Omnes Capital renforce son arsenal de capital-risque à destination des start-up européennes. A l’occasion d’une rencontre avec la presse, la société d’investissement a en effet annoncé le lancement du fonds Omnes Real Tech dont la vocation est d’accompagner les jeunes entreprises B-to-B du secteur de la « deep-tech » en Europe. « A l’inverse des start-up innovantes de la ‘low-tech’ qui propose de nouveaux usages et des ruptures de modèles, les start-up de la ‘deep-tech’ proposent une vraie rupture technologique », a expliqué Michel de Lempdes, associé gérant en charge du capital-risque chez Omnes Capital. Concrètement, les sociétés du segment «low-tech» proposent des changements de modèles économiques mais avec une R&D limitée, à l’image de BlaBlaCar ou Compte Nickel, selon Omnes Capital. En revanche, les entreprises de la «deep tech» ont une R&D très développée afin de proposer des technologies complexe de rupture, à l’image de Sigfox ou Talend. Or, ces sociétés de la « deep-tech » éprouvent plus de difficultés à se financer. « Seuls 15% des investissements des fonds de capital-risque s’orientent dans la ‘deep-tech’ en France contre 85% pour le secteur de ‘low-tech’ », constate Michel de Lempdes. L’associé gérant estime pourtant que le potentiel d’investissement est important dans le secteur de la « deep-tech ». « Nous avons identifié un peu plus de 200 opportunités d’investissement pour le fonds Omnes Real Tech », indique Michel de Lempdes.Dans un tel contexte, Omnes Capital souhaite lever entre 100 et 150 millions d’euros pour son nouveau fonds Omnes Real Tech. « Nous avons gagné un mandat du Fonds de Réserve des Retraits d’un montant de 50 millions d’euros sur cette thématique, souligne Michel de Lempdes. Des industriels et des institutionnels sont également intéressés. Nous envisageons un premier ‘closing’ du fonds au début de l’année 2018 afin d’atteindre notre ‘hard cap’ à 150 millions d’euros dans le courant de l’année 2018. » L’objectif de ce nouveau véhicule, de type FPCI (fonds professionnels de capital investissement), est de construire un portefeuille de 15 à 20 start-up européennes. « Nous comptons investir à hauteur de 67% en France et à 33% en Allemagne, Belgique et Pays-Bas », précise Michel de Lempdes. A ce stade, « nous sommes aux trois quarts de notre premier objectif de 100 millions d’euros », a-t-il indiqué.Omnes Capital vise en priorité des entreprises ayant dépassé la phase d’amorçage et développant des technologies de rupture dans les domaines de l’industrie. « Nous ciblons quatre secteurs : les capteurs et semi-conducteurs haut de gamme, les équipements, les logiciels avancés et « big data » et, enfin, les nouveaux matériaux », a précisé l’associé gérant. La société souhaite réaliser 8 investissements par an (y compris les réinvestissements) avec un ticket initial de 1,5 million d’euros par opération.Omnes Capital fait déjà figure d’acteur historique dans le secteur des « deep-tech ». Depuis 2001, la société de gestion a en effet réalisé 21 investissements dans ce segment. 14 cessions ont été effectuées, générant un multiple brut de 2,1x. Omnes Capital compte dans son portefeuille «deep-tech» des sociétés telles que Adents, Scality, Intersec, AT Internet, Qualtera ou encore Sigfox.