L’Association française de la gestion financière (AFG) a réagi vendredi au rapport de l’Esma sur les coûts et la performance des fonds d’investissement, publié début janvier. Dans ce rapport, l’Autorité européenne des marchés financiers relevait qu’entre 2015 et 2017, les différents frais liés à un investissement dans un fonds Ucits pour les particuliers ont réduit en moyenne d’un quart leur performance brute.
H2O Asset Management, la filiale «global macro» de Natixis IM, annonce ce vendredi l’ouverture de ses bureaux parisiens, comme l’avait révélé Newsmanagers (groupe Agefi) le 28 janvier. La société britannique, qui s’approche des 30 milliards d’euros d’actifs sous gestion, étoffe à cette occasion ces équipes en recrutant trois chargés de relations investisseurs, sous la direction de Mehdi Rachedi, et d’un nouveau membre du comité exécutif, Jean-Christophe Morandeau, en charge des fonctions juridique et conformité. Il co-dirigera, avec Loïc Guilloux, le département H2O AM Europe.
Amundi, premier gestionnaire d’actifs européen annonce vendredi l’acquisition du gérant de fonds Mirae Asset Global Investments (MAGI), basé à Taiwan. A l’occasion de cette opération, Mirae Asset Global Investments change de dénomination et devient Amundi Taiwan Limited. «L’acquisition démontre à nouveau l’importance de Taiwan dans la stratégie d’Amundi en Asie», a déclaré Vincent Mortier, directeur des investissements adjoint et ancien superviseur d’Amundi pour l’Asie au Japon, cité dans un communiqué.
CPR AM s’est associée au CDP pour le lancement de son nouveau fonds thématique actions internationales, Climate Action, annonce la société de gestion d’actifs dans un communiqué. Ce fonds sera un compartiment de la Sicav luxembourgeoise CPR Invest, dédié à la lutte contre le réchauffement climatique. Il est géré par Alexandre Blein et Arnaud du Plessis. En intégrant les données environnementales du CDP, CPR AM pourra évaluer la capacité d’une entreprise à générer de la valeur économique compatible avec les objectifs de l’accord de Paris. L’univers de départ est constitué par l’indice MSCI World All Countries, environ 2.800 valeurs.
Selon les résultats de l’étude menée par l’Observatoire du Family Office auprès de 500 professionnels du patrimoine (notaires, avocats et experts-comptables),l’activité du multi-family office ne peut être exercée que par une structure indépendante. En effet, plus de deux-tiersdes interrogés a mis en avant le caractère crucial de l’indépendanceet a plébiscitéune facturation sous forme d’honoraires. Autre point soulevé par l'étude : l’accès aux services des family offices. Ainsi, près de 98% des professionnels du patrimoine ayant répondu à l’enquête ne voient plus le multi-family office comme un service élitiste, le seuil parfois évoqué de 20 millions d’eurosn’ayant plus lieu d’être. 60% de ces professionnels du patrimoine considèrent d’ailleurs l’utilité de l’accompagnement d’un family office pour un patrimoine d’un million d’euros. Enfin, 100% des interrogés déclarent un intérêt à travailler en partenariat avec un multi-family office. Obtenir une vision globale du patrimoine du client et augmenter leur proactivité sur les clients existants apparaissent comme les principales raisons invoquées à ce partenariat. Ils déclarent plébisciter l’intervention des multi-family offices en premier lieu sur des sujets d’ingénierie patrimoniale (91%), de gouvernance familiale (70%) et de contrôle des risques (61%). Le conseil en investissement financier n’apparaît qu’en 7e position (51%). La philanthropie, phénomène assez récent, représente déjà 32%.
Il s’agit du nombre d’opérations d’actionnariat salarié collectives menées en 2018, selon le baromètre réalisé par Eres. Pour comparaison, la moyenne de ces dix dernières années s’élève à trente opérations. Cette même étude précise par ailleurs que ces opérations concernent 31 entreprises du SBF 120, soit 26 % de l’indice. Un chiffre qui devrait grandir encore. La Loi Pacte qui sera votée ces prochains mois va améliorer le mécanisme.La première mesure, effective dès ce premier janvier,réduit le forfait social de 20 % à 10 % pour l’abondement des employeurs dans un dispositif d’actionnariat salarié dans les entreprises d’au moins 50 salariés.
Places financières. Nomura Alternative IM France a reçu le 10 janvier l’agrément de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour la gestion d’OPCVM, de mandats et de FIA. En deux ans, une petite dizaine de sociétés de gestion a choisi de faire de Paris une base européenne post-Brexit : Eleva Capital (OPCVM, mandats), Smart Lenders AM (FIA, mandats), Schroders (FIA), Polar Capital (OPCVM, FIA), BlackRock (FIA), tandis que Stanhope Capital et Park Square y ont ouvert un bureau. H2O, Chenavari IM et Wells Fargo AM ont aussi fait des annonces dans ce sens. En parallèle, 23 sociétés de gestion ont obtenu ou étendu leurs agréments au Luxembourg, notamment Blackstone, Columbia Threadneedle, Fidelity, M&G, T. Rowe Price et aussi Wells Fargo AM. Plusieurs autres ont préféré Dublin : ASI, Ashmore, Baillie Gifford, First State, Hermès IM, Legg Mason, Merian GI, Vanguard, Winton Capital…
Consolidation. Le fonds de private equity Bridgepoint, actionnaire à hauteur de 56,23 % de Primonial, aux cotés de Crédit Mutuel Arkea (29,85 %), aurait mandaté les banques Rothschild et JPMorgan dans l’objectif de vendre le groupe Primonial. L’information donnée par nos confrères des Echos avance une valorisation autour de 2 milliards d’euros. Pour s’assurer les ressources nécessaires à ses opérations de croissance externe, Primonial avait restructuré son capital en mars 2017 avec l’entrée du fonds de private equity. L’an passé, l’acteur qui était essentiellement connu pour sa plate-forme de distribution d’offres patrimoniales, remaniait son pôle de gestion d’actifs. Délaissant le modèle multiboutiques construit autour de marques telles qu’AltaRocca, Stamina AM... pour un modèle intégré le groupe cédait son nouveau périmètre de gestion à La Financière de l’Echiquier, avant d’en prendre 40 % du capital. Au 31 décembre 2018, Primonial comptabilisait 36,8 milliards d’euros d’encours gérés ou conseillés.
Le centre national de la recherche scientifique (CNRS) veut sélectionner une société de gestion pour le montage et la gestion opérationnelle d’un fonds en capital d’amorçage qui financera des start-up issues ou en lien, mais pas exclusivement, avec les technologies développées au sein des laboratoires de l'établissement public, dès le stade d’ultra-amorçage. La procédure est un appel à manifestation d’intérêt. L’objectif cible du fonds d’amorçage est de 100 millions d’euros et la durée de 12 ans minimum, renouvelable pour deux périodes d’un an chacune maximum. Date limite de réception des offres ou des demandes de participation : 25 février 2019 - 12:00 Lire l’avis ici
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) lance un appel d’offres pour sélectionner des gérants devant assurer au maximum 4 mandats de gestion active actions japonaises, pour un montant de 600 millions d’euros. Le candidat déterminera le style de gestion le mieux adapté à l’appel d’offres. L’indice de référence aura des caractéristiques similaires à l’indice " MSCI Japan IMI ". Il sera précisé dans le mandat de gestion. L’univers d’investissement sera composé des sociétés présente dans l’indice et de sociétés ayant leur siège social au Japon. Le budget de risque ex ante (" tracking error ") maximal sera de 10 %. Le mandat durera 4 ans et pourra, à l’initiative du FRR, être reconduit pour une période d’un 1 an. Le FRR pourra toutefois notifier un ultime bon de commande, avant l’expiration du délai d’exécution des prestations, d’une durée de trois 3 mois. Le nombre minimum de candidats admis à présenter une offre ne pourra être inférieur à cinq, sauf si le nombre de candidats satisfaisant aux critères de sélection est inférieur à ce nombre. Le nombre maximum de candidats est de 12. Date limite de réception des offres : 1er mars 2019 - 12:00 Lire l’avis ici
Un ancien trader de Nomura Holdings a lancé un hedge fund spécialisé sur les obligations corporate des marchés émergents au sein du groupe Tencent Holdings, rapporte l’agence Bloomberg. Desmond How, qui dirigeait la table de négociation propriétaire sur les produits de crédit chez Nomura, propose ainsi un fonds long short au sein de GaoTeng Global Asset Management, une société de gestion basée à Hong Kong créée en 2017 par Tencent et Hillhouse Capital Management, où il est responsable de la division obligataire. Le nouveau fonds, qui se concentrera sur la dette libellée en dollar, aura la capacité de gérer jusqu’à 3 milliards de dollars, a précisé Desmond How qui n’a toutefois pas révélé le montant des capitaux levés à ce jour. Desmond How a plus de 22 ans d’expérience dans l’investissement obligataire. Il a rejoint début 2008 Lehman Brothers, vendu à Nomura où il a travaillé entre 2008 et 2017. Il pilotait chez Nomura la division Global Capital Management qui investissait dans des produits de crédit. Avant de rejoindre Lehman, il avait travaillé en tant que gérant de portefeuilles crédit chezPrudential Investment Management, désormais connu sous le signe PGIM.
Le gestionnaire de fortune Finad, basé à Zurich, vient de recruter Christoph Huber en qualité d’associé, rapporte le site spécialisé finews. L’intéressé rejoint Finad en provenance d’un autre gestionnaire de fortune, WMPartners, où il était depuis 2009conseiller clientèle senior auprès de particuliers fortunés et d’entreprises familiales basées en Suisse, Allemagne et Autriche. Auparavant, Christoph Huber a travaillé pendant huit ans chez Julius Baer en tant que responsable de la gestion de portefeuille à Lucerne où il a commencé à s’intéresser à la gestion de fortune. Fondéen 1976, Finad, qui en dehors de Zurich a également des antennes à Vienne et Hambourg, emploie 32 collaborateurs spécialisés dans la gestion de fortune en Suisse. La société propose également des services de multi-family office.
Carmignac a connu en 2018 une décollecte nette d’environ 9 milliards d’euros, ont indiqué ses dirigeants jeudi. Les encours ont reculé à 42 milliards d’euros fin 2018, contre 56 milliards un an auparavant, ce qui marque un plongeon de 25%. Le fonds Carmignac Patrimoine a notamment souffert l’an dernier en termes de performance, avec un recul de 11,29%. Cette performance est nettement inférieure à celle de son indice de référence (-0,07%), ce qui s’est traduit par des flux sortants de 7,7 milliards d’euros sur le fonds vedette du groupe. En début de semaine, le fondateur et PDG de l’asset manager, Edouard Carmignac, a annoncé qu’il abandonnait la gestion de Carmignac Patrimoine. Rose Ouahba et David Older, responsables de la gestion actions, assureront désormais seuls la cogestion du fonds phare.
A Plus Finance a annoncé la vente de son portefeuille Seniority pour 128 millions d’euros, à deux fonds résidentiels de Catella Residential Investment Management, représentés en France par Be Real Investment Management. Seniority avait été constitué pour le compte de l’OPCI A Plus Génération. Il avait fédéré une dizaine d’investisseurs institutionnels. Seniority est composé de six RSS. Il compte 620 logements pour une superficie globale de 35.000 m². A Plus Finance était conseillé par CBRE, dans le cadre d’un mandat co-exclusif avec JLL.