La plateforme d’investissement immobilier BrickVest a annoncé, ce 11 juillet, le lancement de Harvest Investments 6 (HV6), un nouveau fonds d’investissement alternatif basé sur une stratégie de rendement pour le marché immobilier de bureaux au Royaume-Uni. HV6 est le dernier-né de la gamme des fonds AIF mono-stratégie de BrickVest et il se focalise sur un modèle de revenus stables distribués aux investisseurs du fonds.Concrètement, ce véhicule permet aux membres de BrickVest d’accéder au « Royal Liver Building » de Liverpool avant sa mise sur le marché officielle. Considéré comme un symbole de la ville de Liverpool, le « Royal Liver Building » est, depuis 2004, l’un des trois bâtiments du Pier Head désignés comme « les trois grâces (« The Three Graces ») classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Le bâtiment est actuellement estimé à plus de 60 millions d’euros. « Le ‘Royal Liver Building a été sélectionné en tant qu’actif en réponse à la demande croissante des investisseurs pour des stratégies de rendement », indique BrickVest dans un communiqué.Cette nouvelle stratégie a été développé en partenariat avec Corestate Capital Groupe, le spécialiste allemand de l’asset management, coté à la Bourse de Francfort et affichant 22 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Il s’agit de la deuxième collaboration entre les deux sociétés, après la sortie d’investissement réussie du fonds HV1, qui avait réalisé en juin 2017 un retour sur investissement de 31% en moins de 18 mois.
UBP a lancé un nouveau fonds obligataire, a appris Citywire Selector. Le UBAM - High Grade Euro Income est exposé au marché « investment grade » en euros. Il est géré par l’équipe obligataire à rendement absolu du groupe suisse, dirigée par Christel Rendu de Lint et Philippe Gräub.
La boutique d’investissement Seasonax Capital propose, en partenariat avec Hansainvest, un fonds d’actions dont la stratégie d’investissement est subordonnée aux tendances saisonnières, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. Le fonds Seasonax Market Neutral investit dans une sélection d’actions internationales en fonction de modèles saisonniers et cycliques. Parmi les facteurs saisonniers pris en compte figurent notamment les périodes de récolte, la météo, le sentiment des investisseurs à certaines périodes de l’année ou encore les résultats financiers trimestriels ou annuels. La stratégie peut aussi prendre en compte des tendances très traditionnelles comme la hausse des cours de Bourse en fin d’année."Chaque secteur d’activité affiche des tendances saisonnières propres qui se basent sur des facteurs d’influence stables avec des modèles prévisibles à répétition, qui, selon les études statistiques, réalisent des bénéfices élevés», explique Dimitri Speck, managing partner de Seasonax Capital.
Depuis début juillet, Caceis assure l’administration de près de 40 fonds de la société Oddo BHF Asset Management Lux AG. Les services confiés comprennent le calcul de la valeur nette liquidative, le suivi de la conformité aux restrictions d’investissement et la production des rapports périodiques. En 2016, Oddo BHF avait déjà retenu Caceis pour assurer la fonction de banque dépositaire de ses fonds.
Les investisseurs ont retiré environ 580 millions de dollars du fonds Janus Henderson Global Unconstrained Bond, le fonds obligataire géré par Bill Gross, au cours du premier semestre de cette année, rapporte Bloomberg. Au cours du mois de juin, le fonds a même enregistré un quatrième mois consécutif de décollecte nette. Ces sorties nettes ont fait chuter les encours du fonds à 1,48 milliard de dollars, selon les estimations de Bloomberg. Depuis le début de l’année, le fonds a perdu 6,3%.
Le Fonds vert de la Ville de Paris, qui financera des entreprises contribuant à la transition écologique à partir de la fin de l’année, a levé 100 millions d’euros, a annoncé mardi 10 juillet la maire de la capital, Anne Hidalgo, rapporte l’AFP. « 100 millions d’euros ont été levés, on va aller jusqu’à 200 millions d’euros, et, bien sûr, ce fonds va gérer de façon totalement indépendante l’investissement », a développé devant la presse Anne Hidalgo aux côtés de Stéphane Villecroze, directeur général de Demeter, le fonds d’investissement en charge du projet.« Les premiers investissements, qui vont arriver probablement dès la fin de l’année », financeront des entreprises innovantes dans des domaines comme « le bâtiment, la mobilité, l’énergie, la qualité de l’air ou l’économie circulaire », a détaillé Stéphane Villecroze. Ce dernier a expliqué que les investisseurs privés, majoritaires dans ce fonds, sont entre autres « Aviva et Pro BTP, qui sont les plus importants en taille, mais aussi des investisseurs institutionnels, des industriels, des family offices ». La Ville de Paris et « le groupe Caisse des Dépôts-BPI France » sont minoritaires dans ce fonds voué à financer « une vingtaine d’entreprises » majoritairement françaises, d’après Stéphane Villecroze, à hauteur de « 5 à 15 millions d’euros » chacune.Le Fonds vert de Paris avait été créé en juillet 2017 après la signature d’un partenariat entre la Ville de Paris et la Caisse des Dépôts. Demeter avait été sélectionnée par la mairie en janvier.
BlackRock Real Assets, filiale du groupe BlackRock dédiée aux actifs réels, a annoncé, ce 11 juillet, avoir levé 1,5 milliard de dollars de capitaux lors du premier « closing » de son Global Energy & Power Infrastructure Fund III (GEPIF III). Ce véhicule se concentre sur des investissements dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures énergétiques, principalement dans les pays développés. Le GEPIF III a attiré des investisseurs institutionnels de premier provenant d’Amérique du Nord, du Moyen-Orient, d’Europe et d’Asie. « Ce premier closing constitue une étape importante pour le fonds et pour BlackRock Alternative Investors, qui offre aux clients des expertises d’investissements alternatives complètes allant des actifs réels à des solutions de crédit privé, de capital-investissement et de hedge funds », indique le gestionnaire d’actifs américain dans un communiqué. BlackRock voit toutefois beaucoup plus grand. La société de gestion prévoit en effet de lever 3,5 milliards de dollars pour investir dans des infrastructures énergétiques, ce qui devrait constituer son plus important fonds d’investissement alternatif, a ainsi déclaré à Reuters un dirigeant du plus grand gestionnaire d’actifs au monde. Mark Florian, responsable mondial de l’équipe « Global Energy & Power Infrastructure », a en effet expliqué que la demande de nouvelles infrastructures augmente à mesure que les pays du monde passent du charbon et du nucléaire au gaz naturel et aux énergies renouvelables. Selon lui, les grandes entreprises de services publics et les sociétés énergétiques mondiales externalisent la gestion et le développement des infrastructures, créant ainsi une opportunité pour les sociétés d’investissement comme la sienne qui veulent fournir des capitaux. « Les besoins ne font que grossir », a reconnu Mark Florian à Reuters.
J.P. Morgan Asset Management a annoncé, ce 10 juillet, le lancement de trois nouveaux ETF, complétant ainsi sa gamme européenne de fonds indiciels . Les trois nouveaux véhicules, cotés à la Six Swiss Exchange sont les suivants : JPMorgan ETFs (Ireland) ICAV – EUR Ultra Short Income Ucits ETF, JPMorgan ETFs (Ireland) ICAV – Equity Long-Short Ucits ETF, JPMorgan ETFs (Ireland) ICAV – BetaBuilders US Treasury Bond 1-3yr Ucits ETF.
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé ce 10 juillet que son indice Solactive USD China Corporate High Yield Bond sera utilisé comme sous-jacent pour un nouvel ETF de KraneShares, la société de gestion américaine spécialisée sur les ETF dédiés à la Chine rachetée l’an dernier par CICC, le groupe chinois de services financiers.Le nouveau véhicule, KraneShares CCBS China Corporate High Yield Bond USD Index ETF (KCCB), a été lancé en raison de la forte demande des investisseurs américains en produits à haut rendement. Le nouveau produit offre une exposition à des actifs high yield affichant une faible corrélation aux marchés américains et internationaux. Le sous-jacent se concentre sur les obligations high yield libellées en dollar avec un duration comprise entre 2 et 5 ans émises par des entreprises chinoises.
Macquarie Infrastructure and Real Assets (MIRA), filiale du groupe australien Macquarie dédiée aux actifs réels, a annoncé le « closing » final du fonds Macquarie Super Core Infrastructure Fun (MSCIF) Series 1 avec 2,5 milliards d’euros d’engagement. Le fonds a ainsi largement dépassé sa cible minimale initiale de 1,5 milliard d’euros. « Ce nouveau véhicule a été développé en partenariat avec les investisseurs afin de compléter la gamme de fonds européens d’infrastructure existants, ciblant des investissements dans des actifs ‘core’ régulés à travers un véhicule de long terme axé sur le rendement », précise MIRA dans un communiqué.Le véhicule MSCIF a engrangé des capitaux provenant d’un groupe diversifié d’investisseurs à travers le monde, nouveaux et existants, y compris des fonds de pension publics et privés, des compagnies d’assurance, des entreprises et de fonds souverains. Le fonds a déjà engagé environ 60% de son capital pour des investissements dans Cadent Gas au Royaume-Uni et Elenia Oy en Finlande. « Ces deux actifs fourniront au fonds une exposition diversifiée dans les secteurs réglementés de la distribution du gaz et de l’électricité », indique MIRA.
NN Investment Partners a vu les encours sous gestion de son fonds d’obligations vertes passer de 20 millions d’euros en 2016 à environ 900 millions d’euros en juillet 2018. « Ils devraient croître rapidement pour dépasser le milliard d’euros », indique un communiqué. Pour la société, il s’agit du plus grand fonds de green bonds au monde.NN IP se concentre depuis 2014 sur les obligations dites " vert foncé " et évalue lui-même les émissions d’obligations vertes. Grâce à cette étape supplémentaire, NN IP assure le caractère vert de l’investissement en faisant sa propre analyse/sélection indépendante sur la base de son cadre de gestion, explique encore l’entreprise.
Euro Private Equity, un affilié de Natixis Investment Managers, a annoncé, ce 9 juillet, que son fonds Select Opportunities II a réuni près de 200 million d’euros, quelques mois seulement après le début de sa levée, sur une taille cible fixée à 250 millions d’euros. « Ce montant est déjà largement supérieur à la taille du fonds I (130 millions d’euros) », indique la société dans un communiqué. Le fonds Select Opportunities II est dédié aux opérations secondaires et aux co-investissements « mid-market » en Europe. Dans le cadre de cette levée de fonds, Euro Private Equity a pu compter sur la quasi-totalité des investisseurs du fonds I, notamment les sponsors historiques avec en particulier Natixis, précise la société. Le fonds a également pu compter sur le soutien de nouveaux investisseurs qui représentent à eux seuls 43% des montants levés. « Ce tour de table nous a également permis de gagner la confiance de nouveaux investisseurs aussi bien en Europe qu’en Asie, cette région représentant 15% des montants levés à ce jour grâce au soutien local des équipes de distribution de Natixis Investment Managers », précise Caroline Gibert, en charge de la levée de fonds chez Euro Private Equity, citée dans un communiqué.Select Opportunities II poursuivra la même stratégie que son prédécesseur, Select Opportunities I. Lancé en juillet 2014, ce fonds avait vocation à combiner opérations de secondaires et co-investissements pour offrir aux investisseurs un accès efficient aux petites et moyennes entreprises (PME) européennes. Le fonds Select Opportunities II a déjà validé trois premiers investissements.
La société de gestion chinoise Harvest Global Investments a enregistré deux nouveaux fonds qui seront commercialisés sur le marché suisse, a appris Investment europe. Plus précisément, les fonds luxembourgeois Harvest China Bonds et Harvest China Evolution Equity serons désormais accessibles aux investisseurs suisses. Le premier a été lancé en mars dernier, le second en mars 2017. Les actifs sous gestion de Harvest Global Investments s'élèvent à environ 110 milliards de dollars.
Index Ventures, société basée à Londres, a levé 1,65 milliard de dollars pour deux nouveaux fonds rapporte le Financial Times. Un fonds de 650 millions de dollars investira dans des start-ups à un stade précoce tandis qu’un portefeuille de 1 milliard se focalisera sur l’expansion des entreprises. Le fonds de 1 milliard de dollars est le plus gros levé par un groupe de capital-risque depuis que Rocket Internet Capital Partners a fermé un fonds de 1 milliard de dollars en janvier l’an passé, selon Dealroom. Les fonds investiront aux Etats-Unis et en Europe et ont reçu le soutien de fonds de pension, fonds de dotation, fonds de fonds et organisations à but non lucratif.
Jupiter a lancé un fonds à rendement absolu dans le cadre de sa gamme multi-gérants Merlin, rapporte Investment Week. Le Jupiter Merlin Real Return est un unit trust basé au Royaume-Uni qui sera principalement investi dans des stratégies short actions à rendement absolu. Il pourra aussi couvrir des fonds actions, et or ainsi qu’investir dans des obligations, des matières premières et de l’immobilier. Cette stratégie existe déjà sous un format Sicav.
Changement de cap pour le fonds Sextant Autour du Monde. Dans une lettre aux porteurs datée du 2 juillet, Amiral Gestion a en effet annoncé sa décision, à compter du 9 juillet 2018, de déléguer la gestion d’une partie des actifs du fonds commun de placement Sextant Autour du Monde à sa filiale de droit singapourien, Amiral Research, dont la dénomination deviendra prochainement Amiral Gestion Singapore. Amiral Research est titulaire de la licence Capital Markets Service Licence (CMLS) délivrée par le régulateur singapourien, la Monetary Authority of Singapore (MAS) en date du 28 mai 2018.Dans le cadre de cette délégation, effectuée en sous-portefeuille, la stratégie sera principalement la sélection de valeurs sur l’Asie, précise Amiral Gestion. « Cette délégation vise à optimiser le dispositif de sélection des ‘valeurs asiatiques’ par l’équipe locale disposant de ressources humaines et techniques appropriées pour assurer une analyse, un suivi plus fin, plus étendu et une plus grande proximité avec le management de ces valeurs », indique la société de gestion. Amiral Gestion (Paris) continuera toutefois à assurer le suivi et la gestion d’actions asiatiques et à générer de nouvelles idées d’investissement. De même, « Amiral Gestion (Paris) restera responsable de la gestion administrative et comptable de l’OPCVM et mettra en œuvre des contrôles adaptés sur sa filiale sur les activités qui lui sont confiées », conclut la société de gestion.
Meeschaert Asset Management (Meeschaert AM) rationalise sa gamme de fonds. Dans deux lettres aux porteurs séparées, datées du 29 juin et du 2 juillet, la société de gestion annonce en effet sa décision de fusionner les fonds MAM AmeriQuant et MAM Terra Nostra au sein du fonds MAM Sustain USA. Cette double opération de fusion a été agréé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) le 22 juin 2018, précise Meeschaert AM. Pour les deux fonds concernés, cette fusion sera effectuée sur la valeur liquidative du 17 août 2018 calculée le 20 août 2018. « A l’occasion de la fusion, le FCP MAM Sustain USA sera créé et recevra par apport l’ensemble de l’actif et du passif » des deux fonds, indique la société de gestion.MAM Sustain USA, le fonds absorbant, prendra en compte des critères ESG en sélectionnant majoritairement des grandes capitalisations américaines contenus dans le S&P 500, note Meeschaert AM. Pour sa part, le fonds MAM AmeriQuant est majoritairement investi en actions américaines de toutes capitalisations selon un modèle systèmatique et sans dimension ESG. Quant à lui, le fonds MAM Terra Nostra est majoritairement investi en actions internationales du secteur des matières premières sans dimension ESG.Concrètement, MAM Sustain USA investira au moins 75% de son actif en actions américaines et en mettant en œuvre une stratégie ISR. Les actions de petites capitalisations seront écartées. Pour le choix des valeurs composant le portefeuille, la société de gestion s’appuiera entre autre sur la recherche ESG approfondie de Sustainalytics pour sélectionner des entreprises à larges capitalisations, contenues dans l’indice S&P 500 et respectant la dignité humaine et agissant pour un développement économique et humain durable (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance). Le fonds sera en majorité investi dans des compagnies à grande capitalisation américaines de l’indicateur de référence S&P 500 Net Total Return Index. Le fonds MAM AmeriQuant était supervisé par Gregori Volokhine et affichait 30,5 millions d’euros d’actifs sous gestion au 31 mai 2018. Quant à lui, le fonds MAM Terra Nostra était géré par Aurélien Taïeb et Guillaume Chaloin et affichait 1,5 millions d’euros d’actifs à fin mai 2018.
Oddo BHF AM prévoit de lancer deux fonds thématiques à la fin de l’année, a dévoilé le directeur des investissements, Laurent Denize, à Citywire Selector. L’un des fonds sera centré sur l’intelligence artificielle et l’autre sur la « belle vie ». Nicolas Chaput, le CEO d’Oddo BHF AM, a par ailleurs annoncé plusieurs initiatives dans le domaine du non coté, dont un fonds de fonds de capital risque et un fonds secondaire. Un fonds de dette privée, géré à Francfort, sera aussi lancé début 2019.
Le fonds immobilier résidentiel paneuropéen d’Aberdeen Standard Investments, ouvert aux investisseurs français depuis avril 2018, vient de réaliser ses 2 premiers investissements pour une valeur de 125 millions d’euros. A Vienne, le fonds Pan European Residential Property s’est engagé à financer deux phases de développement du « Das Ensemble », qui inclut 244 appartements, une aire de jeux pour enfants, un supermarché, une pharmacie et 113 places de parking. Ce bâtiment doit être achevé début 2020.Le fonds a aussi négocié les termes de l’acquisition d’un complexe résidentiel de 10.529 mètres carrés à Teglholmen à Copenhague bâti en 2014. Cette transaction devrait être bouclée avant la fin du troisième trimestre 2018. L’actif comprend 105 appartements sur sept étages, deux centres commerciaux au rez-de-chaussée et un parking pour 75 voitures. Il bénéficie d’énergie solaire. Le fonds a été lancé en mars avec un investissement initial de 355,5 millions d’euros de la part de neuf investisseurs venant des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Suisse et du Royaume-Uni. Le fonds doit boucler son deuxième tour de table à la fin du troisième trimestre 2018, avec l’objectif d’atteindre des actifs bruts de plus de 1,5 milliard d’euros.
Près de 22 milliards de dollars de projets d’investissement chinois en Malaisie viennent d’être suspendus par le gouvernement local, rapporte le quotidien Les Echos. Il s’agit d’un nouveau rebondissement dans le scandale de détournement de fonds lié à 1MDB, le fonds étatique malaisien. Kuala Lumpur cible trois grands projets d’infrastructures et suspecte une banque chinoise d’avoir aidé à masquer l’ampleur du délit. L’affaire fait déjà l’objet d’enquêtes dans dix pays. La décision du gouvernement malaisien s’inscrit dans la volonté du Premier ministre, Mahathir bin Mohamad, de combattre la corruption qui s’était développée sous le mandat de son prédécesseur. Najib Razak aurait notamment accordé des avantages démesurés aux entreprises publiques chinoises lors de la signature de contrats d’investissement. Ces contrats portaient sur la construction d’une ligne de chemin de fer de plus de 600 km le long de la côte est du pays et de deux oléoducs. Les organismes gouvernementaux malaisiens ont notifié mercredi aux entreprises publiques chinoises la suspension immédiate et jusqu’à nouvel ordre des trois projets en raison de coûts excessifs. Plus grave, le ministre des Finances malaisien, Lim Guan Eng, soupçonne les fonds destinés aux projets d’oléoducs – plus d’un milliard de dollars pour chacun – d’avoir été détournés pour masquer les dettes du fonds 1MDB. Ces prêts, obtenus auprès de la Banque d’exportation et d’importation de Chine, auraient servi à racheter des terres au fonds étatique pour lui permettre de payer ses dettes.