Philippe Albertini, Directeur actif-passif au sein de Pro BTP dans le cadre d’une table ronde organisée par Newsmanagers et amLeague: Nous allons chercher à l’extérieur ce que notre maison ne gère pas, c’est-à-dire des choses assez pointues, par exemple des fonds inflation, des produits à volatilité contrôlée, tout ce qui peut déjà être issu de la créativité qui peut venir en face des besoins de Solvabilité 2. Au total, la délégation externe concerne quelque 10% sur 14 milliards d’euros. Nous devons déléguer 1,5 milliard d’euros auprès de quatre sociétés. L’une d’entre-elles nous est proche : la SMA Gestion. C’est un partenariat dans la profession. Les trois autres sont des sociétés externes: Ecofi, Rothschild et Groupama. Tous les cinq ans, nous revoyons l’ensemble des mandats dans le cadre d’un appel d’offres. En 2009, nous avons regardé les résultats et changé une société de gestion sur les trois. En fait les trois mandats externes sont là pour benchmarker notre société de gestion. Pour nous, le premier critère est de savoir si ces sociétés gèrent déjà des portefeuilles de sociétés d’assurance. Est-ce qu’elles gèrent des portefeuilles diversifiés, est-ce qu’elles connaissent la réglementation de l’assurance, la gestion. C’est ce qui va définir l’univers de choix.
Pour rappel, l’appel d’offres concernait 4 lots: Le premier : deux mandats actions pour un volume de 500 millions d’euros chacun. Le lot 2 inclut trois mandats d’obligations d’Etats (800 millions d’euros chacun). Le troisième se concentre sur trois mandats diversifiés pour 700 millions d’euros chacun. Un dernier lot pour deux mandats investis en obligations indexées à l’inflation. L’IRCANTEC souhaiterait inclure un ensemble de critères ESG pour l’intégralité de son portefeuille. Cependant, il est encore difficile de les appliquer aux obligations d’Etats. Alors qu’il est beaucoup plus simple de juger les entreprises sur leurs comportements sociaux et environnementaux. Dès lors, le régime préfère décaler ses investissements en obligations d’Etats à la seconde partie de l’année. Le comité de direction travaille sur ce sujet et espère trouver une solution appropriée dans les prochains mois. L’introduction de critères ESG pour les obligations d’Etats devrait être finalisée cette année. L’IRCANTEC travaille avec quelques spécialistes pour mener à bien cette tâche. Cedrus Partners conseille le régime sur ses appels d’offres ISR. Vigeo, agence de notation et de recherche veillera à ce que les critères ESG soient maintenus dans les investissements effectués. Désireux de s’améliorer sur les problématiques ESG, le régime n’exclut pas d’adopter les principes pour l’investissement responsable des Nations Unis (UNPRI).
Les actions représentent 8,6 % du total des actifs contre 9,3 % au 31/12/2011. CNP Assurances a également poursuivi sa stratégie de cession de dettes souveraines périphériques européennes avec une exposition en baisse de 11 % par rapport au 31/12/2011. Concernant les expositions aux dettes souveraines périphériques de la zone euro, CNP Assurances a poursuivi son programme de cessions volontaires notamment sur l’Italie et l’Espagne. A la suite de l'échange de la dette grecque, la valeur des nouveaux titres grecs dans le portefeuille est de 23 % du principal des anciens titres. Compte tenu des provisions préalablement constituées, aucun impact supplémentaire sur le compte de résultat n’a été enregistré au 1er trimestre 2012. CNP Assurances a recentré ses investissements sur les obligations françaises Par ailleurs, CNP Assurances négocie actuellement avec des banques le rachat de portefeuilles de prêts, a indiqué le directeur général adjoint, Antoine Lissowski, lors d’une conférence téléphonique, en marge de la présentation des résultats. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de CNP de restructurer son portefeuille de placements, en réduisant la part des actions et celle des obligations des Etats du sud de l’Europe, a expliqué M. Lissowski. « Nous avons des ressources à long terme et les banques ont des problèmes de financement à long terme », a résumé le numéro deux de CNP. Dans la perspective de l’entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire dit Bâle III, les banques européennes, et françaises en particulier, cherchent, en effet, à sortir de leurs bilans des portefeuilles de prêts qu’elles gardaient jusqu’ici pour l’essentiel. Cette stratégie, induite par l'évolution réglementaire et qui se rapproche du modèle anglo-saxon, doit leur permettre d’améliorer leurs ratios de fonds propres et de pouvoir continuer à prêter. Elle est réalisée essentiellement par voie de titrisation, les portefeuilles de prêts étant transformés en titres financiers qui sont ensuite revendus à des investisseurs, notamment des assureurs. « On est prêt à racheter des prêts, mais on se méfie du risque de titrisation », a prévenu M. Lisswoski, en référence au phénomène qui a démultiplié l’ampleur de la crise du « subprime ». Pour se prémunir contre ces risques, CNP exige que ce ne soit pas la banque qui a consenti les prêts qui réalise la transformation en titres, « pour éviter une asymétrie de l’information », et demande que la banque conserve une partie du risque lié à ces prêts, afin que les intérêts « restent alignés ». Le rendement offert par ces portefeuilles est « plus intéressant que de l’obligataire », a expliqué M. Lissowski, indiquant que les banques, désireuses de sortir rapidement ces portefeuilles de leur bilan, sont souvent prêtes à offrir des conditions avantageuses.
Le fonds de pension de Total en Belgique a retenu Union Bancaire Privée (UBP) pour un mandat de 20 millions d’euros sur les convertibles avec un style de gestion passive. Le fonds de pension s’est appuyé sur le consultant bfinance. A terme, le mandat pourrait compter jusqu'à 30 millions d’euros, en arbitrant au détriment des actions et certains segments obligataires. L’allocation d’actifs (400 millions d’euros au total) est la suivante : 57% en obligations, 33% en actions et 10% en immobilier. Total Belgique a retenu BNP Paribas IP sur les actions et les taux, Aberdeen AM uniquement sur les taux, PIMCO sur les obligations d’entreprises, Dexia AM sur les actions, Blackfriars AM sur les actions émergentes, en particulier sur l’Asie et Petercam sur l’immobilier.
Parmi les actifs alternatifs, les Cats Bonds, nous intéressent beaucoup, ils pourraient être une voie de diversification, ils seraient logés dans la poche de performance. Il n’est pas exclu que nous en fassions dans le futur, selon l’analyse de Philippe Aurain, à Next Finance, peu de temps avant son départ. Nous voulons comprendre ce que nous achetons. Nous souhaitons augmenter lentement notre périmètre d’investissement, mais surtout, nous voulons à chaque fois bien maîtriser ce que nous prenons en portefeuille, avoir les inventaires, regarder ligne par ligne. Nous voulons bien prendre des risques, mais nous souhaitons avant tout comprendre les risques que nous prenons. Si nous investissons un jour dans des Cats Bonds, nous aurons besoin d’une totale transparence.
Appel d’offres en vue de l’attribution de plusieurs mandats de gérants de portefeuille pour le compte de la SICAV-FIS du FDC Le Fonds de compensation a lancé en date du 30 septembre 2011 un appel d’offres en vue de l’attribution de plusieurs mandats obligataires et d’actions à gestion active. Suite à la décision d’adjudication par le conseil d’administration du Fonds de compensation lors de sa séance du 25 avril 2012, ledit marché est attribué : pour le lot 1 FDC SICAV Obligations Monde - Actif 3 («hedged»), 2 mandats (1 mandat portant sur un montant indicatif d’actifs d’EUR 375 000 000 et 1 mandat de réserve): Wellington Management International Limited et Natixis Asset Management (mandat de réserve); pour le lot 2 FDC SICAV Actions EMMA - Actif, 3 mandats (2 mandats portant sur un montant indicatif d’actifs d’EUR 112 500 000 chacun et 1 mandat de réserve): Dimensional Fund Advisors Limited, Alliance Bernstein Limited et Baring Asset Management Limited (mandat de réserve); pour le lot 3 FDC SICAV Actions Monde - Actif 3, 2 mandats (1 mandat portant sur un montant indicatif d’actifs d’EUR 400 000 000 et 1 mandat de réserve): ING Investment Management B.V. et Kleinwort Benson Investors Limited (mandat de réserve).
Le doublement du plafond du Livret A de 15.300 à 30.600 euros proposé par le nouveau président français, pourrait accroître la demande pour les emprunts d’Etat indexés sur l’inflation, rapporte L’Agefi. La rémunération du Livret A étant fonction de l’inflation française, pour se couvrir, les fonds d'épargne qui gèrent la majorité de la collecte au sein de la Caisse des dépôts, ainsi que les banques, ont intérêt à acheter des OATi, la dette indexée sur l’inflation française. Selon une hypothèse prudente de Barclays Capital, dans une note publiée le 4 mai, cette mesure serait à l’origine d’une collecte de 41 milliards d’euros, précise le quotidien. Et pour BarCap, l’OATi 2017 est la mieux placée pour bénéficier du doublement du plafond.
EDF cherche à obtenir de sa gestion d’actifs une performance de 5 %, a rompu l’an dernier avec une allocation d’actifs indexée à 50 % aux actions (MSCI world) et à 50 % aux obligations (indices zone euro) en introduisant un actif infrastructure correspondant à la quote-part du groupe dans le réseau de transport d'électricité. « La valorisation de cet actif ne subit pas la même fréquence dans les cycles que la bourse. Il offre également une série de cash flow qui coïncide avec le passif », indique Bernard Descreux à bfinance. « Le coût de déconstruction des centrales nucléaires est soumis à l’inflation et les infrastructures ont aussi l’avantage de répliquer l’inflation », ajoute-t-il. Grâce à cet investissement, qui représente 15 % de l’actif, la valeur du portefeuille d’investissement est restée stable en 2011. Le groupe entend désormais renforcer la part des infrastructures (et de l’immobilier) dans son allocation et envisage d’aborder la thématique au sein des marchés émergents afin de tirer parti de leur croissance.
Jean-Luc Vialla, directeur délégué en charge de la gestion de la Sacem dans Option Finance numéro 1168: La Sacem a pour politique assez systématique d'être propriétaire de ses immeubles d’exploitation. Mais nous n’avons pas de placements immobiliers à proprement parler, car nos immeubles ne sont pas gérés comme tels même si nous sommes amenés à réaliser des plus-values régulièrement. La Sacem, qui a une centaine d’implantation en province, achète et vend en effet chaque année trois à quatre immeubles en moyenne en fonction de l'évolution de son réseau. Nous avons donc recours à des SCI pour faciliter la gestion et la transmission de notre patrimoine immobilier. Ce dernier représente une valeur de marché d’environ 150 millions d’euros.
SCOR Global Investments (SGI), qui enregistre un rendement des actifs de 2,9 % sur le premier trimestre 2012 malgré un environnement économique et financier difficile, a engagé un programme de relèvement prudent du risque moyen du portefeuille de SCOR. Dans un contexte économique et financier toujours difficile, SGI a poursuivi sa stratégie dite de « rollover », qui consiste à maintenir une duration du portefeuille obligataire relativement courte et à générer des cash-flows récurrents, tout en gérant de manière active son portefeuille d’actifs. Au 31 mars 2012, les cash-flows attendus sur le portefeuille obligataire sur les 24 prochains mois s'élèvent à EUR 5,0 milliards (y compris les liquidités et investissements à court terme), la duration du portefeuille obligataire ayant été maintenue relativement courte à 2,9 ans (hors liquidités). Dès le début de 2012, après plusieurs mois d’accumulation volontaire et tactique de liquidités et placements à court terme, SGI a redémarré un programme d’investissement prudent. Les liquidités et placements à court terme ont ainsi été réduits de EUR 695 millions (-6 points), pour atteindre EUR 2 355 millions au 31 mars 2012 contre EUR 3 050 millions au 31 décembre 2011. Le portefeuille d’actifs a été réinvesti essentiellement en covered bonds et agency MBS (+3 points) et en corporate bonds (+3 points). Le portefeuille obligataire (y compris les placements à court terme), de qualité élevée avec une notation moyenne AA-, n’a toujours aucune exposition à la dette souveraine de la Grèce, de l’Irlande, de l’Italie, du Portugal et de l’Espagne, ni aux dettes émises par les Etats et municipalités des Etats-Unis. Sur le 1er trimestre 2012, le portefeuille d’actifs génère une contribution financière de EUR 92 millions, soit un rendement des actifs de 2,9 %, contre 3,7 % sur l’ensemble de 2011. La politique active de gestion conduite par SGI a permis au Groupe de réaliser EUR 29 millions de plus-values sur les trois premiers mois de 2012. Le Groupe a strictement appliqué une politique inchangée de dépréciations sur son portefeuille d’investissements, pour un montant total de EUR 6 millions sur le premier trimestre 2012. En prenant en compte les fonds détenus par les cédantes, le taux de rendement net des placements atteint 2,6 % sur la période, inchangé par rapport à l’ensemble de 2011. Les actifs (hors fonds détenus par les cédantes) s'élèvent à EUR 13 100 millions au 31 mars 2012 et sont constitués à 8 % de liquidités, 81 % d’obligations (dont 10 % de placements à court terme), à 5 % d’actions, à 4 % d’immobilier et à 2 % d’autres placements. Le montant total des placements s'élève à EUR 21 402 millions au 31 mars 2012, à comparer à EUR 21 053 millions au 31 décembre 2011.
Pour rappel, le Ravgdt (régime d’allocations viagères des gérants de débits de tabac) a lancé un appel d’offres public européen de l’ordre de 350 millions d’euros, sur 2 FCP dédiés, de droit français de gestion diversifiée. Pour retrouver dans le détail la brève publiée le 6 février: cliquez ici Contactée par Instit Invest, le Ravgdt a reconnu avoir reçu 24 plis à ce jour. Seuls 9 participants maximum (5 au minimum) seront invités à répondre au questionnaire qui sera envoyé une fois que le service juridique de la CDC aura établi la conformité de chaque dossier de candidature. Une responsable estime que le nombre de candidatures est important, par rapport à la taille des fonds en jeu, et en comparaison avec l’appel d’offres de l’Ircantec, où 33 dossiers de candidature avaient été réceptionnés, pour un encours de 6 milliards d’euros au total. Outre le nombre plus faible de candidatures groupées, la responsable note un retard chez les acteurs étrangers dans la création de fonds avec le passeport européen, en dépit de la directive UCITS IV. Certaines sociétés de gestion de renom en Europe ont préféré ne pas répondre en raison de leur état d’impréparation en la matière.
Créé début 2012 avec le soutien de sept grands investisseurs institutionnels et géré par NewAlpha Asset Management, le compartiment Performance Absolue de la SICAV Emergence annonce la signature de son premier partenariat d’incubation avec la société Eiffel Investment Group. A l’issue d’un processus rigoureux de sélection associant étroitement les investisseurs, Emergence investira 30 millions d’euros dans le fonds d’Eiffel Investment Group spécialisé sur le crédit européen, portant ses actifs à près de 70 millions d’euros, et lui permettant d’atteindre plus rapidement la taille critique pour se développer en France et à l’international. Lancé fin 2011, ce fonds investit dans les instruments de dette d’entreprises et d'établissements financiers européens et vise à dégager une performance absolue, peu corrélée à l'évolution des marchés financiers. La stratégie mise en oeuvre par ce fonds s’inscrit pleinement dans un contexte de désintermédiation du marché du crédit, de bouleversement de la hiérarchie habituelle des emprunteurs et d'évolutions réglementaires affectant les prêteurs traditionnels. Le renforcement des règles prudentielles applicables aux banques, principales sources de financement des entreprises, crée notamment un besoin urgent d’autres formes de financement des entreprises. En mobilisant davantage l'épargne privée et institutionnelle, le secteur de la gestion d’actifs assure ainsi un lien prépondérant entre les entreprises et les investisseurs. L'équipe de gestion du fonds est dirigée par Emmanuel Weyd, en charge des stratégies de crédit chez Eiffel Investment Group depuis 2009. Emmanuel Weyd a 20 ans d’expérience sur les marchés de crédit européens, notamment acquis chez J.P. Morgan en tant que co-responsable de la recherche crédit pour l’Europe, puis responsable des marchés de dette pour la France, le Benelux et la Suisse et enfin en tant que managing director dans l'équipe d’investissement sur fonds propres. Auparavant, il avait passé 4 ans chez Standard & Poor’s en analyse crédit. Agréée par l’AMF en 2010 et basée à Paris, Eiffel Investment Group est une société de gestion et d’investissement issue d’un spin-off du Groupe Louis Dreyfus. Détenue majoritairement par Jacques Veyrat, l’ancien Président Directeur Général du Groupe Louis Dreyfus, elle est dirigée par Fabrice Dumonteil, qui était auparavant directeur financier de Neuf Cegetel. Eiffel Investment Group a l’ambition de devenir un acteur important de la gestion à performance absolue en France et en Europe. Les actionnaires initiaux du fonds de place Emergence comptent parmi les principaux investisseurs institutionnels français et totalisent plus de 1.200 milliards d’euros de réserves financières En lançant Emergence début 2012, l’industrie de la gestion française, leader en Europe par le montant des capitaux gérés (2.700 milliards d’euros fin 2011), et reconnue pour son expertise, sa capacité d’innovation, et son dynamisme entrepreneurial, s’est dotée d’un fonds, destiné à faciliter la création et le développement en France des meilleurs talents de la gestion d’actifs. Le projet Emergence s’inscrit dans un contexte d’accélération de la compétition européenne et mondiale où l’incubation des gérants les plus talentueux devient un enjeu capital pour les investisseurs institutionnels en quête de performance et de transparence. Emergence contribue aussi à renforcer le métier de la gestion d’actifs en France (plus de 80 000 emplois aujourd’hui) dans une optique de long terme. Le fonds Emergence Performance Absolue est géré par NewAlpha Asset Management, un des leaders européens de l’incubation, récompensé à plusieurs reprises pour sa capacité à détecter et accompagner les gérants les plus talentueux au niveau international.
Jean-Pierre Mottura, directeur général de la Capssa dans un entretien accordé à Newsmanagers: Au 30 mars, notre portefeuille était composé de 79,18 % de monétaire, dont 4,83 % en certificats de dépôt d’une grande banque avec un rendement de 2,11 % sur neuf mois. Nous avions aussi 0,5 % de trésorerie dynamique (monétaire plus actions), 7,4 % en obligataire, dont 5% en duration courte de 3 ans avec des notations comprises entre A- et BBB+. Notre portefeuille affichait aussi environ 2 % de produits de gestion alternative court terme (arbitrage de risques, VaR2 etc.) et 0,8 % en hedge funds multi gérés sans délais de préavis trop longs. Il y avait par ailleurs 6,1 % en actions, dont 35 % en marchés émergents, 1,4 % en immobilier pierre, 2,2 % en private equity et 0,4 % dans un OPCI institutionnel. Notre allocation est du type 80 % monétaire, 10 % actions et 10 % obligataire. Nous souhaiterions à terme une répartition du type 60/20/20. Et nous avons en principe une visibilité à 10 ans... J’ai pensé qu’il nous fallait augmenter notre allocation aux actions pour améliorer notre rendement. Nous ne sommes certes toujours pas aux 25-30 % que j’avais théoriquement en tête, mais nous conservons le cap avec une approche coeur/satellite, le coeur étant monétaire et le reste étant dédié à la performance pour la performance. Nous ne nous sommes pas soumis au dogme de la gestion sous contrainte de passif (asset-liability management ou ALM) toujours en vogue actuellement, ni à l’allocation-type 60/40 obligations/actions. Nous recherchons davantage la performance que la sensibilité sur notre poche risquée (10%) et notre portefeuille, s’il a un horizon moyen de 8,5 ans (contre 9 ans et 6 mois lorsque je suis arrivé en avril 1999) n’est pas construit dans une approche de long terme. Cela nous a permis de passer finalement sans encombre les années 2008 et 2011.
La Caisse de pensions de la République et Canton du Jura (CPJU) (950 millions de Francs Suisse) a sélectionné un nouveau gérant, Mirabaud & Cie, à qui a été confié un mandat de gestion semi passive sur les actions Suisses. La Caisse a suivi les conseils du cabinet PPCmetrics à Zurich. Le régime a aussi approuvé une nouvelle stratégie d’allocation d’actifs proposée par PPCmetrics mais doit attendre des décisions politiques à propos du Fonds avant de l’exécuter. Concernant ses investissements core, la Caisse a délégué un mandat de gestion passive d’actions internationales à Pictet Asset Management, un mandat d’obligations en devises étrangères à Valiant Privatbank et le mandat à Mirabaud cité ci dessus. L’actuelle stratégie d’investissement est la suivante : 11% en obligataire en Francs Suisses, 14% en obligataires non Suisses, 15% en actions locales, 18% en actions internationales, 4% en actions pays émergents, 22% en immobilier Suisse, 3%en immobilier international, 6% en Hedge Funds, 7% en matières premières gérées passivement.
Fabienne Mary-Martinaud, responsable épargne salariale à la direction des ressources humaines du Groupe GDF Suez dans Option Finance numéro 1170: Actuellement, nous disposons d’un plan dépargne groupe (PEG) qui intègre 6 FCPE dédiés. Nous ne souhaitons pas en effet recourir à des fonds multi-entreprises et préférons monter en concertation avec les partenaires sociaux des fonds dédiés aux salariés de GDF Suez, ce qui nous permet de choisir par le biais d’appels d’offres les meilleurs partenaires. Pour le PEG nous travaillons avec 3 sociétés de gestion. Natixis asssure la tenue de comptes pour les 160 000 porteurs de parts (actifs et retraités) du PEG et du Perco ainsi que la gestion de deux FCPE (obligataire et diversifié), Amundi gère 3 fonds (monétaire, actions internationales ISR et solidaire) et Axa IM gère un fonds (actions zone euro). Nous avons crée en 2009 un Perco et avons retenu un seul prestataire dans ce cadre, à savoir Amundi. Le fonds intègre 3 compartiments: un dédié aux obligations, un aux actions et un au monétaire, les salariés ayant le choix entre deux profils de gestion, un profil prudent et un profil équilibré. Ils peuvent également opter soit pour une gestion libre(ils effectueront dans ce cadre eux-mêmes les arbitrages entre les compartiments), soit pour une gestion pilotée, le gérant désensibilisant alors le fonds à mesure que les salariés se rapprochent de l'âge du départ à la retraite. Ces fonds sont gérés en architecture ouverte. Nous avons défini avec Amundi une buy list qui répertorie 22 sociétés de gestion et dans laquelle le gérant puise des briques en fonction des évolutions de marché. Enfin, il existe deux autres options possibles: un fonds à capital garanti et notre nouveau fonds solidaire. Nous souhaitions créer notre propre fonds solidaire, en cohérence avec notre activité. Nous venons tout juste de lancer ce nouveau fonds appelé Solidaire GDF Suez Rassembleurs d’Energies Flexible géré par Amundi. Le FCPE s’inscrit dans le cadre de l’initiative Rassembleurs d’Energies lancée en 2011 par le groupe avec deux objectifs: lutter contre la précarité énergétique dans les zones matures et donner un accès à l'énergie dans les économies en développement. L’initiative Rassembleurs d’Energies sélectionne des projets portés par des entrepreneurs engagés partout dans le monde et grâce au FCPE les collaborateurs du groupe en France peuvent investir dans ces projets les sommes issues de leur intéressement, de leur participation, des versements individuels, ... Cela permet de renforcer l’engagement sociétal de nos collaborateurs qui sont partie prenante de cette initiative sociale ambitieuse.
UFF Déclic Juin 2020 est un produit de placement développé par l’UFF en partenariat avec BNP Paribas. Il permet de bénéficier de l'éventuelle hausse du marché actions européen, tout en s’assurant de récupérer, à l'échéance des 8 ans, au moins le montant initialement investi et ce, quelle que soit l'évolution du marché. Ce produit s’adresse à une clientèle de particuliers, investisseurs patrimoniaux cherchant un rendement potentiellement significatif et disposés, en contrepartie, à immobiliser leur placement sur une durée de 8 ans. Le produit peut être souscrit via un contrat d’assurance vie Aviva Vie et est éligible au compte-titres. Ce type d’instrument, dit « produit structuré », se caractérise par une durée de vie fixe, des modalités de remboursement à l'échéance parfaitement définies à l’avance et une période de souscription limitée dans le temps.
Le renouvellement des mandats obligataires du Fonds de Garantie des Dépôts (FGD) est toujours prévu pour 2012, mais le timing est encore incertain, dans l’attente de la renégociation de la directive sur les systèmes de garantie des dépôts à Bruxelles. Il s’agira de remettre en jeu les mandats de BNP Paribas Investment Partners, Amundi and Natixis Asset Management. Par ailleurs, le FGD a effectué un changement de gérants sur les actions large caps de la zone euro en 2011. Amundi, Lazard et Métropole ont pris la place de CCR Actions (UBS), BNP Paribas et HSBC. Thierry Dissaux, Président du directoire du FGD, ne souhaite pas s’exposer sur des fonds small et mid caps à cause des problèmes de liquidité. De même, la gestion alternative est proscrite par le régime, trop difficile d’expliquer les stratégies au grand public. Sur le monétaire qui représente 75% de l’allocation globale, le FGD s’appuie sur les expertises de BNP Paribas, CCR Gestion, HSBC, Groupama, Dexia, CIC and Orsay/Oddo pour gérer le FCP Halévy, et investit également dans des FCP ouverts monétaires chez Amundi et Natixis.
Les candidats avaient jusqu’au 12 mars pour se porter candidat à la gestion de mandats sur les convertibles Europe et Monde (avec un filtre ISR): cf brève parue le 09/02/2012 en cliquant ici L'équipe de sélection de l’ERAFP procédera à l’envoi des questionnaires détaillés reprenant les caractéristiques du processus de gestion, les équipes de gestion et l’estimation des frais de gestion, lors de la première quinzaine de mai. Interrogé à ce sujet, l’ERAFP n’a pas souhaité indiqué le nombre de dossiers de candidatures reçus. Néanmoins, 5 à 7 candidats seront invités à participer au deuxième tour. L’ERAFP a également lancé une procédure négociée sur l’immobilier ISR le 8 février: pour voir le détail de la recherche, cliquez ici Il est prévu de retenir entre 3 et 6 candidats pour le deuxième tour qui débutera également lors de la première quinzaine de mai avec l’envoi de questionnaires. Il est prévu une phase de négociation sur les frais de gestion, à la rentrée de septembre.
Le groupe Malakoff-Médéric gère 20 % des encours de l’Agirc-Arrco aux côtés de portefeuilles d’actifs dédiés à l’assurance santé, la prévoyance et l'épargne-retraite. La gestion d’actifs du groupe a pour triple objectif de sécuriser les encours sur les différentes périodes d’investissement, de battre l’inflation pour produire du pouvoir d’achat aux assurés et de proposer des rendements concurrentiels. Pierre Nuyts, le directeur financier du groupe évoque un intérêt pour le capital investissement et les infrastructures. « Ces thématiques sont pénalisantes en terme de fonds propres, mais le ratio rendement/exigences de fonds propres ressort favorable », relève-t-il. Pour l’heure, le portefeuille du groupe ne détient qu’une exposition relativement faible à ces thématiques, du fait de leur nature « peu liquide ». Le groupe investi en direct dans les infrastructures à travers sa société de gestion interne et envisage prochainement d'étendre la zone géographique d’investissement aux pays émergents, notamment en Asie et en Amérique du Sud. L’exposition de Malakoff Médéric au capital investissement se concentre autour du thème de la santé, avec des investissements dans des entreprises de services à la personne, de dépistage, de prévention et dans une moindre mesure de biotechnologie. « L’objectif est d’accompagner les délégations des engagements de Sécurité Sociale avec l’idée de promouvoir la maîtrise des dépenses de santé », note Pierre Nuyts. Enfin, le groupe diversifie son allocation d’actifs en utilisant ses excédents de fonds propres pour financer des entreprises non notées. Source: bfinance
La Caisse de Pensions de la Commune de Lausanne (CPCL) gère 1,5 milliards de francs suisses. La municipalité de Lausanne a décidé de répartir sur deux exercices la recapitalisation de cette caisse. Une provision de 100 millions a donc été retenue sur les comptes de l’an dernier. En 2012, il faudra y ajouter un peu plus de 80 millions. Ce nouveau plan d’assainissement sera présenté en mai prochain. Une nouvelle étude ALM pourrait être menée une fois que ses passifs auront changé. La stratégie d’investissement est actuellement la suivante : 2% en liquidités, 4,3% en obligations en francs suisses, 4% en obligations en devises étrangères, 11% en emprunts auprès de la municipalité de Lausanne, 9,5% en actions domestiques, 11% en actions internationales, 49,7% en immobilier, 3% en hedge funds, 3% en private equity et 2% en diversification (qui inclue des matières premières). La majorité des actifs sont dans un fonds multi compartiments : RP Fonds Institutionnels qui est partagé avec la Caisse de pensions de l’Etat de Vaud (CPEV) et la Caisse intercommunale de pensions (CIP). Une plus petite partie des actifs sont dans des fonds alternatifs, fonds de private equity, fonds de diversification (qui comprend des obligations convertibles, matières premières et micro finance).