Thierry Rigoulet, directeur général d’ING Investment Management (ING IM) en France a indiqué lors d’une présentation que le compartiment de gestion monétaire notée AAA Liquid Euro de la Sicav ING (L) Invest, destiné aux investisseurs institutionnels et aux clients «corporate» affiche désormais un encours (fin février) de 3,8 milliards d’euros contre 3,1 milliards douze mois plus tôt.Ce fonds de 60-70 lignes avec un taux de rotation compris entre 10 et 15 % par mois s’inscrit dans le cadre plus vaste de la stratégie monétaire que dirige Wim Veraar et qui pèse environ 7 milliards d’euros. Dans leur grande majorité, les titres en portefeuille ont une échéance inférieure à un an encore que la durée de vie moyenne s’avère inférieur à 60 jours.Pour Wim Veraar, qui gère le fonds, les taux européens «sont encore trop bas» et le portefeuille comporte à 35 % des positions défensives. Au cours des prochains jours, les lignes sur l’Espagne et l’Italie, qui représentaient encore il y a peu 15 % de l’encours, seront ramenées à 5 %.En dehors de la gestion monétaire notée, ING IM compte mettre en avant sur le marché français, notamment à l’intention des investisseurs institutionnels, les produits d’actions à rendement élevé du dividende, une stratégie que dirige Nicolas Simar et dont l’encours représente 6,5 milliards d’euros sur les régions zone euro, Europe, Etats-Unis et monde.L’autre pôle faisant l’objet d’un effort commercial en France est celui de la dette émergente qui représente 10,9 milliards d’euros (fin décembre), et plus particulièrement les produits d’obligations émergentes en monnaies locales (4,2 milliards d’euros fin septembre). L'équipe est dirigée par Rob Drijkoningen, head of global emerging markets.
Dans un entretien à La Tribune, Meyer Azogui, président du directoire de Cyrus Conseil, admet que ces dernières années, les rendements des FCPI et FIP n’ont pas été au rendez-vous. Mais il souligne que les actions n’ont pas été performantes non plus sur les dix dernières années et «qu’une mauvaise performance passée ne préjuge pas forcément d’une mauvaise performance à venir». Meyer Azogui s’attend même à ce que les millésimes actuels soient bons «car les niveaux des marchés français sont raisonnablement évalués (PER de 11 et 1,3 fois l’actif net pour le CAC 40)».
Le Wall Street Journal et CNBC livrent une liste de noms des candidats au rachat des obligations subprime d’AIG, quelque 30 milliards de titres détenus par la Fed dans le véhicule ad hoc Maiden II, rapporte L’Agefi suisse. Plusieurs grands hedge funds souhaitent faire des offres pour mettre la main sur les obligations adossées à des prêts immobiliers risqués d’AIG, rachetées au plus fort de la crise par la Réserve fédérale (Fed) pour empêcher l’assureur américain de faire faillite. Selon la chaîne financière CNBC, qui cite des sources proches du dossier, les hedge funds intéressés incluent celui du milliardaire John Paulson, DoubleLine Capital, Avenue Capital Group et Oaktree Capital Management.
Le fonds de capital-investissement américain KKR a indiqué dans un document remis à l’autorité boursière (SEC) à l’attention des investisseurs que l’autorité boursière lui avait demandé des informations sur ses clients fonds souverains, rapporte L’Agefi suisse. KKR précise qu’il «coopère avec l’enquête de la SEC», sans plus de détail. Des porte-parole de KKR et de la SEC se sont refusés à tout autre commentaire.
Direxionshares a annoncé le lancement de trois nouveaux ETF «bear» dans le domaine obligataire.Il s’agit du Direxion Daily Total Bond Market Bear 1x Shares (US25459Y3062) dont l’aconyme est SAGG et qui est chargé à 0,65 %. Il réplique en inversé le Barclays Capital U.S. Agrregate Bond Index.Le deuxième est le Daily 7-10 Year Treasury Bear 1x Shares (US25459Y1082), qui est le miroir en inversé du NYSE 7-10 Year Treasury Bond Index et dont l’acronyme est TYNS. La commission de gestion nette est fixée à 0,65 %.Enfin, le Daily 20 Year Plus Treasury Bear 1x SHares (US25459W4052, acronyme TYBS), lui aussi chargé à 0,65 %, réplique en inversé la performance du NYSE 20 Year+ Treasury Bond index.
Selon Asian Investor, Lyxor Asset Management va lancer un fonds de managed futures à destination de la clientèle retail de Hong Kong. Le fonds (Lyxor Epsilon Managed Futures fund) est un véhicule irlandais lancé initialement en 1999 mais qui visait à l'époque la clientèle institutionnelle exclusivement, à savoir les institutionnels japonais.
La décollecte sur les fonds actions dédiés aux marchés émergents a dépassé la barre des 26 milliards de dollars durant les premiers mois de l’année jusqu’au 23 mars, selon les dernières statistiques communiquées par EPFR Global. Il s’agit du plus mauvais début d’année depuis le lancement de ces statistiques en 1995.Durant la seule semaine au 23 mars, les fonds actions ont subi une décollecte de 7,68 milliards de dollars, dont 2,65 milliards de dollars pour les seuls marchés émergents. Les fonds obligataires ont en revanche enregistré une collecte nette de 1,86 milliard de dollars. Parmi le bloc des BRIC, les investisseurs ont évité le Brésil, l’Inde et la Chine, mais les fonds actions russes ont encore suscité des souscriptions si bien que depuis le début de l’année, la collecte nette dépasse désormais les 3 milliards de dollars.
Depuis la contraction d’activité qui a suivi la crise financière, le secteur des hedge funds s’est nettement redressé. Il a terminé l’année 2010 sur une progression de ses actifs de près de 150 milliards de dollars si bien que les actifs sous gestion s’inscrivaient à fin décembre à 1.917 milliards de dollars.Mais la crise financière n’a pas seulement eu un impact à court terme. Elle a aussi entraîné des modifications à long terme de la structure du marché et des modèles de développement, souligne la société de conseil Celent dans une étude sur les hedge funds («Hedge Funds 2011 : Navigating Tumutluous Waters»). Les hedge funds ont notamment cherché à diversifier leurs sources de financement pour constituer un socle plus large d’investisseurs stables. Dans cette perspective, ils ont notamment «institutionnalisé» leurs contrôles et amélioré leur transparence et leur liquidité. D’où par exemple la ruée sur les véhicules au format Ucits III. Les investisseurs de référence dans les hedge funds comprennent désormais les institutionnels, les family offices et les fonds de pension, avec une évolution de la demande incluant, outre les traditionnels fonds long/short, les stratégies internationales. Les fonds de pension notamment sont devenus un interlocuteur de taille pour les hedge funds. Un fonds de pension moyen attribue généralement environ 2,5% de son portefeuille à un hedge fund, une augmentation significative par rapport à la situation une dizaine d’années plus tôt. La plupart des fonds de pension investissent dans les hedge funds par le biais des fonds de fonds. Les petits fonds de pension devraient poursuivre dans cette voie, mais Celent estime qu’un nombre croissant de fonds de pension vont donner la priorité à un accès direct aux gérants. De leur côté, les hedge funds de taille moyenne ou petite devraient aussi réduire leur dépendance aux fonds de fonds, qui ont subi une forte décollecte dans le sillage de l’affaire Madoff. Fin 2009, les actifs des hedge funds issus des fonds de fonds totalisaient environ 500 milliards de dollars, en baisse de 17% par rapport à l’année précédente et de 40% par rapport aus sommets observés deux ans plus tôt. La proportion des actifs des single hedge funds issus des fonds de fonds est ainsi tombée à 30% en 2009 contre 40% l’année précédente. Au quatrième trimestre 2010, les fonds de fonds ont encore subi une décollecte de 68,4%, contre seulement 28,9% pour les single manager funds. Celent estime aussi que la consolidation du secteur, qui a déjà donné lieu à d’importantes opérations de rapprochement (l’acquisition de GLG Partners par Man Group, le rachat de Thames River par F&C), devrait se poursuivre. Une évolution qui va favoriser une «défragmentation» du secteur qui devrait être constitué à terme de deux grandes catégories d’acteurs, les très grands hedge funds d’un côté, les boutiques spécialisées de l’autre. En 2011, les hedge funds devraient d’ailleurs accélérer leurs investissements mais leurs dépenses informatiques seront pour l’essentiel consacrées à la maintenance en attendant le détail des réglementations en gestation pour mettre en œuvre de nouvelles solutions. Les dépenses d’informations devraient ainsi s’accroître de 4,9% dans le monde entre 2009 et 2014, l’Asie enregistrant la plus progression (7,2%), devant l’Europe (5,6%) et l’Amérique du Nord (4,4%).
Legal & General Investment Management (LGIM) envisage de lancer son premier fonds actions britanniques de revenu, rapporte Investment Week. Le fonds, qui devrait être lancé dans le courant du deuxième trimestre 2011, sera piloté par Richard Black, actuellement analyste dans l'équipe actions britanniques du groupe.
FRM Capital Advisors (FCA), le pôle investissement du groupe de fonds de hedge funds installé à Londres Financial Risk Management, dont les actifs sous gestion s'élèvent à 9 milliards de dollars, envisage de s’engager dans trois ou quatre hedge funds en 2011, a indiqué Reuters.L’un de ses fonds pourrait être basé en Asie, a précisé le COO de la société, Patric de Gentile-Williams. En octobre dernier, la firme a déjà investi 50 millions de dollars dans le hedge fund basé à San Francisco, Sensato Capital Management. En octobre 2009, FCA avait investi dans le hedge hedge fund basé à Hong Kong Isometric Capital. Au total, FCA a investi 300 millions de dollars dans six hedge funds.
Thames River Capital lance un fonds absolute return investi en obligations mondiales de catégorie high yield, rapporte Citywire. Le Thames River Global High Yield Bond sera géré par Stephen Drew et Mehrdad Noorani. L’objectif est une performance de 10 % par an avec une volatilité cible de 10 % à 12 %.
L’américain Van Eck Global a ouvert à nouveau, le 23 mars, son Market Vectors Egypt Index ETF aux souscriptions. Elles étaient suspendues compte tenu des événements en Egypte qui ont provoqué la fermeture de la Bourse du Caire (voir NewsManagers du 2 février 2011).
Compte tenu d’importantes demandes de remboursement, Warburg Invest a notifié à la BaFin avoir suspendu au 22 mars les souscriptions et les rachats du fonds de fonds immobiliers RP Global Real Estate (DE000A0Q9892 et DE000A0KEYG6) géré par RP Rheinische Portfolio Management, dont l’encours a fondu de 70 % depuis mai 2010. Il se situait fin janvier à 42,60 millions d’euros.
Le fonds de pension australien AustralianSuper vient de créer un poste de responsable international des infrastructures qui a été confié à Jason Peasley, rapporte Asian Investor. Il sera basé à Sydney et débutera à la mi-avril dans ses nouvelles fonctions.Les actifs d’infrastructures d’AustralianSuper s'élèvent à plus de 5 milliards de dollars. Les actifs sous gestion du fonds totalisent 38 milliards de dollars.
Partant du constat que les fonds ont tendance à surperformer au cours des premières années de leur existence, Barclays Wealth Managers France a créé le 21 décembre 2007 Barclays Alphastars Discovery, un fonds investi sur les nouveaux fonds de sociétés entrepreneuriales.Lancé à un moment difficile où les investisseurs se détournaient des actions, le produit n’a pas trouvé son public et a été mis de côté par les équipes commerciales. Face à l’amélioration de la conjoncture, Barclays Wealth Managers cherche aujourd’hui à le remettre sur le devant de la scène, d’autant que le fonds affiche désormais un historique de performance de trois ans. Son encours, de 21 millions d’euros, a vocation à être doublé, selon Alain Zeitouni, directeur de la multigestion de Barclays Wealth Managers France, tandis que Jean-Marie Feron, qui s’occupe du développement commercial, estime qu’il est possible d’aller plus loin. Barclays Alphastars Discovery se compose actuellement de 15 fonds long only investis sur la zone euro qui viennent d’être lancés par de nouvelles sociétés de gestion françaises ou européennes. Ces sous-jacents ont forcément moins de 24 mois d’existence, puisque au terme de cette période, l’équipe de multigestion qui pilote le portefeuille s’oblige à sortir (même si cela se fait progressivement). Cela l’oblige à toujours aller chercher de nouvelles idées. Bien sûr, les gérants peuvent liquider une position avant cette échéance si la performance n’est pas au rendez-vous ou bien si le fonds ne répond plus aux objectifs en termes d’allocation d’actifs.Dressant le bilan de ces trois premières années d’existence de Barclays Alphastars Discovery, Alain Zeitouni estime que le plus difficile a été le « sourcing » de nouveaux gérants. En effet, en rythme normal, une cinquantaine de nouvelles sociétés de gestion sont lancées chaque année en France sur les quinze dernières années. Sur ce total, seule une partie concerne des fonds long only zone euro. Or, en 2009, au lieu de 50 nouvelles sociétés, ce sont seulement 25 sociétés qui ont été créées, ce qui a réduit l’univers d’investissement. Heureusement, l’équipe de multigestion a pu aussi compter sur les apports des analystes basés au Royaume-Uni et en Allemagne. Parmi les fonds en portefeuille, Barclays Wealth Managers France détient des fonds de Fidecum, une société allemande, Talence Gestion, Montaigne Capital et Pléiade Asset Management.
Groupama Epargne Salariale et Groupama Asset Management ont annoncé, jeudi 24 mars, que la gamme Groupama Epargne Responsable, labellisée par le Comité Intersyndical de l’Épargne Salariale, évolue pour devenir l’offre principale proposée par Groupama Epargne Salariale aux entreprises et aux épargnants. La gamme en question qui représente 280 millions d’encours se compose de 6 FCPE gérés selon des critères d’analyse financière et extra-financière en conformité avec les processus de gestion ISR «best in class» Actions et Taux de Groupama Asset Management, indique un communiqué.
L’an dernier, 1.685 entreprises ont été accompagnées par des capital-investisseurs pour un montant total de 6,6 milliards d’euros investis, soit une progression de 61% du montant global investi et de 15% du nombre d’entreprises, selon l'étude annuelle réalisée par l’Association française des investisseurs en capital (Afic) en partenariat avec Grant Thornton sur l’activité des acteurs français en 2010. Jamais encore, le capital-investissements hexagonal n’a accompagné autant d’entreprises, souligne l’Afic dans un communiqué, dépassant même le nombre record de 1.595 entreprises accompagnées en 2008."Nous sommes dans une année de sortie de crise, avec des résultats globalement positifs, mais il reste des points de difficulté, notamment le capital risque», a estimé le 24 mars à l’occasion d’un point de presse le président de l’Afic, Hervé Schricke,. La reprise de l’activité a été notamment tirée par le capital-développement, avec 2,3 milliards d’euros investis dans 916 entreprises, soit une hausse de 28,5% des montants et de 17,6% du nombre d’entreprises par rapport à 2009. Le capital-transmission revient pour sa part à des montants significatifs, à plus de 3,5 milliards d’euros (x2,2 par rapport à 2009) dans 264 entreprises (+14,3%) Le capital-risque enregistre de son côté une augmentation de seulement 3,1% des montants investis à 605 millions d’euros, 458 start-ups françaises (+14,7%) ayant eu aunsu accès aux fonds propres indispensables à leur essor. Les chiffres 2010 montrent aussi que le poids des fonds levés auprès des particuliers (FCPI et FIP) est particulièrement élevé dans le financement de l’innovation (48%) et des PME régionales (26%). Les épargnants et les family offices figurent au premier rang des souscripteurs du capital-investissement (1,38 milliard d’euros), devant le secteur public (982 millions d’euros) et les fonds de fonds (872 millions d’euros), notamment internationaux. L'étude confirme en revanche le désengagement des banques et des entreprises d’assurances, leur présence étant divisée par un facteur de 5 à 6 par rapport à 2008 en raison des contraintes réglementaires à venir (Bâle III et Solvabilité II).
Sigma Gestion a annoncé, vendredi 25 mars, le lancement du FIP Convergence Fortuna 5.0, un fonds d’investissement de proximité composé majoritairement d’Obligations Convertibles en Actions (OCA) de PME françaises - le solde se réalisant en augmentation de capital de PME cotées. Le FIP, précise un communiqué, favorisera des sociétés en développement déjà financées par Sigma Gestion avec pour caractéristiques principales : - Business model éprouvé avec des flux de trésorerie positifs et récurrents - Chiffre d’affaires entre 2 et 40 millions d’euros- Secteurs diversifiés et complémentaires (industrie, services, distribution spécialisée, E-business, logiciel,…) -R égions Ile-de-France, Bourgogne, Rhône-Alpes. La durée d’investissement est prévue sur une durée d’investissement de 5 ans.
Selon Asian Investor, Baring Asset Management (Asia) s’efforce actuellement de promouvoir le potentiel de croissance de l’Asie du Sud-Est pour renflouer son Asean Frontiers Fund, qui accuse une baisse de 29% de ses actifs à 270 millions de dollars contre 380 millions de dollars l’an dernier.Le fonds est investi à au moins 70% dans les principaux marchés d’actions asiatiques, Singapour, Malaisie, Indonésie, Thaïlande et Philippines, une part de 25% étant réservée aux marchés frontières et à la grande Chine, avec une préférence pour les petites et moyennes capitalisations.
L’Association européenne de la gestion d’actifs (Efama) a publié le 24 mars de nouvelles recommandations destinées à accroître l’efficacité du processus de traitement des ordres. Le rapport préparé par le Fund Processing Standardization (FPSG) consolide les recommandations publiées en 2005 et révisées en 2008. De nouvelles recommandations sont proposées dans deux domaines clés, les transferts d’unités entre deux comptes et les événements ayant un impact sur les actifs d’un fonds comme les réorganisations, les réunions et autres notifications adressées aux investisseurs.Il s’agit dans les deux cas de sécuriser les transactions, d’améliorer la communication entre les acteurs et de raccourcir les délais de traitement.