XAnge franchit la ligne d’arrivée avec le sourire. La société de gestion affiliée à Siparex vient de boucler la levée de son fonds de quatrième génération en amassant 220 millions d’euros. Un montant correspondant au plafond de ce véhicule – lequel a dû être rehaussé pour répondre à la demande des investisseurs. Les engagements proviennent pour près de 55% d’institutionnels, parmi lesquels figurent Bpifrance, CNP Assurances, MACSF, Crédit Mutuel Nord Europe, Desjardins, AG2R La Mondiale, Crédit Agricole Ile-de-France et la Société régionale d’investissement de Wallonie. Les entreprises (La Poste, Seb, Somfy, Quadient…) représentent 20% de l’enveloppe, le solde étant apporté par des entrepreneurs et des family offices. «Cette levée a été facilitée par une année 2021 parsemée de bonnes nouvelles et des performances solides sur nos précédents ‘vintages’, se félicite Cyril Bertrand, associé chez XAnge. Le fonds 2 de 2012 affiche pour l’instant un retour en cash net de commission et de ‘carried interest’ de 2,8 fois la mise initiale, et nous sommes persuadés qu’il y a encore beaucoup de valeur à aller chercher dans le reste du portefeuille.» Quant au fonds 3, lancé en 2017, il a rendu 30% des 90 millions initialement récoltés à ce jour. Des performances dans le haut du panier, tirées par un portefeuille de XAnge comptant six licornes – Believe, Deposit Solutions, Ledger, Lydia, Odoo et Flink. Plus d’amorçage, moins de séries A et B Le retournement conjoncturel dans la tech? XAnge l’a inclus dans sa stratégie d’investissement et prévoit de se focaliser, encore plus que par le passé, sur l’amorçage. Avec un appel à la prudence. «Dans les mois à venir, le ‘venture capital’ français enregistrera un atterrissage et nous devons collectivement l’aborder en douceur, estime Cyril Bertrand. Les budgets des start-up doivent être progressivement revus à la baisse même si, pour l’heure, les entrepreneurs français ne semblent pas encore près de freiner leur croissance.» La forte inflation devrait aussi continuer à ronger les valorisations du secteur. XAnge 4 a déjà investi près de 30% de son enveloppe auprès de start-up en misant des tickets compris entre 0,3 et 10 millions d’euros. Grâce à sa taille, il prévoit d’avoir davantage recours à des réinvestissements dans son propre portefeuille, afin d’éviter que certaines de ses jeunes pousses n’aient à se refinancer dans des conditions défavorables auprès de tiers. Ambition en Europe et dans le Web3 En parallèle de son fonds amiral, la société de gestion vient de mettre en orbite un autre véhicule, cette fois destiné à accompagner la rupture technique du Web3. Baptisé Digital Ownership, ce fonds sera doté de 80 millions d’euros et porté par un nouvel associé, Luc Jodet, le cofondateur du fabricant de NFT Arianee. XAnge avait déjà investi dans les crypto, en misant notamment sur Ledger, Coinhouse, Dogami et Request Finance. Avec ce nouveau véhicule, la stratégie d’investissement ne sera pas française, mais bien européenne. A ce titre, XAnge a encore renforcé sa présence en Allemagne, avec l’ouverture d’un bureau à Berlin, après celui de Munich en 2011. La taille des équipes sur place augmente, avec le recrutement de deux investisseurs. L’objectif: faire en sorte que 30% des investissements y soient réalisés d’ici à 2025.
Lombard Odier Investment Managers (LOIM) lance sa stratégie « New Food Systems », conçue pour saisir les opportunités associées à la transition vers des systèmes alimentaires plus durables et vers un modèle capable de nourrir la population mondiale, tout en tenant compte des limites de la planète, explique un communiqué. La nouvelle stratégie est constituée d’un portefeuille diversifié et se voulant à forte conviction avec 35 à 50 sociétés sélectionnées parmi trois thèmes : la production alimentaire durable (entreprises produisant des intrants biologiques et synthétiques et des produits agricoles), les solutions habilitantes (entreprises qui fournissent des produits et services spécialisés tout au long de la chaine de valeur) et la consommation alimentaire durable (entreprises en contact avec les consommateurs, qui fabriquent, vendent et servent les aliments). Cette stratégie est gérée par Conor Walsh, qui a rejoint LOIM en mai 2022 en tant que gérant de portefeuille avec plus de 15 ans d’expertise dans l’investissement en actions mondiales acquise chez Sanlam et Bank of America. Basé à Londres, Conor Walsh travaillera avec Alina Donets, co-gérante, et est accompagné des équipes de recherche sur les investissements et la durabilité de LOIM. LOIM fournira aux investisseurs un rapport sur la soutenabilité. « New Food Systems » entre dans la catégorie des stratégies thématiques «Clic» de Lombard Odier, comprenant Climate Transition, Natural Capital et la gamme TargetNetZero.
Tiger Global Management a dégagé un gain de 3,4 % en juin pour son fonds phare, selon le Wall Street Journal, qui cite une personne proche de la société. Il s’agit du premier gain du fonds depuis octobre. Malgré tout, le hedge fund reste en perte de 50,1 % sur le premier semestre.
Federal Finance Gestion, une des sociétés de gestion d’Arkéa Investment Services, a lancé fin mai un fonds professionnel spécialisé (réservé aux investisseurs institutionnels), appelé Federal Solidaire, qui permet de renforcer sa présence dans l’économie sociale et solidaire (ESS). Ce fonds - classé article 9 selon la réglementation disclosure (SFDR) - servira de support d’investissement et de financement du secteur de l’ESS pour les fonds d’épargne salariale gérés par la société, mais aussi pour les clients externes. Les investissements réalisés par ce fonds financent des entreprises de l’économie sociale et solidaire pouvant disposer de l’agrément Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS) qui reconnaît leur forte utilité sociale. Par ailleurs, Federal Finance Gestion a entamé des travaux pour faire certifier plusieurs fonds de sa gamme d'Épargne Salariale par le Label Finansol.
La plateforme de fonds néerlandaise Candoris a fait récemment son entrée sur le marché français en s’associant avec le tierce-partie marketeur Amadé Global Partners (AGP), selon les informations de NewsManagers. La firme compte 35 investisseurs, dont des fonds de pension scandinaves, qui ont investi 2,4 milliards de dollars dans les produits qu’elle distribue dans 17 pays. «Les encours de nos fonds Ucits ont crû de manière importante et nous avons une proposition unique. Nous avons donc décidé de nous enregistrer en France, qui est un grand marché-clé en Europe», expliqueà NewsManagers, Martijn Van Vliet, directeur du développement de Candoris. En France, avec l’aide d’AGP, Candoris distribue trois fonds Ucits, domiciliés au sein de sa structure irlandaise Candoris Icav, et cible les investisseurs professionnels. Il s’agit de fonds gérés par trois boutiques de gestion américaines. Le premier, géré par Orchard, société de gestion basée à Chicago, consiste en une stratégie sur les actions américaines de petite capitalisation avec un biais value. Le deuxième est une stratégie sur les obligations crédit américaines à haut rendement (high yield) gérée par Strategic Income Management, firme basée à Seattle. Candoris propose également la version Ucits d’un fonds actions américaines ESG, gérée par Coho Partners, un gestionnaire d’actifs de Philadelphie. «Nous n’avons pour le moment que ces trois fonds sur notre plateforme Ucits. Nous lancerons un quatrième fonds cet automne sur les actions américaines de petite capitalisation avec un biais croissance. Le fonds est géré par Next Century Growth (basé à Minneapolis, ndlr), qui est spécialisé sur cette classe d’actifs et détenu par ses salariés. Tous nos gérants sont parmi les meilleurs, sinon les meilleurs, dans leur peer group ou ont un portefeuille très distinct qui permet aux investisseurs de diversifier leur portefeuille de manière générale», indique Martijn Van Vliet. Candoris travaille également avec DSM Capital Partners et VanEck mais ne collabore pas avec eux sur le marché français. Pour identifier les sociétés de gestion avec lesquelles elle travaille, la plateforme de fonds néerlandaise se concerte avec les équipes de sélection de fonds de grands fonds de pension, combinant leur méthodologie à la sienne. «Nous surveillons les bases de données via notre propre méthodologie de scoring. Nous retirons les facteurs et biais de marché pour quantifier l’alpha réel. Nous analysons ensuite des périodes passées spécifiques», détaille le directeur du développement de Candoris. Le top 5 des gérants analysés est ensuite contacté et il leur est demandé d’expliciter certains points concernant leurs processus d’investissement et leurs résultats avant une série d’entretiens individuels avec l’ensemble des membres de l’équipe d’investissement. «Nous procédons comme si nous investissions notre propre argent. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous tromper. Nous avons une préférence forte pour les sociétés de gestion détenues par leurs employés qui ne sont pas grandes, qui gèrent des portefeuilles relativement concentrés et qui génèrent du vrai alpha sur de longues périodes », poursuit Martijn Van Vliet. Si son focus de sélection de gérants est actuellement exclusivement américain, Candoris est ouvert à la sélection de gestionnaires d’autres régions du globe. «Nous voulons limiter notre offre à 5-8 stratégies pour nous permettre de capturer la profondeur de la stratégie et garder notre cap. C’est en cela que Candoris se différencie des autres firmes de distribution», commente Martijn Van Vliet.
Eiffel Investment a annoncé ce 4 juillet une levée de 500 millions d’euros auprès d’une dizaine d’investisseurs institutionnels dans le cadre d’un premier closing pour le second millésime de sa stratégie de dette à impact. «Un fonds dédié de 120 millions d’euros sera lancé prochainement» pour un «investisseur français de premier plan», a précisé la société dans un communiqué. Le montant cible s'élève à 800 millions d’euros. Dénommé Eiffel Impact Debt II, le véhicule est classé Article 9 au sens de la réglementation SFDR (règlement sur les obligations de publications de données ESG) et a vocation à être labellisé Luxflag ESG, indique Eiffel Investment. L'équipe de gestion, dirigée par Antoine Maspétiol, placera des tickets de 10 à 100 millions d’euros auprès de 35 à 40 entreprises de taille intermédiaire. Elle mènera, pour chaque investissement, des analyses ESG «approfondies» en intégrant les Principal Adverse Impacts au sens de la règlementation SFDR. Elle utilisera également les données de Carbone 4 Finance afin de compléter et d’harmoniser les données climat de ses participations et calculer la température du portefeuille. «Chacun des financements du programme devra respecter un ensemble commun de critères mesurant la contribution de l’emprunteur à la transition écologique (réalisation systématique d’un bilan carbone et mise en place d’une trajectoire ambitieuse de réduction des émissions carbone, mesure et réduction de l’intensité carbone) et sociale (inclusion des personnes en situation de handicap, formation, parité, accidentologie du travail et actionnariat salarié)», complète la société.
Algebris a levé 200 millions d’euros pour le premier closing de son premier fonds de private equity, le «Algebris Green Transition». Son objectif est de réunir 400 millions d’euros sur les douze prochains mois. Le fonds, qui est classé article 9, investit dans trois domaines: la transition énergétique, l’économie circulaire et les villes intelligentes et l’agritech.
Legal & General Investment Management (LGIM) lance le L&G Net Zero Global Corporate Bond Fund, à destination des investisseurs institutionnels et gérants de fortune au Royaume-Uni et en Europe. Le fonds sera investi dans des obligations d’entreprises mondiales qui ciblent des émissions net zéro d’ici à 2050. Il doit aussi fournir un meilleur alignement de la température d’un portefeuille grâce à des objectifs de décarbonation. Le fonds est co-géré par Matthew Rees et Enda Mulry.
Le gestionnaire américain PineBridge Investments a annoncé, lundi dans une lettre aux investisseurs du fonds PineBridge Emerging Europe Equity, que le calcul de la valeur liquidative et la suspension du fonds, en vigueur depuis le 2 mars, resteraient maintenus pour une durée indéterminée. Une décision prise en raison des incertitudes persistantes liées au conflit russo-ukrainien. Au 31 mai 2022, le fonds comptait 1,5 million de dollars d’encours sous gestion. Entre le 1er janvier et le 1er mars 2022, le fonds a affiché une performance négative de - 46,7% contre - 42,9% pour son indice de référenceMSCI Emerging Markets Europe 10/40 Daily Total Return Net Index. D’autres gestionnaires d’actifs ont, eux, décidé de liquider leurs fonds investis en actions d’Europe de l’Est à l’instar de Jupiter Asset Management. Selon une recherche de Copley Fund Research, publiée en mai, quatre fonds actions émergentes sur cinq n'étaient toujours pas parvenus à solder leur exposition russe à la fin du mois d’avril 2022.
Mediobanca SGR, la société de gestion du groupe bancaire italien Mediobanca, a enrichi son offre avec le fonds Mediobanca Nordea World Climate Engagement, rapporte Bluerating. Le fonds est investi principalement en actions d’entreprises mondiales qui alignent leur modèle d’affaires avec les objectifs de l’Accord de Paris. La gestion du fonds est déléguée à Nordea Investment Management. Il sera distribué exclusivement via les réseaux du groupe Mediobanca, CheBanca! et Mediobanca Private Banking.
Les fonds d’investissement espagnols ont collecté près de 600 millions d’euros au cours du mois de juin, selon les données préliminaires de l’association de la gestion d’actifs locale Inverco. Une collecte nette qui porte à environ 3,1 milliards d’euros celle enregistrée au deuxième trimestre 2022 et à 5,7 milliards d’euros celle du premier semestre 2022. Les fonds obligataires ont de nouveau attiré les flux avec 1,3 milliard d’euros d’entrées nettes enregistrées en juin (7,8 milliards sur le premier semestre 2022). La gestion passive a également eu les faveurs des investisseurs espagnols le mois dernier avec 566 millions d’euros de collecte nette. Les fonds garantis et les fonds investis en actions espagnoles ont respectivement collecté à hauteur de 59 et de 37 millions d’euros. Les autres classes d’actifs ont subi des sorties, les deux plus notables étant celles des fonds globaux (-608 millions d’euros) et des fonds obligataires mixtes (-378 millions d’euros). Ces deux catégories de fonds affichent aussi les plus larges décollectes sur le premier semestre, estimées par Inverco à près de 1,9 milliard d’euros pour les fonds globaux et 829 millions d’euros pour les fonds obligataires mixtes. D’après les calculs de l’association, le rendement moyen des fonds espagnols, toutes catégories confondues, était de -2,55% en juin et de -7,79% sur le premier semestre 2022. Les encours des fonds espagnols sont par ailleurs redescendus en-dessous des 300 milliards d’euros, ressortant à 298 milliards d’euros fin juin. Soit une baisse de presque 20 milliards d’euros depuis le début de l’année.
Amundi a annoncé ce 30 juin le lancement d’Amundi Funds Euro Corporate Short Term Green Bond, une stratégie d’obligations d’entreprise vertes ouverte aux investisseurs institutionnels et particuliers. Il est co-géré par Yaël Muscat, Alban de Faÿ, responsable des processus obligataires ISR, et Hervé Boiral, responsable Euro Credit. Le fonds investit exclusivement dans des obligations vertes émises par des entreprises internationales, destinées à financer des projets respectueux de l’environnement et du climat et visant à avoir un impact mesurable et positif sur l’environnement. La gestion active mêle approches top-down et bottom-up, avec une sélection d’entreprises issues de divers secteurs, notamment les sources d’énergie alternatives et les services publics, les finances, le transport et l’immobilier. Toutes les obligations vertes sélectionnées dans le portefeuille sont alignées sur les principes applicables aux obligations vertes. Le fonds visera également à protéger les investisseurs contre le risque de hausse des taux par une gestion dynamique de la duration. Le fonds publiera un rapport d’impact annuel totalement transparent sur les processus de sélection des émetteurs afin de garantir que les critères ESG énoncés soient respectés, et rendra compte chaque année des tonnes d’émissions de CO² évitées grâce à la mise en œuvre des projets verts financés. Le fonds est disponible au sein de la Sicav Amundi Funds Flagship Luxembourg et est actuellement enregistré au Luxembourg, en Norvège, en France, en Grèce, aux Pays-Bas, en Autriche, au Royaume-Uni, en Finlande, en Suède, en Irlande, en Belgique, en Allemagne, en Suisse et en Espagne.
VanEck a lancé mercredi un ETF sur l’alimentation durable, le VanEck Sustainable Future of Food UCITS ETF, sur le London Stock Exchange et Deutsche Börse Xetra. Ce fonds est classé article 9. Ce nouvel ETF suit la performance de l’indice MVIS® Global Future of Food ESG, qui comprend uniquement les entreprises qui dégagent au moins 50 % (25 % pour les composants actuels) de leurs revenus dans le secteur alimentaire ou avec des technologies agricoles innovantes. Les entreprises qui produisent des aliments biologiques et celles qui ont des normes élevées en matière de gaspillage alimentaire, de sécurité alimentaire ou d’impact environnemental sont également incluses dans l’indice, qui prend aussi en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Les opportunités d’investissement sont principalement offertes par les protéines alternatives, les nouveaux types de produits laitiers et les technologies utilisées pour produire ces aliments. Dans sa sélection de titres, VanEck se concentre donc sur les domaines suivants : la technologie alimentaire, l’agriculture de précision et l’agriculture durable. «La production d’aliments, en particulier la viande, nuit à la fois à l’environnement et à la santé. Cela est dû aux engrais, aux désherbants et autres additifs artificiels contenus dans l’alimentation du bétail, aux hormones utilisées pour élever les animaux de boucherie, à la déforestation pour faire de la place aux exploitations agricoles, à la pollution atmosphérique liée aux longs trajets de transport et aux émissions de méthane des grandes exploitations», explique Martijn Rozemuller, directeur général de VanEck Europe. «Sans de profonds changements dans l’agriculture et la production alimentaire, le monde ne sera pas en mesure d’arrêter le changement climatique. Compte tenu de tout cela, les consommateurs du monde entier exigent désormais des alternatives», ajoute-t-il. Le thème de l’alimentation durable a déjà inspiré d’autres sociétés de gestion. C’est notamment le cas de Schroders ou RobecoSAM.
Invesco a annoncé ce 28 juin le lancement de deux ETF ESG d’obligations d’entreprises libellées en euros. DénommésInvesco EUR Corporate Bond ESG Multi-Factor Ucits ETF etInvesco EUR Corporate Bond ESG Short Duration Multi-Factor Ucits ETF, ils sont géréspar l'équipe Invesco Quantitative Strategies. «La performance de ces deux ETF pourra être comparée aux indices Bloomberg Euro Corporate Bond appropriés, mais uniquement à des fins de comparaison », indique Invesco dans un communiqué. Ces ETF investiront dans un portefeuille d’obligations d’entreprises non garanties, principalement à taux fixe, libellées en euros et provenant d'émetteurs mondiaux bénéficiant d’une notation de crédit «investment grade», sur l’ensemble du spectre des maturités ou, pour l’ETF Short Duration, uniquement celles dont l'échéance ne dépasse pas cinq ans. Jusqu'à 30 % de chaque portefeuille pourra être investi dans des obligations d’entreprises non garanties libellées dans d’autres devises, le risque de change étant couvert en euros à la discrétion du gérant. Les titres sont sélectionnés en fonction de leur conformité à la politique ESG du fonds et de leur attractivité déterminée par le modèle d’investissement quantitatif de la société. La politique ESG intègre à la fois des critères d’exclusion et une approche «best in class» basée sur le système de notation propriétaire du gérant. Les titres éligibles restants sont alors jugés selon trois facteurs principaux quantitatifs : valeur, faible volatilité et carry. Des portefeuilles individuels sont créés sur la base de chacun de ces trois facteurs, puis combinés pour obtenir un niveau de risque égal pour chaque facteur. Cette superposition de facteurs vise à atténuer les déséquilibres factoriels potentiels induits par les critères ESG.
La société de gestion 123Investment Managers (123 IM) vient de lancer un fonds dédié à la transition énergétique en France. Dénommé 123 Transition Énergétique, le véhicule fournira des financements à court ou long terme (2 à 7 ans) à différents stades de projets d'énergie renouvelable (l’éolien, le solaire, la méthanisation). La création de ce produit intervient dans le sillage de la prise de participation majoritaire de la société dans le capital de Lendosphère, annnoncé fin 2021. Ce dernier est spécialisé dans le financement participatif des énergies renouvelables.
Quatre entrepreneurs européens ont lancé un fonds de 250 millions d’euros pour soutenir des start-up de la tech dans la région, rapporte le Financial Times. Appelé Plural, le fonds compte parmi ses co-fondateur Taavet Hinrilus, co-fondateur de Wise, Ian Hogarth, co-fondateur de Songkick, Sten Tamkivi, co-fondateur de Teleport, et Khaled Helioui, l’ancien directeur général de Bigpoint. Le groupe vise à investir dans plus de 25 start-up sur les 18 prochains mois, prenant des participations «early stage» entre 1 million et 10 millions d’euros.
Le groupe Inter Invest a effectué plusieurs annonces, à l’occasion de ses 30 ans lundi 27 juin. La société, historiquement connue pour ses solutions d’investissements en «Girardin», a notamment révélé préparer un nouveau fonds de capital-risque, ainsi qu’une offre maison de plan épargne-retraite en compte-titre. Pour le premier point, Inter Invest Capital va lancer au second semestre un Fonds Professionnel de Capital investissement (FPCI), éligible à l’apport-cession. Dénommé FPCI Growth, il se focalisera notamment sur les sociétés de la tech et du digital, avec des tickets compris entre 5 et 15 millions d’euros. Il s’agira de son quatrième fonds croissance, et le huitième du pôle Inter Invest Capital, aux côtés de l’immobilier, du fonds d’investissement de proximité outre-Mer, et du fonds de fonds. Ce fonds de fonds, récemment lancé par Inter Invest avec Julien Godard à sa tête, vient par ailleurs de dépasser les 12 millions d’euros collectés. Il a déjà investi dans quatre fonds, dont Sagard NewGen, et vise un portefeuille final d’une quinzaine de lignes. Il devrait être constitué aux deux-tiers de fonds primaires, le tiers restant étant des fonds secondaires. Pour le second point, l’entreprise est rentrée assez mystérieuse sur ses intentions, mais a déclaré qu’elle comptait obtenir rapidement un agrément de teneur de compte-conservateur de la part de l’AMF. Elle dévoilera son offre plus en profondeur à la rentrée.
Franklin Templeton a lancé un ETF dette émergente basée sur les principes de l’Eglise catholique romaine, a appris Citywire Selector. Classé article 8, ce fonds coté fait partie de la gamme LibertyShares ETF. Cet ETF est basé sur l’indice ICE BofA Diversified Emerging Markets External Debt Sovereign Bond. En plus, les titres seront étudiés à l’aune des principes de l’Eglise catholique romaine, qui couvrent l’intégrité morale des gouvernements, la justice sociale, l’abolition de la peine de mort et la protection de la planète.
Selon une étude réalisée par Tabula Investment Management, fournisseur britannique d’ETF obligataire, un investisseur professionnel européen sur dix estime que l’offre ESG actuelle sur le marché des ETF Fixed Income est mauvaise, et 29 % la décrivent comme moyenne. Seuls 7 % estiment qu’elle est excellente, les autres la qualifiant d’assez bonne. Ce sondage (1) a été réalisé auprès d’investisseurs professionnels basés au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et en Suisse, qui gèrent collectivement plus de 140 milliards de dollars d’actifs. En ce qui concerne la façon dont le marché ESG des produits Fixed Income pourrait s’améliorer, 60 % des investisseurs professionnels interrogés disent qu’ils aimeraient voir davantage de produits innovants disponibles. Ils sont 54 % à souhaiter une meilleure couverture des différentes catégories d’actifs Fixed Income et 44 % à souhaiter une plus grande transparence. Quatre personnes sur dix voudraient un plus grand choix d’ETF obligataires ESG. Dans les classes d’actifs du Fixed Income qui pourraient faire l’objet de nouveaux ou de meilleurs ETF ESG, 62 % des investisseurs citent le crédit aux entreprises, suivi de 39 % pour le crédit à haut rendement et 39 % pour l’exposition aux marchés émergents. (1): Tabula Investment Management a chargé la société d'étude de marché Pureprofile d’interroger 100 investisseurs professionnels à travers l’Italie, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse (20 pour chaque pays). Collectivement, ils gèrent 142 milliards de dollars d’actifs, et travaillent pour des gestionnaires de fonds, des gestionnaires de fortune, des banques privées et des family offices européens. Les entretiens ont été réalisés en ligne au premier trimestre 2022.