Suite à la fusion des groupes Aprionis, Novalis-Taitbout et Vauban-Humanis, la nouvelle entité gère près de 15 milliards d’euros, avec une forte propension en direct. « Cependant, nous n’avons pas la compétence en interne sur des sujets comme les actions et dettes des pays émergents ou les convertibles par exemple. C’est pourquoi, nous recherchons toujours des sociétés de gestion disposant de ces compétences. Nous apprécions d’ailleurs les sociétés de gestion entrepreneuriales car les fondateurs ont leur propres fonds investis. Les fonds ouverts nous offrent une grande flexibilité, c’est pourquoi nous privilégions aujourd’hui ce type de véhicule d’investissement. Par ailleurs, nous exigeons une grande transparence de nos prestataires, nous réalisons par exemple une due diligence assez poussée avant d’investir » note un responsable en charge de la gestion financière.
Le FRR a lancé le 23 novembre 2011 un appel d’offres portant sur la sélection de mandats de gestion active investis en actions des pays développés exposées à la croissance des économies émergentes. Cet appel d’offres est composé de 2 lots : Mandat(s) de gestion active sur un univers de sociétés européennes Mandat(s) de gestion active sur un univers de sociétés étendu à l’ensemble du monde. A l’issue du processus de sélection, le FRR a décidé de retenir les offres suivantes : Lot 1 : univers Europe BlackRock Investment Management (UK) Limited Edmond de Rothschild Asset Management La Française AM Lot 2 : univers Monde J.P. Morgan Asset Management (UK) Limited Schroder Investment Management Limited Le montant global indicatif des fonds confiés à ces gestions pourrait s'élever à plus de 200 millions d’euros sur chaque lot.
D’après nos informations, la CAPAV, Caisse de Retraite Paritaire de l’Artisanat du Bâtiment du Canton du Valais (550 millions de francs suisses), a obtenu un rendement positif de 4,5 % de janvier à août 2012. Une performance intermédiaire qui lui permet d’envisager cette année un rendement final bien meilleur qu’en 2011 (-5%). Seul bémol, la comparaison avec le rendement obtenu par l’allocation stratégique (+6%). Rappelons que la CAPAV, qui était exposée à 35% en actions à fin 2010 (18% d’actions suisses, 14% d’actions étrangères), a procédé à des dégagements importants sur cette classe d’actifs en 2011. Réduisant ainsi sa poche actions à 13%, un pourcentage très proche du minimum de 10% que lui autorise sa marge tactique. En 2012, la commission de placements de la CAPAV n’a pas procédé à d’autres ajustements. Elle n’a ainsi pas donné suite à la réflexion entreprise en 2011 concernant la baisse de son exposition à l’immobilier, qui reste inchangée, à 30%. Au final, l’allocation tactique est donc la suivante : 30% immobilier, 18% en obligations en devises étrangères, 14% d’obligations en francs suisses, 13% en actions, 6% en alternatifs (3% hedge funds, 1% matières premières et 2% d’autres actifs) et 19% en cash. Un montant de liquidités inemployées significatif que lui autorise « le cash-flow très important de la Caisse de Retraite Paritaire de l’Artisanat du Bâtiment du Canton du Valais » explique Eric Moix, gérant de la CAPAV. La CAPAV gère en direct ses placements, hormis un mandat Actions Suisses de 15 millions confié à La Banque Cantonale du Valais (BCV). Son consultant en placements est Synopsis.
Sylvain Mortera, directeur général d’Aréas assurances : Historiquement, les actifs d’Aréas étaient répartis à parts égales entre actions, immobilier et obligations. Solvabilité II nous amène à nous désengager des deux premières classes d’actifs au profit d’obligations d’Etats de qualité. Ces dernières années, nous avons ainsi vendu à la découpe la quasi-totalité de notre immobilier d’habitation, mais également de l’immobilier de bureau, ce que nous continuons à faire. Par ailleurs, durant l'été, nous avons vendu la moitié de notre portefeuille d’actions et sommes aujourd’hui en ligne avec notre objectif de ramener la part de ces actifs à 6%. Ces cessions d’actions ont généré des moins-values qui ont été compensées par les plus-values significatives réalisées sur notre portefeuille immobilier. Aujourd’hui, dans toutes nos prises de décisions, souscription, gestion de sinistres, réassurance, comme allocation d’actifs, nous avons la volonté de transformer en opportunité la contrainte que représente Solvabilité II pour une mutuelle comme Aréas assurances.
Selon nos informations, la Mutuelle Générale a suspendu son appel d’offres portant sur 1.5 milliards d’euros. Pour rappel, la Mutuelle Générale avait lancé un appel à candidatures afin de sélectionner un prestataire qui aurait du prendre en charge la gestion dans le cadre d’un mandat unique. Dans quelques semaines, deux appels d’offres devraient être lancés, l’un portant sur la délégation de l’actif, l’autre sur la recherche d’un consultant pour aider la Mutuelle Générale dans la définition de son allocation d’actifs.
Selon nos informations, le Ravgdt (régime d’allocations viagères des gérants de débits de tabac) a déjà étudié 4 dossiers sur les 9 restant depuis cet été. Une réunion de la commission financière se tiendra le 15 octobre prochain pour déterminer le nom des deux lauréats. La procédure sera simplifiée par rapport à l’appel d’offres Ircantec où une commission technique devait d’abord donner un premier avis avant validation par le conseil d’administration. Dans le cas du Ravgdt, seul le représentant des douanes devra approuver la décision de la direction financière de CDC Retraites. Pour rappel, le Ravgdt a lancé un appel d’offres public européen de l’ordre de 350 millions d’euros, sur 2 FCP dédiés, de droit français de gestion diversifiée le 6 février 2012.
Le FCPR UFF Actifs Non Cotés n°1 sera investi en priorité dans les PME européennes non cotées matures ayant une valeur située entre 50 millions d’euros et 1 milliard d’euros. Le produit aura une maturité plus courte qu’un FCPR traditionnel, à 6 ans prorogeables deux fois 1 an au lieu de 10 à 12 ans. Commercialisé exclusivement par l’Union Financière de France (UFF), la gestion du fonds sera assurée par Sigma Gestion, conseillé par la société ACG Private Equity. Sigma Gestion ne percevra d’intéressement à la performance qu’une fois constatée une plus-value d’au moins 25% pour les investisseurs, souligne le communiqué. Au-delà de cette performance, Sigma Gestion est intéressée à hauteur de 20% de la surperformance. Caractéristiques: Part A (code ISIN : FR0011266634) : 100 euros, hors commissions de souscription Frais d’entrée : 4% Souscription minimale : 100 € (hors commissions de souscription, soit 1 part) Période de souscription : Le fonds cessera d'émettre de nouvelles parts à compter du 30 octobre 2014 Frais récurrents de gestion et de fonctionnement : 2,19% TTC
La mutuelle de santé Prévifrance aurait d’après nos informations renforcé son exposition sur les actions euro avec un investissement de 5 millions d’euros dans un OPCVM ouvert de gestion indicielle et 3 millions d’euros sur un OPCVM ouvert d’actions euro petites capitalisations, à savoir Oddo Avenir. Le consultant Alpha Institutionnels Conseil est proche de la mutuelle.
Jean Pierre Mottura, directeur général de la CAPSSA à la rédaction de www.institinvest.com : « Bien que 80,8% du portefeuille soit investi dans des produits monétaires, notre gestion c??ur-satellite nous permet d’avoir de fortes convictions sur les 19,2% restant. Avec une approche macro économique, nous nous sommes positionnés, entre autres, sur les pays émergents qui représentent un relai de croissance que l’on ne retrouve plus en Europe. La Chine, l’Inde mais aussi la Turquie sont des pays dans lesquels nous croyons. Nos convictions sont bonnes, à titre d’exemple depuis le début de l’année, notre investissement sur la Turquie affiche un gain de 32% au 28 juin. Cependant, nous gérons en premier lieu le risque, et ensuite la performance, c’est pourquoi ces produits restent satellites. A titre d’information, la volatilité annualisée globale du portefeuille oscille autour de 1,53%, avec un c??ur monétaire à 0,10%. »
Alexandre Piazza, Responsable des investissements de la Mutuelle d’Ivry la Fraternelle (MIF) : Il y a un sujet encore vague, le financement d’infrastructures par de la dette. Nous nous posons des questions, sur la forme et le bon timing. Cela reste dans notre logique d’investissement. Je pense que nous pourrions le faire soit à travers des project bonds. Nous n’avons pas de calendrier prévu pour investir cette classe d’actifs. La dette émergente nous intéresse aussi, toujours dans un souci de diversification du portefeuille et tant que cela reste dans une petite proportion. Je pense que d’ici la fin de l’année nous investirons dans la dette émergente en devise locale, mais probablement pas en direct. Les marchés des émergents requièrent une vraie expertise fiscale, et géopolitique, que nous n’avons pas en interne.
Selon nos informations, le FRR communiquera fin octobre le résultat final de l’appel d’offres marché public portant sur le renouvellement des mandats « Actions Europe ISR » constitués en 2006 et arrivés à échéance en décembre 2011. Sur la quarantaine de dossiers reçus, 10 sont encore en lice pour le lot 1 (mandats de fonds collectifs thématiques pour 150 millions d’euros) et 6 pour le lot 2 (mandats de gestion active Actions Europe, nouvelle croissance durable pour 200 millions d’euros).
La Caisse de Prévoyance du Personnel de l’Etat de Fribourg s’est lancée dans « une vaste réflexion qui devrait la conduire à modifier en profondeur son allocation d’actifs d’ici trois à six mois » selon Claude Schafer, son directeur administratif. Une allocation qui n’a pas évoluée depuis 2008, avec l’introduction dans les placements de la CPPEF d’un pourcentage de 3% de fonds alternatifs, sous la forme d’un hedge fund directionnel et un hedge fund non directionnel. L’allocation stratégique de la CPPEF se répartit actuellement comme suit : 3% de liquidités (14,7% à fin 2011), 27% de débiteurs francs suisses (22,5% à fin 2011), 10% d’obligations étrangères (9,92% à fin 2011), 3% de placements alternatifs (1,58% à fin 2011), 10% d’actions suisses (11,1% à fin 2011), 10% d’actions étrangères (8,8% à fin 2011) et 37% d’immobilier (31,3% à fin 2011). Les mandats de gestion d’actifs sont confiés à la Banque Cantonale de Fribourg, FTI Suisse, Crédit Suisse, UBS, IAM, Rouiller, Zurkinden & Cie, Lombard Odier Darier Hentsh et Pictet. Le consultant en placements est Coninco Advisory.
Selon nos informations, l’OCDE a mené une réflexion sur l’opportunité d’investir dans un fonds ouvert d’obligations monde indexées à l’inflation. Cette décision a été motivée par des raisons administratives mais aussi par la recherche de solutions de couverture contre le risque d'érosion des rendements sur la poche obligataire (taux de rendement réel négatif). Contacté à ce sujet, Leticia Andres-Sanchez, Fund administrator de l’OCDE indique que la décision a été repoussée sine die. Aucun montant précis n’a été confirmé même si l’on évoque une dizaine de millions d’euros.
Selon nos informations, la Fondation de France a mis en jeu un mandat de gestion portant sur les obligations euro aggregate pour un montant de 120 millions d’euros. Le consultant Amadeis a été en charge de l’appel d’offres lancé en avril 2012.
Selon nos informations, à l’issue d’un appel d’offres lancé le 13 juin 2012 avec l’aide du consultant Fixage, la Mutuelle de la Société Générale a sélectionné Amundi et Oddo AM pour investir 15 millions d’euros sur deux OPCVM ouverts sur les obligations convertibles euro.
Benoit Jullien, directeur des investissements et des placements de la Maif dans un article paru dans Option Finance numéro 1187 : Fin 2011, nous détenions encore 4% de dettes périphériques au sein de nos placements obligataires, à l’heure actuelle, elles ne représentent que 1,5%. Nous avons en effet décidé de nous désengager des obligations d'États périphériques tant que vous n’avons pas de signaux de sortie de crise de zone euro. Nous avons mis en place une gestion plus dynamique de nos portefeuilles de taux en révisant régulièrement nos expositions tactiques en fonction des valorisations observées sur chaque type d’obligations (taux fixe, indexées inflation, secteurs, émetteurs...). Nous envisageons de diversifier notre portefeuille d’obligations à l’international et en particulier vers la dette émergente libellée en devises locales qui reste encore bien rémunérée, commente Benoît Jullien. Nous avons également étudié l’opportunité de revenir sur le marché du high yield, mais nous considérons qu’une grande partie du potentiel de valorisation est épuisée à court terme et nous nous attendons à ce que les taux de défaut progressent dans le futur.
Selon Les Echos, la Caisse des Dépôts et Consignations a signé un accord avec la China Development Bank, son homologue chinois, pour investir dans les PME françaises et chinoises. Les deux partenaires créent un fonds de 150 millions confié à Cathay Capital qui associe depuis près d’une dizaine d’années Ming-po Cai, ancien dirigeant de SEB en Chine, et Edouard Moinet, un ex-responsable du français Siparex. Ces derniers feront co-investir le fonds bilatéral aux côtés de leur propre véhicule de 200 millions d’euros. « Les Chinois ont accepté de venir à parité dans un fonds de droit français et libellé en euros, qui prendra des intérêts minoritaires pour moitié dans des PME françaises se développant vers le marché chinois et pour moitié dans des PME chinoises se développant en France. Toutes les décisions seront prises en commun, indique Jean-Pierre Jouyet, son dirigeant.
Selon nos informations, la Banque Postale pour compte propre a terminé une phase de sélection pour un gestionnaire de fonds contractuel dédié portant sur la multigestion alternative. Le montant serait de l’ordre de 50 millions d’euros avec la prise en compte de filtres ISR dans la sélection. A l’issue de la procédure d’appel d’offres restreints (3 finalistes), le choix s’est porté sur Amundi IS en association avec Morningstar comme advisor. Contacté à ce sujet, la Banque Postale n’a pas souhaité commenter cette information.
L’investissement en Private Equity est une dimension vivante et organisée d’Agicam que la société de gestion a développé dans le cadre des mandats que lui ont confiés ses clients. La gestion de cette poche relève d’un processus structuré qui a conduit à la constitution progressive d’un portefeuille articulé autour des différents segments de cette industrie (capital risque, capital développement, LBO, Mezzanine, Secondaire et Retournement.) et recouvrant des investissements dans près de soixante fonds différents, gérés par plus d’une trentaine de sociétés de gestion différentes pour un engagement cumulé de près de 200 millions d’euros, appelé à 65%. Agicam a élaboré en 2011 un « set » de diligence ESG spécifique pour la sélection de fonds de Private Equity. Ce « Set » est articulé autour de 5 questions relatives à la démarche ESG de la société de gestion du fonds analysé et ce quelle que soit l’orientation ou l’univers d’investissement de ce dernier. Une note ESG, représentant 10% de la note totale du dossier, est attribuée au fonds. L’application systématique de ce questionnaire à l’ensemble des sociétés de gestion représentées dans le portefeuille recouvre également une démarche d’engagement de l’industrie du Private Equity. Un autre axe de la politique d’investissement d’Agicam dans le domaine du Private Equity consiste à analyser toutes les dossiers revendiquant une approche ISR ou dont l’orientation est congruente avec les engagements et/ou les « promesses » et les valeurs d’AG2R LA MONDIALE.
Guillaume Chatelet, directeur financier, technique et des risques de MutRé dans un article paru dans Option Finance numéro 1186 : Nous allons augmenter dans un futur proche notre exposition à l’immobilier au détriment des convertibles et des obligations. Nous souhaitons encore diversifier ce portefeuille en termes géographique ou sectoriel. Notre objectif est encore d’accroître nos investissements en immobilier sans excéder une exposition supérieure à 15% de nos fonds propres. La part d’actions n’a quant à elle pas vocation à évoluer en exposition mais, au vu de la petite taille de la poche, nous passons d’une logique de titre détenus en direct vers une logique de fonds et de trackers afin d’obtenir un niveau de diversification optimal. Au sein de la poche obligations, nous réfléchissons à l’avenir de notre important portefeuille d’emprunts d'États de haute qualité, actuellement fortement en plus-value. Nous réfléchissons à nous diversifier par exemple vers d’autres formes de risque obligataire sur lesquelles nous sommes actuellement pas ou peu exposés, comme le high yield ou la dette émergente. Pour rappel, MutRé gère 250 millions d’euros d’actifs financiers dont 120 millions au titre de nos fonds propres. A la fin juillet 2012, l’allocation d’actifs se répartissait entre 69% d’obligations, 11% de convertibles, 7% d’actions, 4% d’immobilier et 9% de cash. Les investissements en actions et en obligations sont confiés à OFI Mandat. Par contre, MutRé gère en interne les investissements en immobilier et les opérations de trésorerie.