Dans le cadre de la remise en jeu de mandats de gestion dédiés, l’ANCV vient de lancer un appel d’offres restreint pour la gestion de cinq FCP dédiés : Lot 1 : 2 FCP obligataires diversifiés zone euro 1-3 ans Lot 2 : 2 FCP obligataires diversifiés zone euro 3-5 ans Lot 3 : 1 FCP monétaire dynamique zone euro 6-18 mois Le benchmark retenu pour les lots 1 et 2 et l’Euro MTS et l’Euribor pour le lot 3. Les montants investis par FCP ont été définis de la façon suivante : 75 à 150 millions d’euros au lancement 200 millions d’euros au maximum par la suite Les FCP obligataires auront une composante principale dette souveraine européenne notée AA au minimum. Une partie pourra être dédiée à des covered bonds et à des obligations corporate, mais « uniquement sur le secteur utilities, le secteur industriel étant jugé trop risqué ». La souscription d’obligations convertibles n’est pas autorisé par le règlement financier de l’ANCV. Le FCP monétaire dynamique devra répondre à une contrainte de notation A1P1. La contrainte ISR, qui représente 10 % des critères d’analyse, sera jugée d’après les dix principes du Pacte Mondial des Nations-Unies. Les autres critères auxquels l’ANCV prêtera attention sont « la performance, avec un rendement attendu entre 1 et 1,5 %, la stabilité des équipes de gestion, leur organisation et la variété de leurs compétences, la qualité du reporting et la bonne supervision de la notation des émetteurs ». La date limite de réception des candidatures est fixé au 10 décembre. Les candidats pré-sélectionnés devront ensuite répondre à un questionnaire élaboré par Morningstar Consulting, dont le mandat de conseil en investissements vient d'être renouvelé par l’ANCV (quatre ans maximum avec une possibilité de résiliation chaque année). La sélection finale interviendra « fin mars au plus tard », d’après le trésorier de l’ANCV, Alain Quinquennel. Un seul prestataire ne pourra remporter plus de deux lots. Les gestionnaires actuels des FCP, BNP Paribas AM, Natixis Global AM et Groupama AM, ont été sélectionnés en juin 2008 et leur mandat expire en juin 2013. En effet, il y a un an, l’ANCV avait sélectionné la société Morningstar Consulting (ex Seeds Finance) pour l’assister dans l’audit de portefeuille et la stratégie d’investissement. Au terme de ce contrat d’un an, en septembre 2012, l’ANCV, en la personne de son trésorier, Alain Quinquenel, s’estime déjà satisfaite du travail accompli par Morningstar Consulting mais souhaite désormais mettre en place un contrat sur 4 ans maximum, avec une possibilité de résiliation chaque année. Pour lire l’avis complet : cliquez ici
Baptiste Janiaud, trésorier de Veolia Environnement dans un article paru dans Option Finance numéro 1193 : Sur quels supports placez-vous votre trésorerie? Nous disposons d’environ 4 milliards d’euros de trésorerie, que nous plaçons quasiment pour moitié dans des OPCVM monétaires. L’autre moitié se répartit entre les certificats de dépôts bancaires, à hauteur de 45%, et le solde entre des billets de trésorerie ainsi que des commercial papers étrangers. Cette dernière allocation, conçue comme un outil de diversification, est purement opportuniste. Sa part évolue donc en fonction des entreprises émettrices et des rendements offerts, pour des maturités allant de un à trois mois. Dans un contexte de taux bas, avez-vous modifié votre allocation afin de maximiser le rendement offert? Notre allocation n’a pas changé significativement au cours des derniers mois. Certes, les rendement offerts par les OPCVM monétaires ont diminué de plusieurs dizaines de points de base (pb). Mais cette tendance est avant tout liée à la baisse du taux de référence interbancaire, l’Eonia, qui est passé, depuis janvier, de 0.40% à 0.10 % environ. En effet, les spreads sont, quant à eux, restés stables, quand ils n’ont pas légèrement progressé. Certains OPCVM nous offrent ainsi des rendements à Eonia + 60pb, voire au-delà. Cette situation s’explique notamment par le fait que les gérants ont investi sur des titres de plus longue maturité, afin de bénéficier de taux plus élevés. En outre, ils ont diversifié leurs investissements en sélectionnant des profils dont la qualité de crédit se révèle légèrement inférieure pour obtenir du rendement. Au final, nous nous contentons des rémunérations actuelles, d’autant que nous nous appuyons sur un nombre limité d’OPCVM très liquides - cinq à six fonds, dont l’encours dépasse 5 milliards d’euros - , ce qui nous permet d’en sortir dès que nous le souhaitons. En raison de la concurrence bancaire pour attirer les dépôts, les placements bancaires sont-ils aujourd’hui plus intéressants que les OPCVM? La rémunération des dépôts bancaires est très hétérogène parmi les établissements européen. L'écart de rendement offert peut ainsi varier d’Eonia + 64 pb, soit une différence de 70 pb ! En moyenne, les OPCVM restent néanmoins plus avantageux. Au premier semestre, le rendement moyen de nos différents placements a atteint environ 1 %. Nous continuons toutefois à déposer des liquidités sur des comptes à terme ainsi qu'à souscrire à des certificats de dépôt car cette pratique s’inscrit dans le cadre de notre relation globale avec nos banques historiques. Mais, comme pour les OPCVM, nous choisissons des supports qui nous permettent de récupérer l’argent placé dès que nous le voulons.
Groupama a cédé 1,6 milliards d’euros d’actions depuis le début de l’année, s’allégeant notamment sur Société Générale. La poche actions ne représente plus que 9,9% de ses placements, contre 12,8% fin 2011. Notre exposition actions sera un peu en dessous de 7,5% dans notre portefeuille à fin 2012, avance Thierry Martel, directeur général de Groupama SA dont l’ambition est de porter cette part à 5% dans les deux ou trois ans à venir.
BNP Paribas annonce le lancement de BNP Paribas France Crédit, Fonds Commun de Placement (FCP) dont la vocation est de contribuer au financement des entreprises françaises à travers les ressources collectées par sa compagnie d’assurance. L’engagement de BNP Paribas Cardif, filiale assurance du Groupe, à hauteur de 250M€ dans le FCP sera réalisé progressivement sous la forme de tirages successifs des opportunités d’investissement. Par cette opération, BNP Paribas Cardif confirme son engagement d’investisseur de long terme pour le soutien à l'économie française et à ses entreprises. Il investit principalement dans des titres de créance de maturité inférieure à 6 ans, acquis sur le marché primaire, dans le cadre de crédits syndiqués pour l’essentiel. Il peut aussi intervenir dans le cadre de placements privés obligataires d’entreprises émettant pour la première fois sur les marchés de capitaux. L’ordre de grandeur typique de chaque investissement du fonds est de l’ordre de 10 à 20 millions d’euros. L’origination des dossiers de financement est principalement assurée par la banque BNP Paribas, tandis que la sélection des dossiers est effectuée de façon indépendante par le gérant BNP Paribas Investment Partners. A l’occasion de ce lancement, Eric Lombard, Président Directeur Général de BNP Paribas Cardif a notamment déclaré : « Avec le fonds BNP Paribas France Crédit, nous avons souhaité remplir pleinement notre rôle d’investisseur de long terme et contribuer ainsi efficacement au développement des entreprises. Cette création va nous permettre d'élargir notre horizon de placement, d’investir durablement dans l'économie française, et de répondre à ses besoins de rentabilité tout en servant les intérêts de nos assurés».
Selon nos informations, les Assurances du Crédit Mutuel (ACM) ont augmenté récemment leur exposition aux pays émergents. Ce développement, qui se fait au gré des opportunités et sur l’ensemble des zones, est toujours en cours, la partie émergente de l’assureur étant quasi-nulle fin 2011. « Dans le cadre de la gestion actif-passif et en fonction de la part d’actifs gérés en direct, ACM procède à des arbitrages sur l'émergent, à l’aide de trackers et avec l’appui d’une dizaine de gérants » détaille un proche du dossier. Qui ajoute que globalement, « l’allocation stratégique, constituée principalement d’obligataire, n’a pas connu de modification notable en 2012, si ce n’est un renforcement sur les obligations corporate sécurisées ». Précisons par ailleurs que Les Assurances du Crédit Mutuel, qui gèrent 70 milliards d’euros de placements, ont recours à de l’alternatif (hedge funds et private equity) pour une faible part, et n’identifient pas l’ISR comme une classe d’actifs en tant que telle. L'équipe financière est composée de trois gérants sur la poche obligataire, deux gérants et un analyste sur la poche actions, toutes deux gérées en direct, et deux gérants en charge de la diversification sur les pays émergents et les Etats-Unis.
Depuis décembre dernier le conseil de surveillance de l’entreprise PagesJaunes travaille sur la refonte du dispositif PEG (Plan d’Epargne Groupe) - PERCO (Plan d’Epargne Retraite Collectif). Les objectifs fixés sont de simplifier et rationnaliser le dispositif en le sécurisant. L’objectif principal est le maximiser le couple rendement/risque. Concrètement, il a été décidé d’intégrer deux fonds dans le PEG: Amundi protect 90 garanti à 90% et devrait faire mieux que le fonds Arcancia et Carmignac Investissement, fonds action monde plus spéculatif. Le nouveau dispositif construira une échelle de risque/rendement plus régulière. Le PERCO aura un objectif de sécurisation des actifs avec la mise en place du PERCO garanti : mieux sécuriser, diversifier, simplifier et communiquer.
En dehors des actions cotées, l’allocation en titres de croissance comprend le capital investissement, dont le poids dans le portefeuille global pourrait être porté à 5 % contre 3 % actuellement. « La décision de renforcer le capital investissement est guidée par notre objectif de surperformance de 3 % par rapport aux marchés action traditionnels et une réduction de la volatilité », prévient Raymond Laurin, premier vice-président et conseiller stratégique à la Direction du Mouvement Desjardins. Le régime avait multiplié les prises de participation, en particulier dans le segment du capital risque, affichant jusqu'à une trentaine de partenariats avant de céder une grande partie de ses participations à des fonds secondaires pour concentrer aujourd’hui son exposition sur sept à huit partenaires. Le régime privilégie des partenaires stratégiques et de confiance dont les performances les placent dans le premier quartile. Par ailleurs, Raymond Laurin attache une grande importance à la transparence, la stabilité de l'équipe de management et à l’atteinte du rendement espéré. S’il ne s’est pas interdit par le passé de négocier des termes plus favorables pour son investissement dans le cadre de side letters, le responsable des investissements de Desjardins cherche avant tout à promouvoir les standards édictés par l’association ILPA, regroupant les intérêts des Limited Partners. Source : bfinance.fr
L’ERAFP procède actuellement à l’analyse des candidatures et les candidats retenus pour la phase d’offres devraient être informés au mois de novembre. L’ERAFP n’a pas souhaité indiquer combien elle avait reçu de dossiers dans le cadre de cet appel d’offres mais cinq dossiers seront retenus à l’issue de la première phase. Les trois attributaires dont deux stand by devraient être connus au cours du premier trimestre 2013, afin que le fonds, d’un montant indicatif de 100 millions d’euros, soit opérationnel en mars 2013. Par ailleurs, l’ERAFP a précisé que le portefeuille sera géré sous forme de FCP à vocation générale dédié, soit un « OPCVM traditionnel » et non un OPCVM contractuel. Les dispositions particulières d’application du Dispositif ISR de l’ERAFP au mandat de gestion multi-actifs n’ont pas encore été définies. Dans les classes d’actifs où la recherche ISR au niveau des émetteurs est disponible, l'éligibilité ISR d’un fonds pourrait être déterminée en fonction : du processus de gestion mis en ??uvre ; des notes ISR des émetteurs du fonds calculées selon une méthodologie s’approchant le plus possible de celle de l’ERAFP. Pour qu’un fonds soit éligible d’un point de vue ISR, un seuil minimal de conformité des émetteurs (en nombre ou en % de l’actif du fond) au Dispositif de l’ERAFP pourrait être défini. Par défaut, c’est-à-dire si la recherche ISR au niveau des émetteurs n’existe pas, l’accent pourrait être mis sur l'équipe et le processus de gestion mis en ??uvre : les approches basées sur l’intégration non/peu formalisée d’enjeux environnementaux, sociaux et/ou de gouvernance dans l’analyse financière ou sur des pratiques d’investissement favorisant les comportements d’entreprises responsables (ex. l’engagement) pourraient être considérées comme conformes aux attentes de l’ERAFP.
Olivier Arlès, directeur général adjoint en charge du pilotage économique et financier de la Macif dans un article paru dans Option Finance numéro 1193 : Nos encours sous gestion ont continué de progresser, pour atteindre actuellement 24 milliards d’euros dont 18 milliards d’euros en assurance vie, soit plus de 3 milliards d’euros supplémentaires par rapport à fin 2009. Nos investissements ou réinvestissements annuels représentent plus de 2 milliards d’euros, mais nous avons moins investi depuis le début de l’année, en maintenant une partie importante de l’encours en monétaire. A l’heure actuelle, la Macif détient 85% de produits de taux (obligations ou titres monétaires). Nous acceptons d’avoir une pénalisation immédiate sur nos rendements, en étant investis de manière plus importante en monétaire, car nous faisons le pari que les taux sont anormalement bas et qu’ils vont donc remonter à moyen terme. Depuis que nous sommes confrontés au risque sur les emprunts d'États et à la baisse des taux, nous détenons ainsi entre 7 et 9% de trésorerie contre 3 à 5% habituellement. En parallèle, nous avons revu à la baisse, sur décision de notre conseil d’administration, notre exposition plancher aux dettes souveraines, qui est passée de 35% en 2011 à 30% cette année. Nous avons poursuivi notre désengagement des dettes souveraines périphériques qui ne représentent aujourd’hui que 4% de nos placements. Nous avons vendu le deux tiers de notre exposition aux emprunts espagnols et commencé à nous séparer de nos titres portugais. Nous avons en revanche conservé nos emprunts italiens et irlandais. En parallèle, nous avons donc augmenté notre exposition aux obligations corporate, tout en restant très sélectifs sur cette classe d’actifs.
D’après Bernard Descreux, directeur de la division gestion d’actifs d’EDF, l'électricien a l’intention de « monter en puissance dans le non coté ». Après avoir misé 60 millions d’euros en mai dernier dans le FCPR Electranova Capital via son département recherche et développement, EDF examine actuellement la possibilité de placer une partie plus importante de ses actifs dédiés (26,7 milliards d’euros sous gestion fin 2011) dans le non coté. Alors qu’un appel d’offres limité pour sélectionner un gérant « toutes catégories confondues » serait en cours, un second appel d’offres sur invitation pourrait être lancé d’ici fin novembre. Le directeur de la division gestion d’actifs d’EDF n’a pas souhaité indiquer les montants en jeu.
Alors que l’ERAFP vient d’annoncer le résultat de son appel d’offres sur les obligations convertibles, le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) ne semble pas prêt à lui emboîter le pas. D’après son directeur d’investissement ISR, Jérémy Willems, le FRR ne voit « pas d’urgence particulière à être présent sur les obligations convertibles ». La raison ? « Dans les conditions de marché actuelles et étant donné nos contraintes en terme de recherche de rendement, les obligations convertibles n’ont pas la liquidité requise et ne sont pas celles qui rapportent le plus » justifie Jérémy Willems.
Emmanuel Rapin, directeur de la trésorerie et du financement de Lagardère dans un article paru dans Option Finance numéro 1193 : Sur quels supports placez-vous votre trésorerie? A fin juin, nous affichions une trésorerie de 466 millions d’euros. Celle-ci est très majoritairement placée sur les comptes des banques partenaires ayant participé à notre crédit syndiqué en 2011, la part investie dans des OPCVM s'établissant à environ 15%. Dans un contexte de taux bas, avez-vous modifié votre allocation afin de maximiser le rendement offert? Notre direction générale nous a confié pour mandat d’assurer la liquidité du groupe, y compris à travers la gestion de la trésorerie. En effet, même si Lagardère n’est pas noté, une telle caractéristique permet au groupe de renforcer son image de solidarité financière vis-à-vis de ses contreparties - partenaires commerciaux, établissements bancaires, investisseurs, etc. Or, pour que nos ressources soient considérées comme liquides, les normes IFRS nous imposent de les placer sur des maturités inférieures à trois mois. Hormis aux Etats-Unis, où nous avons investi une partie de notre trésorerie sur des produits obligataires, l’intégralité de nos placements porte sur des périodes allant d’un jour à trois mois. Par conséquent, quelque soit le support retenu, les rendements offerts sont très faibles, s’inscrivant généralement à Eonia plus quelques dizaines de points de base. En raison de la concurrence bancaire pour attirer les dépôts, les placements bancaires sont-ils aujourd’hui plus intéressant que les OPCVM? Même si le différentiel de rémunération entre les dépôts bancaires et les OPCVM reste limité, ces derniers se révèlent, le plus souvent, plus intéressants. Toutefois, les banques proposent parfois des offres attractives. C’est le cas, par exemple, lorsque nous pouvons maintenir nos liquidités sur un compte avec l’espoir d’allonger la période de dépôt déterminée initialement. Plus nous renouvelons ce contrat, plus la rémunération offerte progresse. En laissant nos ressources sur une période continue de douze mois, ce qui traduit une reconduction du contrat à trois reprises, le taux d’intérêt proposé peut aller légèrement au-delà des 2%. Dans ce cas, il faut valider et surveiller le risque de contrepartie en privilégiant des banques partenaires. Enfin, à ce jour, nous privilégions les placements bancaires car ceux-ci sont induits par l’organisation décentralisée de la trésorerie du groupe.
A l’occasion d’un petit-déjeuner organisé par BNP Paribas Securities Services, Odette Cesari, directeur des investissements d’Axa France est revenue sur la stratégie obligataire de l’assureur français. La principale difficulté consiste à trouver du rendement, de façon différente, sur les obligations qui pèsent 80% des encours d’Axa France. Cela est impossible sur les obligations d’Etats de la zone euro notés A, qui ne rapportent plus rien aujourd’hui. Nous avions démarré notre diversification en nous tournant vers le marché de la dette privée US , car le retour sur investissement en euros était intéressant, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui en raison du coût de la couverture de change. En terme de couverture de nos engagements et de respect des contraintes réglementaires, nous recherchons la bonne diversification et structure juridique. Nous privilégions les mid caps loans sur des maturités comprises entre 4 et 7 ans, l’immobilier commercial avec des maturités de 5 à 8 ans (à la fois sur le marché primaire et secondaire) et des maturités plus longues sur les infrastructures. Dans Solvabilité II, la maturité coûte très cher. Sur le crédit, nous devons appliquer un système de notation de nos sous-jacents pour pallier aux carences de la formule standard. On fabrique dès lors une note sur chaque émetteur dans le cadre de notre modèle interne, ce qui suppose d’avoir une opinion sur chaque sous-jacent, en se mettant dans l’hypothèse d’une détention en direct des titres. Depuis 2005, nous apportons également des financements au secteur immobilier au travers de véhicules de dette qui représentent aujourd’hui 2 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Nous sommes prêts à abandonner de la liquidité pour obtenir un meilleur rendement, sur des opérations à 300 points de base comme les mid caps loans par exemple. Dans le cadre de nos partenariats avec les banques (SG CIB et CA CIB), nous nous assurons qu’il y a un alignement d’intérêts à chaque fois, qui doit être matérialisé par le fait que la banque conserve une partie de chaque créance dans son bilan. Dans ce cas, nous nous positionnons en refinancement des banques par le rachat de crédits. Récemment, nous avons réalisé deux opérations de mid caps caps loans pour des montants de 200 millions d’euros investis, ce qui peut paraître encore faible au regard de nos encours globaux et des efforts de recrutements d’analystes pour faire fonctionner cette activité. Cependant, nous visons à terme un objectif de 5% de notre allocation d’actifs sous forme de placements privés.
La Caisse d’Epargne Provence Alpes Corse a sponsorisé le fonds d’investissement de proximité Tertium (géré par Tertium Invest), à hauteur de 10 millions d’euros. Doté de 13 millions d’euros, le FCPR sera complété d’une seconde tranche en 2013 et vise à soutenir la croissance des PME régionales en renforçant leurs fonds propres, avec des tickets de 500 000 à 1,5 millions d’euros. Le fonds, qui ne prendra que des participations minoritaires, cible des entreprises rentables et en croissance réalisant un chiffre d’affaire de plus de 5 millions d’euros. Interrogé sur le sujet, le directeur Investissements et Participations de la CEPAC, Jean Ticory, précise que cet investissement s’inscrit dans « une politique de recentrage ultra-régionale » de la caisse, avec l’objectif de « structurer le tissu économique local ». Le rendement attendu par les dix-neuf investisseurs, tous des chefs d’entreprise locaux en dehors de la CEPAC, serait de l’ordre de 10%. Une trentaine de dossiers sont déjà en cours d’examen tous secteurs d’activités confondus, à l’exception des biotechnologies.
Dans le cadre de sa politique d'élargissement de son univers d’investissement et en conformité avec les cinq valeurs de sa charte ISR, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) vient d’attribuer 2 mandats actifs et 4 mandats stand-by de gestion financière. L’ERAFP a lancé en février 2012 un appel d’offres restreint, composé de deux lots, dont l’objet est l’attribution de mandats d’obligations convertibles sur la zone Europe, avec la possibilité d’investir jusqu'à 20% hors d’Europe, et sur la zone Monde. A l’issue de la procédure de sélection, l’ERAFP a décidé d’attribuer le lot n°1, Obligations convertibles de la zone Europe - gestion ISR non benchmarkée, à la société Schelcher Prince Gestion. Acropole AM et Natixis Asset Management sont les gérants suppléants. Le lot n°2, Obligations convertibles de la zone Monde - gestion ISR non benchmarkée a lui été attribué à la société Lombard Odier Gestion. BNP Paribas Asset Management et Fisch Asset Management sont les gérants suppléants. Pour l’ensemble des lots, la composition du portefeuille décidée par l’entreprise d’investissement sélectionnée devra être conforme au dispositif ISR de l’ERAFP. Pour cela l’entreprise d’investissement devra analyser chaque obligation convertible de son portefeuille et de l’indice utilisé comme univers pour l’application du principe de best in class au regard du dispositif ISR de l’ERAFP par ses propres moyens et/ou en s’appuyant sur des ressources externes. Les montants investis estimés à un horizon de trois ans sont de l’ordre de 80 millions d’euros sur la zone Europe et 130 millions d’euros sur la zone Monde. La durée initiale du marché est de quatre ans avec la possibilité pour l’ERAFP de reconduire le marché pour deux périodes successives de deux ans chacune.
Etienne Lacomme-Lahourgette, directeur de la trésorerie et du financement groupe de Vallourec dans un article paru dans Option Finance numéro 1193 : Sur quels supports placez-vous votre trésorerie? A la suite de plusieurs placements obligataires réalisés au cours des douze derniers mois, le groupe affichait, à fin juin, une trésorerie de 580 millions d’euros. Globalement, 80% de cette somme sont placés dans des OPCVM monétaires, le solde étant constitué de dépôts bancaires. Si cette répartition peut évoluer à la marge, elle reste, dans l’ensemble, relativement stable. Dans un contexte de taux bas, avez-vous modifié votre allocation afin de maximiser le rendement offert? La baisse des taux nous a incité à mettre davantage en concurrence nos contreparties, qu’il s’agisse des gestionnaires de fonds ou des établissements bancaires. D’une manière générale, notre stratégie vise à privilégier nos banques historiques dans une optique de relations commerciales globales. Toutefois, nous sommes plus attentifs au rendement offert. En dehors de cette recherche d’optimisation, l’allocation de nos liquidités n’a pas vraiment évolué. Nous continuons de nous appuyer sur les mêmes partenaires, notre priorité absolue n'étant pas la rémunération, mais l’absence de risque dans les positions prises par ces derniers. En raison de la concurrence bancaire pour attirer les dépôts, les placements bancaires sont-ils aujourd’hui plus intéressants que les OPCVM? Depuis un an, la rémunération de nos placements dans des OPCVM a baissé en moyenne d’une trentaine de points de base (pb). Toutefois, elle reste généralement plus élevée que celle octroyée par les banques. En effet, contrairement à un dépôts bancaire qui sera rémunéré au taux de marché actuel, le fait d’investir dans des OPCVM nous permet de profiter de rendements issus d’investissements réalisés, il y a plusieurs mois déjà, par le fonds. Or ceux-ci étaient alors plus élevés qu’aujourd’hui. Pour autant, il arrive parfois que certaines banques proposent, durant une période limitée, des offres particulièrement attractives. Ce fut notamment le cas cet été. L’une d’elle a proposé de rémunérer des dépôts à trois mois à un taux légèrement supérieur à 1%. Un rendement qui dépassait de 20 à 40 pb celui offert à l'époque par nos autres contreparties. Nous avions ainsi décidé de placer davantage de notre liquidité auprès de cette banque, ce qui avait pu de manière ponctuelle faire progresser notre ratio de dépôts bancaires au dessus de 20%.
Lors d’un entretien accordé à Instit Invest, Philippe Goubeault, Directeur Financier du GIE Agirc-Arrco a indiqué que l’orientation stratégique des placements, définie par la fédération, ne verra pas de changement d’ici fin d’année 2012. Cependant, les modifications d’allocation sont attendues en cours d’année 2013. Certaines ont déjà eu lieu, en raison de la crise de la zone Euro, sur les titres notés en dessous de la note BBB. Initialement limitée à 5%, la détention de ces titres a dépassé cette contrainte en raison de la baisse des notes de certains pays, tels que la Grèce, l’Espagne et l’Italie. Ayant pris la décision de ne plus détenir les titres grecs dans le portefeuille depuis 2010, les instances ont appliqué une règle générale sur les titres citées ci-dessus. Cette règle prévoit un relèvement du plafond de détention des titres en dessous de « investment grade » à 7% pour les emprunts d’Etat et 5% pour les obligations d’entreprises, dans la limite de la somme des deux, inférieure ou égale à 10%. La nécessité de prélever dans les réserves afin de payer les échéances, reste toujours la principale problématique de la gestion des régimes. La première ponction de l’année, qui a eu lieu en avril, a porté sur 4 milliards d’euros. Une deuxième remontée de réserves portant sur le même montant aura lieu le 24 Octobre. Cela permettra de couvrir les échéances de janvier et avril 2013, précise Philippe Goubeault. En 2013, il sera question de réfléchir sur le pilotage par la duration, de l’exposition obligataire, pour les strates moyen et long terme. L’objectif étant de se prémunir contre le risque de remontée des taux d’intérêts sachant que l’hypothèse d’une hausse brutale des taux n’est pas la plus probable. Néanmoins, il faudra veiller à ce que les gérants ne réduisent pas trop brutalement la duration de leur portefeuille si nous fixons une limite encore plus restrictive, sinon nous risquons de compromettre le potentiel de rendement sur le long terme.
Jean-Sébastien Lyonnaz, Directeur Trésorerie, Financement et Gestion d’actifs de l’assureur April Group, à la rédaction de www.institinvest.com : Nous recherchons du rendement sur les obligations tout en gérant le risque de taux à terme. Nous avons cédé tous les titres des Pays-Bas et allégé les positions sur l’Allemagne parce que le rendement n’est pas assez important. Notre allocation obligataire se compose de la manière suivante : 20% Obligations sécurisées 45% Etats et assimilés (très peu de titresfrançais) 35% Financier et corporate Nous regardons les prêts aux collectivités locales ainsi que les dettes émergentes et calculons le SCR dans les reportings mensuels, présentés ensuite en comité financier. D’ailleurs lors de la question d’un investissement, nous regardons l’impact qu’aurait ce dernier sous les normes Solvabilité II. Je trouve d’ailleurs, mais je ne suis pas le seul, que Solvabilité II est pro-cyclique. Or c’est dommage de ne pas pouvoir augmenter l’exposition à des classes pénalisées par ces normes.
Selon bfinance, pour adapter son allocation d’actifs, le régime de rentes du mouvement Desjardins entend privilégier les stratégies d’investissement susceptibles de réduire la volatilité et d’assurer un meilleur appariement des flux. Une partie des titres de croissance a déjà été transférée au printemps vers un mandat action global géré selon un processus low volatility à l’issue d’un appel d’offres organisé par bfinance. Satisfait des premiers résultats, le régime a doublé son abondement initial pour porter la taille du mandat à 300 millions de dollars. Le placement répond également à une volonté d’orienter la stratégie d’investissement en actions vers l’international, alors que cette dernière favorisait jusque-là l’exposition à la zone Amérique à travers différents styles d’investissement.
Selon nos informations, la CNBF tiendra une dernière réunion le 26 octobre en vue de choisir le nom des 8 lauréats sur l’appel d’offres portant sur des mandats de 50 à 400 millions d’euros : 3 gérants d’obligations diversifiées Zone OCDE afin d’améliorer le rendement de la gestion adossée au passif de la CNBF. Le montant global du mandat est estimé à 350 millions d’euros environ. 1 gérant d’actions de la zone EUR afin d’améliorer le rendement de la gestion adossée au passif de la CNBF. Le montant global du mandat est estimé à 50 millions d’euros environ. 3 gérants d’OPCVM toutes classes d’actifs (actions, obligations, diversifié, performance absolue, alternatif), afin d’améliorer le rendement de la gestion adossée au passif de la CNBF. Le montant global du mandat est estimé à 400 millions d’euros environ. 1 gérant d’adossement dont l’objectif sera de constituer et gérer un portefeuille composé d’OAT zéro coupon détenus dans une optique de portage. Le montant global du mandat est estimé à 250 millions d’euros environ.