La Carac, 10 milliards d’euros d’encours sous gestion, a publié ses résultats financiers 2013. La mutuelle a sensiblement renforcé son exposition aux actions. Au 31 décembre 2013, le portefeuille obligataire représentait 76% de l’allocation d’actifs de la Carac, la poche actions 9%, l’immobilier 8%, le monétaire 6% et enfin les placements alternatifs 1%. Guillaume Ville, directeur du patrimoine de la Carac, a détaillé la politique de placements. En 2013 les investissements ont été orientés principalement vers les obligations d’Etat et les obligations d'émetteurs du secteur privé. L’exposition aux actions a été renforcée, ce qui a contribué positivement à la performance du rendement de l’ensemble du portefeuille. Par ailleurs, la diversification dans les autres classes d’actifs (prêts aux entreprises et aux collectivités, en immobilier d’habitation ou de commerce dans des fonds et fonds infrastructures) a été maintenue en accompagnant la croissance du portefeuille par de nouveaux investissements. D’autre part, en vue de la mise en ??uvre complète de la réglementation Solvabilité II, la Carac a poursuivi la dotation de ses fonds propres en y affectant le résultat de l’année 2012 (55,3 millions d’euros). Le résultat net 2013 de 58 millions d’euros sera également affecté aux fonds propres pour 2014 (sous réserve de l’approbation de l’Assemblée générale).
Jean-Pierre Thomas, directeur général de la Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens Dentistes et des Sages Femmes (CARCDSF) à la rédaction de www.institinvest.com : « Les actions sont porteuses d’après le consensus mais nous sommes tributaires des quotas imposés par la réglementation. Or, nous sommes aujourd’hui déjà investis au maximum. Dans la gestion obligataire, en dehors des obligations convertibles, la dette corporate est aussi regardée par l’institution. Par ailleurs, nous avons été approchés pour financer des prêts à des entreprises. Ce serait une démarche nouvelle pour nous. Par conséquent, nous avons besoin de mener une réflexion à ce sujet. »
Pascal Christory, directeur des investissements chez Axa France dans une interview accordée à Newsmanagers : Nous regardons beaucoup les prêts aux entreprises et la dette infrastructure car le profil rendement / risque est intéressant. Nous regardons également la dette hypothécaire sur laquelle nous pouvons combiner nos expertises internes avec celles des équipes d’equity et de dette immobilière d’AXA IM. Par ailleurs, nous regardons aussi la gestion alternative crédit dans une optique de diversification et de décorrelation qui peut s’avérer intéressante car elle offre une volatilité moindre, un rendement intéressant et un coût en capital maîtrisé. Cette gestion peut aussi venir compléter notre portefeuille fixed income qui est «long only». Les prêts aux entreprises et la dette infrastructure représentent actuellement environ 1,5% des fonds généraux d’ AXA France, soit environ 700 millions d’euros sur la dette infrastructure et environ 800 millions d’euros de prêts aux PME. Nous voulons monter en charge ces investissements et nous visons 4 % à 4,5 % dans un horizon de deux ou trois ans. Nous avons déjà bien commencé sur les PME et ETI avec nos banques partenaires et nous montons progressivement en puissance sur la dette infrastructure. Le Groupe AXA s’est fixé un objectif de 10 milliards d’euros d’investissements sur la dette infrastructure et, à l'échelle d’ AXA France notre objectif est de 3 milliards d’euros.
La commission financière de l’Agirc, lors de sa réunion du 27 février 2014, a pris connaissance des perspectives de mobilisation des réserves techniques pour le financement complémentaire des opérations de retraite sur la période 2014-2018. Sous les hypothèses retenues, les besoins de financement complémentaire sont globalement estimés, pour les exercices 2014 et 2015, à 5,1 Md€. Le fonds de régulation constitué principalement par l’apport de la mensualisation du paiement des allocations au 1er janvier 2014, s'élève à 2,6 Md€ et permet de couvrir les échéances d’allocations jusqu'à fin février 2015. Le prélèvement sur les portefeuilles moyen terme, nécessaire pour assurer le financement des opérations de retraite en 2015, atteint donc 2,5 Md€. En 2016, l’apport de la mensualisation du recouvrement des cotisations devrait couvrir la presque totalité des besoins de financement complémentaire. Au-delà, et à paramètres de fonctionnement technique inchangés, les réserves de l’Agirc devraient être progressivement désinvesties jusqu'à épuisement en 2017-2018. La commission financière de l’Agirc a examiné les conditions de réalisation des prélèvements sur les portefeuilles moyen terme, dont l’encours global était de 6,1 Md€ au 31 décembre 2013 (2,2 Md€ gérés par les institutions et 3,9 Md€ au niveau de la fédération). Compte tenu de la dispersion des fonds techniques au sein du régime et de la nécessaire réorganisation et réallocation des fonds sur une courte période, le Conseil d’administration de l’Agirc, sur proposition de la commission financière, a décidé de centraliser la gestion des réserves techniques de financement, selon un calendrier de réalisation déterminé en concertation avec les institutions, en tout état de cause avant fin 2014. Une réunion du groupe de travail des directeurs financiers a été organisée le 10 avril 2014, au cours de laquelle les conditions de mise en oeuvre de cette décision ont été étudiées. Au regard du contexte des marchés financiers, le groupe a opté pour une centralisation par cession des actifs liquides et remontée à la fédération des liquidités correspondantes au terme du 1er semestre de l’année. Ces liquidités devront donc être transférées à la fédération à la date du 30 juin 2014, au profit du compte Agirc Technique Fonds de Roulement. Le calendrier des désinvestissements, dans la période précédant la date du 30 juin, est laissé à l’appréciation des institutions. Les placements à liquidité réduite (immeubles, SCI, titres non cotés, produits structurés...) seront traités au cas par cas en liaison avec les services de la direction financière. Les institutions devront donc en faire le recensement et le communiquer à la fédération.
B for Bank a lancé un appel d’offres dans le but de sélectionner un gérant diversifié pour un lot de de 20 millions d’euros. Le véhicule d’investissement est un OPCVM ouvert.
Pro BTP investit également auprès des collectivités locales en leur accordant des prêts. Si une première enveloppe de 400 millions d’euros a déjà été accordée, une deuxième enveloppe est en train d'être constituée, représentant un montant de 300 millions d’euros. « Ce type d’investissement est intéressant car les collectivités locales affichent un risque comparable à celui de l’Etat français. Si la liquidité est plus faible, cela ne pose pas de problème car ces placements viennent en regard de nos engagements long terme », souligne Véronique Leroux, Directeur général adjoint administratif et financier.
Dans le cadre de l'épargne salariale, Vivescia, groupe coopératif agri-industriel spécialisé dans la production et la transformation des matières végétales, a lancé un appel d’offres en vue de choisir un gérant en gestion diversifiée pour un lot de 13 millions d’euros. Le véhicule d’investissement est un OPCVM ouvert.
Lactalis a lancé un appel d’offres dans l’optique de sélectionné des gérants diversifiés pour un montant total de 278 millions d’euros. Il s’agit de trois lots respectivement de 170, 38 et 70 millions d’euros. Lot 1: TCCP + gestion de tête des FCPE dédiés (monétaire, allocataire et Poche Solidaire) Lot 2: OPCVM ouverts obligataires (2 OPCVM retenus) Lot 3: OPCVM ouverts actions (2 OPCVM retenus). L’entreprise est conseillée par EPS Partenaires
Lactalis a lancé un appel d’offres dans l’optique de sélectionné des gérants diversifiés pour un montant total de 278 millions d’euros. Il s’agit de trois lots respectivement de 170, 38 et 70 millions d’euros. Lot 1: TCCP + gestion de tête des FCPE dédiés (monétaire, allocataire et Poche Solidaire) Lot 2: OPCVM ouverts obligataires (2 OPCVM retenus) Lot 3: OPCVM ouverts actions (2 OPCVM retenus). L’entreprise est conseillée par EPS Partenaires
Selon l’ACPR, les assureurs détiennent en moyenne 69% d’obligations dans leur portefeuille d’actifs, 76% selon l’Af2i. Ce fort pourcentage ne les empêche cependant pas de changer le profil de leurs placements. Mikaël Cohen, directeur des investissements au sein de CNP Assurances, l’explique dans le numéro 1261 d’Option Finance. « Auparavant, nous investissions très largement en obligations souveraines et nous diversifions une partie du portefeuille avec des emprunts corporates, détaille-t-il. Aujourd’hui, nos investissements obligataires sont composés à parité entre des obligations souveraines et corporates, mais compte tenu des montants que nous devons investir chaque année - entre 25 et 30 milliards d’euros - , nous sommes limités par la profondeur de marché des émetteurs privés, ce qui rend plus difficile la mise en place de nos placements. »
Le Théâtre national de Chaillot a lancé un appel d’offres en vue de sélectionner un gérant pour une gestion diversifiée au sujet de son épargne salariale. Le véhicule d’investissement est un OPCVM ouvert. L’entreprise est conseillée par Siaci St Honoré.
Si la Mutuelle Générale a l’intention de renforcer ses investissements dans les actions et les obligations, 2014 sera surtout marqué par ses premiers pas dans le financement de projets d’infrastructures. «Nous choisissons de préférence les fonds dédiés car il s’agit d’un segment nouveau pour nous, explique Christophe Harrigan, le directeur financier de la mutuelle. Nous ne disposions pas en interne de l’expertise nécessaire, ni de la connaissance du marché. Or, nous voulons accéder à cette classe d’actifs de manière prudente. Par conséquent, le recours à une société de gestion expérimentée nous semble la meilleure solution. En outre, cela va nous permettre d’acquérir une expertise dans ce domaine». La Mutuelle Générale se laisse encore deux mois de réflexion pour choisir l’asset manager qui va l’accompagner dans cette nouvelle aventure.
Le Théâtre national de Chaillot a lancé un appel d’offres en vue de sélectionner un gérant pour une gestion diversifiée au sujet de son épargne salariale. Le véhicule d’investissement est un OPCVM ouvert. L’entreprise est conseillée par Siaci St Honoré.
Alors que le portefeuille d’Aviva comprend 4% d’actions, l’assureur envisage de nouveaux investissements. « Nous sommes toujours positifs sur les actions mais nous allons déployer notre stratégie en y intégrant davantage les contraintes de Solvabilité 2, déclare Philippe Taffin, directeur des investissements d’Aviva France. Nous allons ainsi lancer dans les prochains mois un fonds dédié actions « Solvency friendly », qui cherche à optimiser la performance potentielle du portefeuille pour un niveau de capital consommé donné ; cette stratégie consiste par exemple à acheter des options de couverture pour limiter le risque de baisse de façon systématique.
Ogeo Fund a augmenté la part de son portefeuille allouée aux actions : cette poche représente dorénavant 25%, au lieu de 20% précédemment. D’autre part, le fonds de pension belge a stoppé son programme ENTM (Euro Medium Term Notes), qui représentait jusque-là 5% de son allocation d’actifs. Ogeo Fund ne souhaite pas faire de commentaires avant l’audit de ses comptes 2013, qui sera réalisé en juin. La nouvelle répartition du portefeuille d’Ogeo Fund : 35% obligations souveraines zone Euro 15% obligations corporate 25% actions 5% marché émergent et obligations high yield 12,5% immobilier 7,5% insurance assets Ses sociétés de gestion partenaire : Degroof Institutional Asset Management Credit Agricole Asset Management Candriam (anciennement Dexia Asset Management) KBC Asset Management
Depuis l’an dernier, nous misons sur les dettes subordonnées bancaires, précise Saïd Djaba, Responsable de la multigestion hors actions chez Egamo. Parmi les acteurs bien positionnés sur ce créneau en ce moment figurent Axiom, La Française AM et EdRAM. Ils disposent de process de gestion et de styles différents et peuvent, à ce titre, être agrégés dans un portefeuille ». Du côté des actions aussi, les valeurs bancaires intéressent l'équipe de gestion. « Les valeurs bancaires affichant une décote nous semblent attractives. Rothschild & Cie Gestion ou encore Lazard Frères Gestion présentent dans l’environnement actuel des process de gestion intéressants sur ces actifs », précise Charles Bouffier, Directeur général délégué. Les petites et moyennes capitalisations sont également privilégiées. Egamo a sélectionné des sociétés de gestion avec un historique de performance sur les petites et moyennes capitalisations comme Moneta AM, Oddo AM, Equigest, Flinvest ou encore Sycomore AM.
Le groupe Bâloise, 50,8 milliards d’euros d’encours sous gestion, a augmenté ses investissements dans les actions de 46,7%. Le groupe Bâloise a expliqué dans son rapport annuel 2013 privilégier des titres satisfaisants à des critères de qualité très sélectifs et garantissant un dividende durablement élevé. La poche actions représente ainsi 5,1% de son allocation d’actifs au 31 décembre 2013. Le groupe Bâloise a également détaillé, dans son rapport annuel 2013, les performances des différentes classes d’actifs de son portefeuille : Les hedge funds ont généré une bonne performance. Dans une mesure moindre, le private equity termine également l’exercice sur une note positive. Le montant brut des correctifs de valeur nécessités par les immobilisations financières à caractère de fonds propres s'élève à 32,7millions de francs suisses, soit un niveau une nouvelle fois nettement inférieur à celui de l’année précédente. Les immeubles de rapport, dont l'évaluation a été relevée, ont à nouveau généré des revenus stables. Les hypothèques, quant à elles, se distinguent par la stabilité de leur valeur et de leur rendement. Le portefeuille du groupe Bâloise au 31 décembre 2013 :
Jean-Tristan Parodi, responsable de la gestion déléguée des fonds propres de la CDC à la rédaction de www.institinvest.com : Cette année, deux nouvelles poches d’investissement ont été créées : une sur les petites capitalisations européennes et une d’allocation tactique, investie là encore par le biais d’un modèle propriétaire développé par l'équipe de gestion. La première poche est gérée, en ce qui concerne les valeurs françaises, par CDC Entreprises Valeurs Moyennes, l'équipe de Jean-Tristan Parodi assurant le suivi de cette gestion. Deux fonds ont par ailleurs été retenus pour les petites capitalisations européennes hors France, un géré par Sycomore et un autre par Henderson. La seconde poche s'élève, à ce jour, à environ 100 millions d’euros, mais elle a vocation à grossir.
Le Fonds de prévoyance Kudelski et ses structures s??urs à l’international ont plus que doublé la part de leur poche liquidité au cours de l’année 2013, elle représente maintenant 18,1% du portefeuille global. Les liquidités sont passées de 13,2 millions d’euros à 19,8 millions d’euros. Le fonds de pension a diminué dans le même temps toutes les autres classes d’actifs de son allocation, notamment les produits structurés, dont la part a diminué de 6% à 2,7%. Les obligations suisses passent de 27,3%, l’année passée, à 24,6%. Les actions, en dépit d’une bonne tenue durant l’année 2013, sont à 17,3% (pour les actions en Suisse) et 16,7% (pour l’international). Les poches obligations internationales et immobilier ont diminué en valeur relative, mais ont toutefois augmenté en valeur nominale. Portefeuille du Fonds de pension Kudelski à fin 2013 : 18,1% cash 24,6% obligations suisses 7,7% obligations internationales 17,3% actions suisses 16,7% actions internationales 12,9% immobilier 2,7% produits structurés
Dans le cadre de sa politique d'élargissement de son univers d’investissement et en conformité avec son dispositif ISR, l'Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (ERAFP) lance un appel d’offres ouvert afin d’attribuer trois mandats de gestion de portefeuille d’Obligations Crédit ISR libellées en USD. Pour ces nouveaux mandats, l’ERAFP recherche une gestion non benchmarkée dont l’objectif sera d’obtenir le meilleur rendement possible tout en minimisant le risque de défaut et ce dans le respect des dispositions ISR de l’Etablissement pour cette classe d’actifs. Les portefeuilles seront principalement investis dans des obligations libellées en USD d'émetteurs d’un pays de l’OCDE, à l’exception des titres émis ou garantis par un État souverain ou une collectivité locale, et seront couverts contre le risque de change. La construction du portefeuille, réalisée par chaque Titulaire essentiellement sur la base d’une analyse fondamentale des émetteurs et d’une analyse des caractéristiques des obligations, intégrera une diversification large en termes sectoriel et devra se conformer au dispositif ISR de l’ERAFP. Pour cela l’entreprise d’investissement devra analyser chaque émission de son portefeuille au regard du dispositif ISR de l’ERAFP par ses propres moyens et/ou en s’appuyant sur des ressources externes. A titre indicatif, les montants investis à un horizon de trois ans pourraient être de l’ordre de 400 millions d’euros. Deux des trois mandats attribués seront dits « stand-by », ce qui signifie que l’ERAFP se réserve la possibilité d’activer ces mandats, notamment par souci de dispersion des risques. La durée initiale du marché est de cinq ans avec la possibilité pour l’ERAFP de reconduire le marché pour trois périodes successives d’un an chacune.