Andera Partners a annoncé le closing final du fonds BioDiscovery 6, avec 456 millions d’euros collectés. La levée s’est faite auprès des investisseurs institutionnels historiques des fonds BioDiscovery ainsi que des fonds de fonds, des compagnies d’assurances, des mutuelles, des institutions de prévoyance, des family offices, des investisseurs privés ainsi que par des sociétés de l’industrie pharmaceutique. Le fonds va investir en capital-risque dans le domaine des sciences de la vie en Europe. La politique d’investissement sera focalisée sur la construction d’un portefeuille équilibré de sociétés innovantes développant des produits thérapeutiques et des technologies médicales, à tous les stades de leur développement, en Europe et aux Etats-Unis. A ce jour, BioDiscovery 6 a déjà réalisé six investissements dans les sociétés Evommune, Amolyt, TargED, Tubulis, Mineralys et Imcheck. Le fonds BioDiscovery 6 est classé Article 8 selon le «European Sustainable Finance Disclosure Regulation(SFDR)», et contribue à l’objectif de développement durable de l’ONU en lien avec la «Santé et Bien-être».
Antin Infrastructure Partners annonce ce 6 octobre qu’il a procédé avec succès à la première clôture de son cinquième fonds phare, le plus important à ce jour, en levant plus de 5 milliards d’euros pour investir dans des opportunités d’infrastructure. Antin prévoit d’organiser une deuxième clôture avant la fin de l’année et vise 10 milliards d’euros avec un hard cap à 12 milliards. Le fonds cible l'énergie et l’environnement, les telecom, le transport and le secteur des infrastructures sociales en Europe et en Amérique du nord.
Yomoni annonce ce jeudi une nouvelle levée de fonds d’un montant de 25 millions d’euros récoltés auprès d’un tour de table réunissant Didier Le Menestrel et Christian Gueugnier, les fondateurs de la Financière de l’Echiquier, Crédit Mutuel Arkéa et Amboise Partners. Depuis sa création en 2015, la société de gestion a levé un montant total de 45 millions d’euros. «Yomoni opère sa mue de fintech en gérant d’épargne», indique la compagnie dans un communiqué. 50.000 mandats revendiqués «Les produits ont su faire leurs preuves, l’enjeu aujourd’hui est de se donner les moyens et de se faire connaître pour passer à l’étape supérieure», explique Sébastien d’Ornano, président de Yomoni. Depuis 2020, la fintech enregistre une croissance ininterrompue avec un encours sous gestion passant de 150 millions à 850 millions d’euros sur la première partie de l’année 2022. En proposant des offres diversifiées comme le plan d’épargne en actions (PEA), le plan d’épargne retraite (PER), le compte titres et l’assurance vie, le gérant d'épargne en ligne comptabilise aujourd’hui 50.000 mandats signés, pour plus de 40.000 clients. Les contrats souscrits sont répartis à hauteur de 65% en assurance vie, 15% de PEA, 15% vers des PER et 5% en compte-titres. Accessible en ligne, cette stratégie lui a permis de n’appliquer aucun frais d’entrée et des frais de gestion plafonnés à 1,6% par an. «Nous souhaitons désormais gagner en notoriété en développant de nouvelles fonctionnalités et renforcer la démocratisation de toutes les classes d’actifs», précise le président. En route vers la diversification Jusqu’ici axée entièrement sur les fonds indiciels côtés (ETF), Yomoni souhaite aujourd’hui diversifier la composition de ses supports. La fintech compte profiter de ce financement pour continuer le développement de son offre private equity qu’elle a lancée en septembre 2022. Accessible aujourd’hui dès 100.000 euros au sein de l’enveloppe compte titres qu’elle propose, le ticket d’entrée pourrait baisser jusqu’à 1.000 euros et être inclus au sein des plans épargne retraite et contrats d’assurance vie. En démocratisant un support jusqu’ici réservé aux investisseurs traditionnels, Yomoni cherche à capter une clientèle au patrimoine plus conséquent. En parallèle, les équipes devraient presque doubler. Composées aujourd’hui de 65 salariés, la levée de fonds devrait permettre d’embaucher jusqu’à 35 nouveaux talents, principalement des développeurs et des gérants privés.
Olivier Couvreur, ancien responsable de la recherche et de la sélection de fonds et ex-responsable adjoint des investissements d’ABN Amro Investment Solutions, rebondit chez le courtier en assurances britannique Aon, a-t-il indiqué sur son profil LinkedIn. Il vient de prendre ses nouvelles fonctions de responsable de la recherche de fonds actions au sein d’Aon au Royaume-Uni. Olivier Couvreur est aussi passé par le fonds souverain d’Abu Dhabi (Adia) de fin 2018 à fin 2021. Il y occupait la fonction de responsable de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique pour la division External Equities. Avant de rejoindre Aon, il avait officié comme consultant sur la multigestion de Mediolanum Funds à Dublin.
Le directeur des investissements de LGPS Central réagit au mini-budget récemment annoncé au Royaume-Uni et à ses implications sur les taux et les devises.
Les portefeuilles des pensions des sociétés du FTSE100 sont nettement plus carbonés que les entreprises dont ils portent l’épargne retraite, selon une étude.
Selon une étude d'InfluenceMap, les fonds de pension et leurs associations freinent la réglementation. Seuls quatre fonds et une association se distinguent.
Les appels de marges peuvent devenir systémiques pour les retraites et plus largement les marchés, d'où l'intervention mercredi de la Banque d'Angleterre.
Goldman Sachs AM vient de lever quelques 9,7 milliards de dollars pour un fonds de capital-investissement, son plus gros depuis 2007. Dénommé West Street Capital Partners VIII, le fonds va investir des tickets moyens de 300 millions de dollars pour prendre le contrôle de sociétés dont la capitalisation est comprise entre 750 millions et 2 milliards de dollars, dans les secteurs des services financiers et des services aux entreprises, de la santé, des technologies, de la transition climatique et des biens de consommation. Il a déjà investi dans l’entreprise pharmaceutique européenne Norgine, le producteur de pavés japonais Nippo Corp, et l’entreprise de recherche clinique Parexel.
Après avoir rapproché ses gestions d’actifs privés en début d’année, BNP Paribas Asset Management, gestionnaire d’actifs du groupe BNP Paribas, poursuit la simplification de son organisation. Sa structure française, BNP Paribas Asset Management France, s’apprête à absorber deux entités du groupe, à savoir sa succursale belge BNP Paribas Asset Management Belgium et sa filiale de sélection de fonds et conseil en investissement FundQuest Advisor, a appris NewsManagers (groupe L’Agefi). Selon les informations de NewsManagers, la fusion de FundQuest Advisor au sein de BNPP AM France sera réalisée le 30 novembre et été décidée «dans un souci de simplification» du métier gestion d’actifs du groupe. Elle devrait apporter environ un capital de 4,9 millions d’euros net à BNPP AM France. «Au vu des activités de Fundquest Advisor et des évolutions de marché, le maintien d’une structure légale dédiée n’est plus nécessaire. Cette fusion permet également d’éliminer les coûts liés à l’existence de deux entités légales distinctes ainsi que l’existence en double d’organes sociaux, de fonctions de contrôle et d’obligations sociales », d’après un document relatif à la fusion que NewsManagers s’est procuré. L’opération vise aussi « une meilleure efficacité notamment en ce qui concerne les fonctions de contrôle et de support». Dans le rapport annuel aux comptes 2021 de Fundquest, un projetd’intégration des activités de FundQuest Advisor au sein de BNPP AM France, à échéance fin décembre 2022 au plus tard, était mentionné. «Cette fusion s’inscrira dans la continuité d’exploitation des activités de FundQuest Advisor intégrées dans celles de BNPP AM France», précisait l’auditeur. FundQuest, une marque en vigueur depuis 17 ans FundQuest Advisor avait été lancé en octobre 2012, avec des bureaux à Paris, Londres et Singapour et une équipe de 28 personnes, pour opérer la sélection de fonds et des activités de due diligence sur les gestionnaires d’actifs externes.La structure avait succédé à FundQuest, marque adoptée en 2005 après l’acquisition par BNPP AM de la société américaine éponyme spécialisée sur l’architecture ouverte en juin 2005. BNPP AM venait alors de marier son équipe de multigestion en architecture ouverte, domaine dans lequel il est actif depuis 1993, à celle de Cortal Consors Fund Management fin 2004. Sollicité sur le devenir des équipes de FundQuest Advisor et de la marque elle-même, BNP Paribas AM n’a pas donné suite à nos questions dans les temps. Les équipes ont néanmoins rejoint le pôle d’investissement multi-asset, quantitative & solutions (MAQS), dirigé par Denis Panel, par ailleurs président de FundQuest Advisor. Ce pôle gère la plateforme de délégation de gestion en architecture ouverte du groupe, AM Select, lancée en juin 2021, et s’appuie sur une pré-sélection opérée par FundQuest Advisor. Une plateforme domiciliée au sein d’une Sicav luxembourgeoise dont l’objectif est de donner accès «aux meilleures stratégies de gérants externes». Lors du lancement d’AM Select, BNPP AM notait un intérêt grandissant des distributeurs, gérants ou conseillers bancaires pour l’architecture ouverte et une forte accélération de modèles à travers la création de plateformes de sub-advisory. Un thème central selon la firme «pour le développement du secteur de la gestion d’actifs dans les années à venir».
Le fonds de pension a souligné lors de la conférence IPEM à Cannes que les fonds d'entreprises non cotées dans lesquels il a investi vendent principalement leurs actifs à d’autres fonds ou à des structures de continuation.
Dans un communiqué commun, Alantra et le gestionnaire de réseau de transport Enagas, à travers sa filiale de corporate venture Enagas Emprende, annoncent le closing final de Klima Energy Transition (Klima), un fonds dédié à la transition énergétique, à 210 millions d’euros. Le fonds prend des participations minoritaires dans des entreprises jugées à fort potentiel de croissance dans les secteurs de la transition énergétique tels que les solutions à faible émission de carbone, les réseaux électriques intelligents, le stockage de l'énergie, les énergies renouvelables et les technologies habilitantes, la numérisation de l’ensemble de l'équation énergétique, l’efficacité énergétique et le transport durable. Le Fonds européen d’investissement, filiale de la Banque européenne d’investissement, s’est engagé à hauteur de 30 millions d’euros précise le communiqué. Les autres souscriptions proviennent d’investisseurs institutionnels, d’entreprises liées au secteur de l'énergie, d’institutions publiques et européennes, et de family offices. Alantra et ses actionnaires, Enagas, ainsi que l'équipe d’investissement ont souscrit à hauteur d’environ 50 millions d’euros dans le fonds. Klima a déjà réalisé trois investissements : Mainspring, un producteur d'électricité américain, Meteomatics, une société suisse de prévisions météorologiques, et SunRoof, une société suédoise d'énergie solaire. «Au cours des deux dernières années, nous avons analysé plus de 300 entreprises qui sont parfaitement dans la cible de la stratégie d’investissement de Klima. L’opportunité de marché est énorme et en forte croissance étant donné le besoin urgent de solutions pour aider à décarboner l'économie», a déclaré Bastien Gambini, Managing Partner chez Klima. L'équipe d’investissement est composée de six professionnels basés en France, en Allemagne et en Espagne.
Neuberger Berman a bouclé définitivement la levée de son cinquième fonds de private equity secondaire, avec une levée de 4,9 milliards de dollars. Sa cible initiale était de 3 milliards. Dénommé NB Secondary Opportunities Fund V LP sera géré par la même équipe que celle du millésime précédent, c’est-à-dire Peter Bock, Ethan Falkove, Frank Guglielmo, Boriana Karastoyanova, Victor Ko, Philipp Patschkowski, Tristram Perkins, Ben Perl et Brian Talbot.
Schelcher Prince Gestion a annoncé ce 20 septembre le premier closing de sa sicav Schelcher Infrastructure Debt. La société a levé 200 millions d’euros auprès de plusieurs assureurs. Le fonds comprend deux compartiments, «Core Article 8 Investment Grade» et un second «Impact Article 9 Sub-Investment Grade», dont les noms respectifs décrivent leurs spécificités. Le premier sera aligné avec la taxonomie européenne à hauteur de 50%, et le second à hauteur de 80%. La sicav, qui a obtenu un agrément de la part du régulateur luxembourgeois, ainsi que ses deux compartiments bénéficient également du label ELTIF («European Long-Term Investment Fund»). Les deux compartiments investiront en Europe dans les secteurs des énergies vertes, des nouvelles mobilités électriques, du très haut débit et des centres de données. Depuis le premier closing, trois investissements ont été réalisés dans l'éolien et la fibre télécom. Affiliée d’Arkéa Investment Services,Schelcher Prince Gestion revendique un plus de 7,5 milliards d’euros sous gestion.
Alors que s’ouvre l’Ipem, le rendez-vous annuel du private equity qui se tient à Cannes du 20 au 22 septembre, Mirova profite de cette occasion pour annoncer le bouclage de son dernier fonds d’infrastructures de transition énergétique, d’un montant significatif.«Nous visions 1 milliard d’euros. Face à la forte demande de nos investisseurs et à l’importance des opportunités d’investissement, le véhicule atteint finalement 1,6 milliard d’euros», se réjouit Raphaël Lance, responsable de cette stratégie chez Mirova. Bouclé en 18 mois, le véhicule, de cinquième génération, se révèle presque deux fois supérieur au fonds précédent, bouclé en 2018 à 859 millions d’euros, lui-même bien au-dessus du fonds 3 (354 millions d’euros en 2014). Dans un contexte de crise énergétique et de choc climatique,«cette tendance ascendante témoigne d’une prise de conscience accrue des investisseurs face à l’urgence d’accélérer la transition et d’une reconnaissance de notre légitimité en la matière», perçoit Raphaël Lance. Sur les 1,6 milliard d’euros levés, 500 millions d’euros proviennent ainsi d’investisseurs ayant investi dans les millésimes précédents. Comme à chaque levée de véhicule, la filiale de Natixis Investment Managers élargit son spectre. En termes de segment d’activité,«nous allons accentuer nos engagements dans la mobilité, qui représentait 10% du précédent fonds, en mettant l’accent plus particulièrement sur les infrastructures de rechargeset l’hydrogène vert», explique le gérant, ajoutant avoir également décidé de remonter dans la chaine de valeur des projets en prenant des participations dans les développeurs.Alors que le fonds 5 est d’ores et déjà investi à hauteur de 600 millions d’euros, Mirova a ainsi pris une participation en février dans Hy2gen, société pionnière dans ce domaine. Sur le plan géographique également, le fonds, dont la stratégie était auparavant paneuropéenne, pourra investir à hauteur de 10% des encours dans des projets de pays membres de l’OCDE.«Nous mettrons notamment l’accent sur la région Asie Pacifique. Nous avons réalisé un premier investissement enAustralieen prenant une participation dans TAG Energy en avril 2022»,informe Raphaël Lance. Cette diversification géographique se reflète d’ailleurs dans la nationalité des investisseurs du dernier fonds, 75% d’entre eux se situant en dehors de l’Hexagone (Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Italie, Amérique du Nord et Asie).
L’entreprise technologique transfère ainsi le risque de devoir remettre au pot en cas de déséquilibre de financement des plans de retraite de ses salariés et anciens salariés.
La pression mise par les investisseurs institutionnels sur leurs entreprises en portefeuille a montré son pouvoir. Une mesure sur le contrôle des transactions liées aux armes s’ajoute aux avancées obtenues ces derniers mois à l’aide de propositions de résolutions d’actionnaires.
EQT s’engage dans la chasse aux licornes. Le gérant d’origine suédoise vient de frapper fort en bouclant la levée de son tout premier fonds de growth, à 2,2 milliards d’euros. Un montant record pour un «first time fund» sur le marché européen de la tech. A titre de comparaison, Eurazeo avait empoché l’an dernier 1,6 milliard d’euros sur cette même stratégie, à l’occasion du closing final de son troisième fonds. «EQT est désormais en capacité d’investir des tickets allant de 50 et 200 millions d’euros par opérationpour dénicher les champions de demain», se félicite l’associé Nicolas Brugère – responsable du bureau français du gérant. Sept opérations ont d’ores et déjà été réalisées avec ce véhicule, aujourd’hui investi à hauteur de 30%. La plus emblématique a été menée l’an dernier sur Vinted. EQT avait alors pris la tête du tour de table de 250 millions d’euros de la plateforme de produits de seconde main. Un ex-Microsoft aux manettes Créée à partir de l’automne 2020, l’équipe «growth» du gérant dispose d’un mandat pour intervenir aussi bien sur le Vieux Continent qu’en Israël. Cela en dépit des turbulences qu’a connues l’environnement techces derniers mois. «Chez EQT, nous restons de grands fervents de la tech car nous sommes convaincus par sa capacité à transformer l’économie. Qui plus est, le marché européen présente des fondamentaux solides et il reste moins capitalisé qu’en Amérique du Nord», note Nicolas Brugère. Une observation partagée par les investisseurs du gérant, également rassurés par le profil des professionnels officiant au sein du fonds. Parmi eux, le responsable Marc Brown, une pointure du secteur qui revendique plus de 20 ans d’expérience chez Microsoft. Il y avaitnotamment supervisé les acquisitions de LinkedIn, de GitHub et de Minecraft. Depuis 2020, il pilote une équipe constituée d’associés d’EQT et de profils expérimentés tels que Carolina Brochado, ancienne associée de Softbank. Avec cette nouvelle offre, EQT complète sa plateforme totalisant près de 77 milliards d’euros d’actifs. EQT Ventures avait vu le jour en 2016, avec un premier fonds de 566 millions d’euros, suivi d’un deuxième levé en 2019, à hauteur de 660 millions. Le troisième serait actuellement sur la route. A l’autre bout du spectre, la société de gestion suédoise intervient avec son neuvième fonds LBO, doté de 15,6 milliards d’euros. Le dixième est en cours de levée, avec un objectif fixé à 20 milliards.