Les questions de gouvernance font partie des aspects qui ont conduit le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) à s’intéresser aux entreprises des pays développés présentes dans les marchés émergents. Faisant actuellement l’objet d’un appel d’offres en sélection de gérants, la thématique pourrait représenter à terme une part significative de l’allocation consacrée aux actions marchés émergents dont le poids stratégique représente à ce jour près de 15% de la poche dynamique du FRR (poche dotée d’un encours de 13,3 milliards d’euros au 31 décembre). « Nous ne pouvions envisager de faire passer le poids des actions émergentes dans notre allocation d’un niveau quasi insignifiant en 2008 à une exposition représentant plusieurs centaines de millions d’euros en recourant exclusivement à des supports collectifs représentatifs d’entreprises localisées dans cette zone ». explique Jean-Philippe Olivier, responsable de la gestion déléguée au sein du FRR. « Les problématiques de gouvernance, de gestion de notre risque réputationnel et l’impossibilité de définir selon nos souhaits un cadre dédié dans ce type de supports nous ont amenés à envisager la réalisation d’une partie de cette exposition via des sociétés issues des pays développés pouvant « capter » une partie de la croissance de cette zone », précise-t-il. En amont de son investissement, dans le cadre d’un appel d’offres en sélection de gérant qu’il mène actuellement, le FRR a analysé de nombreuses gestions mettant en ??uvre des processus d’investissement très différents les uns des autres. « Ces gestions ont en commun de conserver in fine une sensibilité forte au marché domestique. Si une valeur est en difficulté sur son marché, l’argumentaire de l’exposition aux marchés émergents n’est généralement pas suffisant pour justifier sa présence en portefeuille », observe Jean-Philippe Olivier. Le FRR recherche, dans sa procédure, un processus d’investissement dédié plus spécifique qu’une gestion active appliquée à un univers défini selon le seul critère du chiffres d’affaires par exemple. « La contribution des marchés émergents à la rentabilité de l’entreprise nous semble être un indicateur plus pertinent que le seul chiffre d’affaires. Il existe en effet beaucoup de cas où l’entreprise réalise une part importante de son chiffre d’affaires dans les marchés émergents, mais la contribution de cette zone à la rentabilité du groupe est nulle, en stagnation voire négative », analyse Jean-Philippe Olivier. « Les entreprises orientent malheureusement très peu leur communication sur cet aspect, se contentant généralement d’une information segmentée en grande zones géographiques », note-t-il. « C’est sur ce point que nous attendrons de nos gestionnaires une réelle capacité à sélectionner les valeurs dans une zone où la concurrence des entreprises locales se fait de plus en plus forte ». Le FRR a opté pour une exposition géographique plus étendue. « Nous avons souhaité investir sur deux zones, d’une part l’Europe plutôt que la zone euro dans la mesure où des valeurs au Royaume-Uni et en Suisse notamment nous permettront de mieux couvrir certains secteurs, et d’autre part le monde développé, incluant l’Amérique et l’Asie, afin d'être en mesure de couvrir l’ensemble des secteurs économiques et d’optimiser l’objectif recherché, à savoir une participation à la surperformance des marchés émergents dans une optique de moyen long terme », explique Jean-Philippe Olivier. « Les régressions que nous avons effectuées laissent à penser que nous aurons du mal à obtenir plus de 25-30 % de la surperformance des marchés émergents. Cela dépendra notamment des thématiques choisies par le gérant et des biais sectoriels, par définition mouvants », estime Jean-Philippe Olivier. « Nous n’avons pas souhaité à ce stade entrer dans des fonds qui « vendent » la thématique des marchés émergents tout en étant rémunérés en commissions de surperformance calculées par rapport à un indice marché développé », indique Jean-Philippe Olivier. S’il ne s’interdit pas de souscrire à des véhicules d’investissement collectifs afin de « compléter ou devancer son exposition via des véhicules dédiés », le FRR privilégie le recours aux mandats dédiés, au travers desquels il dispose de toute la latitude pour mettre en ??uvre le mode de tarification de son choix. Ce type de support lui offre également une transparence totale sur les transactions réalisées et la mise en ??uvre du processus d’investissement, levant ainsi les risques de déviation du biais de gestion. L’idée pourrait tenter certains gérants de fonds ouverts en cas de dégradation des perspectives sur les marchés émergents. Au final, « si l’idée de s’exposer aux marchés émergents via les marchés actions des pays développés parait simple en théorie, sa mise en ??uvre est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. Il faut bien appréhender la gestion que l’on souhaite obtenir et ne pas être déçu in fine si elle ne vous délivre pas la performance des marchés émergents, que seule une gestion locale peut viser », conclut Jean-Philippe Olivier. Source : bfinance
La fondation HEC a pour but de promouvoir les sciences de gestion des entreprises et d’assurer également un financement pérenne d’HEC Paris. Elle dispose d’un fonds capitalisé, sous la forme d’un endowment, inspiré des modèles de grandes institutions nord-américaines comme Harvard ou le MIT. La fondation HEC gère à long terme plus de 10 millions d’euros capitalisés. Le comité de placements, bénévoles, composés d’experts financiers, qui s’est tenu hier soir, a décidé de ne pas changer son allocation, et par conséquent de rester majoritairement investi sur les obligations. Absent des obligations souveraines, qui représentent selon le comité un vrai risque pour un rendement jugé trop faible ; le comité des placements préfèrent les obligations corporates. La zone euro mais aussi les corporates US et émergentes permettent d’obtenir un rendement satisfaisant pour un risque modéré.
Philippe Goubeault, directeur financier de l’Agirc-Arrco lors d’une table ronde organisée mi juin par amLeague et Newsmanagers : Le véhicule ETF ne pose pas de problème par lui-même. Il est éligible comme tout OPCVM. Il peut être divisé. Cela dit, on n’a pas énormément d’ETF. C’est vrai qu’il y a aujourd’hui une offre qui est relativement importante. Dans les gestions quantitatives, même si les concepts sont parfois un peu anciens, les offres sont quand même assez récentes. On s’y est intéressé, car tout le monde s’est interrogé sur la construction des indices. On a un peu réfléchi à la question. Il est vrai que dans nos portefeuilles encore aujourd’hui, nous n’en avons pas beaucoup. D’ailleurs nous nous y sommes intéressés pour cette raison-là, pour les indices et pour les gestions flexibles où une offre importante s’est développée. Dans cette gestion flexible, on range les fonds tactiques, des gestions un peu fondamentales. On a un groupe de personnes qui se réunit assez régulièrement et qui détermine s’il faut surpondérer ou non. Nous nous apercevons que dans le temps cela ne donne pas toujours les résultats attendus. La question du facteur humain est importante parce qu’on s’est dit que dans la gestion flexible ou quantitative il fallait peut-être mettre un peu de côté le facteur humain. En effet, il est difficile de trouver le gérant qui va être capable de prendre des positions très nettes et qui va, dans ces fonds, varier de 0 à 100 son exposition actions. C’est difficile pour la bonne raison que s’il se trompe, cela sera préjudiciable. Ensuite ce n’est pas évident de s’y retrouver. Une machine finalement peut éventuellement permettre des prises de position assez nettes et il n’y a pas ce facteur humain difficile à mettre en oeuvre. Il est compliqué de trouver des bons gérants tactiques. Nous avons des réflexions sur ces nouvelles stratégies. Les stratégies sont nouvelles même si les concepts sont éventuellement anciens. On n’a aujourd’hui pas beaucoup de fonds dans nos portefeuilles qui peuvent répondre à ces critères. Ce n’est pas pour autant qu’on ne connaît pas la gestion quantitative. Mais on la connaît plutôt pour des gestions que vous avez mises dans la catégorie des gestions quantitatives s’appuyant sur des données fondamentales et non pas des données de marchés. Nous avons des fonds comme cela, d’assez longue date. Cela fait très longtemps que dans des poches actions nous avons une diversification associant des fonds en gestion qualitative de ce type et des gestions fondamentales. La part de la gestion quantitative dans notre portefeuille n’est pas si importante que cela parce qu’aujourd’hui nous avons des fonds diversifiés. Dans ces OPCVM, il y a peu de gestion quantitative malgré tout, même si à l’intérieur on peut y avoir recours. Après nous avons des portefeuilles ou des compartiments qui sont constitués de fonds spécialisés. C’est ici que nous allons trouver des fonds en gestion quantitative. Nous avons plutôt des grands gérants qui ne sont pas forcément dans la liste amLeague. D’abord parce que ce sont des fonds qui sont créés d’assez longue date. Quand on se tournait vers des gestions quantitatives il y a quelque temps, forcément nous allions plutôt vers des grosses machines. Cela m’est difficile de vous donner un pourcentage parce que nous avons aussi des gestions quantitatives qui sont sous contrainte de tracking error et qu’on classe dans les gestions indicielles. C’est aussi de la gestion quantitative. C’est donc compliqué de voir où cela commence et où cela s’arrête. Le constat que nous faisons sur les gestions quantitatives, surtout dans ces compartiments où on a associé des gestions quantitatives et des gestions fondamentales, c’est que les gestions quantitatives, qui sont des gestions qui modélisent ou qui répliquent le travail d’un gérant, marchent bien quand les configurations de marché sont assez régulières. Dès qu’on est dans des périodes avec des inversions, des rotations, les modèles peinent un peu. Ils ont souvent du mal à se remettre sur les rails. Cependant, il faut prendre tout cela dans le temps. Il y a des périodes favorables aux gestions quantitatives et des périodes qui le sont moins et qui sont donc plus favorables à des gestions fondamentales. Il faut regarder tout cela dans le temps et pondérer les deux. Le facteur humain existe toujours. Dans les maisons qu’on a pu suivre, c’est vrai qu’ils ne changent pas leur modèle fréquemment. Mais quand leur modèle sort un peu du bon chemin, ils s’interrogent et se posent des questions. J’ai été surpris en regardant les performances, car cela va de + 10 à -10. C’est une dispersion énorme. Qu’est-ce qui fait qu’on ait des écarts aussi importants pour des fonds qu’on met dans une catégorie ? Soit ce n’est pas comparable, contrairement à ce qu’on croit, mais si cela l’est, il y a des stratégies qui peuvent être dans des configurations favorables ou défavorables. Mais il y a peut-être aussi un facteur humain. Cela me rassure toujours que le facteur humain ait un peu de place. La gestion quantitative n’appelle pas forcément de gros moyens. Il en faut un peu et j’imagine qu’on peut quand même mettre en oeuvre des stratégies quantitatives sans forcément se trouver dans une grosse maison ayant des moyens très lourds. Pour notre part, nous avons difficilement accès aux petites ou moyennes sociétés de gestion pour une toute autre raison.
La valeur des portefeuilles gérés selon une approche ISR est ainsi passée en trois ans de 480 millions d’euros à plus de 1,3 milliards d’euros à fin décembre 2011 et près de 1,5 milliard à fin mars 2012. Les encours des Fonds Commun de Placement (FCP) responsables ont cru de 25% en un an, pour atteindre au 31 décembre 2011 1,2 milliard d’euros et représenter 16% des encours des FCP. Les Fonds Commun de Placement Entreprise (FCPE) ISR ont quant à eux enregistré une croissance de 16% pour représenter 14% de l’encours en épargne salariale à fin 2011. L’extension d’une démarche de responsabilité à de nouvelles classes d’actifs, de nouveaux territoires, ou de nouvelles stratégies de gestion constitue l’un des fils conducteurs de la politique ISR d’Agicam. Cette ambition recouvre néanmoins de nombreux défis d’ordre épistémiologiques et se heurte à de nombreuses difficultés techniques. La viabilité et le succès d’un produit ISR repose sur trois facteurs : Un univers d’investissement large et profond La définition d’une critériologie suffisamment riche Des informations homogènes, récentes et régulièrement mises à jour sur l’ensemble de l’arborescence des critères retenus C’est sous cet angle que seront étudiés l’opportunité d’un fonds monétaire ISR d’une part et de convertibles ISR d’autre part.
Bernard Descreux, directeur de la division gestion d’actifs chez EDF dans un entretien paru dans Option Finance numéro 1175: Mon premier chantier concerne la consolidation de notre plate forme de gestion d’actifs, qui doit devenir un véritable outil de travail pour l’ensemble du groupe et pas uniquement pour le siège en France. Nous devons par exemple être en mesure de conseiller notre filiale anglaise, EDF Energy, dans ses problématiques d’actifs de long terme ou de gestion de la retraite. Nous voulons améliorer nos partenariats avec les sociétés de gestion afin qu’elles comprennent mieux nos besoins. Certaines ont pris parfois trop de risques ; d’autres n’ont pas utilisé les marges de man??uvre que nous leur avions laissées. De même, nous avons constaté une trop grande disparité des frais de gestion entre gestionnaires d’actifs du groupe qui ne s’explique pas toujours. Nous souhaitons donc rationnaliser nos frais de gestion et également concentrer nos prestataires pour négocier des baisses de tarifs.
Selon Les Echos, la baisse du taux de dépôt de la Banque centrale européenne à 0 % ne modifiera pas la politique d’investissement de Swiss Life. « Elle n’a pas changé l’environnement économico-financier. Et notre trésorerie dont la rémunération dépend des taux courts ne représente qu’une fraction limitée de nos actifs, soit entre 0 et 3 % selon les moments », explique ainsi Philippe Richer, directeur de la gestion des mandats de Swiss Life France. Majoritairement investis en obligations, les assureurs ne conservent qu’une poche monétaire « résiduelle ». Ils restent un peu liquides pour être en mesure de régler facilement des sinistres.
Dans le cadre de la diversification de ses actifs, l’ERAFP souhaite procéder à la sélection de gestionnaires d’actifs pour l’attribution d’un mandat de gestion de portefeuille de type fonds de fonds diversifié. Le portefeuille sera géré sous forme de FCP à vocation générale dédié à l’ERAFP. La solution proposée par le candidat à l’appel d’offres aura pour objectif de maximiser la performance en recherchant à tout moment l’optimisation du couple rendement/risque par la mise en ??uvre d’une allocation diversifiée, flexible, dynamique et opportuniste. La stratégie d’investissement du fonds devra permettre de restituer une performance régulière à travers une multigestion diversifiée en termes de classes d’actifs et de stratégies. L’univers d’investissement est ainsi composé de toutes les classes d’actifs et regroupe toutes les zones géographiques (Europe, USA, Asie et pays émergents). Néanmoins, à titre indicatif, il est envisagé d’investir dans un premier temps sur le Crédit Investment Grade américain, les Actions des pays émergents, les Actions de petite capitalisation, les fonds de thématiques ISR et le Monétaire. Ces classes d’actifs sont susceptibles d'être modifiées en fonction du contexte de marché. Suivant une approche fondamentale, sans contrainte de benchmark, le gestionnaire construira son portefeuille en respectant un processus de gestion rigoureux d’allocation d’actifs et de sélection de fonds qui inclura le respect du dispositif ISR de l’ERAFP dont les modalités d’application seront définies dans le Mandat. Le gestionnaire cherchera à limiter la perte du portefeuille sur une année grâce à une gestion en budget de risque mesuré par la Value-at-Risk ou un autre indicateur de risque désigné par l’ERAFP. Ce niveau de perte maximale sur une année sera précisé au démarrage du mandat en fonction des classes d’actifs choisies ; il pourra être revu au cours de la vie du mandat. Si le gestionnaire a une conviction forte sur l'évolution d’une ou plusieurs devises, le risque de change induit par un investissement pourra ne pas être couvert. Le risque de change global sera néanmoins limité à 50% du portefeuille. Le présent marché aura trois attributaires qui seront tous trois, pris individuellement, titulaires d’un Mandat. Toutefois deux de ces trois Mandats seront des Mandats dits stand-by. Le montant initial du marché, donné à titre indicatif, sera de l’ordre de 100 millions d’euros. Ce montant pourra être libéré de façon progressive. Le délégataire de la gestion comptable (le valorisateur) des FCP sera désigné par l’ERAFP. Le dépositaire, le teneur de compte et conservateur des parts de FCP détenus par l’ERAFP sera la CDC. Pour de plus amples informations sur la présente consultation, nous vous invitons à télécharger le dossier de consultation des entreprises accessible en cliquant ici
Thierry Guérillot, responsable gestion OPCVM à l’Union Financière de France (UFF) dans une interview accordée à Newsmanagers : Nous pensons développer notre offre sur les actifs réels, pour leurs vertus diversifiantes et leur rentabilité. Nous allons probablement utiliser beaucoup plus la carte du non-coté via des FCPR. Outre leur avantage fiscal pour le moment préservé, cette structure permet de mettre en perspective l’investissement en actions à une échéance donnée, avec une fréquence de valorisation étalée dans le temps, et donc moins anxiogène (trimestrielle ou semestrielle, et non pas quotidienne ou hebdomadaire comme pour les OPCVM classiques). Nous sortirons très probablement un FCPR à la rentrée... Nous procédons par appel d’offres, avec une consultation préalable de place, des rencontres et des mises en concurrence avec, pour notre part, des ajustements possibles.
Bertrand Hau, directeur financier d’Ageas France dans un article paru dans Option Finance numéro 1181 : En France, la direction financière est divisée en trois départements : la comptabilité, le contrôle de gestion et la gestion financière. Ce dernier, composé de cinq professionnels, a pour principale mission de gérer les fonds en euro. La gestion du fonds en euro, qui représente 2,4 milliards d’euros est assurée en interne. Mais pour la partie obligataire, nous faisons appel à BNP Paribas Investment Partners dans le cadre d’un mandat de gestion. La société de gestion intervient surtout en qualité de conseil car nous validons systématiquement les décisions d’investissement. Nous lui communiquons en effet notre politique d’investissement, mais les gérants externes doivent obligatoirement avoir notre accord pour acheter ou vendre un titre obligataire. Il est prévu de réexaminer cette situation plus tard, ce qui pourrait déboucher sur le lancement d’un appel d’offres pour choisir de nouveaux gérants externes. Aujourd’hui le partenariat avec BNP Paribas Investment Partners en France représente un encours d’environ 2 milliards d’euros constitué essentiellement de titres détenus en direct et d’obligations convertibles.
Selon nos informations, la CRPCEN a procédé à un appel d’offres de 45 millions d’euros sur la multigestion actions internationales, avec l’aide du consultant Insti 7. La CRPCEN a confirmé qu’ODDO AM avait été retenu à l’issue du processus de sélection.
Franck Paoli, gestionnaire de portefeuille à Coface dans un article paru dans Option Finance numéro 1179 : Il est très difficile de dire si on est acheteur ou non d’un produit qui n’existe pas encore sur le marché. Les investisseurs soulèvent plusieurs conditions pour investir dans ce type de produits. La première concerne la notation. Les investisseurs institutionnels ont une appétence pour les produits obligataires quand ils se situent dans la catégorie investment grade. Si les euro-obligations entrent bien dans cette catégorie, elles seront donc considérées comme intéressantes, en particulier si leur notation se situe à AA ou A. Selon plusieurs études, dont une réalisée par Natixis l’an passé, les euro-obligations pourraient bénéficier d’une notation AA+ au moins jusqu’en 2014, soit un niveau supérieur à celui de la Belgique et de la France actuellement, mais légèrement inférieur à celui des Pays-Bas ou encore de l’Allemagne. Les investisseurs seront néanmoins vigilants sur la réalité de ces prévisions.
Axa Private Equity, filiale de l’assureur Axa spécialisée dans l’investissement dans les sociétés non cotées, va racheter un portefeuille de 850 millions de dollars (674 millions d’euros) à Omers Private Equity, filiale du fonds de pension canadien Omers, selon un communiqué. Ce portefeuille est composé de « 11 fonds de capital-investissement » ainsi que « d’engagements non appelés », est-il précisé dans le communiqué. « C’est une très grosse transaction pour laquelle nous avons une excellente visibilité sur la qualité des actifs, notamment grâce à notre présence en tant qu’investisseurs dans la plupart des fonds », a précisé Benoît Verbrugghe, responsable du bureau américain d’AXA PE, cité dans le communiqué. Axa PE avait racheté un portefeuille de fonds de capital-investissement et de participations pour 1,7 milliard de dollars (1,16 milliard d’euros) à la banque américaine Citigroup en juin 2011.
Jean-Claude Guimiot, Directeur général délégué d’AGRICA Épargne : L'évolution des prévisions économiques nous conduit à être prudents dans la mise en ??uvre de notre politique de placements. La surprise des marchés est incontestablement la baisse des taux à long terme dans les pays développés les mieux notés. Cette baisse des taux profite aux portefeuilles investis en obligations à long terme mais ne manque pas de poser beaucoup de questions sur la situation des économies qui suscitent une telle faiblesse de la rémunération des fonds placés à long terme. La volonté des Etats de limiter le coût de leur endettement est certes normale mais quelles peuvent être les motivations d’un investisseur qui investit pour 10 ans à 2 % ? A part un grand pessimisme générant une crainte excessive des actifs à risques, nous ne voyons pas d’autres explications. Si cette possibilité est envisageable, elle nous paraît exagérée et les bons résultats des entreprises industrielles et commerciales nous incitent à rester investis en actions, même si nous restons à l'écart de nombre d’entre elles et en particulier du secteur financier, des services publics, utilities, des télécoms et des sociétés trop domestiques. Par ailleurs, l’immobilier qui avait bien résisté risque fort de marquer le pas comme il l’a déjà fait dans de nombreux pays. Quant aux marchés de taux, la raison impose de ne s’intéresser qu’aux obligations qui offrent un couple rendement/risque raisonnable, les emprunts d’Etat des USA, du Royaume-Uni et de l’Allemagne n’entrant pas dans cette catégorie.
La Caisse de retraite des Mines (CDC) met en vente un portefeuille d’une dizaine d’immeubles d’habitation qui sont situés aux abords des Champs-Elysées et dans les XIVe et XVIe arrondissements de Paris. Selon le site figaro.fr, qui précise cette information que nous avions révélée au dernier Mipim, le portefeuille ainsi constitué et baptisé « éponte » pourrait rapporter en 150 et 160 M€. Une dizaine de candidats se seraient manifestés dont le Groupe Arnault. La Caisse de retraite des Mines qui doit faire face à un nombre de cotisants actifs (1 000) bien inférieur à ses retraités (320 000) a déjà, par le passé, vendu des actifs immobiliers pour 271 M€ en 2008 et 326 M€ en 2009.
L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe) a annoncé jeudi la création du fonds Ecotechnologies, un fonds français de 150 millions d’euros géré par la Caisse des Dépôts (CDC) et dédié aux PME actives dans les technologies vertes. Fonds commun de placement à risque, «Ecotechnologies investira des montants de 1 à 10 millions d’euros, en recherchant systématiquement un co-investissement à parts égales avec des acteurs privés, dans une logique d’investisseur avisé», précise l’Ademe et la CDC dans un communiqué commun. Le fonds, dont le financement provient des 6,5 milliards d’euros confiés par l’Etat à la CDC dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir»sera géré par CDC Entreprises, une filiale de «la Caisse». Ses domaines de spécialité seront les énergies renouvelables, la chimie verte, les réseaux électriques intelligents (smart grids), la valorisation des déchets et la dépollution, ainsi que «le véhicule du futur». «Le fonds Ecotechnologies répond à une problématique constatée dans le domaine des technologies vertes: malgré un fort besoin d’innovation, de nombreuses petites et moyennes entreprises ne parviennent pas à financer leur croissance et à accroître leurs fonds propres pour se développer, en particulier lors de passage aux phases industrielles», souligne l’Ademe. La Caisse des Dépôts, Natixis (groupe BPCE), la banque Européenne d’Investissement (BEI) ou encore BNP Paribas figurent parmi les investisseurs bancaires les plus significatifs dans les énergies renouvelables en France.
BlackRock a trouvé un accord définitif pour reprendre Swiss Re Private Equity Partners (SRPEP), le fonds de fonds d’investissement dans le domaine private equity et infrastructure de Swiss Re qui gère des investissements d’une valeur de 7,5 mrd USD à la fin mai 2012. Le prix n’est pas dévoilé. BlackRock et Swiss Re ont aussi signé un accord stratégique d’investissement alternatif, centré sur BlackRock Alternative Investors (BAI), qui renforce les investissements en cours de Swiss Re dans les produits SRPEP et permet de fixer le cadre d’autres investissements futurs de Swiss Re sur cette plateforme BAI, selon un communiqué diffusé mardi. La plateforme BAI représente un engagement de la clientèle de 15 mrd USD. L'équipe en place s’occupe avant tout de fonds, de fonds de fonds et de programmes de co-investissements directs. SRPEP, qui est présent à Zurich et à Genève, sera intégré dans le fonds de Blackrock Private Equity Partners (BRPEP). Il lui permettra de renforcer sa présence en Europe et en Asie. David Blumer, Chief Investment Officer de Swiss Re, a indiqué dans le communiqué que l’expérience de BlackRock dans la gestion de fonds de private equity est très complémentaire à SRPEP. Le renforcement de la relation avec BlackRock offrira des bénéfices stratégiques significatifs et de grandes opportunités pour nos clients et nos employés. Russell Steenberg, Managing Director et Head de BRPEP continuera à diriger l’unité combinée. Christian Hinze, Chief Executive Officer de SRPEP, rejoindra BlackRock comme Deputy Head du business combiné. La stratégie d’investissement ne sera pas modifiée. Pour rappel, Philippe Hildebrand, ancien président démissionnaire du directoire de la Banque nationale suisse, deviendra dès octobre sera le numéro deux opérationnel de Blackrock, qui gère 3684 mrd USD.
Le Crédit mutuel Arkea, composé des fédérations Crédit mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central et d’une vingtaine de filiales, va réaliser son premier investissement dans l'économie viticole après la signature d’un compromis de vente du domaine bordelais Calon-Ségur, grand cru classé Saint-Estèphe, a-t-on appris mardi auprès du groupe. C’est Suravenir, filiale assurance-vie du Crédit mutuel Arkea, qui réalisera l’opération devant être finalisée à l’hiver et dont le montant est estimé à 170 millions d’euros par Sud Ouest qui a consacré mardi un article à cette «plus importante transaction dans l’année dans le monde des grands vins bordelais». «C’est un investissement à long terme pour diversifier les actifs de la banque et qui correspond à notre modèle à fort ancrage territorial «, a indiqué à l’AFP un porte-parole du Crédit mutuel Arkea. «En tant que banque mutualiste, non cotée et qui appartient à ses sociétaires et clients, notre volonté est que l'épargne soit investie dans l'économie réelle de nos régions», a-t-on ajouté. Le Château Calon-Ségur est un 3ème grand cru classé 1855 et cette transaction future comprend également le château Capbern Gasqueton, soit un total de 94 hectares classés en AOC Saint-Estèphe. Ce n’est pas le premier investissement du secteur bancaire ou de l’assurance dans le vignoble bordelais. En juillet 2011, la MACSF a acquis le château Lascombes, second cru classé 1855 dans l’appellation Margaux, pour une somme estimée à 200 millions d’euros. AXA Millésimes est propriété depuis 1992 du 1er grand cru classé de Sauternes, Château Suduiraut. Et Crédit Agricole Grand Cru possède également cinq châteaux bordelais, dont Château de Rayne-Vigneau, 1er grand cru classé de Sauternes, et d’autres en Bourgogne. Le Crédit Mutuel Arkea compte près de 9.000 salariés, 4.000 administrateurs, 3,2 millions de sociétaires et clients dans la bancassurance et a réalisé 84 milliards d’euros de total de bilan. Suravenir, spécialisé dans l’assurance-vie, gère 25 milliards d’euros d’actifs pour 1,8 million de clients.
EDF gère des actifs de long terme depuis l'émergence des dispositifs d'épargne salariale au début des années 80. Cette expertise de gestion a été renforcée quand il a été décidé de constituer des actifs dédiés à la couverture des passifs retraite et industriels. Du côté de l'épargne salariale (3.7 milliards d’euros), EDF a mis en place une importante politique d’actionnariat salarié qui se retrouve dans des fonds d’actions et d’obligations EDF destinés aux salariés et des FCPE gérés par Natixis Interépargne. Dans ce dernier dispositif, les salariés font eux-mêmes leur sélection de fonds.
La Fondation de prévoyance de Skyguide, Skycare (1 milliard de francs suisses d’actifs) a finalisé sa dernière étude ALM en avril de cette année. La Fondation a décidé d’investir dans les obligations convertibles qui représentent maintenant 2,5% des actifs du portefeuille. Le régime est aussi en train de revoir sa stratégie d’investissement ainsi que ses partenaires asset managers. Les réflexions devraient aboutir à des résultats en juillet. Le Fonds souhaite aussi travailler avec plusieurs asset managers pour son allocation en fonds de hedge funds. L’allocation en fonds de hedge funds est récemment passée de 20% à 15% tandis que l’investissement en obligations d’entreprises est monté de 2,5% à 5% des actifs. La stratégie d’investissement est maintenant la suivante : 25% en actions, 25% en immobiliers direct ou indirect, 15% en fonds de hedge funds, 15% en obligations (incluant 2,5% d’obligations convertibles), 10% en liquidités, 5% en private equity et 5% en crédit.
Arnaud Laforge, directeur financier de Prepar-Vie lors d’une table ronde organisée mi juin par amLeague en partenariat avec Newsmanagers : Nous ne gèrons pas en direct tout ce qui est investissements actions et assimilés. On sélectionne les OPCVM. On fait appel aux talents extérieurs. Nous avons une approche un peu différente, comme nos investissements actions sont très minoritaires, environ 5% des encours globaux qui totalisent 4,3 milliards d’euros, notre diversification sur ces titres a pour objectif d’obtenir la performance des actions. La gestion quantitative représente moins de 10% de nos investissements actions. On peut difficilement expliquer un choix qui serait très orienté vers cette gestion si cela ne se passait pas aussi bien. Aujourd’hui, quitte à se diversifier, on va plutôt vers des OPVCM ouverts à performance absolue qui peuvent en partie utiliser des techniques de gestion quantitative, mais pas seulement. Il y a différents processus de gestion, cela peut être du style global macro, partiellement monétaire et partiellement quantitatif. Mais on sait dès le départ que c’est un investissement qui sera moins volatil que les actions et moins performant que les actions. La couleur est annoncée. Dans nos répartitions d’actifs qui sont dans nos reportings, il n’y a pas de surprise possible. Au 1er janvier on ne sait pas comment le fonds va être investi. A posteriori, au niveau du reporting, c’est plus clair : il y a eu un investissement sur telle ou telle classe d’actifs, avec tel ou tel résultat. Dans tous les cas, c’est un chèque en blanc. Dans la gestion quantitative en alternative à l’investissement actions, cela peut être un peu difficile d’expliquer que cette diversification actions a été sur un vecteur qui a fait moins bien. C’est vrai que ces dernières années, quand on voit les performances du marché actions, c’est plutôt mieux ! Mais attention au déphasage les années où les marchés actions sont plus performants, si l’on est fortement investis sur ce vecteur. Un autre élément doit être aussi pris en compte : Sovabilité II puisque l’on est fortement chargé en actions. Investir dans la gestion alternative, si c’est pour avoir de l’eau tiède comme performance, n’offre que peu d’intérêt.