Arnaud Simon, gérant-sélectionneur de fonds à La Banque Postale, dans une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers, le 18 janvier 2012: Notre particularité est d’investir une partie des fonds propres de la Banque Postale sur des actifs de diversification. Nous investissons sur des actions, sur de la gestion alternative, des matières premières, du private equity et de l’immobilier. Et cela uniquement sous forme d’ETF ou d’OPCVM, dédiés pour la gestion alternative, mais pas pour les actions où nous sommes acheteurs de fonds ouverts. À la base, lorsqu’on a lancé notre projet de diversification, il y avait un débat entre ETF et gestion active. J’ai été recruté pour diversifier avec de la gestion active. 2011 est un peu la redite de 2008. De nouveau, on s’aperçoit que c’est bien de faire du stock picking mais pour nous, acheteurs de produits externes ou de produits de gestion active, on voit que le match est très difficile entre acheter des ETF et acheter des fonds. Il ne faut pas se tromper ! Mon sentiment d’investisseur, est que le bon seuil de tolérance, de résistance à la douleur sur un choix de gérant actif, est proche -10 % par rapport à son benchmark. Nous pouvons l’encaisser, mais cela devient limite. Tout ce qui va au-delà va nous faire réfléchir sur tel ou tel type de société de gestion. Nous pouvons le faire parce que nous sommes allocataire d’actifs. On ne fait pas du trading mais de l’investissement pour compte propre. Mais c’est vrai qu’on essaie d’optimiser nos investissements en ayant une vision un peu économique. En revanche, nous sommes persuadés que la gestion active apporte par rapport aux ETF. On en est persuadé. On est sûr aussi qu’il y a de la volatilité dans la génération d’alpha. 2011 illustre cela de manière criante.
En 2011, l’assureur Aréas qui gère près de 2 milliards d’euros d’actifs a remis à plat sa stratégie de gestion obligataire. Jusqu’alors, l’assureur gérait en direct l’ensemble de son portefeuille obligataire, soit 500 millions d’euros. Désormais, aidé par un consultant, Areas a fait le choix d’externaliser complétement cette gestion. Un appel d’offres a été lancé en 2011 aboutissant à la sélection de trois gestionnaires de mandats. Il s’agissait aussi de se conformer aux nouvelles exigences de Solvabilité II, dans le pilotage des contraintes de SCR, et gestion des risques. Areas continue de détenir des fonds dédiés sur des montants plus faibles, notamment sur les autres compartiments du portefeuille, à savoir les actions (33% de l’ensemble) et l’immobilier (33% également).
Sylvie Terris, Directeur Financier Délégué d’Agrica Epargne dans une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers, le 18 janvier 2012: J’ajoute que nous ne sommes pas trackers pour l’instant, mais on peut se poser la question et essayer de comprendre et bien connaître les spécificités de gestion, les mouvements dans la vie des sociétés de gestion, car les process, les équipes changent. Rien n’est stable. Je viens de rentrer dans cette société de gestion depuis un mois. Il y a tout un passé. C’est une société de gestion qui travaille avec une bonne partie des sociétés de gestion de la place, et affiche de nombreuses spécificités. En étant Agrica Epargne, nous avons pas mal de liens avec Amundi et Groupama. On ne regarde pas trop la volatilité, mais plutôt les ratios d’information. Mais, là aussi, cela bouge beaucoup. Reste que la donnée fondamentale, c’est la performance sur le long terme. La volatilité reste un peu fonction du marché. À partir du moment où on a une allocation stratégique qui est définie, nous acceptons la volatilité.
« Le monétaire coûte davantage en portage que ce qu’il ne rapporte ». C’est avec cette observation que le Crédit Agricole de Franche Comté affirme, de but en blanc, se méfier de Bâle III, et envisage de travailler sur les sources de surperformance en 2012. Déçue d’Amundi, la caisse fait désormais appel à des partenaires externes comme Sycomores AM, Barclays, LCF Rothschild à qui elle confie 30 % de son portefeuille sous forme d’OPCVM ou de fonds structurés par Barclays. Détenant 60 % de monétaire, le portefeuille de la caisse régionale a atteint un rendement de 2,8 % en 2011. Pour 2012, il est prévu d’investir dans des titres éligibles de la BCE mais sans respecter forcément le LCR, dans le but d’obtenir de meilleures performances. Le Crédit Agricole de Franche Comté reste prudent. Au sein de son portefeuille de placements lié aux variations de marché, la caisse a subit de légères pertes au niveau des actions et a délaissé ces dernières, de même que l’alternatif. En parallèle, elle favorise les titres investis en direct dans son portefeuille d’investissements, évalué en valeur nette comptable, ainsi que les covered bonds et les titres étatiques, se détournant des corporates notés AA-, peu adéquats au regard de Bâle III.
La poche immobilière est faiblement représentée à la Maif, entre 2,3% et 10% selon la structure. Pour Benoit Jullien, directeur des placements et des investissements, les prix se sont maintenus artificiellement trop haut et trop longtemps : « Aujourd’hui, à moins de s’endetter sur 25 ou 30 ans, les jeunes générations d’actifs sont incapables d’acheter. Le secteur a été longtemps subventionné à coup de mesures fiscales pour faire progresser le stock d’immeubles. Mais cela a eu un effet désastreux : les prix se sont ajustés non pas sur la capacité réelle des agents à payer, mais sur les moyens des investisseurs institutionnels. » Autre frein à l’investissement en immobilier : les banques resserrent le crédit. « Le credit crunch est en cours de généralisation », prévient Benoit Jullien. Sans compter le Grenelle de l’environnement qui va rendre une grande partie du stock immobilier obsolète, et le chômage grandissant qui va pousser les entreprises à avoir moins besoin de mètres carrés pour loger leurs salariés. « Nous nous attendons à un ajustement de valeur assez fort, entre 10 et 15% », confie Benoit Jullien. D’où une réduction prévue de la poche immobilière, qui devrait tomber autour de 2,5% pour Parnasse Maif (branche vie) : « Tout en étant sous-pondéré en immobilier, nous allons nous orienter vers de l’immobilier Haute Qualité Environnementale (HQE) et un peu moins sur l’immobilier de bureau. » La Maif mise aussi sur l’investissement socialement responsable, avec des résidences étudiantes.
OPCA de la fonction publique hospitalière, l’Association Nationale pour la Formation permanente du personnel Hospitalier (ANFH) est agréée par le ministère de la santé pour collecter et gérer les fonds consacrés au financement du plan de formation (2,1% de la masse salariale), des congés de formation professionnelle (CFP), des congés pour VAE et des congés pour bilan de compétences (0,2% de la masse salariale), des études promotionnelles (0,6%) et à la formation professionnelle des travailleurs handicapés pris en charge par les ESAT (4,8%). L’approche ISR de l’ANFH repose sur trois valeurs structurantes: paritarisme, solidarité et proximité. Plus de 1000 administrateurs bénévoles et 26 délégations régionales oeuvrent depuis 1974 pour l'égalité d’accès à la formation continue et le développement des compétences des agents employés par les établissements sanitaires, médico-sociaux et sociaux publics, soit plus de 800 000 personnes. En 2011, l’ANFH a sélectionné Dexia AM, à l’issue d’un appel d’offres mené par Cedrus Partners, sur un FCP dédié de 50 millions d’euros sur du monétaire ISR.
Confiante au regard de sa gestion financière de l’année 2011, la Caisse Régionale du Crédit Agricole du Nord-Est souhaite garder la même ligne de conduite. Sa trésorière, Corinne Chilain, confirme : « Nous attendons toujours d'élargir notre horizon de placement pour adapter notre stratégie ». Au c??ur de ses préoccupations, la gestion de la liquidité et des risques des 700 millions d’encours de la caisse. Avec un portefeuille obligataire pour 80 % des actifs, la performance est peu importante et la direction financière préfère jouer la carte de la prudence avant de lancer de nouveaux investissements. « Nous réfléchissions à investir sur des OATs et des covered bonds, c’est toujours à l'étude » précise Corinne Chilain qui garde un ??il sur certaines classes d’actifs en attendant le bon moment pour remanier le portefeuille. Travaillant principalement avec Amundi, la trésorière n’exclue pas de faire appel à d’autres partenaires externes : « peut-être qu’au deuxième semestre, nous seront plus à même de lancer de nouveaux investissements », et confiera alors à nouveau une partie de la gestion à la Société Générale, BNP et Natixis, gérants avec lesquels la caisse travaille habituellement.
Odette Cesari, directeur des investissements d’Axa France dans un article paru dans l’Agefi Hebdo numéro 308: Les investissements en obligations restent principalement effectués en OAT, le poids du Portugal, de la Grèce et de l’Irlande représentant moins de 1 % des actifs. Cependant, il ne faut pas assimiler tous les pays PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne, NDLR) qui connaissent chacun des situations bien différentes. Cette année et les suivantes, la gestion actif/passif est plus que jamais au c??ur de nos préoccupations : la duration du portefeuille est gérée en adéquation avec celle du passif, actuellement de 7 ans.
A l’issue d’une mise en concurrence restreinte initiée en 2011, le RSI a sélectionné Natixis AM pour gérer un FCP dédié de 250 millions d’euros dont le dépositaire, valorisateur et conservateur unique est Caceis. Il s’agit d’une gestion obligataire d’entreprises émettant dans des pays de l’OCDE, avec une notation minimum de Baa3/BBB-, ayant pour indice I box 1-5 ans et une sensibilité comprise entre 0 et 5. Contacté à ce sujet, Natixis AM n’a pas souhaité confirmer, ni commenter cette information.
La MGEN a une poche immobilière historiquement importante : elle représente « 3 fois la moyenne habituelle, de l’ordre de 25% du portefeuille, 500 000 mètres carrés au total, indique Fabrice Henry, Trésorier général. Nous sommes propriétaires de tous nos locaux à quelques exceptions près et nous disposons d’un immobilier de placement relativement important par ailleurs. Avec la crise de 1998 et l'évolution des prix parisiens, notre poche immobilière a grossi naturellement avec d’importantes plus-values latentes. Mais il faut être prudent compte tenu des évolutions du secteur. La MGEN est en train de retravailler « complètement » son allocation d’actifs, avec un peu de retard du fait de la crise, selon Fabrice Henry : La crise européenne a montré que les obligations n'étaient pas d’une sécurité absolue. Elles constituent 50% de notre portefeuille géré par Egamo, (soit 30% de l’ensemble des actifs) essentiellement françaises et réparties entre titres souverains et corporate. La mutuelle va dorénavant devoir prendre en compte les effets de Solvabilité II mais aussi ceux de la fiscalisation des mutuelles : « Sans vouloir chercher absolument des placements défiscalisés, il faudra tenir compte de ce que cette mesure peut produire », explique Fabrice Henry. Concernant l’immobilier, les mutuelles sont traditionnellement peu présentes. Cette stratégie va-t-elle changer ? Très clairement l’immobilier nous a permis de passer la crise de 2008, reconnait Fabrice Henry. Mais nous n’avons pas l’habitude de nous endormir sur nos lauriers. Qui dit que l’immobilier va continuer à augmenter ? La chute semble de plus en plus sérieuse pour 2012.
Arnaud Simon, gérant-sélectionneur de fonds à La Banque Postale, dans une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers, le 18 janvier 2012: Nous essayons d’optimiser nos choix dans les styles de gestion quand on comprend bien le mode de fonctionnement des gérants. On sait très bien qu’il y a des styles, des périodes favorables pour la value et d’autres pas. En gros, ce qui a fonctionné l’an dernier, c'était tout ce qui était croissance défensive et tout ce qui était tourné vers les émergents de près ou de loin. Il se trouve que la croissance défensive est tournée vers les émergents. Il y a des thèmes qui se chevauchent. Nos gérants value ont des biais très cycliques et valeurs financières. Il ne faut pas forcément entendre gestion value comme gestion peu volatile et peu risquée. Souvent cela se recroise avec des gérants croissance qui ont des visions un peu plus long terme, sur des activités plus stables. Cela se retrouve dans les cours de Bourse. Il ne faut donc pas tout jeter à la poubelle. Je suis d’accord, on pourrait voir que les derniers de 2011 seront les premiers de 2012. Il faut en être conscient. Mais si on regarde juste les gérants value qui sont en queue de peloton, on constate quand même de gros écarts entre eux. On peut quand même faire son choix et optimiser les choses.
La dégradation des notes implique un changement d'étalon constaté à la fois sur la dette souveraine et corporate. L'échelle de notation est tirée vers le bas. Et en-dessous d’une certaine notation, la vente est automatique. Tout est dans l’interprétation de cette limite. Ainsi, au GIE Agirc-Arrco, « nous ne pouvons être exposés pour plus de 5 % sur du « BBB », que ce soit du souverain ou du corporate », explique Philippe Goubeault, son directeur financier. Or, elle en détient 7 % à la suite de la dégradation de l’Italie. L’institution mettra à jour son règlement lors de sa commission de fin février. Source: La Tribune
L’Institut Pasteur puise l’essentiel de ses 250 millions d’euros de budget des revenus des activités propres (redevances industrielles, ventes et prestations, contrats de recherche), mais aussi du mécénat (27,3%) et produit du patrimoine et des apports de l’Etat (27,6 %). Les fonds patrimoniaux de l’Institut Pasteur sont gérés par plusieurs établissements financiers spécialisés, dans le cadre de conventions de gestion avec l’assistance d’un consultant, Amadeis. L’allocation d’actifs retenue, dans une perspective à long terme, correspond à un équilibre entre les actions et les obligations. En 2011, il a été décidé d’investir 23 millions d’euros au travers d’un FCP dédié sur des actions de la zone euro ISR.
« Bâle III reste au c??ur des préoccupations du Crédit Agricole Nord Midi Pyrénées » affirme une source proche des décisions financières de la caisse régionale. La stratégie financière de la structure a été mutualisée avec la caisse régionale de Toulouse et l’allocation d’actifs est revue ce mois-ci pour harmoniser les placements et faciliter la gestion. Les problématiques des caisses régionales sont très distinctes de celles de la maison-mère. Avec les spécificités de gestion de la caisse de Toulouse, il faut s’attendre à des modifications de placement confirme notre source, rappelant au passage le souci de protéger les 5 millions de provisions et les 750 millions d’euros de fonds propres détenus par la caisse début 2011. Au cours de l’année 2011, la priorité avait été de diminuer la part des actifs les plus risqués. En 2012, l’exposition aux obligations limitées au simple A devrait passer de 70 % à 60 %, la caisse régionale privilégiant les deux fonds dédiés gérés par Amundi et Baltard Finance et Patrimoine. La caisse régionale se concentre aussi sur les mécanismes de soutien de la maison-mère, le Crédit agricole S.A., qui met actuellement en place de nouveaux montages financiers destinés à remplacer les avances en fonds propres et à respecter le ratio de solvabilité exigé par Bâle III.
La Mutuelle Générale Environnement et Territoires (MGET) est passée d’un modèle de gestion interne des actifs en tenant compte des différentes strates de passifs, à une gestion discrétionnaire externe sous mandat pour la quasi totalité des encours (170 millions d’euros). La MGET conserve la gestion de sa trésorerie courante et a délégué la gestion de ses fonds propres et de ses engagements réglementés à EGAMO. La gestion de trésorerie est réalisée grâce à des OPCVM monétaires mais aussi avec l’utilisation de comptes sur livret et papiers bancaires. La MGET a confié à EGAMO une politique financière à respecter avec des bornes mini et maxi par classe d’actifs. Il appartient à EGAMO de respecter ces bornes et d’assumer la tactique en fonction des conditions de marché. Le fait d’avoir une société de gestion dédiée offre plusieurs avantages à la MGET, notamment la possibilité de percevoir des rétrocessions sur les frais de gestion et d’avoir accès à des conditions préférentielles aux marchés obligataires. De plus, dans le cadre de l'étude QIS5, les fonds propres de la MGET étaient largement suffisant pour couvrir le SCR et autorisaient même à prendre un peu plus de risque marché et particulièrement actions pour pouvoir booster les rendements. Actuellement la proportion d’actions est d’environ 5%, dont l’essentiel est investi en parts ou actions de sociétés partenaires de la MGET comme la CNP ou la Banque Fédérale Mutualiste (pour le non coté). Outre une ligne importante d’actions en direct, la MGET a recours aux OPCVM ouverts.
Hugues Fournier, directeur général de Macif Gestion dans un article paru dans l’Agefi Hebdo numéro 308: « Les périphériques pèsent moins de 5 %, avec une exposition à l’Italie de 1,4 %, sur des maturités courtes, de 0,7 % sur l’Espagne et de 0,1 % sur la Grèce ». Si, pour 2012, les dettes d’Etats périphériques ne seront pas privilégiées, les papiers corporate devraient apporter un complément de rendement. « Les marges sont au moins de 1 % supérieures au taux sans risque. En ce début d’année, nous pouvons trouver des rendements de l’ordre de 3,5 % à 4 %. Cette rémunération devrait se maintenir en raison d’une défiance généralisée sur la zone euro », anticipe-t-il, optimiste.
Pour l’investisseur que je suis, tout ceci ne change rien commente Mory Doré, Responsable du département Risques Financiers à la Caisse d’Epargne Loire Drôme Ardèche, Groupe BPCE. D’une part, les limites d’investissement de la plupart des grands investisseurs institutionnels sont souvent des limites par tranches de ratings : de AAA à AA-, de A+ à A- , de BBB+ à BBB- , en deca de BBB- le cas échéant. Il ne faut pas attendre des réallocations de portefeuilles significatives suite à des dégradations de AAA à AA. De même, les nouveaux ratios de liquidité qui vont contraindre les banques notamment à constituer une réserve d’actifs liquides ne devraient pas là aussi impacter le comportement des investisseurs suite à une dégradation de AAA à AA ; En effet les critères d'éligibilité à cette réserve de liquidité sont basés sur des ratings de notation supérieure à AA- pour les actifs dits de niveau 1 (donc considérés comme « super » liquides et à privilégier).
AG2R La Mondiale préfère se charger lui-même de la gestion de ses immeubles de bureaux, principalement localisés à Paris et en Ile-de-France. « Le portefeuille est stable, année après année. Ce qui ne veut pas dire que nous ne faisons rien, affirme Jean-Louis Charles, le directeur des investissements. Nous arbitrons des lignes, réhabilitons des immeubles. Nous avons vocation à entretenir notre patrimoine. » Deux axes sont privilégiés: « Ces trois dernières années, nous avons vendu des biens matures à des family offices et à des gestions de fortune, très friands de petits immeubles sur Paris », fait-il remarquer. En deuxième lieu, le groupe cède des immeubles en bout de course. « On ne peut pas tout restructurer. 5 % de notre portefeuille sont en cours de rénovation », explique Muriel Aubry, directrice de l’immobilier, qui indique que la moitié de l’enveloppe annuelle des investissements, qui se chiffrent entre 80 et 100 millions d’euros, est consacrée à ces travaux. L’autre partie est destinée aux acquisitions. Quant à la délégation de gestion ? « Uniquement lorsque nous ne connaissons pas, répond Jean-Louis Charles. Nous n’avons à ce jour investi que moins de 50 millions d’euros en immobilier commercial. » « Et via des club deals ou des OPCI », précise Muriel Aubry. Source: Les Echos
Le Comité de Gestion des Oeuvres Sociales des établissements hospitaliers (CGOS) s’appuie sur le consultant Amadeis pour mettre en concurrence les gestionnaires en place dans le cadre de sa gestion monétaire. Par exemple, en 2011, 150 millions d’euros ont été investis dans des OPCVM ouverts sur du monétaire, dont la gestion est assurée par Amundi, Groupama AM et CM-CIC. Pour le moment, il n’est pas prévu de changer de prestataire pour la gestion de ces fonds.
La Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) s’attache avant toute chose à assurer la liquidité et la protection des capitaux dont elle a la charge. D’un montant moyen de 150 millions d’euros, le portefeuille de trésorerie qu’elle gère n’a pas vocation à être mis en risque. Pour diversifier les stratégies en portefeuille, la SACD a fait appels aux conseils de bfinance et du structureur indépendant Derivatives Capital. Après avoir étudié plusieurs propositions tenant compte d’un cahier des charges précis incluant une garantie du capital à échéance, un rendement minimum de 2 %, une notation minimum A+ de la contrepartie bancaire, une maturité de 3 ans et un volume d’investissement compris en 2 et 4 millions d’euros, la SACD a fait le choix d’une stratégie proposant un rendement indexé à l'évolution du taux d’inflation. Suite à cette décision, des émetteurs bancaires ont été sollicités dans le cadre d’un appel d’offres pour concevoir le produit. Une fois la contrepartie bancaire sélectionnée, les paramètres du produit ont ensuite été ajustés pour finalement aboutir à un coupon annuel évoluant selon le niveau de l’inflation entre un taux plancher de 2,15 % et un taux plafond de 4 %. « En sollicitant directement les salles de marchés des banques, nous avons toujours le doute que leurs propositions soient influencées par leur stratégie commerciale. Le recours à un intermédiaire nous a permis d’adapter au plus juste les paramètres du produit à nos objectifs financiers et de mieux comprendre les conséquences induites par les modifications effectuées dans le montage d’un produit », estime Jean-Louis Blaisot, directeur administratif et financier de la SACD. Source: bfinance