La Fondation de prévoyance de Skyguide, Skycare (1 milliard de francs suisses d’actifs) a finalisé sa dernière étude ALM en avril de cette année. La Fondation a décidé d’investir dans les obligations convertibles qui représentent maintenant 2,5% des actifs du portefeuille. Le régime est aussi en train de revoir sa stratégie d’investissement ainsi que ses partenaires asset managers. Les réflexions devraient aboutir à des résultats en juillet. Le Fonds souhaite aussi travailler avec plusieurs asset managers pour son allocation en fonds de hedge funds. L’allocation en fonds de hedge funds est récemment passée de 20% à 15% tandis que l’investissement en obligations d’entreprises est monté de 2,5% à 5% des actifs. La stratégie d’investissement est maintenant la suivante : 25% en actions, 25% en immobiliers direct ou indirect, 15% en fonds de hedge funds, 15% en obligations (incluant 2,5% d’obligations convertibles), 10% en liquidités, 5% en private equity et 5% en crédit.
Arnaud Laforge, directeur financier de Prepar-Vie lors d’une table ronde organisée mi juin par amLeague en partenariat avec Newsmanagers : Nous ne gèrons pas en direct tout ce qui est investissements actions et assimilés. On sélectionne les OPCVM. On fait appel aux talents extérieurs. Nous avons une approche un peu différente, comme nos investissements actions sont très minoritaires, environ 5% des encours globaux qui totalisent 4,3 milliards d’euros, notre diversification sur ces titres a pour objectif d’obtenir la performance des actions. La gestion quantitative représente moins de 10% de nos investissements actions. On peut difficilement expliquer un choix qui serait très orienté vers cette gestion si cela ne se passait pas aussi bien. Aujourd’hui, quitte à se diversifier, on va plutôt vers des OPVCM ouverts à performance absolue qui peuvent en partie utiliser des techniques de gestion quantitative, mais pas seulement. Il y a différents processus de gestion, cela peut être du style global macro, partiellement monétaire et partiellement quantitatif. Mais on sait dès le départ que c’est un investissement qui sera moins volatil que les actions et moins performant que les actions. La couleur est annoncée. Dans nos répartitions d’actifs qui sont dans nos reportings, il n’y a pas de surprise possible. Au 1er janvier on ne sait pas comment le fonds va être investi. A posteriori, au niveau du reporting, c’est plus clair : il y a eu un investissement sur telle ou telle classe d’actifs, avec tel ou tel résultat. Dans tous les cas, c’est un chèque en blanc. Dans la gestion quantitative en alternative à l’investissement actions, cela peut être un peu difficile d’expliquer que cette diversification actions a été sur un vecteur qui a fait moins bien. C’est vrai que ces dernières années, quand on voit les performances du marché actions, c’est plutôt mieux ! Mais attention au déphasage les années où les marchés actions sont plus performants, si l’on est fortement investis sur ce vecteur. Un autre élément doit être aussi pris en compte : Sovabilité II puisque l’on est fortement chargé en actions. Investir dans la gestion alternative, si c’est pour avoir de l’eau tiède comme performance, n’offre que peu d’intérêt.
L’ensemble des réserves est géré principalement sous forme de fonds et mandats dédiés sélectionnés par appels d’offres. Dans le contexte de marchés financiers en baisse et à la suite de la recommandation de la commission d’orientation des placements, le conseil d’administration a décidé : de prolonger le mouvement de concentration du portefeuille global en réduisant le nombre de fonds ouverts sur lesquels l’OCIRP est investi ; de maintenir une allocation en actions autour de 20 % de l’encours global ; de maintenir le poids des émetteurs privés à 35 % des mandats obligataires ; de remettre en cause le mandat de gestion obligataire confié à Dexia Asset Management et de lancer un appel d’offres. À l’issue de celui-ci, Natixis Asset Management a été retenu pour une prise d’effet du nouveau mandat au début de l’année 2012. L’OCIRP a construit son allocation d’actifs pour obtenir un rendement comptable courant sans dépendre de la réalisation de plus-values. La performance financière a été de -1,20 % en 2011 pour les fonds et mandats dédiés. Cela constitue un retard global de -0,20 % sur l’indice de marché de référence. L’adéquation actif-passif est une préoccupation constante du Conseil d’administration. Des stress tests sont effectués pour tester la capacité du bilan de l’OCIRP à résister aux chocs extrêmes (inflation, déflation, hausse ou baisse des taux, krach actions, crise du crédit). Parmi les indicateurs de risque qui permettent d’apprécier la qualité des performances des portefeuilles actions dédiés, la note ISR (Investissement socialement responsable) est intégrée systématiquement. Au 31 décembre 2011, les réallocations tactiques et les effets marchés ont conduit à l’allocation d’actif suivante établie en valeur de marché : Immobilier : 5,5 % Monétaire : 2,9 % Actions et non-côté : 18,9 % Obligations : 72,7 %
Jean-Pierre Cave, trésorier général du Groupe Pasteur Mutualité lors d’une table ronde organisée mi juin par amLeague et Newsmanagers : Dans notre groupe, nous pratiquons la gestion quantitative depuis 2007. Juste avant la crise. Donc on a pu apprécier le bienfait de cette gestion pendant la crise, ce qui fait que cela a été plus facilement accepté par le conseil d’administration. Par contre, j’ai essayé de leur présenter en commission des finances la technique de la gestion, et là, cela a été un peu difficile à digérer. Mais nous la pratiquons beaucoup. Ils n’ont pas tellement compris comment cela se passait. En revanche, ils ont vu les performances et ont accepté le principe... Tout est confié à des compétences extérieures. Nous avons plusieurs formes de gestion quantitative. Pour vous donner une idée, cela doit représenter à peu près 50% du portefeuille actions qui représente un encours d’environ 200 millions d’euros sur un total de 1,3 milliard d’euros. Toujours par rapport à cette approche de faible volatilité. C'était au départ le fondement de notre investissement. Nous avons l’obligation de perdre le moins sur les marchés. Nous avons un univers de 12 mois, mais en tant qu’assureur, un univers qui est aussi beaucoup plus long. C’est vrai que nous avons des échéances annuelles où je suis attendu au virage.
La banque verte veut aider les collectivités locales alors que ces dernières éprouvent des difficultés à trouver des financements depuis les difficultés de Dexia. Pour y arriver, le Crédit Agricole va s’appuyer sur ses activités assurantielles. Dans un communiqué daté du 26 juin, le groupe mutualiste annonce que les caisses régionales vont proposer 1,875 Md€ de crédits à taux fixe sur 15 ans aux collectivités « de taille moyenne présentant des projets utiles pour le développement des territoires et ne pouvant accéder directement aux marchés obligataires ». 80% de ces créances seront ensuite rachetées par un véhicule de titrisation, qui se finance en émettant des obligations souscrites par Crédit Agricole Assurances. Les caisses régionales conserveront dans leur bilan les 20% restants, dont elles assureront la gestion. « C’est une source de diversification de nos placements, car nous nous sommes largement désengagés de la dette souveraine non française. Il nous fallait en outre un placement long pour être en adéquation avec la durée des contrats d’assurance-vie », a expliqué Jérôme Grivet, directeur général de Crédit Agricole Assurances, dans Les Echos.
Après un premier investissement début mai dans le fonds de crédit européen d’Eiffel Investment Group, Alain Leclair, Président de la SICAV EMERGENCE annonce la signature d’un second partenariat d’incubation avec la société Bernheim, Dreyfus & Co. EMERGENCE investit 30 millions d’euros dans le fonds DIVA SYNERGY UCITS, ce qui porte les actifs de ce fonds à environ 40 millions d’euros lui permettant d’accélérer ainsi son développement en répondant à la demande croissante provenant d’investisseurs institutionnels européens. Agrée par l’AMF en juin 2011, le fonds DIVA SYNERGY UCITS déploie une stratégie de performance absolue, décorrélée des fluctuations de marché, spécialisée sur les opérations de fusions/acquisitions en Europe et en Amérique du Nord. Le fonds offre une liquidité quotidienne et investit ses actifs selon deux sous-stratégies : l’arbitrage sur opérations annoncées et les cibles de transactions anticipées. La mise en place de ces stratégies repose sur une analyse fondamentale rigoureuse et un processus d’investissement clair et discipliné. Le fonds DIVA SYNERGY est aujourd’hui bien positionné pour tirer profit du rebond attendu de l’activité de fusions/acquisitions. Les grandes entreprises et les fonds de private equity disposent actuellement d’importantes liquidités, prêtes à être investies. Les taux d’intérêt bas, les valorisations boursières raisonnables, les dynamiques sectorielles de consolidation et d’acquisitions de parts de marché alimenteront cette croissance des volumes d’opérations de haut de bilan. L’ensemble de ces facteurs devraient permettre d'évoluer dans un contexte particulièrement favorable aux opérations de M&A. DIVA SYNERGY UCITS est dirigé par deux gérants aux profils complémentaires: Lionel Melka, ancien banquier d’affaires avec une longue expérience dans le conseil en fusions/acquisitions et Amit Shabi, professionnel expérimenté sur les marchés de capitaux. Ils s’appuient sur une équipe robuste composée de plusieurs analystes financiers et professionnels du contrôle des risques. Bernheim, Dreyfus & Co s’organise également pour son développement en Europe. Par ailleurs, Lionel Melka et Amit Shabi sont co-auteurs de l’ouvrage de référence ???L’arbitrage sur fusions et acquisitions’ (éditions Economica) publié dans le cadre de leurs enseignements à l’Université Paris- Dauphine. Bernheim, Dreyfus & Co. gère également cette stratégie dans un fonds international et a déjà reçu de nombreuses récompenses au titre de cette gestion, comme le prix du meilleur fonds européen de performance absolue remis par Hedgeweek en 2012 et le prix du fonds de Merger Arbitrage le plus performant dans le monde sur 2009-2011 décerné par BarclayHedge. Le fonds DIVA SYNERGY UCITS a été sélectionné à l’issue d’un processus rigoureux de sélection de plus de 90 dossiers analysés par NewAlpha Asset Management, gérant délégataire du compartiment. Le Comité d’Investissement, composé des investisseurs d’Emergence, a validé cette proposition d’investissement lors de sa dernière réunion.
La chute des marchés financiers en 2008 a conduit la CARMF à actualiser ses comptes sur les valeurs de ses actifs financiers par dépréciation de son portefeuille titres, ce qui a pesé sur l’affichage des résultats financiers 2008 (- 670 M€). En 2009, suite au redressement des indices boursiers, la CARMF a dégagé un résultat net financier excédentaire de 521 M€. La poursuite du redressement de l’activité financière a permis à la CARMF de dégager un résultat financier excédentaire de 336 M€ en 2010. Ce phénomène de rattrapage a été stoppé en 2011, notamment à cause de la baisse des marchés actions sur le deuxième semestre 2011, l’exercice 2011 dégage donc des charges financières nettes de 93 M€. Le rendement annuel global, après fiscalité, du portefeuille de la CARMF est de - 7,64 % pour l’année 2011. Les performances des valeurs mobilières de la CARMF, taux de rendement interne du portefeuille initial et des investissements de la période (TRI) au 31 décembre 2011, se répartissent comme suit : + 2,79 % pour la gestion diversifiée, - 10,23 % pour les actions, - 10,29 % pour les obligations convertibles, - 0,45 % pour les obligations et la trésorerie dynamique, - 5,10 % pour la gestion alternative. Rendement global par année (après fiscalité) : 2011 : - 7,64 % 2010 : + 8,60 % 2009 : + 21,64 % 2008 : - 28,83 % 2007 : + 4,62 % 2006 : + 11,76 % 2005 : + 17,41 % 2004 : + 7,08 % 2003 : + 12,79 % Rendement annuel global au 31 décembre 2011 (après fiscalité) : 1 an : - 7,64 % 3 ans : + 6,76 % 5 ans : - 1,83 % 10 ans : + 1,98 % 15 ans : + 2,70 % 20 ans : + 3,11 %
Selon nos informations, dans le cadre de la mise en concurrence annuelle de sa délégation de gestion financière, la Sacra a lancé un appel d’offres restreint sur les actions euro (85% grandes capitalisations, 15% petites capitalisations), pour un lot de 50 millions d’euros. Les candidats avaient jusqu’au 13 juin pour déposer leur dossier. Les oraux auront ensuite lieu les 28 et 29 juin.
Le groupe de retraite et de prévoyance Apicil ne s’intéresse que de loin à l’ISR, mais il a en revanche développé une politique de vote stricte pour l’ensemble de sa gestion actions. En tant qu’institution paritaire, nous estimons être un lieu de débat pertinent sur la politique de vote, explique Bertrand Jounin, directeur des activités financières du groupe Apicil, dans le cadre d’une conférence organisée par l’Agefi. Nous n’hésitons pas à voter contre certaines résolutions soumises au vote des assemblées générales. Il s’agit donc d’une démarche de responsabilité actionnariale, réalisée en partenariat avec Proxinvest. C’est une façon d’intégrer des critères extra-financiers à notre gestion, sans pour autant faire de l’ISR proprement dit.
Dans le cadre de la remise en jeu du mandat de conseil en investissements, l’ANCV vient de lancer un appel d’offres. En effet, il y a un an, l’ANCV avait sélectionné la société Morningstar Consulting (ex Seeds Finance) pour l’assister dans l’audit de portefeuille et la stratégie d’investissement. Au terme de ce contrat d’un an, en septembre 2012, l’ANCV, en la personne de son trésorier, Alain Quinquenel, s’estime déjà satisfaite du travail accompli par Morningstar Consulting mais souhaite désormais mettre en place un contrat sur 4 ans maximum, avec une possibilité de résiliation chaque année. Pour lire l’avis de marché : cliquez ici
La réglementation financière du portefeuille de Réunica limite fortement la capacité d’exposition directe aux marchés émergents. « L’investissement dans les valeurs des pays développés exposées aux marchés émergents nous permet de combiner notre vision macro-économique avec les exigences de la réglementation », explique Géraldine Brasseur, responsable des placements à long terme chez Réunica dans un article paru sur le site de bfinance. « En s’exposant aux marchés émergents via des entreprises issues de pays développés, nous obtenons un niveau de transparence supérieur à celui qu’on obtiendrait en investissant dans des sociétés locales », précise-t-elle. Réunica a sélectionné une gestion focalisée sur la zone euro, « la majorité des fonds analysés couvraient la zone Europe », note Géraldine Brasseur. La qualification AMF « actions pays zone euro » donne toutefois la possibilité au gérant d’investir une partie de l’actifs du fonds dans d’autres zones géographiques. « Il s’agit d’un investissement zone euro avec une volatilité d’un fonds zone euro. La corrélation de la performance du fonds avec un indice émergent n’augmente pas le risque », estime Géraldine Brasseur.
Au terme d’un appel d’offres européen lancé en décembre 2010, l’Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'État et des collectivités publiques (IRCANTEC), dont la gestion est assurée par la Caisse des Dépôts, a indiqué avoir sélectionné sept sociétés de gestion auxquelles elle a attribué 10 mandats de gestion financière. Ces sociétés ont été sélectionnées en intégrant notamment des critères ISR. Les actifs de l’institution seront intégralement investis dans 10 FCP. Ce marché se décomposait en 4 lots : Le lot 1, composé de 2 FCP investis en actions, est attribué à Allianz GI et Edmond de Rothschild AM. Le lot 2, composé de 3 FCP investis en obligations à taux nominal, est attribué à Amundi AM, Dexia AM et Natixis AM. Le lot 3, composé de 3 FCP investis en actifs financiers diversifiés, est attribué à Allianz GI, BNP PAM, et CPR AM. Le lot 4, composé de 2 FCP investis en obligations à taux indexés sur l’inflation, est attribué à BNP PAM et Natixis AM. La démarche de l’Institution, pilotée par les services financiers de la direction des retraites et de la solidarité de la Caisse des Dépôts, poursuivait deux objectifs : d’une part, appliquer une nouvelle allocation stratégique cible comprenant 29 % d’actions, 20 % d’obligations indexées sur l’inflation, 46 % d’obligations nominales ainsi que 5 % d’immobilier; d’autre part, appliquer des critères ISR à l’ensemble de ses actifs. Auparavant, l’Ircantec avait sélectionné une agence de notation sociétale, Vigeo, pour l’appuyer dans le contrôle du respect des critères environnementaux, sociétaux et de gouvernance (ESG) imposés aux entreprises qui ont concouru à cet appel d’offres.
Selon nos informations, le FRR travaille actuellement sur la remise à plat de sa gestion de transition, et devrait mener un appel d’offres cet été afin d'élargir le nombre de contreparties, tenant compte ainsi de la diversité et complexité de certaines classes d’actifs. Jusqu'à présent, Russell Investments et Goldman Sachs sont les deux managers de transition du FRR.
A l’occasion d’une conférence organisée par BNP Paribas Securities Services le 13 juin, Armelle Poulou, responsable de la division Marchés Financiers chez EDF Direction Trésorerie Groupe est intervenue sur les enjeux de la liquidité. Chez EDF, 2/3 du cash est placé sur des supports très liquides (comptes à terme, certificats de dépôts, ...) et le tiers restant correspond à la gestion sur des titres vifs obligataires selon une approche buy and hold. On ne va plus que sur des OPCVM monétaires réguliers pour lesquels une analyse ligne à ligne est réalisée tous les deux mois, note la responsable. EDF a augmenté son coussin de liquidité à court terme, tout en privilégiant une stratégie de diversification des supports, de telle sorte que la part des OPCVM monétaires est restée stable. La gestion en direct s’est accrue de même que le recours aux certificats de dépôts et comptes à terme qui ont l’avantage de dégager plus de rendement et une meilleure transparence dans l’analyse des sous jacents. Sur la gestion en direct, la responsable indique aller sur un horizon plus long, donc la contrainte de la liquidité est moindre. Une partie du cash était investie en fonds de gestion alternative par le passé, jusqu'à ce que l’application désordonnée et désorganisée de gates ne vienne annihiler l’intérêt pour ce type de gestion. Aujourd’hui, EDF est complétement sorti des fonds de fonds alternatifs car le risque de gates n’est pas acceptable au regard de notre politique de liquidité et nécessite un fort travail d’analyse et de suivi que nous sommes incapables d’effectuer en interne, poursuit Armelle Poulou. En tant qu’investisseur sur les obligations d’entreprises sur la partie courte de nos placements, nous avons énormément de difficultés à trouver des émetteurs pour notre gestion en direct en raison de la taille importantes de nos investissements. Nous avons mis un an et demi pour nous rendre compte que le gisement et le volume des émissions n'étaient pas suffisant, ce qui nous a finalement poussé à déléguer cette gestion à des asset managers. Sur les ETF, au niveau de la salle des marchés, nous ne traitons pas directement ce type d’instrument qui est l’apanage de la division de la gestion d’actifs. Nous intervenons au niveau de l’exécution. En règle générale, nous ne sommes pas acheteur de solutions de gestion structurée car nous n’avons pas les moyens d'évaluer correctement la qualité du collatéral. Par exemple, nous sommes régulièrement approchés par des banques anglo-saxonnes pour investir à leur côté, sachant qu’elles apportent le collatéral, qui dans la plupart des cas correspond à des produits que nous ne traitons pas et qu’il est donc difficile pour nous de juger. Le seul collatéral que nous jugeons tangible, c’est... le cash!.
La Française AM prépare le montage d’un club deal immobilier de 500 M€, qui porterait sur un portefeuille d’hôtels. L’an dernier, le gestionnaire d’actifs avait signé un portefeuille de 97 murs de supermarchés dans le cadre d’un sale & lease back auprès de Carrefour Market pour 365 M€. En 2010, il avait repris, via l’OPCI, Silverstone les murs de 158 hôtels Formule 1 pour 200 M€. Avec la concrétisation de ce club deal, La Française AM maintient un objectif de collecte de plus de 1 Md€ sur l’immobilier en 2012, sensiblement équivalent à 2011 où l’asset manager avait collecté 1,134 Md€. Sur les 5 premiers mois de l’année, La Française AM enregistre une collecte nette de 237 M€ (271 M€ de collecte brute). L’immobilier représente un peu plus de 7 Mds€ d’encours sur les 36,5 Mds€ revendiqués à fin mai. Dans sa stratégie de développement dans l’immobilier, la Française AM lance cette année un fonds de dette, avec une équipe dédiée animée par Bertrand Carrez. Le fonds se positionne sur des actifs sous-jacents défensifs, principalement de bureaux et de commerces en France, et va cibler les financements senior/senior + d’une maturité de 3 à 10 ans, offrant un spread de l’ordre de 250 points de base. « Nous ciblons des investissements unitaires de 10 à 30 M€ pour un objectif de plusieurs centaines de millions d’euros », a précisé Xavier Lépine, président du Directoire de La Française AM. Le fonds amorcé par La Française AM avec le soutien de son actionnaire principal, le Crédit Mutuel Nord Europe, devrait s’ouvrir aux investisseurs au 4e trimestre 2012. Parmi les autres développements dans l’immobilier, La Française AM ambitionne de doubler la taille de son premier OPCI sharia, avec un objectif de 100 M€ d’encours à fin 2012 pour le compte de son client dédié. La première transaction avait porté sur un immeuble de bureaux au 91 boulevard Saint-Michel (Paris 5e), loué à France Télécom pour 10 ans, et cédé par Foncière des Régions, pour 46 M€.
Selon nos informations, la Mutuelle de la Société Générale (SG) a lancé en mai, un appel d’offres restreint avec l’aide du consultant Fixage sur les convertibles, les actions euro et un mandat obligataire type assurantiel, pour un montant total de 120 millions d’euros. Les trois FCP concernés avaient été lancés en janvier 2007. Alain Saulay, président de la Mutuelle de la Société générale, explique : il était convenu de remettre en jeu leur gestion après cinq ans de fonctionnement. Une fois les prestataires désignés, la mutuelle de la Société générale s’assurera du transfert des fonds d’ici fin 2012. Le président de la mutuelle précise l’agenda : le changement de gérants n’est pas pressé, nous allons prendre notre temps car nous souhaitons mettre en place un nouveau système de gestion avec nos partenaires. L’objectif étant de disposer, en amont, de davantage de réactivité et d’un meilleur contrôle, dans la logique de Solvabilité II. Selon une source proche du dossier, sur les convertibles et actions euro, la recherche porte sur un gestionnaire de fonds ouverts, pour un investissement compris entre 10 et 20 millions d’euros. Le mandat obligataire de type assurantiel se verra allouer plus d’actifs. La réception des dossiers est désormais terminée. Le comité financier de la mutuelle s’est réunie la semaine dernière pour sélectionner 9 candidats parmi les 15 pré-sélectionnés par leur consultant. Elle procèdera mercredi 13 juin à la dernière phase d’audition des candidats retenus à l’issue de la phase écrite. Les critères de gestion prépondérants seront la rentabilité, la performance et la réactivité des gestionnaires. Dans la restructuration de son mode de fonctionnement, la mutuelle de la Société générale met en place une commission financière et une commission d’audits pour la gestion de ses encours.
Fin 2011, les encours sous gestion s'élevaient à 26,7 milliards d’euros, dont 15,7 milliards d’euros d’actifs liés au démantèlement de sites nucléaires, 7,3 milliards d’euros d'épargne retraite. L’allocation d’actifs retenue depuis 2007 pour le portefeuille dédié à la couverture des engagements nucléaires est de 50% en actions et 50% en obligations. La décision de faire évoluer cette répartition est prise directement par la division de la gestion d’actifs qui en délègue ensuite la gestion. Bernard Descreux, directeur de la division gestion d’actifs chez EDF dans un entretien paru dans Option Finance numéro 1175: Dans le cadre de la retraite, nous sélectionnons les assureurs et les sociétés de gestion. Les premiers mettent en place les contrats de retraite tandis que les secondes s’occupent de l’allocation d’actifs, qui est composée en moyenne de 70% d’obligations et de 30% d’actions. Nous travaillons avec une dizaine d’assureurs et de sociétés de gestion, ce qui nous permet de bien répartir les risques et de diversifier le portefeuille car nous sélectionnons des gérants avec des approches de gestion différentes. Pour ce qui est de notre allocation d’actifs, nous comptons ouvrir davantage nos investissements dans les pays émergents, et nous étudions également la possibilité d’investir en immobilier, même si nous ne sommes pas exposés pour le moment à cette classe d’actifs.
Axa France a arrêté d’acheter il y a quelques mois des obligations d’Etat espagnoles et italiennes mais n’a pas revendu les titres qu’il détenait déjà, a déclaré le directeur des risques de l’assureur, Jean-Christophe Menioux. Nous avons gelé nos investissements sur l’Italie et l’Espagne il y a quelques mois, comme nous l’avions fait il y a quelques années pour la Grèce, a expliqué Jean-Christophe Menioux lors d’une conférence. Il a toutefois précisé que le groupe n’avait pas vendu les obligations qu’il possédait déjà. Au 31 janvier 2012, il détenait en obligations d’Etat 15,1 milliards d’euros pour l’Italie et 8,1 milliards pour l’Espagne en valeur brute de marché. Axa avait, par ailleurs, déjà annoncé ne plus détenir de titre souverain de la Grèce. Le PDG du groupe, Henri de Castries, a de son côté répété n’avoir pas d’inquiétude quant à la situation de ces deux pays, comme il l’avait déjà affirmé par le passé.
Patricia Forest, Responsable du service financier de la CRPN lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers: Nous avons une allocation actions européennes, soit en gestion directe soit en gestion déléguée. Nous avons une poche actions américaines et une poche reste du monde, c’est-à-dire Asie et émergents. Nous n’avons pas de fonds globaux. L’allocation est déterminée ainsi par notre direction. Nous avons beaucoup moins de gérants. Sur la poche actions européennes, nous travaillons avec 8-10 sociétés de gestion. Sur les actions américaines, nous avons réduit le nombre, aujourd’hui on doit être à 7 ou 8 sociétés de gestion. Pour les émergents beaucoup moins, soit 3 ou 4 sociétés. Aujourd’hui, nos réserves financières sont de l’ordre de 3-3,2 milliards d’euros. Nous avons un portefeuille sur la poche actions européennes. Je ne rentre pas dans les pourcentages, mais nous avons une gestion directe avec un portefeuille comprenant 55 lignes d’actions européennes, avec un biais français qu’on rétablit progressivement pour que ce portefeuille soit plus en ligne avec le benchmark, qui est le MSCI Europe.
Le directeur financier du groupe Berri, Marc Macé, a annoncé qu’un ou deux fonds dédiés allaient prochainement être sélectionnés par le comité financier du groupe. D’un montant de 50 millions d’euros, la poche sera investie dans des actifs de diversification. L'équipe de gestion financière a pré-sélectionné deux fonds qui ont été présentés début juin au comité financier. Ce dernier doit valider ou non ces gestionnaires et déterminera si les actifs sont investis dans les deux fonds, ou dans un seul, et avec quelle pondération. Marc Macé précise qu’il est aujourd’hui impossible de prévoir la date à laquelle les fonds dédiés seront mis en place, les procédures étant liées au recours, ou non, par le passé, aux prestataires sélectionnés.