Pascal Heurtault, responsable des investissements d’Aviva Investors qui pilote le fonds général des contrats d’Aviva Vie et celui de l’AFER dans un article paru dans La Tribune : Nous avons investi sur les obligations de l’Etat italien en 2011 et avons continué à acheter des signatures privées. Les niveaux de taux nous ont également fait réfléchir à une diversification internationale. Nous avons par exemple investi sur des obligations High Yield aux Etats-Unis, couvertes en euros, et avons continué à investir dans les obligations des pays émergents, là aussi avec une couverture en euros. L’implantation internationale d’Aviva Investors a par ailleurs facilité cette diversification. Par contre, pour éviter de subir une trop grande volatilité, nous ne revenons pas sur les PIIGS. Sur l’Espagne, où les obligations d’Etats sont très volatiles, nous préférons nous priver de rendements élevés, plutôt que de prendre le risque d’une décote de 30%. La gestion d’un fonds en euros doit se faire dans une approche patrimoniale. Il ne faut pas risquer de mettre en danger l'épargne du souscripteur. C’est pourquoi nous ne voulons abîmer le profil de risque du produit. A côté du fonds en euros, les épargnants ont en effet les unités de compte s’ils souhaitent prendre du risque.
Jean Pierre Mottura, directeur général de la CAPSSA : « Je pense que les marchés actions réagissent en terme macro-économique, c’est pourquoi dès que l’environnement économique redeviendra favorable, nous réinvestirons sur les actions. Cette réallocation se fera en faveur des grandes capitalisation européennes. » Jean Pierre Mottura nuance en affirmant que sa forte exposition au marché monétaire lui a permis de passer toutes les crises successives, depuis mi 2007, en préservant ses actifs. Depuis 2004, la progression de du portefeuille est de +22,9% au 28 juin 2012 tandis que le CAC 40 sur la même période s’est replié de 5,1%. « La baisse du taux de rendement des fonds monétaires ne nous inquiète pas tant que le rendement reste positif. C’est au gérant de réduire ses frais de gestion pour obtenir de la performance nette. » Pour rappel, le portefeuille de la CAPSSA se ventile de la manière suivante : 80,8% de monétaire, 6,9% d’obligation, 5,5% d’action, 2,3% de diversifié, le reste étant investi en immobilier et non coté.
Afin de se prémunir contre le risque d'éclatement de la zone euro, la Mutuelle des Architectes Français (MAF) a confié la gestion d’un fonds dédié sur les obligations à la Financière de la Cité. Contacté à ce sujet, la société de gestion lauréate n’a pas souhaité commenter. Le montant investi au départ était de 20 millions d’euros, avec un objectif d’atteindre 60 millions d’euros.
Alexandre Piazza, responsable des investissements de la Mutuelle d’Ivry la Fraternelle (MIF) : Sur notre poche stratégique nous externalisons la gestion sur les matières premières à Prim’ Finance pour un montant de 15 millions d’euros pour faire de l’allocation globale. Ensuite en tactique, nous nous intéressons au pétrole et à l’or, qui sont des marchés que je connais. Pour investir sur cette classe d’actifs, il y a plusieurs formes possibles. Les ETFs ne m’intéressent pas car leur corrélation intraday avec le sous-jacent n’est pas très bon et ils ne sont pas, pour la plupart, couverts en change. Ce qui rajouterait un risque de change dans mon portefeuille. Certains le sont mais une fois par jour, et acheter ces produits revient à acheter de la corrélation devises/commodities (sans parler du coût du quanto). En plus, les futures coûtent beaucoup trop chers si on désire les conserver (coût du rollover des contrats futures). C’est pourquoi, le meilleur moyen pour le moment est de faire des contrats forward avec une banque, mais en ne conservant pas la position en overnight, afin de ne pas subir d’appels de marge.
En décembre 2011, les sociétés de gestion françaises et étrangères représentées dans les « fonds de fonds ISR » d’Agicam ont été interrogées sur leur politique, leurs pratiques et leurs résultats en termes de Responsabilité Sociale d’Entreprise. Cette enquête a pris la forme d’un questionnaire articulé autour de 5 rubriques : Implication dans le domaine de l’ISR : poids des encours ISR dans l’encours total, participation active à des initiatives de place, soutien à des programmes de recherche, etc. Existence d’une politique RSE : formalisation de la politique RSE au niveau de la société de gestion ou du groupe d’appartenance, personnes en charge du déploiement de la politique au niveau de la société de gestion, publication d’un rapport de développement durable. Environnement : politique, pratiques et résultats : existence d’une politique, indicateurs suivis, objectifs d’amélioration et résultats. Social : politique, pratiques et résultats : existence d’une politique vis-à-vis des salariés, clients et fournisseurs, indicateurs suivis, objectifs d’amélioration et résultats. Gouvernance : politique, pratiques et résultats : séparation des fonctions de gestion et de contrôle des risques, politique de rémunération, politique de vote et mise en application de celles-ci. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de la construction d’une poche de multigestion ISR qui capitalise près de 450 millions d’euros. Elle relève tout à la fois d’une démarche « d’engagement », de questionnement d’acteurs de l’ISR que de l’ambition d’Agicam d’acculturer les meilleures pratiques de l’industrie que ce soit dans le domaine de la Responsabilité Sociétale de l’investisseur (RSI) ou de l’entreprise (RSE). Par ailleurs, en 2011, Agicam a lancé un important chantier qui vise à doter EthisScreeninG®, la pierre angulaire du filtre ESG appliqué à la construction des portefeuilles ISR, d’un nouveau module d’impact holistique («impact réel») qui permettra aux gérants d’appréhender la contribution effective de leurs portefeuilles à une économie durable et à la société. Les impacts mesurés relèveront de la contribution d’un portefeuille à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à la promotion de l'égalité des sexes, à la promotion de la liberté syndicale et d’association...
La politique d’investissement du Groupe reste prudente. La stratégie, initiée il y a plusieurs mois, visant à réduire l’exposition aux actifs risqués, a été poursuivie activement sur le premier semestre. Ainsi, l’exposition des portefeuilles français aux dettes souveraines espagnole, italienne, irlandaise, et portugaise a été réduite de 17 % et s'établit à 15,5 Md€ au 30 juin. CNP Assurances s’est désengagé de la dette souveraine grecque. Enfin, la poche actions a été réduite et représente maintenant 7,7 % des actifs totaux hors unités de compte (contre 9,3 % au 31 décembre 2011).
A l’occasion de la présentation des résultats du premier semestre 2012, Groupama a réaffirmé sa priorité en termes de réduction de l’exposition aux actions et de diversification des placements. Durant les six premiers mois de l’année, Groupama a cédé pour 1,6Md d’euros d’actions et abaissé la part des actions dans son portefeuille d’actifs de 12,8% à 9,9%. « Nous sommes déjà beaucoup moins sensibles que nous ne l'étions auparavant aux fluctuations des marchés financiers », a affirmé le directeur général délégué de Groupama SA, Christian Collin. Quant au portefeuille obligataire, « nous avons une exposition à la dette des pays périphériques qui est équivalente à celle de nos concurrents », a ajouté le directeur général délégué, précisant que le groupe s’est totalement désengagé de la dette grecque au cours de la période.
Bertrand Hau, directeur financier d’Ageas France dans le cadre d’un article paru dans Option Finance numéro 1181 : Le portefeuille immobilier représente quant à lui 8 % de notre allocation d’actifs. Nous détenons, historiquement, en direct des immeubles de bureaux en région parisienne. Depuis deux ans, nous investissons également plus régulièrement dans des fonds dédiés réservés aux institutionnels, qui misent dans des locaux techniques, des commerces ou encore des bureaux. Grâce à cette stratégie, nous avons doublé notre poche immobilière en 2010 et 2011. Nous avons d’ailleurs pour objectif d’atteindre entre 9 à 10 % d’actifs immobiliers cette année. Pour atteindre ce but, nous comptons diversifier le portefeuille immobilier en investissant dans le secteur de la santé. De plus nous n’hésitons pas à réinvestir dans les fonds dans lesquels nous avons déjà investi quand l’opportunité se présente. Pour le moment, nous avons déjà sélectionné différents gestionnaires d’actifs comme la Française AM, BNP Paribas Real Estate ou encore des acteurs de plus petite taille comme Imocom Partners.
Pascal Heurtault, responsable des investissements d’Aviva Investors, qui pilote le fonds général des contrats d’Aviva Vie et celui de l’AFER dans un article paru dans La Tribune : Les Etats ont de moins en moins d’argent pour financer leurs grands projets. Nous allons donc souscrire à des produits liés au financement d’infrastructures, qui offrent un rendement bien supérieur à celui que vous pouvez obtenir avec des obligations de l’Etat français. En outre, les banques sont dans une démarche de deleveraging et commencent à recycler leurs créances auprès des sociétés d’assurance. En souscrivant à ce type d’investissement, le taux de rendement est également beaucoup plus attractif que celui des Etats core de la zone Euro. Il y a enfin un besoin de financement du côté des entreprises non notées, qui ont de plus en plus de difficultés à se financer via le système bancaire traditionnel et qui vont de plus en plus se financer via des émissions obligataires. C’est un marché intéressant avec, là aussi, des rémunérations attrayantes. Concernant les entreprises non notées, nos analystes crédit sont d’une aide précieuse sur ce sujet pour évaluer la signature d’une société. Sur le non noté, nous allons par conséquent être capable de porter un regard critique sur un club deal proposé par une institution.
Fort d’une très bonne année à ce jour pour ses fonds actions et obligations émergentes en monnaies locales, avec des performances YTD au 16 juillet respectivement de plus de 9% et de près de 14% pour un portefeuille global en progression nette de 7.73%, le fonds de dotation du Louvre diversifie son exposition à ces deux classes d’actifs en sélectionnant trois gérants actifs. Dimensional Fund Advisors ainsi qu’une société de gestion écossaise indépendante ont été retenus pour remplacer progressivement une partie de la gestion indicielle en actions émergentes. Stoneharbor a été référencée pour compléter les fonds de dettes souveraines émergentes gérés par Pictet et par Investec. Pour Thierry Brevet, directeur général : « détenir de manière structurelle une part d’actifs de croissance libellés dans d’autres devises que l’euro est un facteur de diversification des sources de performance indispensable pour un investisseur à long terme. C’est tout particulièrement crucial dans le contexte économique et financier actuel extrêmement complexe et incertain. Les marchés émergents répondent à ce besoin de diversification, à condition de bien lisser les points d’entrée et de disposer d’un horizon d’investissement suffisamment long pour pouvoir accepter un niveau de volatilité élevé à court terme. Il faut en effet avoir à l’esprit qu’une bonne part de la performance des classes d’actifs émergentes provient encore des flux d’entrée ou de sorties des investisseurs occidentaux qui tendent à amplifier les hausses ou les baisses de cours. Ces marchés, souvent assez jeunes, ne disposent pas encore de suffisamment d’investisseurs domestiques pour garantir une bonne liquidité et limiter l’incidence des flux externes. Ce phénomène se vérifie encore cette année. » Aujourd’hui exposé à hauteur de 36% en actions (actions monde et actions émergentes), le fonds de dotation du Louvre compte encore se renforcer dans ces classes d’actifs pour atteindre sa cible de 40% à terme. Cette augmentation, qui devrait porter principalement sur les petites capitalisations et sur les actions émergentes se fera toutefois très progressivement, le manque de visibilité sur la situation économique et politique en Europe ainsi que le ralentissement généralisé qui semble maintenant se dessiner constituant des facteurs de risque et de volatilité trop importants pour se précipiter. D’autre part, le fonds de dotation réfléchira, en 2013, à de nouvelles diversifications possible du portefeuille : dans des classes d’actifs un peu moins banalisées, mais aussi moins liquides, telles que les dettes corporates émergentes ou les actions des nouveaux pays émergents (Vietnam, certains pays du Golfe, d’Afrique ou encore d’Amérique Latine). Aussi dans les matières premières. A propos de cette dernière classe d’actifs, les ETFs pourraient être une voie possible « s’ils sont transparents et n’induisent pas un risque de contrepartie non désiré. La question de l’indice est également importante pour éviter les biais (trop de pétrole, par exemple) et, le cas échéant, certains marchés trop spéculatifs » précise Thierry Brevet.
Le Fonds Général-Epargne reste en décollecte (-2,6 milliards d’euros). L’assureur affiche 662 milliards d’euros d’actifs investis, dont 479 milliards d’euros de fonds général d’assurance en portefeuille diversifié, composé à 82% d’obligations, 6% de liquidités, 5% d’actifs immobiliers et 3% d’actions cotées.
Un an après l’annonce du projet mais seulement six mois après sa création effective, la SICAV de Place Emergence, qui a rassemblé sept investisseurs institutionnels à hauteur de 120 millions d’euros, a apporté son soutien financier à deux sociétés de gestion. Deux fois 30 millions d’euros. Un troisième investissement sera annoncé à la rentrée par NewAlpha, gérant de la plate-forme. Pourquoi le rythme des incubations est-il si lent ? « Chaque dossier demande entre 3 et 6 mois de travail, répond Antoine Rolland, président de NewAlpha Asset Management, le gérant délégataire d’Emergence. Nous prenons le temps d'étudier chaque projet dans ses trois dimensions : investissement, développement commercial et entrepreneurial. Les investisseurs de la sicav sont informés mensuellement du flux de projets et de l’avancée des analyses. Ils apprécient aussi de rencontrer les gérants incubés. NewAlpha offre ainsi aux investisseurs une veille technologique et industrielle très appréciée. En décembre, nous avions reçu une trentaine de candidatures. Puis tout s’est accéléré au premier trimestre. Nous en sommes à une centaine aujourd’hui ! » « Nous pourrons éventuellement incuber 6, voire 7 gérants », estime Antoine Rolland, qui voit se manifester d’autres investisseurs institutionnels pour compléter ce premier tour de table. « Le concept, inédit à l'étranger, intéresse beaucoup certains grands investisseurs internationaux : il n’est pas exclu qu’ils s’associent à cette initiative vraiment innovante »
Les actifs gérés par le Groupe sont en croissance significative et régulière : 2,9 milliards fin 2007 ; 3,2 milliards fin 2008 ; 3,6 milliards fin 2009 ; 4,2 milliards fin 2010 ; et maintenant 5,3 milliards au 31 décembre 2011, malgré des marchés peu porteurs et la réduction des réserves des régimes de Retraite Complémentaire. De telles sommes nécessitent une gestion financière particulièrement rigoureuse et un contrôle attentif. C’est la raison pour laquelle le Groupe APICIL a opté pour une gestion financière internalisée et organisée à l’instar d’une société de gestion. L’internalisation permet de réduire les coûts et autorise une gestion financière plus libre et adaptée aux contraintes de notre Groupe. Nous nous sommes ainsi largement tenus à l'écart des emprunts souverains, ce qui nous permet de ne pas avoir à provisionner de titres grecs. L’organisation calquée sur celle d’une société de gestion garantit toute la rigueur et la transparence requises : La Commission Financière, à laquelle participent les Présidents et Vice-présidents du Groupe, la direction, le contrôle des risques et les gérants, définit en amont les principes généraux et contrôle le respect des règles de gestion, à raison d’une réunion toutes les six semaines. Le Comité de Portefeuille, bimensuel, qui rassemble les gérants et la responsable de la déontologie et des risques autour du directeur des activités financières, définit l’allocation tactique de gestion des différents portefeuilles en fonction de l'évolution de la situation macro-économique et de la situation des marchés financiers. Les orientations de gestion, les objectifs de sécurité des placements et les objectifs de rendement sont différents selon la nature de chaque portefeuille (portefeuille d'épargne, portefeuille de prévoyance, portefeuille de santé, retraite ou fonds propres). L’année 2011 a été particulièrement difficile sur les marchés financiers (les actions européennes ont terminé l’année à -17 %) alors que les marchés obligataires ont affiché une performance à peine positive (Euro MTS : +1,18 %), mais avec une volatilité accrue et des écarts de performance très importants entre les pays les plus « vertueux » (Allemagne, Suisse...) et les autres (Grèce, Portugal, Italie...). Dans ce contexte, la performance financière a permis de servir des taux toujours attractifs (entre 3,61 et 3,76% sur les contrats d’Assurance Vie) au bénéfice des clients, et de maintenir une première place sur cinq ans parmi les Institutions de Retraite Complémentaire. Au 31/12/2011, l’allocation d’actifs est la suivante : Obligations : 63% Capital développement : 1% Actions : 10% Divers et filiales : 4% Monétaire : 16% Immobilier : 6%
Jean Pierre Cave, trésorier général de Groupe Pasteur Mutualité dans un article paru dans Option Finance numéro 1179 : La définition même d’une euro-obligation n’est pas claire et chaque pays peut avoir sa propre interprétation. Demain les euro-obligations permettraient aux Etats périphériques méditerranéens, l’Italie et l’Espagne, de se financer sur les marchés dont ils ont perdu l’accès. Cette possibilité ne serait acceptable qu'à la condition d’un abandon de souveraineté budgétaire nationale et d’un amendement du traité de Lisbonne. Autant de conditions qui aujourd’hui sont loin d'être réunies. Nous avons donc devant nous au minimum plusieurs trimestres avant que nous nous posions la question d’investir sur les euro-obligations, d’autant que notre politique actuelle vise à réduire les dettes gouvernementales.
La Caisse Nationale des barreaux français (CNBF) remet à plat la gestion d’une grande partie de ses actifs. Au total, huit gérants sont recherchés pour des mandats de 50 à 400 millions d’euros : 3 gérants d’obligations diversifiées Zone OCDE afin d’améliorer le rendement de la gestion adossée au passif de la CNBF. Le montant global du mandat est estimé à 350 millions d’euros environ. 1 gérant d’actions de la zone EUR afin d’améliorer le rendement de la gestion adossée au passif de la CNBF. Le montant global du mandat est estimé à 50 millions d’euros environ. 3 gérants d’OPCVM toutes classes d’actifs (actions, obligations, diversifié, performance absolue, alternatif), afin d’améliorer le rendement de la gestion adossée au passif de la CNBF. Le montant global du mandat est estimé à 400 millions d’euros environ. 1 gérant d’adossement dont l’objectif sera de constituer et gérer un portefeuille composé d’OAT zéro coupon détenus dans une optique de portage. Le montant global du mandat est estimé à 250 millions d’euros environ. Pour plus d’informations et répondre à cet appel d’offres, cliquez-ici.
Au coeur de la démarche de responsabilisation des portefeuilles d’Agicam s’est développée une multigestion ISR avec en mai 2008 le lancement du premier « fonds de fonds » actions ISR (200 Millions), en 2010 celui du premier « fonds de mandats » obligataire ISR (200 millions) ainsi qu’en 2011 du premier « fonds de fonds » obligataire ISR européens, AG2R LA MONDIALE Sélection Taux ISR. La « multi gestion ISR » d’Agicam, qui capitalise près de 450 millions d’euros, est notamment articulée autour d’un partenariat de 4 ans avec Cedrus Partners et de plus de 2 ans avec Mercer Investment Consulting. L’extension d’une démarche de responsabilisation au domaine obligataire, compte tenu du poids de cette classe d’actif dans les portefeuilles d’une part et de ses « différences » par ailleurs (absence de droit de vote, liquidité du marché secondaire...), constitue sans doute le principal défi des trois prochaines années. Dans la foulée et la lignée de ces innovations qu’ont constitué en leur temps le passage en « mode responsable », intervenu à l'été 2006, d’un de nos fonds en titres vifs (AG2R LA MONDIALE Obligations ISR) et la construction, en partenariat avec Mercer du premier fonds multi-gérants ISR européen, AG2R LA MONDIALE Sélection Taux ISR l’un des premiers « fonds de fonds » obligataire ISR a été lancé en aout 2011 au terme d’un processus de gestation de près de 9 mois et en sympathie avec l’extension de l’univers investissable (171 fonds obligataire ISR au plan mondial dont 83 Fonds UCITS III). « AG2R LA MONDIALE Sélection Taux ISR », est ainsi un fonds de « fonds responsables et durables ». Il constitue l’une des expressions du partenariat vivant depuis 2008 entre Agicam et Cedrus Partners. Son objectif est de délivrer une performance supérieure à celle de son indice de référence, le « Barclays Capital Euro Aggregate Bond Index », tout en contribuant, avec les sociétés de gestion des fonds sous-jacents, à une démarche de progrès quant à la prise en compte des enjeux ESG (Environnement Social et Gouvernance) dans la gestion obligataire. Il est composé des fonds obtenant la meilleure évaluation financière et extra financière au terme du processus de sélection développé et mis en ??uvre avec notre partenaire Cedrus. Afin de transposer les orientations de gestion d’Agicam dans le domaine obligataire, dans le fonds de fonds, sont sélectionnés les produits pouvant donner une bonne flexibilité au portefeuille en termes de duration / positionnement sur la courbe.
Thierry Guérillot, responsable gestion OPCVM de l’Union Financière de France (UFF) dans un article paru dans Newsmanagers : La gestion ouverte avec des sociétés de gestion externes constitue la base de notre activité OPCVM. Nous ne remettrons pas en cause ce principe. La répartition des gestionnaires d’actifs des OPCVM de la gamme UFF place Aviva Investors France en tête avec 37 % des capitaux gérés, mais il faut aussi compter avec des établissements comme La Française AM, Carmignac Gestion, Edrim ou Financière de l’Echiquier, etc. Cela étant dit, je tiens à préciser que les OPCVM que nous lançons en confiant la gestion à une société reposent sur des idées propriétaires de l’UFF. Ainsi, le fonds flexible de Carmignac Gestion n’existe pas dans la gamme de cette société. Il s’agit d’un assemblage du fonds Carmignac Grande Europe et de l’expertise d’allocation que l’on retrouve notamment dans leur fonds Lattitude qui dispose d’une flexibilité de 0 à 100 en matière d’actions. De même, avec le fonds géré par Schroders. Il s’agit d’un fonds de gestion quantitative investi sur les marchés développés hors Europe (Etats-Unis, Canada, Japon, Australie, Singapour, Hong Kong et Nouvelle Zélande). Schroders a développé cette typologie de gestion pour eux sur l’international ou l’Europe. Avec Aberdeen AM, nous avons une gestion regroupant au sein d’un même portefeuille toutes les expertises taux et actions sur les marchés émergents, structure qui n’existe pas dans la gamme distribuable de ce gérant. CCR AM gère un fonds investi en valeurs moyennes européennes tandis que cette société de gestion s’est cantonnée sur le sujet pour ses propres fonds à la zone euro, etc.
Dans un contexte économique et financier marqué par des taux d’intérêt historiquement bas dans les principales zones monétaires et par une volatilité toujours très élevée, SGI maintient sa stratégie dite de « rollover », qui consiste à maintenir une duration du portefeuille obligataire relativement courte et à générer des cash-flows financiers récurrents, tout en gérant de manière active son portefeuille d’actifs. Au 30 juin 2012, les cash-flows attendus sur le portefeuille obligataire sur les 24 prochains mois s'élèvent à 5,1 milliards d’euros (y compris les liquidités et investissements à court terme), la duration du portefeuille obligataire ayant été maintenue relativement courte et stable à 2,9 ans (hors liquidités). Depuis début 2012, SGI a poursuivi sa stratégie prudente. Les liquidités et placements à court terme ont été réduits de 702 millions d’euros (-6 points), pour atteindre 2 348 millions d’euros au 30 juin 2012 contre 3 050 millions au 31 décembre 2011. Ayant identifié le risque de dette souveraine dès 2008, SGI a continué de réduire son exposition à ce risque (-1 point au premier semestre 2012), n’ayant toujours aucune exposition à la dette souveraine de la Grèce, de l’Irlande, de l’Italie, du Portugal et de l’Espagne, ni à aucune dette émise par les Etats et municipalités des Etats-Unis. Sur la même période, le portefeuille d’actifs a été réinvesti essentiellement en covered bonds et agency MBS (+3 points), et en corporate bonds (+2 points). Le portefeuille obligataire (y compris les placements à court terme) est de qualité élevée avec une notation moyenne AA-. Au premier semestre 2012, le portefeuille d’actifs engendre une contribution financière de 194 millions d’euros, soit un rendement des actifs de 3,0 %, contre 3,7 % sur l’ensemble de l’année 2011. La politique de gestion active conduite par SGI a permis au Groupe de réaliser EUR 62 millions de plus-values sur les six premiers mois de 2012. Le Groupe a strictement appliqué une politique inchangée de dépréciations sur son portefeuille d’investissements, pour un montant total de 30 millions d’euros au premier semestre 2012. Hors dépréciations du portefeuille actions, le rendement des actifs s'élève à 3,4 % au premier semestre de 2012, conformément aux hypothèses formulées en début d’année. En prenant en compte les fonds détenus par les cédantes, le taux de rendement net des placements atteint 2,7 % sur la période, contre 3,2 % sur l’ensemble de l’année 2011. Les actifs (hors fonds détenus par les cédantes) s'élèvent à 13 238 millions d’euros au 30 juin 2012 et sont constitués à 8 % de liquidités, à 80 % d’obligations (dont 10 % de placements à court terme), à 5 % d’actions, à 4 % d’immobilier et à 3 % d’autres placements. Le montant total des placements, y compris les fonds détenus par les cédantes à hauteur de 8 379 millions d’euros, s'élève à 21 617 millions d’euros au 30 juin 2012, à comparer à 21 053 millions d’euros au 31 décembre 2011.
Le RES Multisupport compte un nombre volontairement limité d’unités de compte. Parmi celles-ci, l’assuré pourra investir à compter du 3 septembre 2012 sur trois supports notés chacun 5 étoiles par Morningstar : Carmignac Patrimoine A (Carmignac Gestion) : fonds diversifié patrimonial DWS Top Dividende (DWS Deutsche Bank) : fonds d’actions internationales JP Morgan Highbridge US Steep A (JP Morgan AM) : fonds d’actions nord-américaines
Bertrand Hau, directeur financier d’Ageas France dans un article d’Option Finance numéro 1181 : A l’heure actuelle, les produits de taux représentent 83% de nos portefeuilles financiers. A l’intérieur de ces derniers, 75 % sont détenus en direct par le biais d’obligations d’Etats (35 %) et d’emprunts corporate (40 %) tandis que le solde est constitué d’obligations convertibles et produits structurés (7 %) et de fonds obligataires (1 %). Le rating moyen de nos titres obligataires s'élève à A+, contre AA- en fin d’année dernière. Les dégradations de certains Etats, comme la France qui a perdu son AAA début 2012, ont en effet abaissé ce dernier. La poche actions est quant à elle très faible car elle représente 2 % de notre allocations d’actifs. Cette dernière est constituée de fonds flexibles diversifiés et d’une ligne de 10 millions d’euros investis dans le private equity. Par le passé, Ageas France détenait jusqu'à 15 à 20 % d’actions. Nous n’excluons pas, cependant, de réinvestir à la marge dans cette classe d’actifs, compte tenu des niveaux de valorisation extrêmement attractifs actuellement.