Henri Chaffiotte, Directeur général délégué de la CARMF lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : Nous essayons de réduire un peu la volatilité dans les fonds. Je n’ai pas fait d’analyse fine, fonds par fonds. Depuis le début de l’année, alors qu’on avait eu une fin d’année 2012 assez optimiste, il y a plus de volatilité, et les comportements sont plus heurtés. Nous l’analysons plus comme étant des conséquences des problèmes externes, exogènes comme le problème de l’euro, de Chypre, etc. Ce sont des facteurs essentiellement psychologiques, donc des facteurs qui influent d’une manière générale sur le marché, donc le bêta. Ensuite, cela dépend de la volatilité du style de gestion de chacun des gérants. D’une manière générale, nous essayons de baisser la volatilité, mais nous ne le faisons pas pour une raison conjoncturelle. Ce n’est pas parce que nous avons connu les quatre mois récents qu’on le fait. Nous le faisons dans une perspective de moyen terme. En fait, le placement actions est pour nous presque un placement par défaut. Nous n’avons rien à attendre des taux, les rendements obligataires sont très faibles, sauf à se gorger de high yield... Les actions dans un environnement économique mondial qui reste quand même relativement positif sont l’alternative. Le seul risque que je vois serait des soubresauts sur l’Europe qui peuvent affecter les marchés européens. C’est pour cela que nous essayons de diversifier quand même notre portefeuille et de prendre des valeurs européennes qui soient liées à la croissance mondiale. Là aussi, il faut se méfier des cycliques, parce que les cycles peuvent être assez violents. Et puis il y a encore pas mal de volatilité sur ces titres. Aussi, nous cherchons plutôt à réduire la volatilité en conservant l’Europe qui n’est fondamentalement pas chère.