La collecte dans les fonds d’actions émergentes s’est redressée à la fin du premier trimestre 2011 mais ce sont les fonds des marchés développés qui ont remporté la mise sur l’ensemble du trimestre. Selon les dernières statistiques communiquées par EPFR Global, les fonds dédiés aux actions émergentes ont certes enregistré une collecte nette de 2,6 milliards de dollars durant la semaine au 30 mars mais, sur l’ensemble du trimestre, ils accusent une décollecte nette de près de 24,5 milliards de dollars.Les fonds dédiés aux actions des pays développés ont en revanche enregistré leur meilleur début d’année depuis le premier trimestre 2006, avec une collecte nette de presque 57 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l’année 2011 contre seulement 1,8 milliard au premier trimestre 2010. Les actions américaines se taillent la part du lion avec une collecte de 31,88 milliards de dollars.Sur l’ensemble du trimestre, les fonds obligataires ont drainé 25,55 milliards de dollars contre 140,8 milliards au premier trimestre 2010. Les fonds obligataires européens ont subi une décollecte de 8,67 milliards de dollars mais les fonds de haut rendement ont finalement attiré 15,54 milliards de dollars sur l’ensemble du trimestre. Selon EPFR Global, les fonds d’obligations européennes et les fonds d’obligations municipales américaines pourraient enregistrer des décollectes record cette année.A noter enfin que les fonds sectoriels ont drainé une collecte nette de 25,8 milliards de dollars au premier trimestre 2011, soit plus de la moitié du montant total observé l’an dernier. Les fonds de matières premières ont ainsi attiré 9,6 milliards de dollars au premier trimestre et les fonds énergétiques 10,9 milliards de dollars.
La collecte nette des fonds allemands s’est élevée au mois de février à 4,8 milliards d’euros, selon les statistiques communiquées le 4 avril par l’association allemande de la gestion d’actifs (BVI). Ce résultat est dû pour l’essentiel aux fonds dédiés qui ont drainé 6,2 milliards d’euros alors que les fonds ouverts ont terminé le mois sur une décollecte nette de 1,5 milliard d’euros.Dans le détail, les fonds diversifiés ont recueilli 479,9 millions d’euros en février, alors que les fonds immobiliers ouverts drainaient 149,5 millions d’euros. Dans la catégorie des fonds obligataires, le mois de février s’est soldé par une décollecte de 1,78 milliard d’euros, dont 1,17 milliard sur les fonds obligataires court terme libellés en euro.Les actifs sous gestion s'élevaient à fin février à 1.810 milliards d’euros, dont 709 milliards d’euros pour les fonds ouverts et 829 milliards pour les fonds dédiés. Sur un an, l’encours affiche une progression de 95 milliards d’euros, liée à la collecte nette et à l’effet marché.
Le gestionnaire allemand SEB Asset Management a annoncé le 4 avril avoir réalisé récemment deux cessions d’immeubles qui se sont effectuées à un prix «attrayant» et qui lui permettent d’améliorer le profil risque/rendement de son fonds immobilier offert au public SEB ImmoInvest (6,39 milliards d’euros) dont les remboursements sont gelés depuis le 5 mai 2010.Le gestionnaire a vendu pour 34 millions d’euros un centre commercial dans le centre-ville de Salzgitter à Aviva investors et un centre de magasins (14.500 mètres carrés) et de bureaux (8.500 mètres carrés) à Esslingen pour 69 millions d’euros, l’acquéreur étant Rockspring Property Investment Manager LLP.D’autre part, l’Autorité de surveillance financière allemande (BaFin) a signé fin mars un bail pour les anciens bureaux de PricewaterhouseCoopers dans l’immeuble Undine à Francfort. Cet immeuble figure dans le portefeuille du fonds SEB ImmoInvest.
Selon L’Echo, les «stress tests» ne sont pas réservés aux banques. Certains fonds de pension belges pourraient bientôt eux aussi subir ces examens d’évaluation de leur solidité financière à l’épreuve de divers scénarios de dégradation de la conjoncture boursière, selon des informations émanant de la FSMA (Financial Services and Markets Authority), l’Autorité des services et des marchés financiers en Belgique. Seraient concernés les fonds de pension dont la marge de solvabilité avait fondu lors de la crise financière de 2008 et 2009.
NorVega SGR, la société de gestion née du partenariat entre la société scandinave Nordea et l’italienne Vegagest, vient de lancer NorVega Area Nordica, un fonds flexible de droit italien qui cherche à profiter du dynamisme des pays nordiques. Le fonds peut être investi en actions, en obligations et en instruments monétaires, rapporte Bluerating.
La société de gestion des banques populaires italiennes Arca SFR lance “Risparmia & Consolida”, un service d’investissement dédié aux particuliers, associant fonds monétaire et fonds à horizon. Le service s’active par le versement de l’épargne de l’investisseur sur le fonds monétaire Arca BT-Tesoreria. Chaque mois, “Risparmio & Consolida” transfère petit à petit le capital vers un fonds à horizon, selon un montant librement défini par le souscripteur. Lorsque les cours sont les plus avantageux, le service acquiert automatiquement des parts du fonds à horizon. Les gains réalisés par le fonds à horizon sont consolidés et conservés sur le fonds monétaire. “Ce service est né du constat que la majeure partie des actifs financiers détenus par les ménages italiens sont investis dans des produits à court terme comme les bons du Tréosr, les comptes de dépôts, les fonds monétaires, etc., des produits qui en ce moment n’offrent pas des rendements particulièrement rémunérateurs. D’autre part, la propension au risque des investisseurs est très faible”, commente Attilio Piero Ferrari, administrateur délégué d’Arca SGR.
Selon le dernier bulletin trimestriel de la CNMV, l’encours des gestionnaires étrangers en Espagne est passé entre fin 2008 et fin 2010 de 18,25 milliards à 35,46 milliards d’euros, un gonflement de 94 %, pendant que la part de ces fonds à l’actif total des fonds d’investissement passait de 9,1 % en décembre 2008 à 20 % deux ans plus tard, rapporte Cinco Días.Cela tient d’après le régulateur d’un côté à une offre de produits étrangers plus attrayante, notamment en matière de fonds d’actions, et de l’autre aux craintes suscitées en 2010 par la dette souveraine espagnole.Le nombre de fonds étrangers commercialisés en Espagne a augmenté en 2010 à 660 contre 582 en 2009 pendant que celui de fonds et sicav espagnol diminuait à 5.627 contre 5.892 unités. Parmi les 600 étrangers, 43,9 % étaient des produits luxembourgeois et 34 % des français.
Au 28 février 2011, le patrimoine global net des organismes de placement collectif et des fonds d’investissement spécialisés s’est élevé à 2.208,198 milliards d’euros contre 2.184,027 milliards au 31 janvier 2011, soit une augmentation de 1,11% sur un mois, selon les statistiques communiquées par la Commission de surveillance du secteur financier du Luxembourg (CSSF) . Considéré sur la période des douze derniers mois écoulés, le volume des actifs nets est en augmentation de 16,35%. L’industrie des OPC luxembourgeois a enregistré au mois de janvier une variation positive se chiffrant à 24,171 milliards d’euros. Cette augmentation résulte de la combinaison de l’impact favorable des marchés financiers à concurrence de 8,548 milliards d’euros (+0,39%) et d’émissions nettes positives à concurrence de 15,623 milliards d’euros (+0,72%).
CB Richard Ellis Investors a annoncé le 4 avril que son fonds CB Richard Ellis Investors Pan European Core (le fonds PEC) a acquis le parc d’activités Central Parc auprès d’un investisseur privé. Cette transaction, réalisée par Savills, est la seconde acquisition du fonds PEC en France et sa troisième acquisition en Europe.Central Parc est un parc d’activités situé au 255 boulevard Robert Ballanger à Villepinte et à proximité de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. L’ensemble immobilier comprend 8 bâtiments d’une surface totale de 29 000 m² construits sur un terrain de 107 000 m². Le parc est loué à 35 locataires. Selon Grégoire Lecomte, directeur du département Industriel et Logistique de Savills, « c’est la plus importante vente dans cette catégorie d’actif depuis plus d’un an. »
Jusqu’au 7 juin 2011, la Banque Privée Européenne (BPE) commercialise BPE Cap 2/4/6, un fonds à formule à capital non garanti dont la performance est indexée sur celle de l’indice de référence Euro Stoxx 50, avec un mécanisme de remboursement anticipé après 2, 4 ou 6 ans.A horizon 2 ou 4 ans, aux dates prédéfinies, le mécanisme de remboursement est activé si l’indice de référence est stable ou en hausse par rapport à son cours initial (fixé au 07/06/2011). Le fonds est alors dissous et l’investisseur retrouve son capital investi majoré de respectivement 16 % ou 32 % (soit un taux de rendement annuel respectivement de 7,69 % ou 7,18 %.A horizon 6 ans, trois cas se présentent :Si l’indice de référence a baissé de plus de 60 %, le capital investi est diminué de l’intégralité de la baisse de l’indice, soit 60 % minimum. Si la performance de l’indice est comprise entre 0 et -60 %, l’investisseur reçoit son capital net investi ;Si l’indice de référence présente une performance positive ou nulle par rapport à sa valeur initiale, l’investisseur retrouve son capital investi majoré d’une performance plafonnée à 48 % - soit un taux de rendement annuel de 6,75 %.Caractéristiques du fonds Code ISIN FR0011011253Eligibilité Compte de titres et assurance-vieDurée d’investissement 2, 4 ou 6 ans selon l’évolution de l’indice Euro Stoxx 50 Montant minimum à la souscription : 1 500 €Date d’échéance (selon l’évolution de l’indice) : 7/06/2013 ou 8/06/2015 ou 7/06/2017
L’association Préfon a annoncé le 4 avril un accroissement de 72% de ses nouvelles affiliations entre 2009 et 2010, ce qui représente plus de 10.000 nouveaux affiliés. Le régime Préfon-Retraite a parallèlement dépassé la barre symbolique des 10 milliards d’euros d’encours gérés.Le régime «conforte ainsi sa place de leader de la retraite complémentaire et facultative du service public», souligne Préfon dans un communiqué.
Aviva Investors a confirmé son projet de rapatrier en interne les mandats de multigestion du groupe représentant 1,3 milliard de livres, rapporte Investment Week. Ian Aylward et Peter Fitzgerald, gérants de portefeuilles senior, vont gérer les fonds de fonds qui étaient précédemment externalisés à FundQuest. L’équipe reprend aussi la gamme de gérants de gérants confiée à Close Investments.
Selon Investment Week, Sanlam Universal Funds a transféré la gestion de son Global Equity fund de Pictet à Centre Asset Management. La société de conseil Centre Asset Management, basée aux Etats-Unis, va désormais assumer la gestion du fonds de 8 millions de livres domicilié à Dublin et que Pictet a géré pendant près de cinq ans.
Citywire croit savoir que Morgan Stanley Investment Management va lancer un fonds Ucits III dédié à la dette des entreprises sur les marchés émergents. La stratégie sera gérée par William Perry.
En deux ans, Blackstone n’est parvenu à lever que 350 millions de dollars, au lieu des 2 milliards visés, pour son premier fonds mondial d’infrastructures, et encore en réduisant le «carried interest fee» à 10 % contre 15 %, de même qu’en diminuant la commission de gestion, rapporte Financial News, relayé par The Wall Street Journal.Dans ces conditions, le capital-investisseur va essaimer le fonds en le dotant de 50 millions de dollars d’amorçage et en le confiant aux directeurs généraux de Blackstone Michael Dorrell et Trent Vichie, qui le relanceront en mai. Blackstone lui transmettra aussi les transactions sur les infrastructures, assurera les fonctions de back-office et déléguera des dirigeants au comité d’investissement.Selon les proches du dossier, Blackstone redoutait que le fonds ne soit trop petit pour générer suffisamment de recettes pour le groupe.
iShares lance deux nouveaux ETF sur NYSE Arca. Il s’agit du iShares MSCI China et du iShares High Dividend Equity. Le premier permet de s’exposer au 85 % des actions chinoises ayant la plus forte capitalisation. Le deuxième permet d’investir sur les actions de qualité de sociétés versant un dividende important. L’ETF a pour indice le Morningstar Dividend Yield Focus Index.
Le fonds de pension de l’Etat coréen (National Pension Service (NPS), 283 milliards de dollars d’actifs sous gestion) a désigné BlackRock, Credit Suisse et Nomura en tant que gérants de transition, rapporte Asian Investor.La décision du fonds étatique, prise le mois dernier, illustre une tendance croissante en Asie au recours à des prestataires de services de transition de façon plus régulière. La gestion de transition consiste pour les établissements de sell-side à aider les firmes buy-side à opérer une «transition» de portefeuille à l’occasion de divers événements (acquisitions, modifications dans le management ou dans la stratégie de gestion). Le NPS devrait avoir un cahier des charges assez lourd en termes de gestion de transition compte tenu de sa volonté d’externaliser ses investissements. Les actifs sous gestion du NPS devraient progresser de 6% cette année à environ 300 milliards de dollars, dont 30% devraient être externalisés. Le montant des actifs externalisés s’inscrit actuellement à 66,3 milliards de dollars. Les actifs internationaux ainsi externalisés devraient comprendre 90% d’actions et 60% d’obligations. Sur le marché national, les proportions sont de respectivement 55% et 8,5%.
Henderson Global Investors envisage de lancer un fonds devises marchés émergents, rapporte Citywire. Le produit serait géré par l’équipe devises de la société dirigée par l’équipe devises sous la direction de Bob Arends basée à Amsterdam.
Henderson Global Investors lance une version à contribution définie de son fonds Diversified Growth fund, dont l’objectif est d’obtenir 4 % de plus que la performance du Libor 3 mois. Géré par Bill McQuaker, le fonds fait partie de l’offre d'épargne retraite de HGI.
La société de capital investissement Alchemy a levé le plus gros fonds depuis la crise financière ciblant les sociétés européennes en difficultés financières, rapporte le Financial Times. Ce fonds investira 500 millions de livres dans la dette et le capital de sociétés cotées ou non en Europe sur les quatre prochaines années.