Fabrice Rossary, directeur général délégué de Scor Global Investments à la rédaction de www.institinvest.com : La gestion alternative pour nous, c’est deux choses : d’un côté, essayer d’avoir accès à des classes d’actifs décorrélantes, si possible, du reste du marché, et d’un autre côté, utiliser cette classe d’actifs pour amoindrir les chocs qu’on peut avoir sur les actions. Scor a un portefeuille actions qui représente à peu près 5% des actifs investissables du groupe. Et il est vrai que depuis déjà quelques temps, nous avons la volonté d’accroître la convexité de ce portefeuille actions, c’est-à-dire de passer en partie - et ce n’est pas une révolution, c’est une transition progressive - nos expositions directionnelles pures, en ligne à ligne, qui a un delta de un, à des expositions un peu plus convexes qui font appel notamment à des stratégies de type long short actions. Mais à quoi servent les Hedge Funds si ce n’est pour performer dans des marchés où justement il est compliqué de performer. Si c’est pour performer dans des marchés sur lesquels il y a beaucoup de visibilité et un trend clair, je ne suis pas sûr que ce type de gestion soit alors reconnue comme dégageant beaucoup de valeurs. Cela étant, nous constatons que la dispersion des performances dans l’univers des Hedge Funds a explosé. C’est à dire qu’on arrive quasiment à un jeu à sommes nulles avec des gens qui performent très bien et d’autres qui performent moins bien. Donc il y a vraiment une grosse divergence. Donc, je dirais, il y a autant de différences à l’intérieur d’une poche long-short equity qu’on peut en avoir entre la stratégie long-short equity et long only par exemple. C’est la raison pour laquelle nous sommes en train de développer une expertise sur la sélection des gérants alternatifs.
François Marbeck, directeur du portefeuille de diversification à la Banque Postale à la rédaction de www.institinvest.com : Historiquement, quand nous sommes entrés dans la gestion alternative il y a six ans, nous avons tout d’abord découvert la matière. A l'époque, les fonds de fonds alternatifs ouverts disponible sur la place de Paris étaient le moyen le plus diversifié et le plus facile pour attaquer la matière dans la mesure où on investissait aux côtés d’autres investisseurs institutionnels dans des portefeuilles alternatifs diversifiés donc forcément reflétant la performance générique de la classe d’actifs. Cependant, ces fonds ouverts ont pas mal soufferts du désengagement de beaucoup d’investisseurs après la crise de 2008. Par conséquent, pour maitriser notre passif et éviter le problème des ratios d’emprise, nous nous sommes dirigés de plus en plus vers la création de fonds dédiés. Ces derniers nous permettent d'être maitre chez nous sans dépendre de la fidélité d’autres investisseurs institutionnels vis-à-vis des fonds ouverts. Ainsi, la création de ce troisième fonds dédié en 2012 confié à Amundi IS, reflète et confirme cette stratégie qui nous amène à remplacer petit à petit - et c’est quasiment terminé d’ailleurs - les fonds de fonds ouverts par des fonds dédiés. De plus, quand nous avions 6 ou 7 fonds ouverts, nous nous sommes rendus compte que nous étions exposés à 300 voire 350 positions sous-jacentes. Aujourd’hui, quand nous analysons nos fonds dédiés, nous sommes plutôt exposés à 100 ou 120 fonds sous-jacents. Donc, nos portefeuilles sont plus faciles à analyser que quand vous avez des myriades de petites positions. Enfin, Cela nous donne aussi la possibilité d'être mieux traité dans le cas de fonds semi fermés ou dans le cas de fonds qui décident de rembourser leurs investisseurs. Dans ce cas, nous ne sommes pas forcément les premiers remboursés. Nous avons la capacité de rester plus longtemps dans le fonds, même quand le gérant estime qu’il gère trop d’argent et qu’il doit en rendre. Finalement, pour résumer, y a une proximité avec le Hedge Fund qui est meilleure avec un fonds dédié plutôt qu’au travers d’un fonds de fonds ouvert, en étant au milieu d’autres investisseurs. Nous, la stratégie qu’on privilégie, c’est faire de la performance. Pour cela, nous croyons qu’il est intéressant d’accumuler les talents dans divers domaines et donc dans nos fonds dédiés, nous souhaitons avoir une faible redondance des choix de gérants dans nos différents fonds. Ainsi, nous faisons très attention à ne pas acheter le même fonds à plusieurs endroits et nous aimons bien aller sur plusieurs classes d’actifs différentes. Le fait d’avoir un observatoire, via les hedge funds, sur ces différents marchés nous intéresse. Et honnêtement, je crois beaucoup plus à la sélection de gérants et au côté bottom up plutôt qu’au fait de privilégier telle ou telle stratégie parce que l’environnement est porteur. Quand on fait de la gestion alternative, on reconnait le fait que, dans les marchés, il y a des gérants qui sont meilleurs que d’autres et qu’il faut les laisser s’exprimer sur leur domaine d’expertise. Et ensuite, vérifier que leur rémunération est en ligne avec ce qu’ils produisent.
Bertrand Jounin, directeur de la gestion d’actifs d’Apicil à la rédaction de www.institinvest.com : « En 2013, nous nous attendons à une volatilité renforcée sur les taux. Pour nous adapter et saisir des opportunités dans les obligations corporate, nous sommes prêts à faire un peu de trading sur la poche obligataire. De plus, avec l’aide de son gérant actions maison, l’institution a pour objectif d’augmenter ses investissements en actions en direct afin de réduire le coût de la gestion. Aujourd’hui, près de la moitié de l’investissement d’Apicil en actions est déjà réalisé en direct, principalement en Europe. « Nous privilégions actuellement les entreprises fortement exposées à l’international ». Apicil a également l’intention de s’intéresser aux financements directs (dans les obligations privées, dans le co-financement bancaire, etc.), notamment de PME mais aussi dans le secteur immobilier. L’institution a déjà participé en 2012 à un fonds de titrisation d’emprunts immobiliers mis au point par Groupama AM. Néanmoins, ce type d’investissement reste nouveau pour l’institution, c’est la raison pour laquelle APICIL compte « avancer avec prudence » dans ce domaine.
La CDC a lancé une consultation pour la gestion d’un mandat d’obligations de petites entreprises (notamment ETI) d’un montant maximum de 1 milliard d’euros. Les autres donneurs d’ordres sont notamment ACMN Vie, Aviva Vie, Banques Populaires Vie, CNP, CCR, Generali Vie, Groupama, HSBC Assurances, Sogecap... Ils s’engagent à participer à la création d’un fonds obligataire et y investir directement ou indirectement jusqu'à 1 milliard d’euros. Une modification du Code des Assurances pourrait intervenir prochainement pour ouvrir la voie aux investissements dans des produits non liquides de type FCT. Cela fait partie des pistes qui ont été approfondies au cours des discussions menées entre l’ACP et un groupe de Place sous l'égide de la CDC en vue du développement d’une initiative (fonds oblig ETI) devant permettre aux assureurs de souscrire de la dette corporate à moyen terme. En contrepartie de ces nouvelles marges de man??uvre, qui viendraient alors s’ajouter à un ratio de diversification (plus communément appelé ratio poubelle) limité à 10 % de l’actif, les assureurs auront à prouver qu’ils disposent bien de moyens suffisants pour analyser les opérations en profondeur.
Vincent Malandain, directeur financier de Thélem assurances dans un article publié dans Option Finance numéro 1217 : Nous possédons actuellement 10% d’actions, 7% d’obligations d’Etat et 59% d’obligations privées. Le solde est principalement constitué d’actifs immobiliers (15%). Aujourd’hui, la valeur brute de nos placements immobiliers représente presque le même montant que nos capitaux propres, soit 147 millions d’euros. Compte tenu de la baisse des taux d’intérêt, nos emprunts immobiliers sont devenus trop chers. Nous avons donc remboursé par anticipation une partie de nos prêts en 2012 et nous poursuivrons certainement cette stratégie en 2013. En parallèle, l’an dernier, nous avons essayé de retrouver du rendement obligataire en réinvestissant à la marge sur les dettes périphériques. Nous avons également investi dans les obligations high yield entre 2011 et 2012. Nous en détenons actuellement à hauteur de 20% du portefeuille, mais nous avons tendance à prendre nos profits car le marché devient trop cher. Notre position est donc assez contra-cyclique par rapport aux autres investisseurs, qui cherchent plutôt à s’exposer à ce marché aujourd’hui. L’an passé, nous avons continué à désensibiliser le portefeuille actions, tout en intégrant les marchés émergents dans notre allocation. Nous nous intéressons également à la dette émergente. Pour notre exposition aux émergents, nous faisons appel à des gérants externes, plus spécialisés, à travers des OPCVM . Nous avons notamment sélectionné un fonds de La Française AM.
Le présent marché a pour objet la sélection de prestataires de services d’investissement pour la gestion de mandats investis en actions de petites capitalisations européennes (lot 1) et en actions de petites et moyennes capitalisations françaises (lot 2). Les mandats de gestion de portefeuille objets de la présente consultation constituent un marché à bons de commande sans minimum ni maximum (articles 77-i et 77-ii du Code des marchés publics). Lot nº: 1 : Actions de petites capitalisations européennes Ce lot concerne la gestion active d’un ou plusieurs mandats qui devront mettre en oeuvre une exposition aux actions de petites capitalisations européennes. L’univers d’investissement sera composé des sociétés cotées composant l’indice FTSE Developed Europe Small Cap (ou un indice équivalent) ainsi que des sociétés cotées dont le siège social est situé dans l’un des seize pays autorisés (Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni). L’objectif de gestion assigné au(x) titulaire(s) du ou des mandat(s) de gestion sera de surperformer l’indice de référence sur un cycle complet de marché (trois ans glissants). L'écart de suivi (tracking error) ex ante maximal est fixé à 10 % per annum. Cette gestion active s’effectuera sans limites de déviation sectorielle ou pays. Il pourra être attribué jusqu'à cinq (5) mandats dans le cadre de ce lot 1. Concernant le lot 1 Actions de petites capitalisations européennes, à titre purement indicatif, le FRR estime que le montant global des fonds donnés en gestion pourrait être fixé à 500 millions d’euros. Lot nº: 2 : Actions de petites et moyennes capitalisations françaises Ce lot concerne la gestion active d’un ou plusieurs mandats qui devront mettre en oeuvre une exposition aux actions de petites et moyennes capitalisations françaises. L’univers d’investissement sera constitué des sociétés cotées composant un indice de petites et moyennes capitalisations françaises ainsi que des sociétés cotées dont le siège social est situé en France. Pour information, l’univers petites et moyennes entreprises de l’indice FTSE toutes capitalisations françaises (FTSE All Cap France) se situait au 29.3.2013 entre 150 M EUR et 11,5 M EUR en termes de capitalisation totale. L’Objectif de gestion assigné au(x) titulaire(s) du ou des mandat(s) de gestion sera de surperformer l’indice de référence sur un cycle complet de marché (trois ans glissants). L'écart de suivi (tracking error) ex ante maximal est fixé à 10 % per annum. Cette gestion active s’effectuera sans limites de déviation sectorielle. Il pourra être attribué jusqu'à cinq (5) mandats dans le cadre de ce lot 2. Concernant le lot 2 Actions de petites et moyennes capitalisations françaises, à titre purement indicatif, le FRR estime que le montant global des fonds donnés en gestion pourrait être fixé à trois 300 millions d’euros. Pour lire l’avis complet : cliquez ici
En février 2013, Sham a procédé à une troisième souscription d’emprunts obligataires émis par le groupement des CHU français. Cette nouvelle opération porte à 50 M€ sur quatre ans, le montant total des investissements réalisés par la société d’assurance mutuelle pour soutenir le financement des CHU. Cette somme représente 7,5% du total des fonds levés par le groupement des CHU (655 M€) et 3,4% des placements de Sham en valeur bilan. Principal assureur des établissements de santé publics, Sham entend par ce type de placements contribuer à la modernisation des centres hospitaliers.
La Caisse de pension de la Société Générale d’Affichage qui gère 250 millions de francs suisses, a décidé d’externaliser complétement la gestion administrative et financière (auprès d’asset managers donc), suite au passage d’un régime à prestations définies à un système à contributions définies, qui a pris effet au début de l’année 2013.
L’Agence Nationale pour les Chèques Vacances (ANCV) a décidé de se donner jusqu’au 13 mai prochain pour analyser les offres qu’elle a reçues dans le cadre de son appel d’offres pour la gestion dédiée de 4 FCP obligataires diversifiées ISR et 1 FCP monétaire dynamique. Alors que la sélection finale devait être initialement connue au plus tard à la fin du mois de mars dernier, l’annonce a donc été décalée à la mi-mai, d’après le trésorier de l’ANCV, Alain Quinquennel. La dizaine de sociétés de gestion qui ont remis une dernière version améliorée de leur offre pour chaque lot sauront donc à cette date lesquelles d’entre elles ont été retenues pour succéder à BNP Paribas AM, Natixis Global AM et Groupama AM, dont les mandats de gestion dédiée expirent en juin 2013. La modification du calendrier final serait du au « retard à l’allumage » de l’appel d’offres, l’Agence Nationale pour les Chèques Vacances l’ayant lancé plus tard que prévu, le 6 novembre 2012 au lieu du 15 juillet.
Le présent marché a pour objet la désignation de prestataires ayant qualité d'établissements de crédit ou de sociétés spécialisées dans la gestion de sociétés de capital-investissement, de fonds de financement ou de portefeuilles de participation, pour la gestion administrative et financière du fonds de financement CCI Prévention 2 d’un montant global de 2 000 000,00 EUR (deux millions d’euros). Le marché est conclu pour une durée correspondant à la période d’attribution des prêts (12 mois), augmentée de la durée de remboursement des prêts consentis (4 ans) et jusqu'à restitution définitive des soldes créditeurs du fonds de financement CCI Prévention au Pouvoir Adjudicateur. Le marché prendra effet à la date du versement des sommes constituant le fonds de financement CCI Prévention. Lot nº: 1 Mandat de gestion Fonds de Financement CCI Prévention 2 Gestion administrative et financière d’une enveloppe d’un million d’euro. Lot nº: 2 Mandat de gestion Fonds de Financement CCI Prévention 2 Gestion administrative et financière d’une enveloppe d’un million d’euro. Pour lire l’avis complet : cliquez ici
Cédric Fouché est gérant de fonds de fonds pour AG2R - La Mondiale depuis 2006. Il a commencé sa carrière en 2003 comme Responsable Ingénierie en gestion de patrimoine pour le Groupe Experia. En 2005, il rejoint l'Union financière Georges V pour occuper le poste d'Inspecteur commercial pendant six mois, puis intègre l'AMF comme Analyste OPCVM.
Selon nos informations, EDF avait lancé un appel d’offres restreint sur le non coté, pour un montant total de 700 millions d’euros. La société de gestion indépendante Equitis a été sélectionnée. EDF avait dans un premier temps entamer des démarches pour faire agréer un FCPR. Mais représentant trop de contraintes règlementaires, EDF s'était orientée vers un fonds contractuel. Après réflexion, le choix d’investir en direct par l’intermédiaire d’Equitis a été finalement retenu. Le FCPR Wagram investissement a ainsi été lancé en juillet 2012. Cette stratégie correspond à la volonté du groupe d’augmenter son exposition à cette classe d’actifs, qui pourrait représenter quelques milliards dans les prochaines années. Contacté à ce sujet, EDF n’a pas souhaité s’exprimer.
Initialement prévu pour mars 2013, la sélection d’un gestionnaire de transition pour le compte du Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) a été décalée au 13 mai 2013. Le recours à un gestionnaire de transition pendant les périodes de transition, décidé par le FRR au cas par cas pour chacun des mandats de gestion confiés aux gestionnaires d’actifs (et le cas échéant pour les actifs faisant l’objet d’une gestion directe par le FRR dans les conditions prévues par les textes applicables). Les missions du gestionnaire de transition seront les suivantes : Gérer durant les périodes de transition un ou plusieurs portefeuilles qui lui seront confiés par le FRR. Exécuter et, éventuellement, recevoir et transmettre pour exécution durant les périodes de transition et dans les meilleures conditions de confidentialité les ordres à l’achat ou à la vente d’instruments financier émanant des gestionnaires d’actifs du FRR. Les missions prises en charge viseront à reconfigurer les portefeuilles selon les souhaits exprimés par les gestionnaires d’actifs agissant pour le compte du FRR auxquels ces portefeuilles seront ensuite transférés et réduire l’ensemble des coûts qui sont traditionnellement observés lors de telles opérations. Le FRR a sélectionné pour ces mêmes missions en mars 2010 les sociétés Goldman Sachs International et Russell Implementation Services Limited. A titre purement indicatif, le FRR estime que le montant des fonds pouvant donner lieu à une transition pourrait varier dans une fourchette comprise entre cent millions d’euros et deux milliards d’euros. Pour lire l’avis complet : cliquez ici
Le fonds de pension à contributions définies de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) dont le siège social pour l’Europe se situe à Bruxelles, vient de lancer une recherche de gérants pour 4 mandats : sur les obligations d’Etats sur des obligations aggregate (Etats et entreprises) sur des obligations corporates sur des actions internationales. Le questionnaire ci joint peut être complété en français ou en anglais, sachant que la date limite de réponse est fixée au 16 avril 2013 à 16h00. La personne en charge du suivi de l’appel d’offres, Chris Piekoszewski indique qu’il est encore trop tôt pour connaître la taille de chaque lot, le niveau d’encours sera fixé après l'étude des propositions des gérants. Ces mandats s’inscrivent dans le cadre d’un nouveau portefeuille qui sera implémenté cette année par le fonds de pension de l’OTAN. La sélection des sociétés de gestion devra être terminée d’ici la fin juin, poursuit Monsieur Piekoszewski. Jusqu'à présent, le fonds de pension de l’OTAN est investit dans 7 fonds : deux fonds de trésorerie (un libellé en euro et un autre en USD), deux fonds d’obligations internationales (un libellé en euro et un autre en USD), un fonds d’obligations eurozone et deux fonds d’actions (un libellé en euro et un autre en USD).
A travers son fonds à échéance, Fédéris Core Euro Crédit 2018, de 288 millions d’euros, la filiale de gestion du groupe de protection sociale Malakoff-Médéric a déjà participé à 15 placements privés. Le fonds contractuel ouvert est alimenté à hauteur de 200 millions par Malakoff-Médéric qui a choisi d’investir via ce fonds plutôt qu’en direct (comme d’autres assureurs) pour regrouper les maturités (à 6 ans) et gérer globalement les participations. «Cette initiative est née après que nous avons mis en place une première ligne obligataire non notée pour un client qui nous avait été apporté par Kepler Capital Markets, explique Anne Courrier, présidente du directoire de Fédéris Gestion. Dans un contexte où les entreprises moyennes peinaient à trouver des financements, et où les investisseurs étaient à la recherche de rendement, il nous a alors paru intéressant de généraliser ce type d’opération dans le cadre d’un fonds à échéance.» Les sociétés émettrices dont la qualité de crédit s’apparente à un niveau investment grade ou au haut de la catégorie high yield versent un coupon évoluant généralement entre 3,5 et 5,5 %, ce qui permet au fonds de proposer une rémunération de 4,1 %. Succès du premier fonds oblige, Fédéris devrait annoncer prochainement le lancement d’un deuxième fonds sur le même modèle à échéance 2019. Son encours pourrait dépasser les 300 millions d’euros avec une répartition sensiblement égale entre Malakoff-Médéric et les investisseurs extérieurs.
Pour répondre à une contrainte de rendement dans un environnement de taux bas, le Fonds de compensation suisse AVS / AI / APG a entamé en 2012 une diversification sur le high yield et la dette émergente. Au cours d’une table-ronde organisée par Swiss Life Asset Managers le 28 mars dernier, Frank Juliano, responsable de l’allocation d’actifs du fonds public, a affirmé que la gestion de ce dernier n’a « pas été perturbé par l’environnement de taux bas car nous avons en Suisse une tradition de recherche de rendement différencié. « Nous avons développé depuis longtemps une approche multigestion et misé sur la diversification internationale » a expliqué Frank Juliano. Avec des actifs sous gestion s'élevant à 25 milliards d’euros, soit une année de versement de rentes, le Fonds de compensation suisse a l’obligation de maintenir des encours de trésorerie élevée. Ce qui le contraint à faire face à « un enjeu double : extraire du rendement tout en étant positionné si les taux venaient à remonter ». Pour répondre à la première contrainte, le Fonds de compensation AVS / AI / APG a entamé une diversification sur le high yield et la dette émergente. « Les senior loans non investment grade sont très intéressants » a notamment affirmé Frank Juliano. Si le résultat de cette diversification a été bon en 2012 en termes de rendement, « la volatilité a été supérieure à celle attendue » d’après le responsable de l’allocation d’actifs du fonds public. Qui conclut sur le thème du risque : « les fonds de compensation AVS, AI et APG ont chacun leur propre congruence actif-passif, et donc un objectif risque-rendement différent. Nous avons construit pour l’assurance-vieillesse et survivants, l’assurance-invalidité et le régime des allocations pour perte de gain (service militaire, congé maternité...), trois diversifications adéquates qui permettent de réduire les risques ».
Dans le cadre de sa politique d'élargissement de son univers d’investissement et en conformité avec les cinq valeurs de sa charte ISR, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) lance un appel d’offres restreint afin d’attribuer trois mandats de gestion de portefeuille d’Actions de petites capitalisations - France. L’ERAFP a décidé d’augmenter le poids des actions de petites capitalisations dans son allocation d’actifs en y intégrant des fonds d’Actions de petites capitalisations françaises. Pour ces mandats, l’ERAFP recherche une gestion de conviction, sans limite de tracking error. Le portefeuille sera principalement investi dans actions de petites capitalisations françaises dans une optique de détention à long terme et avec un objectif de surperformance par rapport à l’indice CAC Small. Le Portefeuille pourra également inclure une exposition limitée aux micro-capitalisations et moyennes capitalisations. La composition du portefeuille devra être conforme au dispositif ISR de l’ERAFP. Pour cela l’entreprise d’investissement devra analyser chaque action de son portefeuille au regard du dispositif ISR de l’ERAFP par ses propres moyens et/ou en s’appuyant sur des ressources externes. La gestion devra reposer une analyse fondamentale approfondie de chaque action du portefeuille et de dialogue avec les sociétés. Dans cette optique, les expertises locales seront privilégiées. A titre indicatif, les montants investis à un horizon de trois ans pourraient être de l’ordre de 150 millions d’euro. La durée initiale du marché est de cinq ans avec la possibilité pour l’ERAFP de reconduire le marché pour trois périodes successives d’un an chacune. Le dossier de consultation est disponible sur www.achatpublic.com. Un lien vers cette plateforme est également disponible sur le site Internet de l’ERAFP (www.rafp.fr). Pour lire l’avis complet : cliquez ici
Dans le cadre de sa politique d'élargissement de son univers d’investissement et en conformité avec les cinq valeurs de sa charte ISR, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) lance un appel d’offres restreint afin d’attribuer trois mandats de gestion de portefeuille de type Actions de moyennes et grandes capitalisation - Etats-Unis. L’ERAFP a décidé de poursuivre la diversification de son allocation d’actifs en y intégrant des fonds d’Actions Américaines. Pour ces mandats, l’ERAFP recherche une gestion de conviction sans limite de tracking error. Le portefeuille sera principalement investi dans des actions de moyennes et grandes capitalisations aux Etats-Unis dans une optique de détention à long terme et avec un objectif de surperformance par rapport aux principaux indices américains. La composition du portefeuille devra être conforme au dispositif ISR de l’ERAFP. Pour cela l’entreprise d’investissement devra analyser chaque action de son portefeuille au regard du dispositif ISR de l’ERAFP par ses propres moyens et/ou en s’appuyant sur des ressources externes. La gestion devra reposer une analyse fondamentale approfondie de chaque action du portefeuille et de dialogue avec les sociétés. Dans cette optique, les expertises locales seront privilégiées. A titre indicatif, les montants investis à un horizon de trois ans pourraient être de l’ordre de 300 millions d’euro. La durée initiale du marché est de cinq ans avec la possibilité pour l’ERAFP de reconduire le marché pour trois périodes successives d’un an chacune. Le dossier de consultation est disponible sur www.achatpublic.com. Un lien vers cette plateforme est également disponible sur le site Internet de l’ERAFP (www.rafp.fr). Pour lire l’avis complet : cliquez ici
Lors d’une table ronde organisée par Swiss Life Asset Managers, Etienne Stofer, a annoncé que la Caisse de Retraite du Personnel Naviguant Professionnel avait inclus dans son allocation actions une poche de smart bêta. « Nous avons adopté cette stratégie, avec l’objectif d’améliorer le couple rendement risque en 2013 » a expliqué le directeur de la CRPN. D’après lui, « il y a encore un peu de temps pour profiter de ce type de stratégies, les encours des fonds de smart bêta étant le moment assez faibles ». Etienne Stofer indique cependant que « cette allocation sera peut-être temporaire, le temps que les encours augmentent et que les marchés s’auto-adaptent ». D’autres évolutions récentes de l’allocation tactique de la CRPN ont été évoquées au cours de la table ronde dont le thème était « Investir dans un contexte de taux bas ». Ainsi, l’institution qui gère le régime de retraite obligatoire et complémentaire du personnel naviguant professionnel de l’aviation civile a réduit le pourcentage de souverain dans sa poche obligataire au profit des obligations corporate. « Cela ne modifie pas substantiellement notre profil de risque » a expliqué Etienne Stofer. « Nos obligations souveraines ont une duration supérieure à sept ans alors qu’elle est de moins cinq ans pour les corporate, ce qui nous offre une visibilité assez comparable » a-t-il détaillé. D’autre part, la CRPN a revu la répartition de sa poche d’actifs immobiliers en augmentant la part de l’immobilier de bureau au détriment du résidentiel. « La première raison de ce basculement est le rendement instantané qui est meilleur pour l’immobilier de bureaux et la seconde est d’ordre réglementaire, avec l’augmentation des contraintes pesant sur les propriétaires d’immobilier résidentiel et notamment les risques de préemption par l’Etat » a expliqué le directeur de la CRPN. Qui n’a pas manqué d’adresser un message au gouvernement : « la pression réglementaire pousse les investisseurs institutionnels français à vendre ce dont le pays a besoin ».
« En 2012, Crédit Agricole Assurances a investi environ 1,7 milliard d’euros en placements privés obligataires, soit environ la moitié du marché. Notre déploiement dépendra du rythme de croissance des émissions car il n’est pas dans notre objectif de forcer le développement de ce marché », explique Jérôme Grivet, le directeur général de Crédit Agricole Assurances. En plus de Bonduelle, l’assureur a ainsi participé aux financements obligataires privés de Plastic Omnium, de Bolloré, de Lactalis ou encore des Fromageries Bel. « Nous n’avons pas participé qu'à des opérations dirigées par CA CIB et il est d’ailleurs sain de ne pas être exclusif. Toutefois, le fait d’appartenir au même groupe facilite notre accès à ce type d’opération », reconnaît Jérôme Grivet. « Dans le cadre de Solvabilité 2, ces investissements sont un peu plus consommateurs en capital pour un assureur. Ils apportent toutefois un supplément de rémunération avec des spreads compris entre 150 et 300 pb par rapport aux mid swaps », explique le dirigeant. De quoi compenser une partie du risque inhérent à ce type de crédit non noté, même si les grands investisseurs disposent en interne d’analystes crédit.