Le lancement des fonds d’investissement Nova 1 et Nova 2 était préconisé dans le rapport Rameix-Giami sur le financement des PME-ETI des secteurs industriels et de services, cotées sur les marchés réglementés et le marché Alternext. Ces deux fonds ont levé 161,5 millions d’euros, dont 40 millions auprès de la CDC et le solde auprès de douze assureurs ou bancassureurs (Axa, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Predica, ACM, Sogecap, Aviva France, Suravenir, HSBC Assurances, Natixis Assurances et CCR). 40% des capitaux sont destinés à des introductions et 30% à des augmentations de capital. Ces fonds, fermés, d’une durée de cinq ans, se fixent un objectif de rentabilité supérieur à l’indice composite formé à 50% du CAC Small et à 50% du All shares. Nova 1 et Nova 2 seront gérés par CM-CIC AM et par Amiral Gestion.
Marcel Kahn, directeur général de la MACSF, dans un entretien paru dans Option Finance numéro 1159: Les contrats d’assurance-vie en unités de compte sont gérés par des sociétés de gestion extérieures, mais suivies de très près en interne par un responsable dédié de l'équipe financière. Seuls 3% de nos encours (sur un total de 21 milliards d’euros)sont délégués. Et lorsque nous investissons dans des FCP ou des OPCVM, nous participons au comité d’investissement et au conseil de surveillance des sociétés de gestion pour être au courant des politiques qu’elles mènent. La part déléguée concerne en priorité des investissements dans les pays émergents. A l’heure actuelle, nous ne pouvons pas nous désintéresser des pays comme la Chine ou l’Inde. Mais étant un acteur franco-français, ce serait une erreur d’y investir en direct. Nous avons donc sélectionné des fonds pour le faire à notre place. Mais, dans ce cadre, nous privilégions des grands acteurs ayant un track record important, tels qu’Amundi. Nous entretenons aussi des relations historiques avec certains acteurs comme la Française AM. Nous déléguons par ailleurs une petite partie de notre gestion lorsque nous nous intéressons à des produits plus atypiques. Nous consacrons par exemple une faible part de notre portefeuille dans la gestion alternative. Nous y avons intégré dernièrement par exemple des produits de volatilité.
Le portefeuille de placements de Predica s'élève à 188 milliards d’euros (hors UC): le montant d’obligations souveraines s'élève à 49,6 Mds€ soit 26% du portefeuille (hors UC) dont 2,4 Mds€ sur la Grêce, 1,7 Mds€ sur le Portugal, 1,2 Mds€ sur l’Irlande, 5,7 Mds€ sur l’Italie et 3,2 Mds€ sur l’Espagne; le montant d’obligations corporate est de 98,7 Mds€ soit 52,5% du portefeuille (hors UC) : 82% de ces obligations ont un rating supérieur ou égal à A et 97% supérieur ou égal à BBB; la compagnie a une PPE de 1,4 Mds€ après provisionnement de 60% des titres grecs de toutes maturités, des fonds propres de 9,3 Mds€, dispose de 13 Mds€ de trésorerie et de 11,1 Mds€ d’actions et diversifiés en portefeuille
L’assureur français Axa ne consacre plus qu’un quart de ses achats d’obligations à des titres d’Etat, a indiqué jeudi le directeur général délégué, Denis Duverne, alors que les obligations souveraines pesaient encore plus de la moitié de son portefeuille obligataire fin 2011. Le solde des achats, soit 75% du total, va aux obligations d’entreprises ainsi qu’aux obligations de banques adossées à des actifs, a précisé M. Duverne. A fin 2011, l’actif général des compagnies d’assurance du groupe, destiné à faire face à leurs engagements, atteignait 467Mds d’euros, dont 82% investis en obligations. Au sein de ce sous-ensemble, les obligations d’Etat et assimilés pesaient 54% et les titres d’entreprises 39% environ. Toujours fin 2011, le portefeuille d’obligations d’Etat était en plus-value latente globale de 3,1Mds d’euros, dont 900M pour la France et 800M sur le Japon. Les pays dits périphériques de la zone euro affichaient eux une moins-value latente de 700M d’euros. Axa a procédé au deuxième semestre à des dépréciations sur la valeur de ses titres grecs dont l’impact net se monte à 295M d’euros. Sur l’ensemble de l’année 2011, la charge nette est de 387M d’euros.
Non satisfaite des performances de l’ex-Fortis (BNP Paribas IP) qui était en charge de la gestion d’un fonds diversifié sur les marchés émergents (UFF Emergence), l’UFF a décidé d’arbitrer au profit de la société de gestion Aberdeen AM. Cette dernière se verra confier la gestion de 120 millions d’euros d’actifs.
Gestion des portefeuilles de valeurs mobilières du Ravgdt (régime d’allocations viagères des gérants de débits de tabac). Le montant global des encours est de l’ordre de 350 millions d’euros, sur 2 FCP dédiés, de droit français. L’allocation initiale indicative de chaque FCP est de l’ordre de 175 000 000 d’EUR. La gestion sera une gestion diversifiée d’actifs financiers, principalement de la zone euro, dont l’allocation stratégique sera de: 20 % en actions 60 % en obligations aggregate taux fixe 20 % en obligations indexées inflation Les indices de référence (benchmarks) par nature d’actifs seront déterminés à l’issue de la phase 1. Il s’agit d’un marché à bons de commande multi-attributaires conclu avec 3 titulaires. Cependant, l’exécution de la prestation sera réalisée par les 2 titulaires classés les premiers après analyse des offres; le titulaire classé 3ème fera office de back-up. Pour lire l’avis complet: cliquez ici
Olivier Mareuse, directeur financier de la Caisse des Dépôts (CDC) dans Option Finance numéro 1155: Nous avons un portefeuille immobilier coeur en direct qui est concentré sur des actifs de qualité bien placés, majoritairement en Ile de France. Il s’agit d’immeubles de bureaux, d’habitation et de commerces. Ces actifs immobiliers sont détenus dans une optique de long terme, essentiellement dans le but de produire des revenus. Parallèlement, nous avons des investissements en immobilier plus satellite qui visent davantage la plus value, avec des durées de détention moins longues. On y retrouve des emplacements plus risqués sur des zones en développement ou encore des types d’actifs plus atypiques comme des entrepôts ou encore des immeubles à l'étranger. Nous intervenons seuls, avec quelques autres investisseurs institutionnels, dans le cadre de clubs deals ou encore à travers des fonds spécialisés. Aujourd’hui, nous investissons dans les immeubles tertiaires (bureaux, commerces) dans une optique de portage et de génération de revenu régulier.
GAREAT est une structure de marché, opérationnelle en France depuis le 1er janvier 2002, dont la vocation est de gérer la réassurance des risques attentats et actes de terrorisme au nom et pour le compte de ses Adhérents (sociétés d’assurance françaises ou étrangères), afin de leur permettre de faire face aux pertes causées par des sinistres dommages consécutifs à des attentats ou actes de terrorisme subis sur le territoire français, indépendamment du pays où a eu lieu l’acte de terrorisme. Les placements de GAREAT se décomposent en trois poches: trésorerie (produits monétaires), obligations court terme (CDN) et produit structuré. En 2011, à la suite d’un appel d’offres, GAREAT a sélectionné un partenaire bancaire dans le cadre d’un produit à capital garanti, pour une vingtaine de millions d’euros. L’objectif, selon Jacques Deparis, Président, est de capter plus de rendement (2 à 3%) en profitant qu’un horizon de placement plus long sur un tiers du dispositif assurantiel. Ce produit structuré vient tout juste d'être mis en place, sans l’aide d’un consultant. L’expérience pourra être reconduite, en fonction des résultats à venir.
Dans l’attente de Bâle III, la Caisse d'Épargne d’Auvergne et du Limousin limite ses investissements à l’achat de titres d’Etat. En raison des exigences réglementaires et des directives du groupe BPCE, le rendement des encours de la caisse régionale a été légèrement inférieur aux prévisions des gérants. « Afin de se préparer aux nouvelles réglementations, BPCE a fortement réduit l’autonomie des caisses régionales ces derniers temps » nous explique une source proche de la direction financière. La Caisse d'Épargne Auvergne Limousin travaille donc exclusivement avec Opal, mais de façon limitée : « nous sommes outillés pour gérer la majorité de nos encours et avons peu recours à Opal ». Néanmoins, la caisse régionale ne s’empêche pas les collaborations avec des partenaires externes (uniquement ceux figurant sur une liste établie par le groupe BPCE), ces derniers étant utilisés principalement pour les besoins en conseil des gérants et sur l’ALM.
Bernard Descreux, Directeur de la Division Gestion d’Actifs, Direction Financement & Investissement d’EDF à l’occasion de la conférence Bilan 2011 et perspectives 2012 pour l’industrie de la gestion en Europe: Nous sommes un gérant total return, diversifié dans la mesure où notre benchmark est constitué d’indices actions et obligations. La performance sur l’année 2011 a été plus ou moins égale à 0%. Nous sommes revenus sur des gestions passives pour minimiser le risque d'écart de suivi dans les cas où l’on pensait que le processus de gestion serait moins résistant dans un contexte de marché chaotique. Nous sommes aujourd’hui dans un environnement de marché où les liquidités sont abondantes, en raison notamment des interventions des banques centrales. Il est opportun de revenir à l’achat sur des classes d’actifs qui ont été délaissées. Par exemple sur les actions, malgré la persistance de tensions sur la zone euro, il ne faut pas hésiter à moyenner à la baisse lorsque l’on observe des points d’entrée vraiment intéressant. Il faut faire confiance aux gérants qui font réellement de la gestion active, c’est à dire qui honorent leurs promesses. Nous renforçons la part des actifs américains, dans la première partie de l’année, de même que les obligations émergentes. Dans une deuxième partie d’année, nous étudierons un retour sur les actifs libellés en euro et sur les actions émergentes.
Marcel Kahn, directeur général de la MACSF, dans un entretien paru dans Option Finance numéro 1159: Deux directeurs de gestion, qui ont chacun une vingtaine d’années d’expérience en finance, supervisent en direct la poche obligataire, qui compose la plus importante partie de l’actif, ainsi que les obligations convertibles et les actions. La perte du triple A français n’a pas eu d’effet aujourd’hui sur notre allocation d’actifs. Historiquement, la MACSF s’est toujours focalisée en priorité sur les dettes corporate, essentiellement françaises, qui représentent actuellement 50% des encours (sur un total de 21 milliards d’actifs), sans compter les obligations convertibles (15%). Les emprunts d’Etats représentent moins de 15% du total des encours, dont 4% seulement sur les pays périphériques. Pour la Grèce, nous avons déjà provisionné à hauteur de 60% dans nos comptes. Aujourd’hui, notre démarche reste très opportuniste. Quand nous pouvons réduire le risque sans que cela nous coûte trop cher, nous le faisons. Nous avons pu vendre, par exemple, une partie de nos emprunts irlandais depuis le début de l’année car la situation du pays s’est améliorée. Même si nous avons plutôt envie de nous alléger en dette périphérique, car nous privilégions la sécurité, nous ne bradons pas nos titres qui restent par ailleurs extrêmement rémunérateurs. Depuis la crise, nous investissons peu dans les emprunts souverains, en particulier français car la rémunération est trop faible. De plus, nous ne pouvons pas exclure à l’avenir une remontée des taux: la question est de savoir à quelle vitesse et quand. Les actifs du groupe comportent également une part importante d’obligations indexées sur l’inflation afin de profiter d’une éventuelle reprise à terme de l’inflation, ainsi qu’une part significative d’obligations à taux variable qui offriront un rendement plus important en cas de remontée des taux.
Depuis la fin du mois de janvier, Robusta, la structure de gestion irlandaise du Fonds de Pensions Nestlé en Suisse, peut investir dans les fonds de Schroders. Pour rappel, 50% des actifs du fonds de pension sont gérés par Nestlé Capital Management (obligations, actions des marchés développés, matières premières, et devises). Alliance Bernstein est le gérant délégataire sur les actions émergentes monde. Allocation stratégique: Liquidités et engagements futurs sur titres: 3,3% Obligations: 13,2% Actions Europe: 13,0% Actions reste du monde: 29,9% Placements privés (private equity): 5,7% Hedge funds et autres placements alternatifs: 20,2% Matières premières (commodities): 8,0% Immobilier (fonds de placement): 6,7% Les investissements en hedge funds du Fonds sont actuellement réalisés à travers trois fonds de fonds, gérés par trois gérants. Un quatrième gérant, Nestlé Capital Management a été engagé en 2011 et reprendra progressivement la gestion de la moitié des placements en hedge funds. De plus la liquidité des fonds de hedge funds de même que leur transparence seront améliorées. L’allocation dynamique entre les différents styles de stratégies (fonds de hedge funds) s’en trouvera ainsi facilitée.
Dans le cadre de la remise à plat de sa gestion dédiée diversifiée, la Mutuelle Médicis a procédé, avec l’aide de son consultant Insti 7, à une série d’appels d’offres restreints dont les principaux lots concernent, d’après nos informations: La Multigestion traditionnelle OCDE: 2 fonds dédiés de 18 millions d’euros chacun Les actions internationales large cap (MSCI World couvert en euro): 2 fonds dédiés (95 millions d’euros + 10 millions d’euros) La gestion crédit Investment Grade avec échéance 2017, pouvant intégrer jusqu'à 40% de High Yield et de Convertibles: deux fonds dédiés (65 millions d’euros + 130 millions d’euros) Les actions small et mid cap Europe: un fonds dédié de 25 millions d’euros La gestion diversifiée flexible avec un poids maximal des actions de 60% dont la majorité devra être investie en Europe et OCDE: 3 fonds dédiés de 50 à 60 millions d’euros chacun avec pour indice de référence 50% MSCI EMU et 50% Ibox. Les FCP devront être investis en obligations OCDE, en euro. Le dépositaire et valorisateur est CACEIS. Les candidats avaient jusqu'à vendredi 3 février 12h00 pour répondre.
Le groupe Agrica qui gère 5,3 milliards d’euros s'éloigne des obligations américaines (US) et britanniques. Les obligations de ces deux zones, d’après Jean Claude Guimiot (Directeur général délégué d’Agrica Epargne), ne sont pas un reflet précis de la réalité économique outres Manche et Atlantique. Le groupe préfère investir dans la zone Euro, limitant les obligations Allemandes pour se focaliser sur la France. Agrica travaille principalement avec Amundi et Groupama AM pour gérer son portefeuille obligataire. Le Fonds a aussi réduit son exposition aux actions en préparation de Solvabilité 2, même si cette poche est actuellement plus importante que ce qu’elle ne devrait l'être. Les cinq institutions au sein d’Agrica (CAMARCA, Agrica Retraite AGIRC, Agri Prévoyance, CPCEA, CCPMA Prévoyance) ont sept portefeuilles puisque deux d’entre elles proposent des retraites supplémentaires. En moyenne, l’allocation stratégique de ces sept portefeuilles contient 6% d’immobilier, 24% d’actions et d’actifs diversifiés et 76% d’obligations corporate et d'état. Agrica investit actuellement 85,6% de ses actifs selon des critères ISR. Le groupe ne travaille avec aucun consultant si ce n’est Vigeo qui l’accompagne sur les stratégies ISR.
Ce marché comprendra deux lots correspondant respectivement à deux types de Mandat. Lot n°1 : Obligations convertibles de la zone Europe - gestion ISR non benchmarkée Le Lot n°1 aura trois attributaires qui seront tous trois, pris individuellement, titulaires d’un Mandat régi par les termes du même Mandat Obligations convertibles de la zone Europe - gestion ISR non benchmarkée, lequel constituera le cahier des charges du marché. Toutefois deux de ces trois Mandats seront des Mandats dits stand-by. Le montant initial des placements sur les Mandats du lot n°1, donné à titre indicatif, sera de l’ordre de 30 millions d’euros. Le montant annuel des placements sur les Mandats du lot n°1, donné à titre indicatif, sera de l’ordre 25 millions d’euros. Le lot n°1 aura pour objet la gestion d’un portefeuille d’instruments financiers composé d’obligations convertibles et d’obligations échangeables d’entreprises admises aux négociations sur un marché réglementé de la zone Europe. La gestion du lot n°1 sera une gestion dite non benchmarkée ISR au sein d’un univers d’investissement d’obligations convertibles de la zone Europe : La composition du portefeuille décidée par le Titulaire devra être conforme au dispositif ISR de l’ERAFP. Pour cela l’entreprise d’investissement devra analyser chaque obligation convertible de son portefeuille et de l’indice utilisé comme référence pour l’application du principe de best in class au regard du dispositif ISR de l’ERAFP par ses propres moyens et/ou en s’appuyant sur des ressources externes. Le Titulaire aura la possibilité d’investir à hauteur de 20% maximum sur des obligations convertibles de pays membres de l’OCDE hors zone Europe, et à hauteur de 10% maximum de l’actif net sur des options listées et des obligations crédit. Des limites seront fixées en matière de pondération par titre. Chaque obligation détenue en portefeuille devra faire l’objet d’une notation crédit (interne ou externe). Le risque de change devra être couvert contre l’euro. Aucune limite d'écart de suivi (tracking error) ne sera fixée par rapport à un indice de référence. Lot n°2 : Obligations convertibles de la zone Monde - gestion ISR non benchmarkée Le Lot n°2 aura trois attributaires qui seront tous trois, pris individuellement, titulaires d’un Mandat régi par les termes du même Mandat Obligations convertibles de la zone Monde - gestion ISR non benchmarkée, lequel constituera le cahier des charges du marché. Toutefois deux de ces trois Mandats seront des Mandats dits stand-by. Le montant initial des placements sur les Mandats du lot n°2, donné à titre indicatif, sera de l’ordre de 70 millions d’euros. Le montant annuel des placements sur les Mandats du lot n°2, donné à titre indicatif, sera de l’ordre 40 millions d’euros. Le lot n°2 aura pour objet la gestion d’un portefeuille d’instruments financiers composé d’obligations convertibles et d’obligations échangeables admises aux négociations sur un marché réglementé de la zone Monde. Les modalités de détermination du lieu du marché réglementé seront définies dans le Mandat. La gestion du lot n°2 sera une gestion dite non benchmarkée ISR au sein d’un univers d’investissement d’obligations convertibles de la zone Monde : La composition du portefeuille décidée par l’entreprise d’investissement devra être conforme au dispositif ISR de l’ERAFP. Pour cela l’entreprise d’investissement devra analyser chaque obligation convertible de son portefeuille et de l’indice utilisé comme référence pour l’application du principe de best in class au regard du dispositif ISR de l’ERAFP par ses propres moyens et/ou en s’appuyant sur des ressources externes. Des limites seront fixées en matière de pondération par titre. Chaque ligne détenue en portefeuille devra faire l’objet d’une notation crédit (interne ou externe). Les pays autorisés à l’investissement sont les pays membres de l’OCDE, les BRIC, l’Afrique du Sud, Hong-Kong, Singapour et Taiwan. Le Titulaire aura la possibilité d’investir à hauteur de 10% maximum de l’actif net sur des options listées et des obligations crédit. Le risque de change devra être couvert contre l’euro Aucune limite d'écart de suivi (tracking error) ne sera fixée par rapport à un indice de référence. Pour lire l’avis complet: cliquez ici
Renforcer l’exposition obligataire et assurer un revenu récurrent à la CRCA des Côtes d’Armor seront les préoccupations principales de la direction financière en 2012. Le rendement des encours de la caisse s'élève à 2 % en 2010, « légèrement en-dessous des prévisions » explique-t-on au sein du CRCA, « et nous incite à nous éloigner de la valorisation de marché. » Pour ce faire, il est prévu en 2012 de stabiliser les revenus récurrents tout en se concentrant sur Bâle III. L’augmentation des encours de 70 millions prévus sera elle aussi investie dans de l’obligataire que le Crédit agricole conserve jusqu'à échéance. Notre interlocuteur confirme : « Nous avons de bonnes raisons d’espérer, à terme, une baisse des spreads, le potentiel est là, dans notre configuration, il est préférable de favoriser les titres qui peuvent se revaloriser. » Ces titres, la caisse les sélectionne selon les listes d'éligibilité établies par la BCE. Misant sur le long terme, « les encours sont également disponibles en guise de collatéral dans l'éventualité où CASA chercherait à lever des liquidités ». Contrairement à d’autres caisses régionales pour lesquels des mécanismes plus élaborés se mettent en place, il s’agit du seul élément de soutien de la CRCA des Côtes d’Armor à la maison-mère. Pour la gestion de ses fonds propres, la caisse régionale s’appuie sur Amundi. « A l’exception d’un reliquat d’actifs, environ 5 %, tout est géré au sein du groupe » nous précise-t-on. Les partenariats concernés par des produits structurés ont été suspendus dans l’attente d’une meilleure conjoncture. Le budget risque de la caisse, déjà faible, devrait être quasi-nul cette année.
Le régime local est un régime complémentaire et obligatoire en Alsace Moselle, uniquement financé par les cotisations des salariés et des retraités. Il assure à ces bénéficiaires un complément sur les prestations maladies versées par le régime général des salariés. Le régime local est géré régionalement et de manière autonome depuis 1995 par un conseil d’administration dont les représentants sont issus des organisations syndicales de salariés. Les résultats 2011 sont excédentaires de plus de 5,5 millions d’euros et 23,5 millions en incluant les produits financiers. Le régime local gère environ 300 millions d’actifs qui sont placés essentiellement sur des BMTN et CDN (environ 200 millions d’euros). En 2011, il a procédé à des appels d’offres pour sélectionner de nouveaux partenaires bancaires, sur des produits associant une garantie de capital (sur 3 et 5 ans) et un processus de gestion ISR, conforme aux valeurs du conseil d’administration. Le régime local possède également un fonds dédié ISR qui est géré par Natixis depuis 2008 qui qui sera remis en jeu en 2013, dans le cadre d’un nouvel appel d’offres. Le consultant Forward Finance intervient désormais sur l’analyse des placements et l’assistance aux appels d’offres. En moyenne, la part des actions au sein du portefeuille du régime local est faible, inférieure à 5%.
Dans le cadre de la diversification de son allocation d’actifs, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) lance une consultation (procédure négociée) pour l’attribution de mandat de gestion d’actifs immobiliers. L’ERAFP organise une consultation portant sur deux lots (correspondant respectivement à deux types de mandats) : un lot d’actifs immobiliers non cotés situés en France et un lot d’actifs immobiliers non cotés situés en Europe. En cohérence avec le choix d’un investissement 100% ISR, les nouveaux mandats intègreront le dispositif ISR du Régime. La stratégie d’investissement repose essentiellement sur l’investissement dans des actifs immobiliers générant un rendement locatif stable mais pourra également conduire les gérants à investir dans des actifs à restructurer afin d’améliorer leur performance ISR. Lot n°1 : Immobilier France ISR Ce lot porte sur l’attribution de mandats pour la gestion d’un portefeuille d’actifs immobiliers non cotés situés en France. Les investissements seront réalisés principalement dans les catégories d’actifs immobiliers suivantes : bureaux, commerces et habitations. Le lot n°1 aura trois attributaires, dont deux mandats dits « Standby ». Le montant total des placements sur les Mandats du lot n°1, donné à titre indicatif, sera de l’ordre de 310 millions d’euros sur les trois premières années du Marché. Lot n°2 : Immobilier Europe ISR Le lot n°2 aura pour objet principal la gestion d’un portefeuille d’actifs immobiliers non côtés situés en Europe, dans des pays membres de l’OCDE. Les investissements réalisés en France seront possibles mais ne devront être ni prioritaires ni prépondérants. Le lot n°2 aura trois attributaires, dont deux mandats dits « Standby ». Le montant total des placements sur les Mandats du lot n°2, donné à titre indicatif, sera de l’ordre de 345 millions d’euros sur les trois premières années du Marché. Les mandats seront d’une durée de 10 ans. Pour lire l’avis complet: cliquez ici
La Mutuelle de l’Industrie Pétrolière (MIP) a procédé au renouvellement de deux mandats sur la gestion diversifiée, avec l’aide de son consultant, Insti 7. Selon nos informations, il s’agirait d’un appel d’offres restreint sur deux lots de 60 millions d’euros chacun, l’un portant sur de la gestion diversifiée 90% taux et 10% actions et l’autre sur de la gestion diversifiée 70% taux et 30% actions. Interrogé à ce sujet, Michel Lagrange, directeur général de la MIP a souligné le besoin de réétalonner son approche de gestion tous les 5 ans. L’environnement de marché contribue selon lui à remettre en cause la perception des résultats à l’aune du seul rendement comptable. Il faut s’appuyer sur d’autres indicateurs, par exemple la probabilité de défaut, qui conduisent à une analyse différente dans le suivi des performances. D’où aussi une évolution naturelle des benchmarks.
Marcel Kahn, directeur général de la MACSF, dans un entretien paru dans Option Finance numéro 1159: Les actifs immobiliers font l’objet d’un suivi par une équipe spécialisée composée de 11 personnes. A mon arrivée, la MACSF ne possédait pas plus de 300 millions d’euros d’actifs immobiliers. Cette poche a été progressivement renforcée pour atteindre aujourd’hui 1 milliard d’euros. Nous nous intéressons, par exemple, aux résidences étudiantes destinées aux étudiants des métiers de la santé. Nous avons investi dans six résidences étudiantes en France dont deux sont en cours de construction, pour un ticket unitaire de l’ordre de 20 millions d’euros. Il s’agit pour nous d’un véritable axe de développement dans l’immobilier. En novembre dernier, nous avons également investi dans l’immobilier de bureaux Via Verde à Nanterre pour un montant de 100 millions d’euros. Actuellement, nous sommes en trains de regarder des opérations d’achats d’immeubles en province. La part investie en immobilier tend encore à s’accroître avec l’acquisition d’immeubles de bureaux de qualité offrant des rendements importants.