Loxam repasse par la case financement. Le spécialiste de la location de matériel et d’équipement veut émettre 350 millions d’euros d’obligation senior secured de maturité 2027. Le produit de cette opération serait couplé à 208 millions d’euros de cash pour rembourser les financements high yield 2022 et 2023, de respectivement 300 et 250 millions d’euros. La dette brute est attendue en légère baisse, tandis que la dette nette reste à peu près stable, à 3,6 millions d’euros, soit 4,8 fois l’Ebitda pro forma ajusté des acquisitions. Loxam a multiplié les opérations de croissance externe au cours des dernières années, et non des moindres. En 2019, il avait notamment franchi un palier important en Europe du Nord, en rachetant pour près d’un milliard d’euros le finlandais Ramirent, le numéro trois du secteur sur le continent. Depuis novembre 2021, le groupe est entièrement détenu par sa direction, menée par Gérard Déprez. Sparring Capital lui a en effet revendu le solde de sa participation de 5 %.
Maturité. Korian a annoncé le placement « à un coût historiquement bas », et principalement à taux fixe, d’un nouveau Schuldschein (après ceux de 2014, 2015 et 2018). L’émission, initialement prévue à 150 millions d’euros, a été plus que doublée à environ 380 millions sur fond de forte demande des investisseurs, indique le groupe de soins au service des personnes âgées et fragiles. Les coupons inédits pour Korian pour un tel placement privé de droit allemand sont de 1,30 % pour les échéances à 5 ans, de 1,55 % à 7 ans et de 1,70 % à 8 ans. L’émetteur précise que pour les tranches à taux variables à 5 et 7 ans, cela correspond à des marges respectives de 130 et 155 points de base au-delà de l’Euribor. Korian note en outre que cette levée de fonds lui permet d’accroître la maturité moyenne de sa dette, à 5,8 ans contre 4,5 ans fin 2019.
En vue d’accélérer son développement commercial, l’éditeur français de logiciels spécialisé dans la performance énergétique a annoncé jeudi la mise en place d’un financement sur 24 mois d’un montant total maximal de 10 millions d’euros aux termes d’un contrat de financement conclu le 19 janvier 2022. Ce financement s’opère via l’émission de bons donnant droit à la souscription d’obligations remboursables en actions nouvelles d’Energisme au profit exclusif d’IRIS. Cette société unipersonnelle à responsabilité limitée, basée à Neuilly sur Seine, a offert «des conditions financières attractives avec une flexibilité sur les possibilités de tirage», précise le communiqué d’Energisme. Le premier tirage s’élèvera à 600.000 euros.
C’est le montant du tour de table en série B réalisé par Coinhouse auprès de plusieurs fonds, dont True Global, CF Partners, XAnge, Raise, Expon, Consensys et de business angels, afin de devenir la première cryptobanque européenne. Déjà enregistrée comme prestataire de services sur actifs numériques en France, Coinhouse vient d’obtenir la même autorisation au Luxembourg. La société innove régulièrement pour rendre les crypto-actifs facilement accessibles au grand public mais aussi aux entreprises et aux investisseurs institutionnels.
Korian a annoncé mardi avoir levé environ 380 millions d’euros par l’intermédiaire d’un placement privé de type Schuldschein. Cette émission a été répartie en maturités à cinq, sept et huit ans, principalement à taux fixe, et doit permettre au groupe de « rembourser des prêts à court terme portant des coupons plus élevés et d’assurer le financement de sa croissance dans des conditions optimisées », a souligné Korian. Les coupons de cette émission sont «inférieurs aux précédentes émissions de Schuldschein réalisées par le groupe avec des taux respectivement de 1,30% pour les échéances à cinq ans, 1,55% à sept ans et 1,70% à huit ans», a précisé Korian.
Korian a annoncé mardi avoir levé environ 380 millions d’euros par l’intermédiaire d’un placement privé de type Schuldschein. « Le montant du placement, initialement prévu à environ 150 millions d’euros, a été plus que doublé, à environ 380 millions d’euros, grâce à un carnet d’ordres de très bonne qualité, traduisant la forte demande des investisseurs pour la signature de Korian », a indiqué le groupe dans un communiqué.
Transition. La société d’investissement va répliquer sur le continent africain sa stratégie mise en œuvre en Europe avec ses fonds de transition énergétique, le financement relais (« bridge ») de projets. Les développeurs vont pouvoir ainsi entamer la construction de centrales sans immobiliser leur capital en attendant la fin des formalités et l’arrivée des investisseurs publics et privés. Le fonds vise 200 millions de dollars avec un premier closing ce semestre. Le déploiement sera fait en partenariat avec Finergreen, spécialiste du conseil financier en transition énergétique, notamment dans les pays émergents, et présent en Afrique depuis trois bureaux. En outre, la Banque européenne d’investissement investit dans le fonds. Eiffel IG, de son côté, recrute deux spécialistes, son objectif ultime étant de faire passer à 1 milliard d’actifs sa stratégie en transition énergétique.
Habitués à voir les banquiers leur faire des offres toujours plus innovantes pour se démarquer de la concurrence, les trésoriers ne s’en laissent pas conter. Il est vrai aussi que compte tenu de l’ampleur des financements et des flux dont ils décident, ces professionnels peuvent échapper aux mouvements de mode en finance et tabler sur des offres sur mesure. Du coup, il est toujours intéressant de découvrir les lauréats du prix du meilleur mémoire de trésorerie – sponsorisé, entre autres, par L’Agefi – décerné chaque fin d’année par l’Association française des trésoriers d’entreprise (AFTE) qui rassemble les financiers des plus grands groupes. On trouvera dans leurs travaux les dessous du jeu des thèmes porteurs des prochaines années en finance d’entreprise. Fin 2021, les trésoriers ont ainsi récompensé des travaux sur la finance décentralisée, l’enjeu climatique qui se présente aux marchés, la performance des véhicules Spac (special purpose acquisition companies). Tout un programme…
Liquidité. Les experts du crédit syndiqué gardent confiance. En témoigne le sondage réalisé auprès de ses membres par la Loan Market Association (LMA) quant aux perspectives 2022 du marché. Certes interrogés avant l’émergence du variant Omicron, ils sont ainsi 60 %, contre 49 % un an plus tôt, à tabler sur une progression de plus de 10% des volumes d’émissions primaires en zone Europe/Moyen-Orient/Afrique (Emea). Ils ne sont plus que 7,5 % contre 26,5 % à craindre un repli supérieur à 10 %. Les membres de la LMA accordent une bien moindre force d’impact sur le marché à l’économie mondiale (voir le graphique), jusqu’à un niveau 25 % en deçà de la période pré-Covid, avec en miroir une influence bien plus marquée des pressions concurrentielles. Selon l’association, ces dernières sont probablement soutenues par des efforts massifs de financements publics ayant « renforcé une liquidité déjà élevée dans certains segments du marché ».