Une dizaine d’investisseurs et de conseillers en gestion de patrimoine (CGP) ont constitué une association en vue d’obtenir des explications et des réparations du préjudice subi de la part de H2O AM, a appris Les Echos. L’entité, nommée «collectif porteurs H2O», est conseillée par le cabinet Cornet Vincent Segurel. Elle représente des investisseurs ayant des avoirs dans les side-pockets, constituées à la suite de l’affaire Windhorst et de ses obligations non-liquides et difficiles à vendre. Le cabinet reproche une information insuffisante sur l’exposition à ces dettes privées, ainsi que de possibles irrégularités sur des opérations de financement complexes. Il espère pouvoir dialoguer avec Natixis et H2O AM, ou, à tout le moins, l’AMF. La demande de réparation sera envoyée dès janvier. L’avocate Hélène Ferron-Poloni, du cabinet Lecoq Vallon & Ferron-Poloni, envisage également de poursuivre H2O AM au civil en raison d’une communication peu claire, « en violation de leurs obligations d’information ».