Prévue initialement le 28 février, la décision de relever le quota des titres obligataires notés jusqu'à BBB, n’a pas été prise. En effet, Philippe Goubeault, directeur financier du GIE Agirc-Arrco, précise que les administrateurs ont souhaité prendre le temps de la réflexion en raison du caractère exceptionnel de la dégradation de note de l’Italie. Il ne s’agit pas non plus de contraindre les caisses à revenir immédiatement sous le seuil de 5% de titres BBB. La commission financière a opté pour la souplesse en demandant aux gestionnaires délégataires de faire des arbitrages tant que la proportion globale de BBB n’augmente pas davantage. En effet, l’objectif est toujours de revenir sous le seuil de 5% à moyen terme. La question devra être reposée en juin lors de la prochaine commission financière. L'élargissement des univers d’investissement, avec notamment la dette émergente, pousse aussi l’institution à s’interroger sur le relèvement du quota de 5%. De même, il est prévu de traiter la question du traitement des convertibles qui pour le moment sont toujours intégrées dans la poche taux. L’idée serait d’assimiler les convertibles dans la poche actions, afin de contourner le problème de notation, sans que cela ne prenne trop de place, ajoute Philippe Goubeault.
La CIEPP, Caisse Inter-Entreprises de Prévoyance Professionnelle (3,5 milliards de francs suisses d’actifs sous gestion) pense toujours à investir dans les infrastructures intégrées à la poche alternative qui représente normalement 2% du portefeuille. Les projets de private equity en Suisse pourraient aussi être considérés mais la Caisse juge les opportunités moins intéressantes que les infrastructures à cause des frais élevés. C’est d’ailleurs pour cette raison, que le Fonds n’a pas investi dans l’alternatif. Concernant l’aspect tactique, la Caisse devrait réinvestir dans les obligations high yield car les spreads sont intéressants. Le Fonds considère maintenant un éventuel gérant mais il faudra des obligations en francs suisses pour être éligible. Pour ce type d’investissement, la CIEPP recherche un nouveau produit. La CIEPP a réinvesti en euros fin 2011 par l’intermédiaire d’un fond d’obligations corporate européennes de Vanguard. La Caisse trouvait la valorisation de l’euro faible par rapport au franc suisse. Le Fonds n’a pas avancé sur l’intention de signer les Principes pour l’Investissement Responsable de l’ONU (UNPRI) mais a maintenant décidé d’embaucher un partenaire qui pourra exercer ses droit de vote. Pour les sociétés basées en Suisse, la CIEPP travaille déjà avec Ethos et participe à l’Ethos Engagement Pool. Les investissements ciblent 25% d’obligations Suisses et Internationales en Francs Suisses, 5% en crédit, 15% en obligations en devises étrangères, 12% en actions Suisses, 23% en actions internationales, 18% en immobilier (13% en direct et 5% en indirect) et 2% en alternatif (dont le private equity)
En janvier, la mutuelle Unéo, organisme de protection sociale de référence pour les militaires, a annoncé son rapprochement avec La France Mutualiste, la mutuelle historique des anciens combattants. Proches en raison des ayant-droits qu'elles regroupent, les deux structures instaureront entre elles un partenariat privilégié d'ici la fin de l'année. A cette occasion, Pascal Pigot, son directeur général adjoint, est revenu sur les stratégies d'investissement de la mutuelle et ses grands projets pour 2012.
Philippe Desfossés, directeur de l’ERAFP dans Option Finance numéro 1164: Face aux difficultés de prévoir l'évolution des taux d’intérêt dans cinq ou dix ans, nous allons proposer à notre conseil d’administration d’axer davantage nos placements vers les actifs réels, en premier lieu vers les infrastructures.
UFF Innovation 14 est un nouveau Fonds Commun de Placement dans l’Innovation (FCPI) qui offre aux clients de l’UFF un des rares accès aux entreprises non cotées. Le FCPI UFF Innovation 14 a comme objectif d’investir 100% de son actif dans des sociétés innovantes principalement non cotées, particulièrement dans les secteurs de l'énergie, des technologies de l’information et des sciences de la vie. Le FCPI investira un minimum de 40% de son actif en actions de PME éligibles. Les 60% restants seront principalement investis en obligations classiques, BSA et en avances en compte courant dans des PME éligibles en croissance, qui cherchent des solutions de financement non-dilutif à moyen terme. Le FCPI UFF Innovation 14 sera géré par l'équipe de Truffle Capital.
La présente consultation a pour objet la sélection d’un Prestataire de Services d’Investissements afin de créer et de gérer un ou plusieurs FCP contractuels dédiés à compartiments, afin d’y loger une partie des actifs financiers de certains de ses membres et de leurs affiliés. L’objet principal de la recherche d’un Prestataire de Services d’Investissements pour tenir la gestion d’un fonds dédié est de permettre un suivi des investissements et une production de reportings spécifiques par portefeuille, par membre et en consolidé. Un premier fonds comportant au moins deux compartiments est envisagé pour loger les actifs de la CCIP, et un second fonds pour la CCINCA. D’autres fonds pourront être créés au fil des besoins dans les mois et années à venir. Les fonds prendront la forme de FCP contractuels. Pour la CCIP, la création de plusieurs compartiments est envisagée pour y loger les différents portefeuilles (Trésorerie courante, Fonds Propre, Portefeuille dédié complémentaire retraite). La liste des actifs financiers susceptibles d'être traités est : produits structurés, actions en directes, fonds, obligations en directes, OPCI, FCPR ... Les prestations incluent dans la tarification devront comprendre les éléments suivants : création d’un FCP contractuel dédié (établissement du cahier des charges, rédaction du prospectus, présentation à l’agrément du produit à l’Autorité des Marchés Financiers, formalités administratives) ; valorisation mensuelle au minimum du FCP ; production de reportings détaillés ; gestion financière du FCP ; dépositaire du fonds ; production de documents réglementaires (rapports semestriels et annuels), relations avec les commissaires aux comptes et avec l’autorité de tutelle. Pour lire l’avis de marché: cliquez ici
Contrairement à ses objectifs en 2011, la Mutuelle d’Ivry a renoncé à investir dans des obligations allemandes pour préférer le crédit corporate périphérique. Et la stratégie de placement a été efficace. Alexandre Piazza, gérant de portefeuilles, le constate : nous avons servi un taux de +4,05 % en 2011, preuve de l’intérêt de cette classe d’actifs. Composée de 4 personnes, la direction des investissements de la Mutuelle d’Ivry gère en interne plus de 95 % de ses encours, dont 7.5% de monétaire. Seule la gestion de la poche action est externalisée, ce qui représente 5 % du portefeuille. Début 2012, l’allocation se composait de 5 % d’actions contre 7 % l’année précédente. En guise de décorrélation, la mutuelle possède des biens immobiliers à hauteur de 6 % des actifs, une poche matières premières de 1 % qui devrait être doublée prochainement. Nous n’avons pas fixé de délai, mais j’envisage d’allouer 2 % de mon portefeuille dans cette classe d’actifs explique le membre de la direction des investissements. Enfin, sur la partie obligataire, la mutuelle limite son exposition globale aux dettes souveraines à moins de 10 % et recherche davantage de rendement. Elle se dirige vers du crédit corporate périphérique à duration courte, au détriment des titres plus longs, ce qui lui permet de limiter le risque de crédit sur la partie courte de la courbe.
La Direction des retraites et de la solidarité de la Caisse des Dépôts a sélectionné, à l’issue d’un appel d’offres, Viveris REIM pour la mise en place et la gestion d’un OPCI dédié pour le compte de l’IRCANTEC (Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’Etat et des collectivités publiques). Celui???ci prendra la forme d’une Société à Prépondérance Immobilière à Capital Variable à Règles de Fonctionnement Allégées Sans Effet de Levier (SPPICAV RFA SEL) dont l’encours cible devrait atteindre 300 millions d’euros. « La stratégie immobilière prévoit une diversification des actifs répondant à la politique d’engagement socialement responsable de l’IRCANTEC », précise un communiqué de la société de gestion. Viveris REIM gère pour 2,7 Mds€ d’actifs immobiliers à fin décembre 2011, au travers de 17 OPCI dont 2 à destination du grand public.
Le Fonds de pension Eurocontrol vient d’investir 20 millions d’euros dans un fonds d’infrastructures européennes, qui est géré par Amundi Asset Management. D’après Pierre Depireux, le gérant du Fonds de pension qui gère au total 700 millions d’euros d’actifs, cet investissement en infrastructures était programmé depuis juin 2011, et il s’agit de la dernière strate dans la stratégie de diversification d’Eurocontrol. Il n’y aura plus de changement en termes d’allocation stratégique d’actifs durant les deux-trois prochaines années. Pour rappel, le portefeuille d’Eurocontrol est structuré de la manière suivante: 45-50% d’obligations, 45-50% d’actions et 10% d’immobilier. Le Fonds de pension est conseillé par Towers Watson en Belgique (Bruxelles) Vanguard gère les obligations d’Etat en Europe, les obligations corporate IG, les actions eurozone et actions internationales. Capital International est le gérant délégataire sur les actions émergentes (gestion active). KBC AM est en charge de la gestion active sur les obligations indexées à l’inflation, l’immobilier est géré par UBS Global AM, Aviva/LaSalle et Petercam. Le Fonds est également investit en obligations émergentes (gestion active) via des fonds gérés par BlueBay AM et UBS Global AM. Enfin, sur les infrastructures, Eurocontrol avait déjà investi plus tôt sur des fonds de Macquarie Bank et AXA IM.
A l’occasion d’un atelier sur les ETF lors du Forum GI, Sylviane Masson, directeur de la multigestion chez AG2R-LA MONDIALE: Lorsque nous sélectionnons des trackers, nous regardons tout d’abord le mode de réplication, avec une préférence accrue pour les ETF physiques (car on a l’impression de détenir les titres et parce que l’on traite à la NAV) ensuite, la structure des frais et enfin la tracking error. Nous avons des doutes sur la liquidité de certains trackers qui ont pour sous jacent des indices ou classes d’actifs peu liquides. Tel est le cas par exemple des small caps sur certains marchés émergents. Nous ne sommes pas non plus convaincu de l’apport des ETF minimum variance, qui correspondent davantage à un concept marketing. Nous préférons détenir des fonds de gestion active utilisant l’approche min Var, ce qui est plus bénéfique en termes de décorrélation. Sur la gestion assurantielle de la Mondiale, nous gérons en direct 80% sur les obligations, 10% sur les actions et 10% d’immobilier. Nous n’effectuons pas d’opérations indraday sur les indices. Nous n’utilisons pas les trackers sur les gestions satellites comme le high yield ou les marchés émergents. Nous privilégions une nouvelle fois les gestions actives. Sur les gestions longues, en revanche, nous pouvons avoir recours aux ETF. Dans ce cas, il s’agit de mettre en place de la multigestion tactique au moyen d’une gestion coussin associant une garantie de capital à la sélection de trackers en intraday dans la limite de budgets de risque pré-définis. Les portefeuilles sont construits avec un c??ur indiciel et des ETF comme satellites au lieu des fonds. D’un point de vue économique, sur les gestions longues, l’apport des trackers est limité car il est toujours possible de mettre en place des mandats de gestion indicielle qui ne coûtent souvent pas plus de 2-3 bps.
Le Crédit Mutuel ARKEA investit dans le fonds majoritaire « France Transmission I » créé par la société de gestion TCR Capital. La souscription à ce fonds - dédié au small caps visant une enveloppe de 50 à 60 millions d’euros - permet au Crédit Mutuel ARKEA d’enrichir son dispositif de capital investissement et de proposer désormais une gamme complète de solutions d’accompagnement en fonds propres. Positionné jusque-là uniquement en qualité d’actionnaire minoritaire de PME et ETI, par le biais de ses véhicules ARKEA Capital Investissement - tickets minoritaires jusqu'à 10 millions d’euros - et plus récemment encore, ARKEA Capital Partenaire, le Crédit Mutuel ARKEA dispose dorénavant d’un outil de reprise de PME par un investisseur majoritaire. Le fonds « France Transmission I », géré par TCR Capital, dont le Crédit Mutuel ARKEA est un investisseur significatif, a vocation à prendre des tickets majoritaires jusqu'à 6 millions d’euros, auprès d’entreprises régionales implantées sur les territoires de référence du Crédit Mutuel ARKEA et également au niveau national. Quelques mois après le lancement de sa filiale ARKEA Capital Partenaire, dédiée à l’accompagnement en fonds propres et à long terme des grandes entreprises régionales de ses territoires d’implantation par des tickets supérieurs à 10 millions d’euros, le Crédit Mutuel ARKEA, réaffirme son rôle de financeur de l'économie régionale, au service du développement de ses territoires. Jean-Pierre Denis, Président du Crédit Mutuel ARKEA, commente: « L’investissement que nous réalisons dans « France Transmission I », complète notre dispositif de capital investissement grâce à une présence, désormais, sur le segment du majoritaire. Il illustre très concrètement notre volonté d’accompagner des entreprises à potentiel, dans le droit fil de notre positionnement de banque territoriale.» Gérard Bayol, Directeur général délégué du pôle entreprises et institutionnels du Crédit Mutuel ARKEA ajoute : « TCR Capital est un acteur reconnu et expérimenté des opérations de transmission majoritaire sur les PME françaises, nous sommes très heureux de cet investissement qui nous permet d’apporter des solutions haut de bilan de type majoritaire aux besoins en fonds propres de nos clients et prospects. »
Selon nos informations, la Carpimko, Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Masseurs- Kinésithérapeutes, Pédicures-Podologues, aurait sélectionné trois OPCI (OPCVM ouverts) dans le cadre de la diversification de sa poche immobilière, par le biais d’un appel d’offres mené en novembre 2011 avec l’aide du consultant Amadeis. Le montant total de cet investissement serait de l’ordre de 40 millions d’euros.
Robert Gravil, directeur du patrimoine de la Carac dans Option Finance numéro 1164: Sur les 80% de titres obligataires que nous détenons actuellement, nous ne possédons plus aujourd’hui que 30% d’obligations souveraines, car nous préférons investir dans la dette de corporates européens ou même dans des obligations foncières. En 2011, nous avons remarqué que les fonds d’obligations convertibles ont bien joué leur rôle d’amortisseur en période de baisse des marchés. Nous comptons donc doubler cette année notre allocation en obligations convertibles. Nous avons fortement diminué notre poche actions qui est passée de 20% en 2007 à 7% en 2008, un niveau que nous avons maintenu depuis lors à cause de la forte volatilité de cette classe d’actifs.
L’IRCANTEC a effectué début mars la dernière phase de sélection des gérants sur l’appel d’offres de 6 milliards d’euros. Une short-list de 10 mandataires va être présentée en conseil d’administration fin mars, et le résultat sera annoncé début mai après validation par les autorités de contrôle. Les 33 candidats ayant répondu au questionnaire de la seconde phase, pour l’appel d’offres de prestation de services relative à la gestion d’actifs, ont été examinés selon la part ISR de leur offre. De nombreuses sociétés de gestion de petite taille présentaient de forts intérêts pour l’IRCANTEC, mais la majorité des mandataires sélectionnés seront de grosses sociétés de gestion car elles proposaient un benchmark hors zone euro plus intéressant. D’une valeur de 6 milliards d’euros en septembre 2012, la gestion des actifs du portefeuille de valeurs mobilières sera active dès la notification du contrat, c’est à dire à partir du mois de mai 2012.
Olivier Noël, Directeur Technique et Financier du Groupe D&O: Pendant trois ans et demi, nous avions confié à l’un de nos gérants un fonds diversifié ISR (approche Best in class), mais au regard des coûts, la performance obtenue était en deçà de nos attentes. L’analyse qui a conduit à sortir cette classe d’actifs prenait en compte la performance à 1 an, à 3 ans, les frais de gestion, la qualité du reporting. Nous nous sommes séparés du gestionnaire qui gérait notre fonds commun de placement ISR ainsi qu’une petite poche obligataire. Nous avons réattribué ces actifs (environ 20% de notre portefeuille) aux gestionnaires en présence, après étude d’une commission des risques. Ces gestionnaires, au nombre de 5, sont AXA IM, CPR AM, CAM Gestion, Rothschild &Cie et Lazard.
Le Groupe Prévoir gère 2.9 milliards d’euros en direct pour le holding, la société vie et l’activité IARD. Une vingtaine de personnes dont 12 pour les titres, se partagent la tâche. Plus surprenante est l’exposition en actions du groupe: 30% pour l’activité dommages, 13% en vie et 97% pour le holding. A la différence de nos homologues, le taux de rotation de nos portefeuilles d’actions et d’immobilier est quasi inexistant. Nous achetons, nous conservons. Nous avons bien enregistré quelques moins-values sur les actions, mais quand nous sommes convaincus de la performance d’un titre, nous ne bougeons pas. Notre allocation d’actifs est restée stable depuis des décennies explique Cécile Gerard, directrice financière et technique de Prévoir. Explication? Un niveau de fonds propres à faire pâlir la concurrence: à fin 2010, le ratio sous Solvabilité I de Prévoir vie était de 444% (1700% en dommages). Sous Solva II, la performance reste de taille: 220% pour la vie, 600% pour les dommages. Mais à l’intérieur de chacune des classes d’actifs, nous avons effectué des arbitrages. Nous avons réduit d’abord notre exposition aux financières, puis vendu tous nos titres souverains à l’exception des français, poursuit Cécile Gerard. Aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de trouver du rendement sur les marchés à un risque acceptable. L’immobilier nous apparaît comme la classe d’actifs qui répond le mieux à nos besoins.
La Caisse de retraite des sénateurs de Belgique a sélectionné fin février son dépositaire central Dépôt central, d’une part, et rapport sur la stratégie tiers-gestionnaires, de l’autre. Il s’agit de Dexia banque Belgique.
Seuls deux candidats ont répondu à l’appel d’offres mené par la Région Limousin pour une prestation de gestion d’un fonds de co-investissement. Les missions du gestionnaire du fonds sont les suivantes: ??? Les missions réglementaires liées FEDER, ??? L’assistance à la Gestion courante de la société, ??? La mise en oeuvre de la stratégie et du plan d’investissement de la société. Le lauréat est Sigefi - Siparex Ingénierie et Finance Pour lire l’avis complet: cliquez ici
Le portefeuille obligataire, source de revenus réguliers, représente 70% de l’actif général (872 millions d’euros) à fin décembre 2011, tandis que la part de l’immobilier s'établit à 15% contre 24% au 31 décembre 2010. Les actifs de diversification ont été renforcés au cours de l’année 2011. Cette poche représente 9% du portefeuille à fin décembre. Parmi les actifs de diversification, les OPCVM de multigestion alternative et les fonds flexibles ont bien résisté au cours de l’année 2011. Dans le cadre de la poche de diversification, la sélection des titres vifs a porté sur des valeurs de rendement. En effet une telle stratégie, lorsqu’elle est réalisée de manière ciblée, permet de bénéficier des revenus grâce aux dividendes en cas de baisse des marchés tout en profitant d’un potentiel de hausse en cas de rebond. La trésorerie, investie dès que possible tout au long de l’année afin d’optimiser le rendement de l’actif, représentait 6% de l’actif en instantané au 31 décembre 2011. Parmi les grandes orientations de gestion appliquées au portefeuille obligataire au cours de l’année 2011, notons une augmentation des acquisitions d’obligations émises par des entreprises privées, solides financièrement, avec un intérêt plus fort pour les maturités 5-10 ans. La part des obligations émises par des entreprises (« corporate ») est ainsi passée de 52% du portefeuille obligataire à fin décembre 2010, à 61% au 31 décembre 2011. Les principales acquisitions ont porté sur des obligations émises par des entreprises industrielles ainsi que sur des obligations foncières émises par des établissements financiers.
Olivier Hereil, directeur des investissements et des gestions d’actifs de BNP Paribas Cardif dans un article paru dans Option Finance numéro 1161: Du côté des actions, nous avons historiquement limité la part du portefeuille pour tenir compte de nos engagements de passifs. Nous voulons conserver une poche de 11%. Mais notre principale préoccupation concerne actuellement la diversification de ce portefeuille. Depuis quelques années, nous avons entrepris une ouverture géographique en intégrant les actions de pays émergents, qui représentent actuellement 10% de ce portefeuille. Nous souhaiterions faire progresser cette part des émergents à hauteur de 15%. Nous gérons en direct les actions large cap euro. Nous travaillons ensuite essentiellement avec les équipes de BNP Paribas Investment Partners. BNP Paribas Cardif fait également appel à la délégation externe pour des expertises spécifiques. La délégation représente 20% de nos actifs et, sur ce chiffre, 70% sont confiés à BNP Paribas IP. Nous sélectionnons les gestionnaires extérieurs au groupe grâce à notre équipe d’analystes. De plus, nous ne fonctionnons pas sous forme d’appels d’offres, mais faisons très régulièrement appel à des gérants spécialisés. D’autre part, nous avons engagé depuis 2007 une démarche volontariste dans l’univers de l’ISR. Des critères extra financiers sont intégrés dans notre processus d’investissement. Nous le faisons sur tous nos actifs, que ce soit sur les obligations, les actions ou l’immobilier. Pour rappel, l’allocation d’actifs de BNP Paribas Cardif est la suivante: 79.9% d’obligations, 11.7% d’actions, 6.2% d’immobilier et 2.2% de divers (cash, gestion alternative. Les encours totaux s'élèvent à 150 milliards d’euros.