Francis Weber, directeur financier de Réunica lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers: Dans notre cas, notre période d’observation d’un fonds ouvert est en gros d’un an et demi. Si le gérant ne surperforme pas ou ne fait pas une bonne performance au moins en indice pendant un an et demi, on aurait tendance, sauf cas particulier, à le sortir assez rapidement. Nous avons une période d’observation relativement courte, nous sommes moins patients que dans le cadre d’un mandat. On ne peut pas accepter un gérant qui serait sous-performant pendant trois ans. C’est vrai que les conseils d’administration nous donnent davantage cette pression aujourd’hui. Nous regardons les portefeuilles au mois le mois. Évidemment, on ne peut pas surperformer tous les mois, mais on est dans des délais relativement courts. Vous avez dans les conseils souvent des non-spécialistes, ils considèrent que les spécialistes doivent savoir. Ils doivent savoir sélectionner les bonnes valeurs, ils doivent connaître le timing des marchés et donc surperformer tout le temps. Mais nous savons bien, nous, que malheureusement ce n’est pas possible. On n’a pas un temps infini devant nous, on ne peut pas attendre cinq ans pour avoir de la performance. Nous avons des actifs de 8 milliards d’euros. Nous travaillons avec 10-12 gérants de fonds dédiés et avec une bonne soixantaine de gérants sur des fonds ouverts. Nous avons aussi des fonds de fonds qui sont délégués. Si on regarde par transparence, nous avons beaucoup plus de gérants, peut-être 150 gérants. Mais, en direct, nous travaillons avec 60-70 gérants. Les fonds ouverts représentent 20% des encours. Nous n’avons pas de ligne directe en interne.
L’IRCANTEC a reconstruit son portefeuille en 2008 suite à la réforme des retraites. A l'époque, son allocation d’actifs était la suivante : 60% en obligations d’Etats, 25% en actions, 10% en obligations indexées à l’inflation et 5% en immobilier. Mais les lois Fillon en novembre 2011 ont obligé le régime à revoir cette répartition. L’an dernier le comité de direction a décidé de modifier une nouvelle fois son allocation en réduisant son exposition aux dettes souveraines à 46% tout en augmentant la part d’investissements en obligations indexées à l’inflation à 20% et les actions à 29%. Par contre les 5% en immobilier restent identiques. Cette nouvelle allocation sera effective avec l’attribution des mandats en cours. L’IRCANTEC devrait ensuite s’intéresser à des classes d’actifs alternatives. D’ailleurs, le régime a prévu, lors d’une récente réunion du comité de direction, son premier investissement en private equity. Il s’agira en effet d’un fonds TSI (Tourisme Social et Investissement) qui aura pour ambition de rénover des bâtiments dédiés au tourisme social. La Caisse des dépôts, l’IRCANTEC et l’agence nationale des chèques de vacances (ANCV) investiront 20 milliards d’euros dans le fonds TSI lors des 5 prochaines années. Ce fonds sera inspiré du modèle prévalant dans le private equity. Il y aura plusieurs tours de levée de fonds. Les investisseurs vendront leurs parts lorsque le projet sera complet et récupèreront alors les profits générés. Les équipes seront au comité de ce nouveau fonds pour superviser les investissements effectués. Même s’il ne s’agit pas d’un véritable véhicule de private equity, cela s’en rapproche et permet à l’IRCANTEC de se familiariser avec ce type d’investissement, avant de s’y engager pleinement dans le futur. L’un des défis de l’IRCANTEC sera de trouver des investissements alternatifs qui respectent les critères de la charte ISR.
Bernard Descreux, directeur de la division gestion d’actifs chez EDF dans un entretien paru dans Option Finance numéro 1175: Seule notre gestion obligataire sur les emprunts d’Etat, qui représente 5 milliards d’euros, est confiée à la salle de marché interne à EDF. Pour le reste, nos faisons appel à des gérants externes, à travers une centaine d’OPCVM ouverts ou dédiés, que nous sélectionnons à partir d’appels d’offres. Nous connaissons bien les gestionnaires d’actifs, en particulier français, mais nous donnons souvent une chance aux gérants étrangers ou même aux petits acteurs. Compte tenu de notre taille et des montants importants que nous confions, nos gérants doivent cependant avoir déjà un certain niveau d’encours, afin de respecter notamment le ratio d’emprise, qui détermine les montants maximum que nous pouvons investir en fonction de la taille d’un acteur. Actuellement, nous sommes en cours de consultation pour sélectionner des spécialistes sur les covered bonds. Nous étudions aussi la possibilité de sélectionner des gérants stand by, c’est à dire des gérants auxquels nous pouvons faire appel si nous souhaitons par exemple augmenter l’encours d’un mandat ou modifier le gérant principal. Cette technique déjà utilisée par le FRR ou l’Erafp permet notamment de challenger les gérants déjà en place. Au global, nous faisons appel aujourd’hui à une quarantaine de gestionnaires d’actifs. Nos relations avec eux s'établissent généralement sur le long terme, en moyenne au minimum pour trois à quatre ans, mais nous n’hésitons pas à nous séparer d’un gérant dont les performances seraient décevantes sur plusieurs mois.
Nous n’excluons pas le lancement d’un appel d’offres au cours de l’automne. Thierry Dissaux, le président du directoire du Fonds de garantie des dépôts, a confirmé à www.institinvest.com qu’un appel d’offres, concernant la totalité de la poche obligataire, soit un montant avoisinant les 400 millions d’euros, pourrait, sous certaines réserves, être lancé d’ici la fin de l’année. Le Fonds de Garantie des Dépôts (FGD) était resté en attente de directives de la Commission européenne susceptibles de modifier le cadre d’exercice des systèmes de garantie des dépôts. Toutefois, cette renégociation a pris du retard : le risque existe aujourd’hui que le texte ne sorte pas avant deux ans confirme le président du directoire. En attendant la remise à plat de sa gestion obligataire, le FGD a décidé de poursuivre sa politique de décorrélation vis-à-vis de son risque principal qui est, par construction, le secteur financier. Le Fonds envisage ainsi d’ajuster différents paramètres des mandats existants avant même le lancement éventuel d’un appel d’offres sur l’obligataire. Il ne s’agit bien sûr pas de notre part d’une quelconque défiance à l'égard du secteur bancaire, que nous connaissons bien, mais d’une saine politique de couverture de notre exposition. Nous allons encore resserrer les contraintes portant sur le secteur financier explique Thierry Dissaux. L’objectif premier du FGD demeure de maintenir un haut degré de liquidité et de sécurité. Pour ce faire, les investissements ne concernent que les classes d’actifs traditionnelles. Les 2 milliards d’euros d’encours sont répartis entre des fonds monétaires à court terme (75 % du portefeuille), de l’obligataire avec une duration inférieure à 3 ans (20 %) et une petite poche d’actions (5%). Le mouvement de décorrélation à l'égard du secteur financier a vocation à porter sur les trois classes d’actif.
Selon nos informations, le FRR vient de terminer la phase des candidatures pour l’appel d’offres marché public portant sur le renouvellement des mandats « Actions Europe ISR » constitués en 2006 et arrivés à échéance en décembre 2011. Le FRR a retenu 10 candidats pour le lot 1 (mandats de fonds collectifs thématiques pour 150 millions d’euros) et 6 candidats pour le lot 2 (mandats de gestion active Actions Europe, nouvelle croissance durable pour 200 millions d’euros). La prochaine étape consistera à envoyer les documents d’offres (questionnaires) aux candidats, vraisemblablement début juillet, ce qui permettra ensuite de réduire le nombre de sociétés de gestion à rencontrer dans le cadre d’une due diligence.
Le 7 juin 1936, le gouvernement du Front populaire instaure la semaine de quarante heures et l'octroi de quinze jours de congés payés pour les salariés ayant travaillé durant six mois dans la même entreprise.
Dans le bâtiment et les travaux publics (BTP), les salariés changeant fréquemment d'employeur et risquant de ne pas bénéficier de ce repos, le gouvernement, à la demande de la profession, décide de créer un système spécifique de caisses (ainsi que dans les secteurs d'activités du transport, du spectacle et de la manutention portuaire), destiné à assurer la gestion et le paiement des congés payés des salariés du BTP.
En 1947, ce dispositif est complété par un régime d'indemnisation du chômage pour cause d'intempéries.
Au fil du temps, d'autres missions ont été confiées au réseau.
Amaury de Warenghien, directeur financier d’Axa France dans Option Finance numéro 1172: L’immobilier et les actions conservent un intérêt du fait de leurs perspectives de rendement à long terme et de la diversification qu’ils apportent, à condition toutefois de bien en régler le poids dans nos portefeuilles. Notre patrimoine immobilier, géré par Axa Real Estate, est constitué de biens en France (habitations, bureaux, commerces, logistique...) et se développe à l'étranger. Nous avons en effet un souci de diversification au sein de ce portefeuille. Le poids des poches actions, constituées d’actions en zone euro et internationales, a été divisé environ par deux sur cinq ans. Nous conservons nos placements dans le private equity. L’allocation d’actifs d’Axa France est la suivante: sur les métiers de la vie, elle était répartie fin 2011 avec 6% d’actions, 6% d’immobilier, 43% de crédit et 45% d’obligations souveraines. En ce qui concerne l’assurance dommage fin 2011, 12% d’actions, 8% d’immobilier, 50% de crédit et 30% d’emprunts d’Etats.
Le portefeuille obligataire, source de revenus réguliers, représente 73% de cet actif à fin mars 2012, tandis que la part de l’immobilier s'établit à 14%. Dans ce contexte, Spirica a profité de la détente du début d’année pour réduire la part des emprunts d’Etats détenue dans le portefeuille obligataire au profit d’obligations émises par des entreprises privées (« Corporate »). La part des « Corporate » passe ainsi de 61% au 31 décembre 2011 à 76% au 31 mars 2012. Les acquisitions ont notamment porté : sur des obligations « sécurisées » émises par des établissements de crédit, garanties par un portefeuille dédié d’actifs sous-jacents et bénéficiant d’une notation élevée (« covered bonds »), ainsi que sur des émetteurs privés, solides financièrement et offrant des perspectives de résultats soutenus. Les actifs de diversification sont stables en ce début d’année 2012. Cette poche représente 9% du portefeuille à fin mars. Au cours du premier trimestre, profitant du rebond des marchés, des prises de profit ont pu être réalisées sur la poche de diversification notamment sur des positions actions ainsi que sur des OPCVM obligataires investis dans des obligations d'émetteurs privés. Par ailleurs, Spirica a rééquilibré ses positions au profit des émergents à travers des investissements dans des OPCVM actions émergentes. La trésorerie, investie dès que possible tout au long du trimestre afin d’optimiser le rendement de l’actif, représentait 4% de l’actif en instantané au 31 mars 2012.
Patricia Forest, Responsable du service financier de la CRPN lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers: Quand on rentre dans un fonds, que ce soit un fonds ouvert ou un fonds dédié, nous n’avons pas d’engagement écrit de rester une certaine période. Notre horizon de gestion va être à peu près de trois ans. Quand on rentre dans un fonds après un appel d’offres et une sélection, on considère qu’on le fait pour une certaine durée. Si régulièrement le fonds que nous avons choisi bien sûr sur un track record passé sous-performe régulièrement pendant un an ou un an et demi, il va se poser sérieusement la question de le conserver dans notre portefeuille. La décision n’est pas simple à prendre. On va regarder dans quelle phase de marché il a sous-performé, s’il est le seul à avoir sous-performé par rapport à d’autres fonds équivalents qui ont plutôt bien passé un cap difficile. On va faire un certain nombre d'études, de découpages pour prendre une décision, qui est assez lourde. Quand nous sortons un fonds cela veut dire qu’un an et demi ou deux ans auparavant nous nous sommes trompés sur sa sélection. Il faut repartir dans un processus de sélection, d’appel d’offres. On analyse quand même tout une série d’arguments qui vont légitimer une décision, soit de rester sur ce fonds, et à ce moment-là on doit l’argumenter auprès de notre gouvernance. Nous défendons devant le conseil d’administration les performances de nos réserves. Si nous avons suffisamment d’arguments pour défendre le fait que le fonds reste dans le portefeuille, nous prenons cette responsabilité. Si on a d’autres arguments qui nous font dire qu’on ne croit pas à la gestion du fonds, nous allons sortir. Mais on regarde la situation sur un an, un an et demi. Nous ne fonctionnons pas sous forme de mandat. Nous investissons soit dans des fonds ouverts, soit dans des fonds dédiés. Nous n’avons pas vocation à multiplier et à avoir un nombre important de lignes dans le portefeuille. Nous recevons nos gérants tous les trois mois. Nous analysons toutes les semaines, tous les mois et tous les trimestres les performances. Nous n’avons pas vocation à avoir un nombre infini de lignes dans le portefeuille. Nous marions les différents styles de gestion. Nous essayons d’avoir un portefeuille équilibré tant sur le style que sur le track record, la zone géographique, etc.
Francis Weber, directeur financier de Réunica lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers: C’est possible d’investir dans des fonds globaux. Réglementairement, on est un peu limité puisque, dans la réglementation de la retraite AGIRC-ARCO, on ne peut pas être à plus de 10% hors zone OCDE. C’est un quota qui est déjà bien rempli. On peut donc le faire, mais c’est un peu à la marge. Nous avons des arguments pour augmenter la taille à l’international. Il est vrai que quand vous regardez les indices actions mondiaux ces dernières années, par rapport à l’Euro Stoxx ou au CAC 40, il y a une grande différence. Nous n’aimons pas les forts écarts de performances par rapport au benchmark. Même si le gérant gère en performance absolue, on va toujours comparer sa performance par rapport à notre benchmark. Pour nous, c’est le MSCI EMU. Celui qui a une très grande volatilité, qui fait à un moment donné beaucoup moins, nous n’aimons pas. Nous préférons avoir un gérant qui a des performances relativement lissées dans le temps.
CNP Assurances s’intéresse aux infrastructures, en revendiquant une préférence pour les réseaux de transport (électricité, gaz, eau...) et les autoroutes (par opposition aux ports et aux aéroports, qu’il juge plus difficiles à aborder). Déjà investi dans les infrastructures, à la fois en direct et au travers de fonds d’investissement, le groupe est particulièrement attentif au risque de concentration après s'être aperçu que « plusieurs fonds dans lesquels il était investi étaient exposés aux mêmes actifs », relate Antoine Lissowski, directeur financier de CNP Assurances, qui pointe la nécessité de disposer d’une équipe suffisamment compétente pour analyser les investissements. Les investissements dans ce type d’actifs représentent aujourd’hui 1 milliard d’euros, sur un total de 264.8 milliards, cette part est appelée à croître, ne cache pas Mikaël Cohen, directeur des investissements du groupe.
D’après nos informations, la Mutuelle Médicis vient de procéder à la sélection de ses partenaires sociétés de gestion dans le cadre de la remise à plat de sa gestion dédiée diversifiée. Avec l’aide de son consultant Insti 7, Mutuelle Médicis avait lancé une série d’appels d’offres restreints sur différents lots. Les principaux lauréats sont les suivants : Amundi et Ecofi sur la gestion Crédit Investment Grade avec échéance 2017 : deux fonds dédiés (65 millions d’euros + 130 millions d’euros) Rothschild & Cie pour les trois lots de gestion diversifiée flexible (50 à 60 millions d’euros chacun) avec un poids maximal des actions de 60% dont la majorité devra être investie en Europe et OCDE: indice de référence 50% MSCI EMU et 50% Ibox. Les FCP devront être investis en obligations OCDE, en euro. UBGI (UBP) pour un fonds dédié de 60 millions d’euros sur les obligations convertibles internationales La Française AM pour les actions small et mid cap Europe: un fonds dédié de 35 millions d’euros Rothschild & Cie pour la multigestion traditionnelle OCDE: 2 fonds dédiés de 18 millions d’euros chacun. Unigestion et Amundi pour deux fonds dédiés sur les actions internationales large cap (MSCI World couvert en euro) : 95 millions d’euros + 10 millions d’euros. Contactée à ce sujet, la Mutuelle Médicis ne souhaite pas commenter ces informations.
Chez GL Events, les outils d'épargne salariale existent mais restent limités. En 2007, le groupe a signé avec ses partenaires sociaux un accord de participation (obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés) portant sur l’ensemble des filiales françaises. Le calcul de la participation se fait selon la formule prévue par la loi comme étant le seuil minimum. Les salariés ont, par ailleurs, accès à un PEE comprenant une offre relativement simple : cinq FCPE multi-entreprises gérés par Amundi (un monétaire, un garanti, un obligataire, un diversifié, ainsi que le fonds solidaire, qui constitue une obligation légale dans tout PEE). GL Events n’a pas encore mis en place de Perco, mais la directrice des ressources humaines, Patricia Ardillier voit un certain intérêt dans ce dispositif. « Dans une entreprise de croissance comme la nôtre, la passerelle offerte entre le compte épargne temps et le Perco pourrait être très intéressante », estime Patricia Ardillier. Mais lorsqu’on se bat contre des concurrents plus gros et plus anciens, il faut savoir gérer ses priorités.
Selon nos informations, au cours du premier trimestre 2012, l’Institut Pasteur a procédé à la sélection d’un gérant actions euro large cap dans le cadre d’un fonds dédié de 60 millions d’euros. Les fonds patrimoniaux de l’Institut Pasteur sont gérés par plusieurs établissements financiers spécialisés, dans le cadre de conventions de gestion avec l’assistance d’un consultant, Amadeis. L’allocation d’actifs retenue, dans une perspective à long terme, correspond à un équilibre entre les actions et les obligations. Pour rappel, en 2011, il avait aussi été décidé d’investir 23 millions d’euros au travers d’un FCP dédié sur des actions de la zone euro ISR.
Selon nos informations, le FRR est en cours de validation des offres après avoir reçu les questionnaires des candidats retenus à l’issue de la phase 1, le 30 mars dernier. Pour rappel, il s’agit de la deuxième phase dans l’appel d’offres marché public lancé fin novembre 2011 (pour voir la brève: cliquez ici) portant sur deux lots sur les actions émergentes : Mandat(s) de gestion active sur un univers de sociétés européennes (lot 1) Mandat(s) de gestion active sur un univers de sociétés étendu à l’ensemble du monde (lot 2) La troisième phase démarrera au plus tôt début juin avec des due diligence, sur un nombre de sociétés de gestion compris entre 1 et 3 pour chaque lot. Il y a encore 10 candidats pour le lot 2, chiffre qui sera donc réduit très prochainement, avant le début des due diligence. D’après le FRR, la sélection finale des prestataires sera certainement connue avant le début du mois d’août.
Le portefeuille de Swiss Life, en France, est composé de 85% d’obligations, 10% d’immobilier et 5% d’actions cotées et private equity. Solvabilité 2 a modifié cette allocation ces dernières années. Les actions étaient, il y a 3 ans, à 10% et les obligations à 80%. La stratégie obligataire vise à revenir doucement sur les obligations d’Etats après avoir privilégié pendant deux ans, les obligations corporate. Le crédit permettait d’augmenter le rendement quand les spreads étaient bien plus importants. Maintenant que les obligations d’Etats font face à une augmentation des taux d’intérêt, Swiss Life revient vers cette classe d’actifs. La plupart des actifs de Swiss Life sont gérés en interne. La gestion est déléguée sur certaines expertises, notamment la dette des marchés émergents et le crédit high yield US.
Au premier trimestre 2012, le résultat net part du Groupe Crédit Agricole, pour le métier Assurances s'établit à 264 millions d’euros intégrant l'échange des titres grecs au premier trimestre 2012. L’impact de cet échange est un coût du risque de 53 millions d’euros constaté lors de l'échange des titres (soit un impact en résultat net part du Groupe de - 35 millions d’euros). La gestion financière reste prudente et intègre l’environnement de marché : des titres souverains portugais, italiens et espagnols ont ainsi été cédé pour une valeur nette comptable de 2,9 milliards d’euros durant le premier trimestre.
Amaury de Warenghien, directeur financier d’Axa France dans Option Finance numéro 1172 : Nous avons fait le choix de développer notre portefeuille d’obligations corporate. Nous sommes attentifs à bien limiter la concentration des risques. Cependant, nous sommes un investisseur très présent sur les emprunts d’Etats compte tenu des échéances longues de placement qu’ils permettent, plus longues que celles des obligations corporate. Parfois, nous sommes confrontés à une pénurie d’offre sur le marché obligataire; en effet, il ne suffit pas de décréter que la poche de crédit est attractive pour pouvoir finalement bien y investir. A titre d’exemple, le seul marché européen, compte tenu de nos critères d'éligibilité, ne suffit pas à remplir notre poche crédit. Sur les 147 milliards d’euros d’encours sous gestion, Axa France confie seulement la gestion de 1 à 2% des actifs généraux à l’extérieur du groupe. Ce sont historiquement des expertises très spécifiques, comme la gestion alternative. L’allocation d’actifs d’Axa France est la suivante: sur les métiers de la vie, elle était répartie fin 2011 avec 6% d’actions, 6% d’immobilier, 43% de crédit et 45% d’obligations souveraines. En ce qui concerne l’assurance dommage fin 2011, 12% d’actions, 8% d’immobilier, 50% de crédit et 30% d’emprunts d’Etats.
Robert Gravil, directeur du patrimoine de la Carac : « En 2011, la Carac a réalisé 306 millions d’euros de produits nets de placements financiers. Les investissements se sont essentiellement portés sur des actifs obligataires d'émetteurs privés de très haute qualité. Des plus-values ont été également réalisées sur la cession d’actifs investis en actions au cours du premier semestre 2011. En 2012, nous allons poursuivre les investissements sur les obligations et renforcer notre exposition sur les obligations convertibles orientées taux sur l’Europe et le monde. Nous allons également augmenter la part des actifs immobiliers ainsi que le private equity, notamment les énergies renouvelables, les infrastructures. Enfin, nous envisageons de diversifier les zones géographiques sur lesquelles nous sommes exposés avec les fonds actions monde, tout en recentrant le nombre de gérants auxquels nous faisons appel, trop nombreux à ce jour.
EDF a annoncé le lancement d’un fonds de capital-risque doté d’une capacité d’investissement d’au moins 60 millions d’euros, dédié aux entreprises énergétiques spécialisées dans les « cleantechs » ou écotechnologies (technologies innovantes respectueuses de l’environnement). Ce fonds, baptisé Electranova Capital, a pour vocation « de financer en France et en Europe, dans le secteur de l'énergie, de jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance via des prises de participation minoritaires », explique un communiqué du géant français de l'électricité. EDF, qui s’est associé pour créer ce fonds à Idinvest Partners (ex-AGF Private Equity), a défini « le périmètre d’investissement du fonds et apportera son expertise » dans les écotechnologies. Electranova Capital sera géré « avec une autonomie conforme aux pratiques de la profession », précise-t-on de même source. Un vaste champ d’action s’ouvre à Electranova, dans un secteur des écotechnologies en pleine éclosion : EDF évoque, entre autres, « l’essor des réseaux électriques intelligents », « l’avènement des véhicules électriques », « l’efficacité énergétique » et les énergies renouvelables, ou encore « le stockage de l'électricité ». En ce qui concerne le financement, EDF abondera lui-même la nouvelle structure à hauteur de 30 millions d’euros et l’assureur allemand Allianz y contribuera pour 10 millions d’euros. Des discussions approfondies « sont en cours avec d’autres partenaires de renom souhaitant être associés à ce projet aux côtés d’EDF et la recherche d’investisseurs se poursuivra pendant toute l’année 2012 », indique encore le communiqué.