Le fonds de pension public norvégien (Government Pension Fund - Global ou GPFG), un des plus gros fonds souverains au monde, a affiché un rendement de 7,1% au premier trimestre grâce à la reprise des marchés boursiers, tout en limitant son exposition aux pays européens perçus comme à risques, a annoncé le 4 mai la Banque de Norvège.Alimenté par les recettes pétrolières du pays et essentiellement investi en actions et obligations internationales, le fonds pesait 3.496 milliards de couronnes, soit un peu plus de 462 milliards d’euros, à la fin mars.Les investissements en actions, qui représentent 60,7% de la valeur totale du fonds, se sont appréciés de 11% au cours des trois premiers mois de l’année grâce à la reprise des Bourses américaines, européennes et asiatiques, précise la banque centrale. Sur les marchés obligataires, qui constituent 39% du portefeuille d’investissements (les 0,3% restant sont dans l’immobilier), le rendement a en revanche été beaucoup plus limité, à 1,6%.Au premier trimestre, le fonds norvégien a vendu la totalité de ses obligations d’Etat portugaises et irlandaises et réduit les titres détenus dans la dette souveraine de plusieurs pays, dont l’Italie et l’Espagne, au profit de placements dans des pays émergents comme le Brésil, le Mexique et l’Inde.Au cours du trimestre écoulé, le fonds a aussi reçu 60 milliards de couronnes de revenus pétroliers nouveaux versés par l’Etat mais sa valeur s’est aussi mécaniquement érodée de 110 milliards de couronnes sous l’effet de l’appréciation de la devise norvégienne par rapport aux monnaies étrangères.