En 2011, les FIP (fonds d’investissement de proximité) et les FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) ont levé 757 millions d’euros. Cette collecte est en baisse de 15 % sur un an, souligne une étude de l’AFG (Association Française de la Gestion financière) et l’AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital). Près de la totalité (97%) de ces capitaux ont été collectés via 109 nouveaux fonds créés en 2011 (59 FIP, 50 FCPI) par 39 sociétés de gestion, le solde (3%) provenant des fonds constitués les années précédentes.Le nombre d'épargnants ayant confié leur argent aux FCPI et FIP s’est inscrit en forte baisse l’an dernier. En 2008, ils étaient encore 145.000 à souscrire à ce type de produits. En 2011, ce nombre était encore en baisse de 27 %, à 91.000 personnes. «Ce repli est principalement imputable à une baisse importante de la collecte des véhicules souscrits au titre de l’impôt sur le revenu. Ces chiffres traduisent la forte sensibilité de ce produit à l’incitation fiscale qui est passée de 25 % à 22% en 2011 et qui a encore été diminuée pour 2012", commente l’enquête.Pourtant, au-delà des avantages liés à la fiscalité, l’AFIC souligne dans une étude réalisée avec OSEO que les entreprises soutenues par le capital investissement réalisent de nettes surperformances par rapport aux autres. Deux ans après le premier investissement par un FCPI, la croissance des effectifs des sociétés est 2,2 fois plus rapide que celle des entreprises non investies par les FCPI. Leur croissance du chiffre d’affaires est 2,4 fois plus importante, leurs investissements sont plus de 4 fois supérieurs et leur niveau de liquidité croît près de 5 fois plus vite.