Croissance. En 2020, le marché mondial des levées de fonds dans le secteur du crowdfunding devrait dépasser les 8,5 milliards de dollars, selon les données collectées par Statista et publiées par Finanso.se (+23,3 % par rapport à l’année précédente). L’évolution du marché du financement participatif s’est accélérée depuis 2017 et la tendance devrait se poursuivre durant les trois prochaines années selon un rythme estimé à +12 % par an. Le marché pourrait ainsi atteindre près de 12 milliards de dollars en 2023. La Chine écrase le reste du monde de sa supériorité numérique avec un marché de plus de 7 milliards de dollars dominé par les géants du retail Alibaba, JD.com et Suning, alors que les Etats-Unis, au 2e rang, dégagent une activité près de dix fois plus petite à 782 millions. Place ensuite à l’Europe avec le Royaume-Uni à 100 millions de dollars, la France (86), suivis du Canada à (47). La dynamique s’exprime aussi dans les montants placés en crowdfunding par les investisseurs : le montant moyen d’une contribution à une campagne est évalué à 780 dollars, il pourrait monter jusqu’à 840 dollars l’an prochain et jusqu’à près de 1.000 dollars en 2023.
Les entreprises européennes dont l’activité est affectée par l’impact de l'épidémie de coronavirus pourraient bientôt prétendre à un programme de prêts soutenu par l’Union européenne et de grandes banques commerciales, selon Reuters. Le projet, encore en discussion, pourrait être coordonné par la Banque européenne d’investissement (BEI). L’une des options envisagées prévoit une coopération entre la BEI et certaines banques de l’Union pour fournir plusieurs centaines de millions d’euros de prêts à taux faibles, selon les sources. Le projet pourrait s’appuyer sur le budget de l’Union européenne afin de couvrir d'éventuelles pertes, par exemple si une entreprise est incapable de rembourser son emprunt. Le projet pourrait être abordé lors des réunions prévues lundi et mardi à Bruxelles.
La firme de private equity Blackstone a demandé aux sociétés qu’elle contrôle de puiser dans leurs propres lignes de crédit pour éviter une crise du crédit, a indiqué mercredi un journaliste de Bloomberg sur son compte Twitter, citant des sources proches. Cela intervient dans un contexte de pressions de plus en plus marquées sur les marchés en raison de l'épidémie de coronavirus, et d’une chute des prix du pétrole. Contacté par Reuters mercredi, Blackstone n’a pas commenté.
Toute fermeture du marché obligataire «constitue forcément un souci. Si elle ne dure que quelques jours comme actuellement, c’est un moment désagréable mais pas dramatique, car la stratégie de financement ne doit pas être contrainte au jour près», estime Daniel Biarneix, vice-président de l’AFTE (Association française des trésoriers d’entreprise). Qui se remémore le marché quasi-fermé pendant près de trois mois fin 2008-début 2009. Mais selon Jérôme Guttieres, administrateur de l’association et président de sa commission financements, les ricochets du coronavirus confirment «l’intérêt de disposer d’un crédit bancaire syndiqué et confirmé, non tiré dit ‘de back-up’, constituant un matelas de liquidités, dont dépendent nombre d’entreprises». Les dirigeants de l’AFTE saluent l’engagement de Bruno Le Maire pour l’accompagnement des financements aux PME, y compris par des mesures de la BCE afin que les banques puissent soutenir les entreprises. Des banques ont, selon ces mêmes dirigeants, contacté des trésoriers, pour les sonder quant à leurs intentions de mobiliser leurs crédits syndiqués.
La filiale de financement des équipements professionnels (hors automobile) de BNP Paribas affiche pour 2019 une activité en croissance : elle a produit 14,1 milliards d’euros et 346.000 nouveaux contrats, soit +4% par rapport à 2018, ce qui porte ses encours sous gestion à 34 milliards d’euros, en progression de 6%. Cette hausse d’activité résulte de la demande forte dans certaines activités comme la manutention liée au e-commerce, le médical, l’informatique et les télécoms. Le rachat en 2018 d’une plate-forme de leasing en Norvège a permis à la société de s’implanter au Danemark et en Suède. BNP Paribas 3 Step IT, joint venture créée l’année dernière pour le recyclage des outils mobiles, a lancé son activité en France et en Italie et devrait attaquer le Royaume Uni et l’Allemagne. BNP Leasing Solutions a prévu de réaliser davantage de cessions de créances en 2020 et d’utiliser la titrisation en 2021.
Schneider Electric a annoncé vendredi le lancement d’une émission obligataire EMTN (Euro Medium Term Note) de 800 millions d’euros à 9 ans avec un taux fixe de 0,25% pour le coupon. «Cette transaction permet au groupe d’améliorer le profil de maturité de sa dette tout en continuant de réduire le coût de sa dette», a souligné le spécialiste des systèmes électriques dans un communiqué.
Le gouvernement français a décidé de débloquer 260 millions d’euros pour les hôpitaux afin de faire face à une éventuelle épidémie de coronavirus sur le territoire, a annoncé ce mardi le ministre de la Santé. Cette somme pourra être utilisée à leur gré : innovation, investissement, personnel. Cinq millions de masques chirurgicaux ont été distribués aux agences régionales de santé, aux établissements de santé et aux Ehpad, et dix millions à toutes les pharmacies, où les médecins de ville peuvent s’en procurer. Entre 15 et 20 millions de masques supplémentaires seront déstockés en cours de semaine.
Le gouvernement français a décidé de débloquer 260 millions d’euros pour les hôpitaux afin de faire face à une éventuelle épidémie de coronavirus sur le territoire, a annoncé ce mardi le ministre de la Santé. Cette somme pourra être utilisée par les hôpitaux comme bon leur semble - innovation, investissement, personnel - en fonction de leurs besoins, a ajouté Olivier Véran. La France comptait 191 cas de nouveau coronavirus lundi soir, a rappelé le ministre.
Le groupe Eiffage a annoncé lundi avoir finalisé l’acquisition de 4% du capital de MAF2, un fonds d’investissement géré par la banque australienne Macquarie qui détient des participations dans ses filiales de concessions autoroutières APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) et Adelac, pour un montant de 150 millions d’euros. Cet investissement a été financé par le groupe sur sa trésorerie disponible. APRR et Adelac sont majoritairement détenues par Eiffage. APRR a dégagé un chiffre d’affaires de 2,61 milliards d’euros en 2019, en hausse de 2,9%, représentant environ 15% du chiffre d’affaires d’Eiffage.
La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé vendredi un prêt de 170 millions d’euros pour soutenir la stratégie du groupe coopératif Limagrain en matière de R&D sur la semence. Ce financement long terme de la BEI est garanti par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS). Limagrain, via sa Holding Vilmorin & Cie, utilisera ces fonds pour soutenir son effort de recherche de semences de grandes cultures et semences potagères. Il s’agit de la première opération pour la BEI dans le secteur semencier. Limagrain est une coopérative agricole détenue par des agriculteurs français et le quatrième semencier mondial. En 2018-2019, le groupe a consacré 16% de son chiffre d’affaires semences à la recherche, soit 242 millions d’euros.
Le fonds souverain norvégien va exclure quatre sociétés en raison de leurs importantes émissions de gaz à effet de serre, ou du moins leur imposer une période probatoire pour les forcer à changer, a indiqué le responsable de l'éthique du fonds à l’agence Reuters. Le comité d'éthique du fonds opère sur un nouveau front, a indiqué Johan H. Andresen: vérifier si les outils des entreprises technologiques sont utilisé pour une «surveillance inappropriée», dont les concepteurs sont tenus pour responsables indépendamment de leur intention. 65 sociétés ont été exclues du fonds, pour des raisons diverses, sur les conseils du comité d'éthique.
Plus de levée de dette. Pas de vente d'actions. Le coronavirus a gelé les sources de financement mettant en risque des groupes comme CMA CGM, Vallourec ou Technicolor.
La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé vendredi un prêt de 170 millions d’euros pour soutenir la stratégie du groupe coopératif Limagrain en matière de R&D sur la semence, premier maillon de la chaîne alimentaire. Ce financement long terme de la BEI est garanti par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS).
A Touvre, en Charente bien sûr, l’atelier de production des charentaises Tcha est en sommeil. Le chausseur est, selon son président Jean-Luc Bouriau, « en quête d’un second souffle après avoir été lâché à contrecœur par le fonds de co-investissement privé-public de la région Poitou-Charentes ». Région absorbée par la Nouvelle-Aquitaine. Le fonds précédemment géré à Poitiers l’est désormais à Bordeaux, où la charentaise semble moins en vogue. « Nous avons, plaide Jean-Luc Bouriau, besoin dans un premier temps de 150.000 euros, apportés par un fonds, un groupe de la mode ou un nouvel associé, afin de faire vivre notre savoir-faire. » Savoir-faire basé sur la technique du cousu-retourné pour un chausson haut de gamme, pas à la portée de tous les pieds.