La Banque de France a revu une nouvelle fois en baisse ses prévisions de croissance pour l'économie française, à 1,6% en 2018 et en 2019, soit 0,2 et 0,1 point de moins respectivement que dans ses précédentes estimations, tenant compte du ralentissement du premier semestre. «Au-delà des éléments de court terme, l'élan est un peu moindre en 2019, du fait de l’environnement international moins porteur, avec en particulier une révision à la baisse de la demande adressée à la France», estime-t-elle, anticipant une croissance trimestrielle de 0,4% à partir de mi-2018.
La Banque de France a revu une nouvelle fois en baisse ses prévisions de croissance pour l'économie française, à 1,6% en 2018 et en 2019, soit 0,2 et 0,1 point de moins respectivement que dans ses précédentes estimations, tenant compte du ralentissement du premier semestre. «Au-delà des éléments de court terme, l'élan est un peu moindre en 2019, du fait de l’environnement international moins porteur, avec en particulier une révision à la baisse de la demande adressée à la France», estime-t-elle, anticipant une croissance trimestrielle de 0,4% à partir de mi-2018.
Des amendements déposés par des députés de la majorité visent à verdir l’épargne des ménages. Le gouvernement préfère éviter de s’engager sur une trajectoire 2°C.
Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’attend à une croissance «autour de 1,7%» cette année en France, «un peu plus faible» que le chiffre de 2% initialement prévu par le gouvernement, a-t-il indiqué lundi sur France Inter. «Je rappelle que la moyenne des dix dernières années c’est 0,8%», a néanmoins relevé le ministre. Son collègue des Comptes publics, Gérald Darmanin, avait assuré début août que la croissance «ne serait pas inférieure à 1,8%» après un premier et un second trimestre décevants. De son côté, l’Insee prévoit 1,7%. Pour le troisième trimestre, le PIB de la France devrait progresser de 0,4%, a indiqué lundi la Banque de France dans une deuxième estimation. Selon son enquête mensuelle de conjoncture, les chefs d’entreprises prévoient que la production industrielle ne va augmenter «que modérément en septembre». Les services sont de leur côté restés «dynamiques», et les chefs d’entreprises prévoient «une poursuite de la croissance au même rythme».
Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’attend à une croissance «autour de 1,7%» cette année en France, «un peu plus faible» que le chiffre de 2% prévu par le gouvernement, a-t-il indiqué lundi sur France Inter. «Aujourd’hui, vous avez une croissance qui est autour de 1,7%. Je rappelle que la moyenne des dix dernières années c’est 0,8%. Donc, ce n’est pas si mal», a estimé le ministre.
Les transactions courantes de la France ont enregistré un excédent de 0,5 milliard d’euros en juillet après un déficit confirmé à 2,3 milliards en juin, selon les données CVS-CJO publiées vendredi par la Banque de France. Il s’agit du premier excédent mensuel de la balance des transactions courantes enregistré depuis le mois de février, dont le solde positif s'était élevé à 594 millions d’euros. L’amélioration par rapport à juin tient d’abord à une forte baisse du déficit des échanges de biens (-2,8 milliards après -4,7 milliards). Dans le même temps, l’excédent des services a augmenté à 2,5 milliards d’euros après 1,6 milliard un mois plus tôt.
La production viticole française pourrait atteindre en 2018 46,1 millions d’hectolitres, en hausse de 25% par rapport à 2017 et de 5% par rapport à la moyenne des cinq années passées, selon des prévisions du ministère de l’Agriculture publiées vendredi. FranceAgriMer, établissement national des produits de l’agriculture et de la mer opérant sous tutelle de l’Etat, a cependant rendu pour sa part des prévisions plus prudentes, notamment en raison de l’effet du réchauffement climatique. Ces prévisions restent en tout état de cause très en dessous du pic de 2015 (47,9 millions d’hectolitres). La récolte de 2017 avait, elle, été très affectée par le gel et la sécheresse. FranceAgriMer évalue la production viticole 2018 à 44,5 millions d’hectolitres, un chiffre proche de la moyenne des cinq dernières années.
Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé hier la France à poursuivre la réduction de son déficit et à dévoiler rapidement les mesures d'économies prévues dans son budget pour l’année prochaine. «Pour atteindre les objectifs (de réduction du déficit), de profondes réformes de la dépense publique sont nécessaires à tous les niveaux du gouvernement», a expliqué la responsable de mission du FMI pour la France, Delia Velculescu, à l’occasion de la publication de l'évaluation annuelle de l'économie française. «Le succès de la stratégie dépendra avant tout de sa crédibilité», a-t-elle ajouté. «A ce propos, nous avons demandé des précisions sur les réformes de la dépense prévues dès le budget 2019», a-t-elle souligné lors d’une conférence téléphonique.
La croissance des encours des crédits aux entreprises s’est à nouveau accélérée en juin, dans la lignée de son rebond en mai, pour se rapprocher de ses plus hauts de fin 2017, selon des données publiées hier par la Banque de France. En juin, le taux de croissance annuel des encours des crédits aux entreprises a ainsi atteint 6,0% en rythme annuel (après +5,8% en mai et 5,1% en avril), et revient près de son pic récent de 6,2% enregistré en décembre.
Le nombre de personnes n’ayant pas exercé d’emploi au deuxième trimestre est en hausse de 0,1% par rapport au premier trimestre 2018, en France métropolitaine, ce qui correspond à 4.600 chômeurs en plus, selon les chiffres publiés hier par le ministère du Travail et Pôle emploi. Les chômeurs tenus de chercher un emploi (catégories A, B et C confondues) totalisent 5.627.900 Français métropolitains. Les jeunes de moins de 25 ans sont particulièrement touchés, avec une hausse de 1,9%. Le chômage de longue durée s’affiche quant à lui en hausse de 7,2% sur un an.
Les promoteurs français sont moins nombreux qu’au printemps à estimer que la demande de logements neufs est forte, selon l’enquête trimestrielle de conjoncture du secteur publiée hier par l’Insee. Le solde d’opinion des professionnels interrogés fléchit légèrement et passe juste au-dessous de sa moyenne de longue période. Dans le même temps, les promoteurs sont plus nombreux qu’en avril 2018 à signaler une augmentation de leur stock de logements invendus. Le solde correspondant se redresse et dépasse sa moyenne de longue période.
Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises restent confiantes concernant leurs perspectives pour 2018, malgré le ralentissement de la croissance en début d’année, selon la huitième enquête annuelle de conjoncture réalisée par la Direction générale des entreprises (DGE) et Bpifrance Le Lab, publiée hier. 59% des ETI françaises non contrôlées par des grands groupes étrangers tablent sur une progression de leur chiffre d’affaires cette année et seulement 7% de ces ETI craignent de le voir baisser. Leur moral est également au beau fixe en ce qui concerne leurs perspectives d’activité avec un solde en progression de 13 points par rapport à 2017 pour s'établir à 52, un niveau record dépassant de trois points le précédent plus haut, qui datait de 2011.
La France a levé hier 4 milliards d’euros à travers une émission d’obligations vertes assimilables au Trésor (OAT) à 1,75% arrivant à échéance en juin 2039, a indiqué une des principales banques chargées de l’opération. L'émission a été largement sursouscrite, attirant une demande de 13,75 milliards d’euros. La première souche de cette obligation a été lancée en janvier 2017. Les obligations vertes sont destinées à financer des mesures de protection de l’environnement et de lutte contre le changement climatique.
L’emploi intérimaire, considéré comme un indicateur avancé de la situation générale de l’emploi, a vu sa croissance ralentir à 2,2% en mai, après une progression de 5% en avril, selon le barème mensuel Prism’emploi publié hier. Cette tendance doit cependant être considérée «avec précaution», puisque le mois de mai a été ponctué cette année par une série de ponts, souligne Prism’emploi, qui fédère plus de 600 entreprises de recrutement et d’intérim.
Le gouvernement ne supprimera pas les pensions de réversion en faveur des veuves et des veufs mais remettra à plat ce dispositif qui «donne lieu à de nombreuses inégalités», a déclaré hier la ministre de la Santé. «Les pensions de réversion sont et resteront un outil extrêmement puissant pour lutter contre la pauvreté des veuves», a dit Agnès Buzyn pour mettre fin aux spéculations en marge des concertations sur la réforme du régime des retraites. Cette réforme annoncée pour 2019 prévoit une uniformisation des 42 régimes existants ainsi que la mise en place d’un système par points.
L’Agence France Trésor (AFT) a annoncé hier dans un communiqué le réabondement par voie de syndication de l’OAT verte 1,75 % 25 juin 2039 «dans les prochains jours en fonction des conditions de marché.» Les chefs de file de l’opération seront BNP Paribas, Citigroup, Crédit Agricole CIB, Natixis et Société Générale CIB. Tous les spécialistes en valeurs du Trésor feront partie du syndicat. Cette opération de syndication s’effectuera dans le cadre du financement des dépenses vertes éligibles identifiées pour l’année 2018 d’un montant de 8 milliards d’euros, dont 1,1 milliard ont été consommés à ce stade, précise l’AFT. L’encours de l’OAT verte s’établit actuellement à 10,8 milliards d’euros, après trois abondements par voie d’adjudication au cours des douze derniers mois.
L’Agence France Trésor (AFT) annonce dans un communiqué le réabondement par voie de syndication de l’OAT verte 1,75 % 25 juin 2039 «dans les prochains jours en fonction des conditions de marché.» Les chefs de file de l’opération seront BNP Paribas, Citigroup, Crédit Agricole CIB, Natixis et Société Générale CIB. L’ensemble des spécialistes en valeurs du Trésor fera partie du syndicat.