Echaudé par les difficultés des stratégies value et growth, AllianceBernstein joue la carte de la diversification et pousse actuellement les feux de la gestion thématique, souvent payante au sortir de phases de marché turbulentes. «Il ne s’agit pas d’abandonner les approches value ou growth, qui représentaient un encours cumulé de plus de 130 milliards de dollars à fin septembre, et qui continuent de faire partie intégrante de notre offre mais, dans une optique de diversification, nous estimons qu’une approche thématique peut permettre d’identifier les sociétés susceptibles de tirer parti des idées novatrices de demain», a souligné Catherine Wood, senior vice president chez AllianceBernstein et responsable de la gestion thématique, de passage à Paris. Dans le cadre de cette gestion thématique, Catherine Wood gère quelque 5 milliards de dollars au travers de deux grands fonds, l’un axé sur les Etats-Unis, Alliance US Thematic Research, qui pèse environ 4 milliards de dollars, l’autre sur l’international, Alliance Global Thematic Research (1 milliard de dollars). La stratégie internationale est accessible aux investisseurs européens depuis fin 2009, la stratégie américaine depuis juillet 2010, avec des encours de respectivement 170 millions et 80 millions de dollars. Les portefeuilles thématiques comportent six grands domaines: la révolution du génome, la transformation de l’énergie, la réforme du système financier, l’intensification de la cyclicalité, le web 2.0 et la réémergence des classes moyennes. Les critères participant au choix de ces thèmes sont notamment leurs caractéristiques globales et de long terme, leur pouvoir de rupture annonciateur de mutations profondes et leur application multisectorielle.