France : Bureaux : 46% Commerces : 27% Habitation : 12% Industrie : 7% Hôtellerie : 4% Divers : 4% Encours de l’actif général d’Axa au 1er septembre 2012 : 434 milliards d’euros
Avec l’UFF Oblicontext Septembre 2020, l’Union Financière de France (UFF) lance son sixième fonds à échéance d’obligations d’entreprises européennes et internationales sans prédominance sectorielle ou géographique tout en couvrant au mieux le risque de change afin qu’il demeure inférieur à 10%. La gestion financière de ce fonds a été déléguée à UBGI (France), du groupe Union Bancaire Privée (UBP). La gestion en sera flexible et diversifiée pendant la phase de construction du portefeuille, dans le but de générer des rendements tout au long de la vie du fonds (échéance au 30 septembre 2020). L’objectif de rendement moyen annualisé se situe à 5%. La stratégie de gestion vise à obtenir, en moyenne sur la durée d’investissements recommandée un objectif de rendement net de frais de gestion allant de 5% pour les parts A, à 6,05% pour les parts V. Le fonds cessera d'émettre de nouvelles parts passé le 25 octobre 2013. Il sera alors fermé à toute souscription. En cas de baisse des rendements actuariels moyens des titres détenus par le fonds de 1,50% ou plus pendant la période de souscription, la date de fermeture du fonds pourra être avancée. En revanche, la période de souscription pourra être rouverte si les rendements actuariels moyens des titres disponibles dépassent 7%.
Edith Jousseaume, directrice des investissements de l’Ircantec à la direction des retraites et de la solidarité dans un article publié dans l’Agefi Hebdo : Après avoir fait évoluer l’allocation du c??ur du portefeuille ces dernières années, l’IRCANTEC va se pencher sur la mise en place de poches de diversification sur de nouveaux pays, produits ou styles de gestion, et ce toujours avec une préoccupation ISR. Nous allons mener ces travaux en 2013. Déjà quelques pistes sont sur la table comme les obligations convertibles, les obligations des collectivités locales, le financement des PME et plus tard le private equity. Cette diversification pourrait se faire au travers de fonds ouverts.
Stéphane Cros de la direction financière de Groupama Loire-Bretagne à la rédaction d’Instit Invest : En ce qui concerne les actions, nous sommes passés de 25% à 18%, nous avons profité depuis le début de l’année de la remontée des marchés financiers pour réduire notre poche, en cédant notamment les OPCVM actions détenus. Nous sommes dans une politique de désinvestissement de façon intelligente. Notre stratégie consiste à vendre des titres en plus et moins values tout en conservant les valeurs qui ont encore un potentiel de hausse. A ce titre, notre mandat de gestion nous permet d'échanger avec le gérant sur les différentes valeurs à désinvestir. En conséquence, nous disposons d’une poche de cash, qui oscille entre 10 et 12%. La baisse des taux de rendements monétaire ne nous inquiète pas tant que nous conservons notre capital. Nous sommes toujours dans une optique de renforcement de l’obligataire, à la recherche de rendement, nous nous sommes positionnés sur de la dette émergente ainsi que sur du high yield. Néanmoins, nous ne pouvons pas bâtir notre portefeuille sur ces produits, qui restent donc à la marge. Groupama Loire Bretagne a décidé d’investir dans les convertibles gérés par Groupama Asset Management. L’année 2013 nous semble loin, nous sommes en pleine incertitude actuellement, nous ne nous posons même pas la question de recommencer à investir.
« Dans le cadre de la mise en ??uvre d’une stratégie d’investissement guidée par le passif sur la période 2012-2016, qui ne tient pas compte des cotisations additionnelles qui accélèreront la croissance de l’allocation en titres à revenus fixes , le poids des investissements en revenus fixes va passer de 31 % à 38 %, celui des titres liés à l’inflation de 22 % à 29 %, tandis que l’exposition aux titres de croissance reculera de 47 % à 33 %. Nous prévoyons aussi de déployer une superposition obligataire correspondant à 20 % de l’actif », détaille Raymond Laurin, premier vice-président et conseiller stratégique à la Direction du Mouvement Desjardins. Les investissements en revenus fixes favorisent plus largement les placements traditionnels et l’exposition domestique. « Nous avons expérimenté la dette immobilière dans le cadre d’une stratégie de diversification en investissements alternatifs mais tous les marchés ont convergé après l'éclatement de la crise », commente Raymond Laurin. En réaction, le régime a décidé de réduire la diversité des thématiques d’investissement ainsi que le nombre de gestionnaires. La diversification internationale s’opère uniquement dans le cadre d’un mandat en dette émergente et son extension ne fait pas partie des priorités. En revanche, les obligations corporatives (crédit) suscitent l’intérêt en raison de la faiblesse des taux souverains. De plus, le calcul de la charge comptable enregistrée dans les états financiers de l’employeur fait directement référence au taux de rendement de ces obligations. De fait, « leur inclusion dans le portefeuille contribuerait partiellement à immuniser la charge ». S’il maintient une approche conservatrice dans la gestion de sa poche de titres à revenu fixe, le régime a significativement développé les investissements en « titres liés à l’inflation » au cours des dernières années. Cette catégorie concentre désormais 24 % des encours, contre 1,9 % en 2005-2006, répartis entre immobilier (13 %) et infrastructures (11 %). Cette dernière thématique a la particularité d'être la seule gérée en interne. « Nous avons développé notre propre expertise et mis en place un réseau pour réaliser des investissements en partenariat », indique Raymond Laurin. « Ce fonctionnement nous permet également de minimiser significativement les frais de gestion », précise-t-il. Pour l’heure, le régime privilégie les projets d’infrastructures matures (brownfield) à ceux en développement (greenfield). Les spécificités de cette poche de titres liés à l’inflation permettent au régime d’assurer l’indexation qu’il a garanti jusque là à ses bénéficiaires et qu’il continuera à financer malgré sa suppression. De fait, leur poids dans l’allocation d’actifs va continuer à augmenter. La poche présente également la particularité d’apporter des rendements relativement stables alors que l’introduction des normes comptables IFRS va contraindre les sociétés à reconnaître les variations de rendement directement en capitaux propres. Source : bfinance.fr
L’UMR a souscrit au FCP « Micado France 2018 », investi en obligations non notés. Il se positionne ainsi comme un des principaux sponsors de ce FCP qui a collecté 60 millions d’euros à l’heure actuelle, aux côtés de BNP Paribas Cardif, CCR, Prévoir et la mutuelle l’Auxiliaire. D’après Philippe Rey, directeur des investissements de l’UMR, cet investissement présente de nombreux avantages. Il permet tout d’abord à l’UMR, qui gère en direct son portefeuille obligataire, de « poursuivre sa stratégie de granularisation du risque, entamée début 2011 via des investissements high yield ». Tout en lui assurant « un rendement supérieur à 5 % » sur 6 ans, alors que les sociétés françaises notées BB proposent actuellement au maximum des rendements de 4% (Bonduelle a procédé récemment à une émission obligataire à un taux de 4%). Enfin, « dans un contexte d’accès restreint au crédit, ce fonds permet à des entreprises françaises de taille moyenne d’accéder au financement obligataire ». Certes, en payant un peu plus (le coût de financement devrait s'étaler entre 5 et 8%) mais avec l’assurance d’un financement stable sur six ans. « L’UMR remplit ainsi son rôle de financement de l'économie propre à un fonds de retraite de pension » ajoute le directeur des investissements du gérant de retraite complémentaire mutualiste. Sans que le risque ne soit trop important sur ces obligations non notées : « il y a eu un bon travail de due diligences de Portzamparc et nous avons au final un portefeuille diversifié et de qualité ». Une quinzaine d'émetteurs, des PME cotées aux capitalisations comprises entre 30 millions et 1 milliard d’euros, ont en effet été sélectionnées : Manitou, Homair, Orapi, Solucom ou encore Advanquest Software. Si l'émission minimum a été fixée à 4 millions d’euros, la souscription de nouveaux investisseurs d’ici à la fin de la commercialisation du FCP, fixée au 31 octobre, pourrait permettre de revoir ce seuil. « Micado France 2018 » est promu par Accola, Investeam et Middle Next.
La société de gestion Swiss Life AM qui concourt au sein des mandats d’amLeague s’est impliquée dans la mise en place de portefeuilles investissables à destination des investisseurs institutionnels et a, pour ce faire, reçu l’agrément de l’Autorité des marchés financiers le 4 juillet, dernier. Le fonds de Swiss Life AM se réfère à un indice - l’indice SL amLeague actions euro TOP3 - qui est composé de trois asset-managers dont la gestion sous amLeague a été retenue et agrégée. En fonction des préférences de Swiss Life AM, une pondération fixe est attribuée à chacune des trois sociétés retenues : 4/9 pour la mieux considérée, 3/9 pour la suivante et 2/9 pour la dernière. Le trio est revu chaque fin de mois. Pour octobre, par ordre de préférence, Allianz GI, Dexia AM et Ecofi Investissements sont les trois sociétés retenues par Swiss Life AM.
Selon nos informations, April a retenu un nouveau sous jacent, en l’occurence un fonds long short actions dans le cadre d’un OPCVM dédié sur les actions dont la gestion est assurée par la BFT, et conseillé par Morningstar. BDL Capital Management sera le gérant du fonds long short equity au format UCITS, géré de manière discrétionnaire.
Guillaume Chatelet, directeur financier, technique et des risques de MutRé dans un article paru dans Option Finance numéro 1186 : Pour les placements monétaires, nous investissons essentiellement dans des fonds de trésorerie classique avec également lorsque nous le jugeons pertinent une poche en trésorerie dynamique. Nous faisons appel pour cette activité à nos banquiers habituels, même si nos gérants utilisent aussi des fonds de trésorerie dans leurs mandats afin de répondre éventuellement à de fortes exigences de liquidités de notre part. En ce qui concerne l’immobilier, à fin 2011, MutRé avait très peu d’actifs mais avait déjà engagé une réflexion pour investir dans cette classe d’actifs. En mars 2012, nous avons décidé de lancer notre processus de sélection de fonds immobiliers dans lesquels nous souhaitons investir et avons déjà acquis certains actifs. Pour rappel, MutRé gère 250 millions d’euros d’actifs financiers dont 120 millions au titre de nos fonds propres. A la fin juillet 2012, l’allocation d’actifs se répartissait entre 69% d’obligations, 11% de convertibles, 7% d’actions, 4% d’immobilier et 9% de cash. Les investissements en actions et en obligations sont confiés à OFI Mandat. Par contre, MutRé gère en interne les investissements en immobilier et les opérations de trésorerie.
Confronté à un grave déséquilibre du régime de retraites de ses fonctionnaires avec un taux de couverture de 59,3% à fin 2011, le canton du Jura a présenté le 1er septembre son plan d’assainissement de la CPJU. Parmi les mesures phares de ce plan, le passage de la primauté des prestations à celle des cotisations. Un changement qui a déjà été opéré dans la plupart des institutions de prévoyance publiques suisses alémaniques, mais seulement par le Valais en Suisse romande, en début d’année. Autre mesure qui, si elle était adoptée, impacterait fortement la stratégie de gestion de la CPJU, la réduction du taux technique de 4 à 3%. L’analyse des causes du découvert chiffre en effet « l’impact de la surexposition au risque en raison d’un taux technique trop élevé » à 60 millions de francs suisses. En ajoutant les 152 millions de découvert dus à l'évolution négative des marchés financiers lors de la décennie 2001-2011, c’est près de la moitié des 466 millions du découvert actuel qui trouve son origine dans la gestion actions de l’institution jurassienne. L'évolution défavorable de l’euro par rapport au franc suisse est aussi pointée du doigt, la Caisse étant très positionnée sur la monnaie unique jusqu’en 2007-2008. Suivant les recommandations faites par PPCmetrics en 2011, la CPJU pourrait ainsi revoir en profondeur son allocation stratégique à partir de 2013, une fois son taux technique ramené de 4 à 3%. Selon nos informations, elle diminuerait son exposition actions à 20 ou 25 %, au profit principalement des obligations, rejoignant ainsi la moyenne des autres caisses suisses. Le gouvernement jurassien propose aussi dans son plan d’assainissement une recapitalisation de la CPJU à hauteur de 74 millions, dont 40 millions à charge de l’Etat et le solde à charge des employeurs affiliés. Une mesure nécessaire, étant donné que la loi fédérale impose aux caisses de pensions suisses un taux de couverture de 80% d’ici 2052, avec des étapes transitoires à 60% en 2020 et 75 % en 2030. Les jeux sont cependant loin d'être faits, puisque les mesures sont encore en consultation. Une fois cette phase achevée, vraisemblablement fin septembre, une version finale sera transmise au Parlement, dont le vote pourrait intervenir au premier semestre 2013.
Dominique Basdevant, secrétaire général de la Carpa exprime son inquiétude : « Dans le contexte actuel, on est de plus en plus inquiet sur la situation des taux bas durables. Pour le moment, la Carpa de Paris se maintient autour des 3% de rendements. Nous gérons 10 milliards d’euros, avec une poche monétaire de 150 millions d’euros. Le reste étant placé en obligations d’Etats et financières n’excédant pas une maturité de 5 ans. On hésite à aller vers les grands noms corporate comme Air liquide, plutôt que de continuer à acheter du BMTN. Cependant, nous avons toujours la contrainte de capital garanti. C’est même une obligation légale. Nous serions intéressés pour investir dans l’immobilier, cependant tout ce que l’on nous propose est trop peu liquide. Mais cela pourrait être une opportunité pour nous de compenser l’inflation. Enfin, on ne garde que des émetteurs investment grade, on suit quotidiennement les notations des acteurs dans lesquels nous sommes investis. Par exemple, l’an dernier Groupama ayant été dégradé, nous avons liquidé toutes nos positions. »
Selon nos informations, à l’issue d’un appel d’offres lancé fin mai 2012, la Mutuelle de la Société Générale a retenu AXA IM pour gérer un mandat de gestion assurantielle sur les obligations euro pour un montant de 80 millions d’euros. Fixage a aidé la mutuelle à opérer ce choix.
Anne Boyon Fuster, Responsable de la coordination et du développement de l'épargne salariale, Total lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : « Il y a 4,5 milliards d’euros d'épargne salariale chez Total. Aujourd’hui, quand on regarde nos allocations d’actifs on est Europe à 95 % environ, d’ailleurs beaucoup plus zone Euro qu’Europe. Il est évident qu’on réfléchit pour sortir un peu de cette zone géographique. Il n’y a pas de règle, mais cela pourrait intervenir l’année prochaine par exemple, mais pas pour tous, seulement pour certains fonds sur lesquels on se pose des questions. Tout ceci ne se décrètent pas au niveau de l'épargne salariale de Total. Ce sont des décisions qui doivent être accompagnées par les conseils de surveillance, en concertation avec nos organisations syndicales et avec les représentants des porteurs de parts qui sont décideurs sur ce sujet. Nous n’avons qu’un tiers des sièges dans les conseils de surveillance. Aucune décision ne se prend sur notre seule conviction. C’est en partageant ces convictions qu’on peut faire avancer les mandats. Nous avons une gamme de sept fonds qui sont gérés par plusieurs sociétés de gestion que nous sélectionnons. On trouve assez sain de remettre en cause les mandats régulièrement, quelle que soit la qualité du gérant. Evidemment, big is beautiful chez Total. On aura du mal à aller chez les petites maisons de gestion. Mais petit à petit, ce sont des choses qui se font. Cela peut être des arguments pour faire rentrer dans la gamme des maisons de gestion plus petites et moins connues des conseils de surveillance du groupe, de conforter des convictions que nous pouvons avoir en tant que professionnels; même si nous ne sommes pas des professionnels de la gestion, nous avons quand même une vision du marché, des gérants, de leur positionnement. Si on ne suit pas et si l’on n’est pas en veille sur le marché, on décroche assez vite. »
Le présent appel à manifestation d’intérêt porte sur la sélection de la société de gestion (pour une durée de 7 ans reconductible) chargée de la gestion de la SAS Nord France Amorçage, de ses relations avec les investisseurs (sélection et suivi des partenaires) ainsi que du contrôle, de la mise en oeuvre de la stratégie et du plan d’investissement, de l'étude des projets, du suivi des participations et de l’accompagnement des PME. Créé en septembre 2012 par la Région Nord Pas de Calais, Nord France Amorçage a pour objectif de soutenir les jeunes entreprises innovantes par des interventions en fonds propres (prises de participation en capital, obligations convertibles, ou prêts participatifs). Le fonds est doté de 5 M€ dont 4 M€ au titre du programme opérationnel FEDER 2007 - 2013. Le principe consiste à co investir dans les PME éligibles selon le principe de pari passu, c’est à dire 50 % au plus en partenariat avec un investisseur de capital risque. La société interviendra selon les mêmes conditions, le même niveau de risque et de subordination que le partenaire financier. Il est précisé que cet appel à manifestation d’intérêt s’inscrit dans le cadre défini au niveau européen (1ère mesure du régime communautaire cadre N629/2007 d’interventions publiques en capital investissement régional. La sélection s’effectuera conformément à l’article 44-2-b et c du règlement de la commission européenne 1828/2006, du 8.12.2006, par le biais d’un appel à manifestation d’Intéret au travers d’un processus de due diligence visant à s’assurer que la Société de gestion s’appuie sur une équipe professionnelle et expérimentée et pérenne, dont les pratiques sont conformes aux standards du marché respectant les normes professionnelles et notamment, celles édictées par l’AFIC et et l’Unicer. Pour lire l’avis complet : cliquez ici
La Caisse Nationale des barreaux français (CNBF), qui recherche huit prestataires pour la gestion de ses encours, déterminera à la mi-octobre la sélection de ces futurs partenaires financiers . William Seyrig, son agent comptable, s’estime satisfait de la qualité des dossiers reçus et explique que « l’accent sera mis sur la fiabilité, la récurrence des performances et le contrôle des risques » dans le choix des lauréats de l’appel d’offres, qui compte quatre lots, allant de 50 à 400 millions d’euros.