Dans un contexte économique et financier particulièrement volatile, SGI a renforcé sa stratégie dite de « rollover », qui consiste à maintenir une duration relativement courte et à générer des cash-flows récurrents, tout en gérant de manière active son portefeuille d’actifs : les liquidités et investissements à court terme ont été tactiquement et volontairement portés à un niveau très élevé de EUR 3 050 millions au 31 décembre 2011 contre EUR 1 266 millions un an plus tôt ; la duration du portefeuille obligataire a été maintenue relativement courte, à 3,1 ans (hors liquidités et investissements à court terme). Depuis juin 2011, le risque moyen du portefeuille d’actifs a été considérablement réduit (VaR : -36,5 % en 2011[1]) : conformément à la stratégie initiée depuis 2009, l’exposition aux dettes souveraines a été fortement réduite (-11% du total des actifs) tout au long de l’année 2011 ; à la fin de l’exercice 2011, le Groupe n’a aucune exposition à la dette souveraine de la Grèce, de l’Irlande, de l’Italie, du Portugal et de l’Espagne, ni aux dettes émises par les états et municipalités des Etats-Unis ; l’exposition au marché des actions a également été fortement abaissée, avec une diminution délibérée à hauteur de 4 % du total des actifs depuis mi-juin 2011, en prévision des événements qui ont suivi pendant l'été et au quatrième trimestre ; la qualité élevée du portefeuille obligataire (y compris les investissements à court terme) a été maintenue (notation moyenne AA). Le portefeuille d’actifs étant temporairement protégé contre toute éventuelle évolution défavorable du marché à court terme, son risque moyen sera relevé lorsque les turbulences actuelles auront diminué. Sur l’ensemble de l’année 2011, le portefeuille d’actifs génère une contribution financière de EUR 460 millions, soit un rendement des actifs de 3,7 %, contre 4,0 % sur la même période en 2010. La politique active de gestion conduite par SGI a permis au Groupe de réaliser EUR 186 millions de plus-values nettes en 2011. Le Groupe a strictement appliqué une politique inchangée de dépréciations sur son portefeuille d’investissements, pour un montant total de EUR 62 millions en 2011. En prenant en compte les fonds détenus par les cédantes, le taux de rendement net des placements atteint au total 3,2 % pour l’ensemble de l’année 2011 contre 3,4 % en 2010. Les actifs (hors fonds détenus par les cédantes) s'élèvent à EUR 12 955 millions au 31 décembre 2011 et sont constitués à 65 % d’obligations, à 24 % de liquidités et d’investissements à court terme, à 5 % d’actions, à 4 % d’immobilier et à 2 % d’autres placements. Le montant total des placements s'élève à EUR 21 053 millions au 31 décembre 2011, à comparer à EUR 19 526 millions au 31 décembre 2010 (hors placements liés à IIC).
La Mutuelle Générale de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (MGEFI) gère 160 millions d’euros, dont 50 millions sont investis en immobilier (pierre). Sur la gestion des actifs, la couverture des engagements réglementés est assurée au travers d’un mandat de gestion obligataire de qualité Investment Grade. MGEFI a sélectionné un gestionnaire actif appliquant une approche buy and hold, essentiellement sur des titres de dettes d’entreprises. L’objectif est de dégager des coupons fixes tous les ans, tout en bénéficiant d’une bonne diversification, au niveau sectoriel (poids limité des financières), aussi bien qu’au niveau des émetteurs. Une grosse partie des obligations d’Etat est arrivée à échéance dernièrement, commente Frédéric Tinseau, le Responsable comptable de la gestion financière, et ne sera pas renouvelée, car la MGEFI privilégie le rendement sur les obligations corporate, même si cela coûte davantage en capital avec Solvabilité II. MGEFI utilise aussi des OPCVM dans une poche de diversification et performance (20% des actifs). Dans ce cadre, la gestion est plus souple, MGEFI s’autorisant à investir sur du HY (first), des obligations convertibles, mais aussi les marchés émergents (actions et dettes), les matières premières. Au total, MGEFI travaille avec 6-7 sociétés de gestion. Aujourd’hui, la Mutuelle reçoit beaucoup de propositions sur le crédit. Sa préférence se porte sur des fonds à échéance plutôt que certains fonds High Yield dont l’espérance de rendement peut apparaître plus élevée en contrepartie d’une probabilité de défaut plus forte. Frédéric Tinseau rappelle que les fonds fermés exonère l’asset manager de la contrainte de gestion des flux quotidiens de souscriptions et sorties. En termes de performances, MGEFI confesse que cette classe d’actifs a été la plus contributive aux résultats. A titre d’exemple, un fonds fermé sur 3 ans qui arrive prochainement à échéance aura généré 20% de performances (avec les coupons réinvestis). Enfin, un projet de rapprochement avec Istya est actuellement à l'étude, et devrait sans doute aboutir au cours de l’année 2012.
A l’issue d’un appel d’offres initié en octobre 2011 avec le soutien du consultant Amadeis, la Carpimko, Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Masseurs- Kinésithérapeutes, Pédicures-Podologues, a sélectionné Allianz GI pour gérer un nouveau FCP dédié sur la gestion diversifiée pour 50 millions d’euros.
Thierry Dissaux, président du Fonds de Garantie des Dépôts: Nous avons à peu près deux milliards d’euros d’actifs sous gestion, essentiellement sur des produits monétaires court terme. Notre allocation d’actifs aujourd’hui, c’est à peu près 75 % de fonds monétaires court terme, 20 % d’obligataires, mais avec une duration inférieure à deux ans, et une poche actions qui représente à peu près 5 % de nos actifs. Parce qu’on pense qu’on n’aura pas nécessairement besoin de retirer l’intégralité de nos fonds pour nous porter sur une défaillance bancaire, nous nous réservons la possibilité d’une petite poche supplémentaire, une poche moyenne sur les obligations avec un peu de duration. Il est prévu de remettre à plat la gestion obligataire, vraisemblablement courant 2012. Les performances constatées ces derniers temps étant légèrement en-dessous de notre benchmark, nous étudierons les évolutions possibles. Nous aurons peut-être également besoin d’ajuster notre gestion à la nouvelle donne en matière de notations.
La Caisse de Pensions de Nexans Suisse Previcab (295 millions de francs suisses) a décidé de se séparer de son gérant actions internationales, Notenstein Banque Privée SA. Les performances n'étaient pas à la hauteur des attentes. Le montant à savoir 10 millions de francs suisses a été transféré à Pictet pour une gestion passive en actions internationales et pays émergents. La Caisse travaille avec UBS sur des mandats en gestion passive pour les obligations internationales et suisses. Les actions locales sont donc gérées passivement par Pictet AM ainsi que les actions internationales et de pays émergents. Zürcher Kantonalbank est détenteur d’un mandat sur les small et mid caps. Pour les actions internationales en gestion active, le Fonds travaille avec GMO mais aussi de manière passive avec IST Investmentstiftung. La gestion du risque de change est assurée par la Caisse elle même. Le Fonds investit avec UBS et IST sur l’immobilier international. Lombard Odier Darier Hentsch et Macquarie Bank Group sont en charge des investissements en infrastructures. La stratégie d’investissement intègre : 2% en cash, 38% en obligations en francs suisses, 13% en obligations en devises étrangères, 10% en actions suisses, 12% en actions internationales, 2% en actions de pays émergents et 23% en immobilier suisse.
L'incubation de sociétés de gestion a le vent en poupe et devient un vrai business. Encore adolescente dans cette activité, la France compte une poignée de sociétés qui en ont fait une spécialité alors que la Place financière de Paris vient de se doter de son premier fonds d'incubation. Si les institutionnels sont attirés par cette nouvelle catégorie d'investissement, la prudence reste, malgré tout, de mise.
La Caisse de retraite des sénateurs de Belgique a sélectionné, fin février, six gérants pour son appel d’offres Specialty managers, avec l’aide de la société de conseil Econopolis Strategy. Les mandats de gestion discrétionnaires étaient répartis sur plusieurs thèmes d’investissement spécialisés: Le lot 1 portait sur une poche d’actifs ISR énergie. Il a été attribué à KBC AM. Le lot 2 concernait une poche agri-food. Son gérant sera Petercam. Le lot 3, real assets, n’a pas été adjugé. Le lot 4 sur les actions européennes large cap a été attribué à Edmond de Rothschild AM et Capital at Work (Banque Delen) Le lot 5, actions à haut dividendes a été attribué à Axa IM et KBC AM Chaque lot du mandat est compris entre 5 et 10 millions d’euros. Il s’agit uniquement de poches actions. La Caisse de retraite des sénateurs de Belgique gère un portefeuille d’actifs de 180 millions d’euros. Seuls 40 % de ces encours sont externalisés. Pour lire l’avis complet: cliquez ici
Olivier Hereil, directeur des investissements et des gestions d’actifs de BNP Paribas Cardif dans un article paru dans Option Finance numéro 1161: Pour les obligations, nous investissons très principalement dans la zone euro. La dégradation de la France n’a pas eu d’impact pour notre allocation. La part consacrée aux emprunts d’Etat de notre portefeuille est en constante diminution ces dernières années et représente actuellement 38% de notre allocation. Celle ci privilégie désormais les corporate. Mais nous avons toujours considéré qu’il fallait capter la valeur à long terme des obligations. Le rendement relatif, c’est à dire les spreads des corporate par rapport aux emprunts d’Etat, était au plus bas en 2005 et 2006, c’est pourquoi nous investissions peu dans ces titres. Depuis 2008, le monde change complètement, les spreads de crédit corporate progressent alors que les taux d’Etat baissent. Nous avons donc acheté beaucoup de papiers d’entreprises entre 2008 et 2010. Le stress sur les souverains a tout de même eu un impact sur le crédit corporate. Depuis les crises des Etats, nous sommes plus opportunistes. A certains moments, les spreads des grands corporate diminuent trop et nous n’hésitons pas à vendre. Nous gérons en direct les obligations de la zone euro. Nous travaillons ensuite essentiellement avec les équipes de BNP Paribas Investment Partners. BNP Paribas Cardif fait également appel à la délégation externe pour des expertises spécifiques. La délégation représente 20% de nos actifs et, sur ce chiffre, 70% sont confiés à BNP Paribas IP. Nous sélectionnons les gestionnaires extérieurs au groupe grâce à notre équipe d’analystes. De plus, nous ne fonctionnons pas sous forme d’appels d’offres, mais faisons très régulièrement appel à des gérants spécialisés. D’autre part, nous avons engagé depuis 2007 une démarche volontariste dans l’univers de l’ISR. Des critères extra financiers sont intégrés dans notre processus d’investissement. Nous le faisons sur tous nos actifs, que ce soit sur les obligations, les actions ou l’immobilier. Pour rappel, l’allocation d’actifs de BNP Paribas Cardif est la suivante: 79.9% d’obligations, 11.7% d’actions, 6.2% d’immobilier et 2.2% de divers (cash, gestion alternative. Les encours totaux s'élèvent à 150 milliards d’euros.
Prévifrance est une mutuelle Santé régie par le Code de la Mutualité. A l’occasion d’un appel d’offres restreint effectué en 2011 avec l’assistance du cabinet Alpha Institutionnels Conseil, Oréade Prévifrance a investi 3 millions d’euros dans un OPCVM ouvert sur les actions émergentes. Le gérant sélectionné est Franklin Templeton.
D’après l’Agefi, les 19 Banques Populaires et les 17 Caisses d’Epargne devront investir au total 2 milliards d’euros en titres super subordonnés (TSS) au profit de BPCE afin que cette dernière puisse se conformer aux exigences de l’ACP. Les TSS, considérés comme du tier one mais pas comme du core tier one, porteront une rémunération avantageuse, autour de 11%. Ils auraient la faculté d'être convertis en actions ajoute l’Agefi. L’organe central se tourne donc à son tour vers ses banques régionales. Celles-ci verront peut-être dans les TSS un investissement plus rentable que leurs actions BPCE, qui ne versent pas de dividende. Pire, de sources concordantes, la valeur de ces actions BPCE va être dépréciée dans les comptes à fin 2011. A l'échelle des 17 Caisses d’Epargne, l’ardoise cumulée des dépréciations approche 1,1 milliard, avec pour certaines d’entre elles un résultat net quasiment réduit à zéro.
La politique de gestion financière de CGPA repose sur les grands principes suivants : Favoriser les grandes classes d’actifs (obligations et actions des grands marchés) et réserver à la gestion plus spécialisée une part marginale du portefeuille. Déléguer l’ensemble de la gestion financière tout en assurant en interne un contrôle rigoureux de l’activité ainsi déléguée. Faire intervenir un conseil externe en actuariat, en l’occurrence Altia, dans les domaines de la gestion actif/passif, l’allocation stratégique d’actif, le suivi et le contrôle des délégations de gestion financière. L’allocation d’actifs est la suivante: 73.1% d’obligations et placements d’attente, 10.7% d’obligations convertibles, 10.6% d’actions (hors participation et non coté), et 5.6% d’autres actifs (immobilier et non coté). En 2011, l’ensemble des mandats a fait l’objet d’une revue afin de vérifier leur adéquation aux évolutions des conditions de marché et des risques. Il a été décidé d’investir notamment 35 millions d’euros dans un FCP dédié sur la gestion taux euro euro aggregate.
UFF Obli Context août 2015 : un fonds à échéance pour saisir les opportunités du marché du crédit, dans le monde entier La stratégie adoptée par le fonds consiste à construire un portefeuille d’obligations d’entreprises et d’obligations convertibles internationales notées en moyenne « investment grade » (> BBB-). Gérer de manière complémentaire ces deux univers permet l’accès à un plus grand nombre de titres. Le risque géographique est mieux réparti et le rendement optimisé, pour une qualité de signature qui peut ainsi demeurer élevée. Les obligations convertibles choisies sont en outre peu sensibles à la baisse des actions. Afin de limiter au maximum le risque de défaut d’une société, qui est le seul véritable risque du fonds, l'équipe de gestion s’emploie à sélectionner rigoureusement les valeurs et à diversifier le portefeuille, que ce soit en nombre de lignes, de pays (Europe, Etats-Unis, Asie) et de secteurs. Le fonds a une durée de vie fixée à l’avance, échéance fin août 2015. Le souscripteur connaît à l’avance le rendement moyen attendu du portefeuille (5% brut), sous réserve qu’aucune des entreprises dont les titres ont été sélectionnés ne fasse effectivement défaut. La gestion financière de ce fonds a été confiée à Acropole Asset Management, spécialiste de la gestion des obligations privées et convertibles, qui, pour réaliser cette stratégie, va adopter un processus d’investissement s’appuyant sur : la sélection d’obligations d’entreprises et d’obligations convertibles grâce à une analyse fondamentale sur les zones européenne, Etats-Unis et Asie l’utilisation de filtres crédit, liquidité et valorisation la revue de la concentration des risques avec le suivi des limites géographiques, émetteur, secteur et pourcentage d’investissement Par ailleurs, l’UFF prépare un fonds garanti à formule sur huit ans qui devrait être prêt pour avril-mai.
La Mutuelle Générale gère un actif côté d’environ 1,5 milliard d’euros. Afin de sécuriser cet actif, La Mutuelle Générale a lancé un appel à candidature afin de sélectionner les prestataires qui seront consultés dans le cadre d’un appel d’offres. Le prestataire retenu à l’issue de l’appel d’offres devra prendre en charge cette gestion dans le cadre d’un mandat unique. Le prestataire devra maîtriser Solvabilité II et ses implications. La mission portera sur les 6 thèmes suivants : la gestion proprement dite, l’allocation, la conservation, la valorisation, le reporting réglementaire, la comptabilité. Le candidat devra notamment: Être de droit français et exercer son activité à Paris Gérer un actif pour compte de tiers supérieur ou égal à 15 Mds € Exercer son activité depuis une durée minimum de 10 ans Gérer au moins un mandat diversifié pour le compte d’un institutionnel de l’assurance Démontrer une expertise sur toutes les classes d’actifs habituellement présentes dans une gestion de portefeuille d’assurance Démontrer une parfaite connaissance de Solvabilité II et de ses implications La candidature devra être accompagnée du questionnaire mis en place à cette fin par L’AFG et l’AF2I disponible sur le site de l’AFG http://www.afg.asso.fr/ et dénommé « Charte SGP - Investisseur / Questionnaire de référence AF2I/AFG». Voir le RFI en pièce jointe
La CPJU, Caisse de Pensions de la République et Canton du Jura (950 millions de francs suisses d’actifs sous gestion) est actuellement en train de choisir un gérant d’actions suisses qui sera en charge d’un mandat d'à peu près 80/100 millions de francs suisses. La décision devrait être prise avant fin mars. La Caisse n’a pas été épaulée par un consultant dans cette recherche. C’est un mandat qui est actuellement géré en interne et qui était 2 % en dessous de l’indice. C’est pour cette raison que le Fonds fait appel à un gérant externe. L’idée est d’avoir une tracking error de 1-2 %. De plus, le mandat est géré de manière passive. Le gérant sélectionné devra délivrer de la sur performance avec un mode de gestion active. Au second semestre, la CPJU remplacera certains fonds pour investir dans les actions internationales. Mais aucune décision n’a pour l’instant, été prise. La Caisse souhaite un c??ur sur des produits indiciels et du satellite qui ne soient pas corrélés au MSCI World. La CPJU attend aussi les résultats d’une étude ALM menée l’an dernier pour modifier son allocation stratégique. L’allocation d’actifs intègre : 11 % en obligations suisses, 14 % en obligations en autres devises, 15 % en actions suisses, 18 % en actions internationales, 4 % en actions pays émergents, 22 % en immobilier local, 3 % en immobilier international, 6 % en hedge funds, 7 % en matières premières (passif). DE Planification à Neuchâtel et CBR (La Compagnie Benjamin de Rothschild) à Genève sont les deux gestionnaires de couverture de change mandatés par la Caisse.
Selon l’Argus de l’Assurance, la MAIF, qui a fait le choix de gérer ses actifs en interne, vient de décider de confier sa gestion de private equity à OFI AM. Contacté à ce sujet, Benoit Jullien, Directeur technique, investissements et placements a confirmé que des réflexions sont toujours en cours sur l’optimisation de la gestion des placements sachant que le non coté ne représente que 0.3% du total des actifs gérés par la MAIF. La mutuelle n’a pas investi sur le private equity depuis 2009, mais envisage à l’avenir de revenir progressivement, pour quelques millions d’euros chaque année, avec l’aide d’un partenaire qui se verra confier la gestion de cette classe d’actifs. OFI est un prétendant de choix qui gère déjà 11% des actifs totaux de la MAIF, mais selon Benoit Jullien, d’autres sociétés de gestion telles que Pictet ou Amundi ont une part de marché plus importante sur l’ensemble des classes d’actifs privilégiées par la mutuelle. Pour rappel, la MAIF gère 97% de sa poche obligataire euro en interne et délègue l’essentiel de la gestion actions à des sociétés de gestion externes. 14 personnes sont en charge de la gestion financière au sein de la mutuelle.
Le présent marché a pour objet la désignation de prestataires ayant qualité d'établissements de crédit ou de sociétés spécialisées dans la gestion de sociétés de capital-investissement, de fonds de financement ou de portefeuilles de participation, pour la gestion administrative et financière du fonds de financement CCI Prévention d’un montant global de 4 000 000,00 EUR (quatre millions d’euros). Lot nº: 1 Intitulé: Marché pour la gestion du fonds de financement CCI Prévention : 2 millions d’euros Lot nº: 2 Intitulé: Marché pour la gestion du fonds de financement CCI Prévention : 2 millions d’euros Pour lire l’avis complet: cliquez ici Mise à jour : La CCI de Lille a indiqué qu’elle sélectionnerait soit avec un prestataire unique, soit avec des prestataires groupés solidaires ayant un mandataire commun.
Olivier Hereil, directeur des investissements et des gestions d’actifs de BNP Paribas Cardif dans un article paru dans Option Finance numéro 1161: Sur l’immobilier, nous avons un patrimoine assez diversifié (50% de bureaux, 27% de centres commerciaux, 16% de logements et 7% de divers, dont hôtellerie). Nous avons une compétence historique sur les centres commerciaux. Aujourd’hui, compte tenu de la conjoncture économique, nous souhaitons renforcer les actifs à forte visibilité de rendements, comme les logements. Les rendements locatifs ne sont pas très élevés mais très récurrents. Pour le moment, nous avons peu d’immobilier à l’international, mais nous commençons à investir à Taïwan. D’autre part, nous avons engagé depuis 2007 une démarche volontariste dans l’univers de l’ISR. Des critères extra financiers sont intégrés dans notre processus d’investissement. Nous le faisons sur tous nos actifs, que ce soit sur les obligations, les actions ou l’immobilier. Pour rappel, l’allocation d’actifs de BNP Paribas Cardif est la suivante: 79.9% d’obligations, 11.7% d’actions, 6.2% d’immobilier et 2.2% de divers (cash, gestion alternative. Les encours totaux s'élèvent à 150 milliards d’euros.
Comme nous l’annoncions, Groupama AM vient de sélectionner un nouveau dépositaire, à l’issue d’un appel d’offres portant sur 12 milliards d’euros de fonds ouverts et 100 milliards d’euros de mandats. En final face à BPSS, CACEIS a remporté le marché. Cette société de gestion confiait déjà à CACEIS Bank Luxembourg, pour sa SICAV de droit luxembourgeois à compartiments, G Fund, les fonctions de banque dépositaire, d’administration centrale et d’agent de transfert.
Le montant total des dépréciations passées par le Groupe au titre de 2011 est de 332 M€. L’exposition à la dette souveraine grecque est maintenant dépréciée à hauteur de 70 % de sa valeur nominale, ce qui représente une perte nette pour les actionnaires de 60 M€ au titre de 2011. Le portefeuille de titres d’Etat français détenu par CNP Assurances a bondi de près de 12 milliards d’euros en un semestre, selon des documents publiés mercredi, signe d’un recentrage très net de l’assureur sur la dette de son pays d’origine. Entre fin juin et fin décembre 2011, le portefeuille est passé de 47,1 milliards à 59,0 milliards, mesuré par l’exposition brute à la juste valeur (indicateur de référence). Aujourd’hui, en matière de souverain, « nous investissons essentiellement dans des titres d’Etat français », a confirmé le directeur financier, Antoine Lissowski, en marge de la conférence de presse de présentation des résultats. Ce choix s’est opéré au détriment des titres d’Etats dits périphériques, mais aussi des pays jugés les plus sûrs de la zone euro. Le groupe a procédé à des cessions de dette souveraine de pays périphériques au cours de la période, a indiqué le directeur général, Gilles Benoist, des ventes génératrices de moins-values dont l’effet a été compensé par des cessions d’obligations souveraines de pays les mieux notés de la zone euro, porteurs eux de plus-values. Gilles Benoist, directeur général de CNP Assurances: Par prudence, nous avons baissé de 44% notre exposition sur les PIGS depuis les derniers mois. Les évolutions les plus marquantes concernent l’Espagne, dont CNP ne détenait plus, fin 2011, que 5,7 milliards contre 9,8 fin juin, la Finlande (430 millions contre 1,8 milliard) et les Pays-Bas (793 millions contre 3,3 milliards). Interrogé quant à son positionnement sur les émissions actuelles de dette par les pays considérés comme les plus sûrs de la zone euro, hors France, M. Lissowski a confirmé que CNP n’y était plus aussi assidu que par le passé. « Il faut avoir beaucoup d’appétit pour investir dans de la dette à 1% », a-t-il expliqué. « Ce n’est pas tellement qu’on n’aime pas ces risques-là, c’est qu’ils ne sont pas rémunérateurs », a-t-il ajouté. Au-delà de la seule problématique des rendements, CNP cherche à « être de plus en plus adossé (sur le plan des placements financiers) aux pays dans lequel sont souscrits les contrats », a indiqué M. Benoist. « Nos clients italiens, s’il y a des difficultés sur la dette italienne, ne nous en voudrons pas d’avoir acheté de la dette italienne; même chose pour la France », a justifié le directeur général. « Cela explique nos achats relativement intenses de dette française », a-t-il ajouté.
Les ressources du Diocèse de Toulouse proviennent pour 45% des quêtes, et de l'événementiel (baptèmes, mariages, obsèques, ...), pour 40% du denier de l'Église, qui finance les ressources humaines au sens large (traitement des prêtres et salaires des laïques). Le solde, à savoir 15% est apporté par les revenus financiers de l’immobilier et des placements en valeurs mobilières. Le diocèse de Toulouse est propriétaire de logements et bâtiments par le biais des héritages, dons et apports des prêtres. L’essentiel des revenus ne provient pas des loyers mais des placements sur des OPCVM que le Diocèse réalise, y compris pour la gestion de ces fonds propres. Le principe de prudence (conservation du capital) prévaut, sachant que les résultats positifs susceptibles d'être générés sont systématiquement mis en réserves. Le Diocèse détient majoritairement des obligations, mais aussi 20% d’actions. Par essence, Claude Gilabert, l'économe du Diocèse s’intéresse plus particulièrement aux valeurs éthiques. Ce qui le pousse à exclure de fait les secteurs de l’armement, les sociétés qui exploitent le travail des enfants. De même, le Diocèse ne souhaite pas prendre de risque de change. En 2011, l'économe a initié un projet de mise en place d’un fonds dédié sur l’ensemble de son portefeuille d’actifs (actions et obligations) afin d’optimiser l’allocation d’actifs et confier les choix de gestion à un seul interlocuteur. Un appel d’offres a donc été lancé en juillet 2011 auprès de 6 banques pour un FCP dédié diversifié de 10 millions d’euros. En novembre 2011, 3 candidats furent pré-sélectionnés, pour au final n’en retenir qu’un aujourd’hui. Le Diocèse attend la validation de l’AMF avant de communiquer sur le nom du lauréat. La gestion immobilière est assurée en interne. Il convient d’entretenir ce parc, qui représente un véritable défi pour 2012, notamment pour la mise aux normes d’accessibilité.