Dans une interview accordée à Option Finance, Jean-Luc Vitré, Directeur des placements financiers du Régime Social des Indépendants (RSI), détaille la répartition de l’allocation d’actifs du régime. Le portefeuille financier comprend ainsi 33% d’actions, 47% de taux, 10% d’immobilier et 10% de monétaire. Au départ de la création du régime, notre exposition aux actions était encore plus importante puisque nous avions hérité d’une position historique d’un des régimes, explique Jean-Luc Vitré. Mais dés le premier semestre 2007, nous avons fait le choix de diminuer de plus de 10% leur poids dans nos actifs. Nous n’avions alors pas anticipé la crise, mais ce portefeuille, hérité de la fusion (le régime social des indépendants est né en 2006 de la fusion des caisses de protection sociale des chefs d’entreprise, ndlr), ne s’inscrivait plus dans le pilotage de nos risques ni dans nos vues de marché. Une décision qui a permis au régime de limiter les pertes durant la crise. Le portefeuille actions est actuellement composé d’actions de sociétés issues des pays de l’OCDE. Sur la partie obligataire, le RSI possède en direct un portefeuille d’emprunts d’Etats qu’il gère essentiellement en buy and hold. Ce dernier est composé en très grande majorité d’emprunts d’Etat français, car au-delà de la fiscalité, cela reste pour nous le seul actif sans risque compte tenu de la nationalité de notre passif, ajoute Jean-Luc Vitré. Les obligations indexées sur l’inflation représentent l’essentiel du portefeuille obligataire français du RSI qui continuera à privilégier ce type de titres. Mais les encours de notre portefeuille, actuellement de 2,4 milliards d’euros, soit 35% de nos encours en obligataires, n’ont cessé de diminuer au rythme des papiers arrivant à maturité et faute de nouvelles opportunités sur le marché, développe le directeur des placements financier du régime. Dés que nous retrouverons une configuration de taux plus intéressante pour un portage en direct, nous investirons davantage sur les emprunts d’Etats en direct. Cette stratégie se fera certainement au détriment d’une partie de notre portefeuille d’obligations corporate, qui n’a cessé de progresser ces dernières années pour atteindre actuellement 34% de nos actifs obligataires. La gestion de celui-ci est entièrement externalisé tout comme les placements en actions et en monétaire du RSI.