... d’euros, c’est la dernière augmentation de capital d’Alstom, destinée à financer l’acquisition de Bombardier Transport. Le fabricant de trains n’aurait pu rêver meilleur moment pour la lancer : l’opération, préparée depuis plusieurs mois, et bien perçue par les marchés, a aussi bénéficié des annonces de Moderna, dont le vaccin contre le Covid semble prometteur. L’opération court jusqu’au 30 novembre, et devrait constituer la cinquième plus grande augmentation de capital cette année en Europe. Preuve que malgré le contexte compliqué, les investisseurs sont prêts à financer la croissance.
Sommet. L’étude mensuelle de Moody’s sur les défauts d’entreprises non financières en catégorie « haut rendement » rend compte pour octobre d’un taux à 6,5 %, inchangé pour le troisième mois. C’est deux fois plus qu’avant la crise (3,3 %) et au plus haut en dix ans. Au total, cela représente 180 cas de défauts dans le monde, dont 124 défauts pour l’Amérique du Nord et 31 pour l’Europe. Leur nombre a baissé depuis la période avril-juillet pour s’établir à 11 cas en octobre, où la plus grande faillite a été celle de Mallinckrodt International Finance SA, groupe pharmaceutique actif aux Etats-Unis et aux prises avec des litiges liés aux opioïdes, laissant plus de 5 milliards de dette en souffrance.
Casino a annoncé avoir racheté pour 221,9 millions d’euros d’obligations à la suite de l’opération lancée le 9 novembre. L’essentiel du rachat (194,1 millions d’euros) porte sur les obligations à échéance mai 2021. Le solde est réparti sur les autres souches du distributeur : 8,5 millions pour les obligations à échéance juin 2022, 11,5 millions pour la souche janvier 2023 et 7,8 millions pour les titres arrivant à maturité en mars 2024. Au total, en ajoutant les opérations réalisées au début de l’année, Casino a racheté pour 537,1 millions d’euros d’obligations cette année. Ces opérations sont financées par le produit des cessions d’actifs. Casino porte encore après ces rachats plus de 2,13 milliards d’euros de dette obligataire.
Casino a annoncé avoir racheté pour 221,9 millions d’euros d’obligations à la suite de l’opération lancée le 9 novembre. L’essentiel du rachat (194,1 millions d’euros) porte sur les obligations à échéance mai 2021. Le solde est réparti sur les autres souches du distributeur : 8,5 millions pour les obligations à échéance juin 2022, 11,5 millions pour la souche janvier 2023 et 7,8 millions pour les titres arrivant à maturité en mars 2024.
Schneider Electric a annoncé mardi le lancement d’une émission d’obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions nouvelles et/ou existantes (Oceanes) dites « durables » car assorties de critères ESG.
Le groupe de centres commerciaux Apsys a annoncé la réalisation, le 13 novembre 2020, de sa première émission obligataire « verte » de type Euro PP pour un montant de 25,52 millions d’euros. Ces obligations sont cotées sur le Marché Access d’Euronext Paris. Les obligations arrivent à maturité en juin 2022 et payent un coupon annuel de 5%. Apsys a été accompagné par Banque Palatine et Invest Securities en tant que co-arrangeurs et par Crédit Agricole CIB en tant que conseil en structuration de l’émission obligataire verte. Le groupe avait déjà émis plusieurs Euro PP ces dernières années à la suite de l’emprunt inaugural de 2015.
Le groupe de centres commerciaux Apsys a annoncé la réalisation, le 13 novembre 2020, de sa première émission obligataire « verte » de type Euro PP pour un montant de 25,52 millions d’euros. Ces obligations sont cotées sur le Marché Access d’Euronext Paris.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié, ce 13 novembre, un rapport dans lequel elle a identifié les fonds d’investissement ayant une exposition importante à la dette d’entreprise et à l’immobilier comme étant prioritaires pour un renforcement de la sécurité pour assurer la stabilité financière. L’Autorité énumère également les domaines prioritaires pour renforcer la l’anticipation de futurs chocs de liquidité et de valorisation. «Dans le sillage de l’impact de la crise du Covid-19 sur les marchés, les fonds d’investissement européens ont été confrontés à une détérioration importante de la liquidité dans certains segments du fixed income ainsi qu'à l’incertitude sur les valorisations dans le secteur immobilier», a rappelé Steven Maijoor, président d’Esma. Entre la seconde moitié de mars et le mois de mai, environ 140 fonds de l’Espace économique européen (EEE) ont dû suspendre les rachats, principalement en raison de l’incertitude sur les valorisations, mais aussi en raison de l’importance des rachats. Le Comité européen du risque systémique (CERS) avait mandaté l’Esma pour réaliser un exercice de surveillance ciblé sur les fonds qui ont des expositions significatives à la dette d’entreprise et aux actifs immobiliers, et d'évaluer leur préparation à de futurs chocs négatifs. Le rapport de l’Esma montre que les fonds exposés à la dette d’entreprise et aux fonds immobiliers examinés ont réussi à maintenir leurs activités de manière adéquate de façon générale. Seul un nombre limité de fonds a suspendu temporairement les souscriptions et les rachats. Mais l’exercice a aussi révélé d’importants points de faiblesse. Ainsi, certains fonds présentaient des décalages de liquidité potentiels en raison de leur structure de liquidité (par exemple, combinaison d’une fréquence de rachat élevée, de périodes de préavis courtes ou inexistantes et de l’absence d’outils de gestion des liquidités (LMT), les fonds étant investis dans des catégories d’actifs illiquides). Seuls quelques fonds ont ajusté leur structure de liquidité en fonction de la stratégie d’investissement suivie et des problèmes de liquidité rencontrés. L’Esma ajoute que ces résultats doivent être interprétés avec prudence, car le choc de rachat lié à Covid-19 s’est concentré sur une courte période, dans un contexte de soutien important des gouvernements et des banques centrales aux marchés. L’Esma souligne la nécessité pour les gestionnaires de fonds d’améliorer leur préparation aux éventuels chocs négatifs futurs. L’autorité européenne a également identifié des domaines prioritaires à cet effet: - Une surveillance continue de l’alignement de la stratégie d’investissement, du profil de liquidité et de la politique de rachat des fonds. Selon l’Esma, les autorités nationales compétentes doivent superviser l'évaluation du risque de liquidité par les sociétés de gestion, en veillant à ce qu’elles prennent en compte tous les facteurs susceptibles d’avoir un impact sur la liquidité des fonds (appels de marge susceptibles d’accroître les besoins de liquidités en cas de volatilité du marché ou clauses de prêt). - Les profils de liquidité des fonds doivent être établis et communiqués dans le cadre du reporting des AIFMD. Cela inclut, du côté de l’actif, la manière de déterminer une estimation réaliste et prudente du pourcentage du portefeuille de liquidités du fonds qui peut être liquidé. Du côté du passif, il s’agit de savoir comment tenir compte des dispositions relatives aux seuils et aux délais de préavis dans la détermination des profils de liquidité des investisseurs. - Accroître la disponibilité et l’utilisation des outils de gestion des liquidités. Steven Maijoor ajoute que l’Esma encourage les propositions rapides de modification du cadre législatif de l’UE afin de garantir que les outils de gestion des liquidités soient largement disponibles pour les gestionnaires d’actifs dans toute l’UE.
Frey vient de signer une ligne de crédit revolving solidaire de 70 millions d’euros à 5 ans (avec deux options d’extension d’une année supplémentaire) avec Crédit Agricole CIB, LCL et la caisse régionale de Crédit Agricole du Languedoc. Ce crédit porte intérêts à Euribor 3 mois augmenté d’une marge indexée. La foncière conforte ainsi sa liquidité, avec déjà 248,3 millions d’euros de lignes sécurisées non tirées et de trésorerie au 30 juin 2020. Ce crédit solidaire comporte un mécanisme de renoncement d’une partie de la rémunération par les trois banques du pool et un abondement d’un montant équivalent par Frey au profit d’une structure solidaire, laquelle pourra changer chaque année. Le montant total financé à parts égales par Frey et le pool bancaire pourra monter jusqu’à 140.000 euros sur les cinq ans de la durée de la ligne de crédit.
Frey vient de signer une ligne de crédit revolving solidaire de 70 millions d’euros à 5 ans (avec deux options d’extension d’une année supplémentaire) avec Crédit Agricole CIB, LCL et la caisse régionale de Crédit Agricole du Languedoc. Ce crédit porte intérêts à Euribor 3 mois augmenté d’une marge indexée. La foncière conforte ainsi sa liquidité, avec déjà 248,3 millions d’euros de lignes sécurisées non tirées et de trésorerie au 30 juin 2020.
Singapore Airlines a annoncé une perte de 3,5 milliards de dollars au premier semestre sous l’effet de la pandémie, son chiffre d’affaires est même en recul de 80 %. Le groupe a également prévu de réduire ses effectifs de 20 %. Ce n’est pas une raison pour faire grise mine. Puisque ses avions sont cloués au sol, la compagnie propose un nouveau service : un repas à bord de deux de ses A380 immobilisés. Un film est également projeté aux convives et certains ont aussi droit à une visite du cockpit avec les pilotes. On ne sait pas combien de « voyageurs » se sont laissé séduire mais cette diversification montre qu’à Singapour, on a des idées.
L’avis d’expert de Lucille Chabanel, avocat associée chez Deloitte | Taj, et Marie Georges, associée, responsable de Deloitte Sustainability France chez Deloitte