La semaine dernière, la Suède était le premier grand pays européen depuis la crise financière à annoncer un plan de relance. De fait, le pays, tout comme ses voisins nordiques, détonne dans un paysage européen marqué par la rigueur. Ces nations, incluant aussi la Norvège, la Finlande et le Danemark, affichent un endettement faible et pour certaines d’entre elles des excédents budgétaires. Et leurs entreprises se portent bien. Un terrain favorable pour les sociétés de gestion nordiques comme SEB Wealth Management et Nordea Investment Funds qui n’hésitent plus à mettre en avant leurs produits d’actions locales en France. Certes, si la zone euro devait imploser, la Suède, la Norvège, le Danemark et la Finlande ne seraient pas épargnés, d’autant que la région reste le premier partenaire des pays nordiques pour les exportations, selon Tommi Saukkoriipi, qui gère le SEB Nordic depuis environ un an. Néanmoins, ce dernier souligne que la part des marchés émergents grandit. Martin Nilsson, qui gère le fonds Nordea 1 – Nordic Equity Fund que Tommi Saukkoriipi gérait d’ailleurs précédemment, souligne quant à lui que les pays nordiques ne sont pas dépendants des pays du sud de l’Europe et que les plus gros marchés d’exportation sont l’Allemagne, l’Asie et les Etats-Unis.Autre préoccupation grandissante : l’appréciation de la couronne suédoise et de la couronne norvégienne face à l’euro qui à terme pourrait pénaliser les exportations des entreprises locales très tournées vers l’international. Pour Martin Nilsson, le problème se pose surtout pour les petites entreprises. En revanche, les grandes sociétés ayant des unités de production locales seront peu affectées. C’est également l’avis de Tommi Saukkoriipi. Il ajoute également que tout est question de compétitivité et souligne que la Finlande, le seul pays nordique à avoir adopté l’euro, a conservé la même compétitivité que son voisin suédois.