En tant que responsable de l’ensemble des activités hors Etats-Unis de Vanguard, Jim Norris supervise la stratégie internationale de la société de gestion américaine, relate le Financial Times fund management. Alors que ses concurrents ont réalisé des acquisitions pour accélérer leur croissance internationale, cette tactique n’a jamais été adoptée par Vanguard, qui préfère résolument la croissance organique.Avant d’occuper son poste actuel en 1998, Jim Norris a piloté une étude de six mois qui envisageait la fermeture de l’activité internationale de Vanguard. A cette époque, elle gérait moins de 100 milliards de dollars et employait 45 personnes en Australie, au Japon et en Europe. Aujourd’hui, l’activité internationale de Vanguard rassemble 1.433 personnes et pèse 442 milliards de dollars d’encours.Jim Norris pense que Vanguard peut multiplier le nombre de ses clients par 15 ou plus. La Chine sera le prochain moteur de croissance. Vanguard a noué un partenariat dans le conseil avec Ant Group, la principale société chinoise de paiements mobiles. De plus, la société s’est portée candidate à une licence de fonds publics, qui lui permettra de vendre des fonds aux particuliers en Chine.
Lyxor a vu ses encours ressortir à 132 milliards d’euros à la fin du premier semestre, selon les résultats semestriels de Société Générale. Il s’agit d’une hausse par rapport à fin mars 2020, où les encours étaient de 126 milliards d’euros, mais d’une baisse par rapport à fin 2019 (149 milliards d’euros). Le produit net bancaire du deuxième trimestre 2020 s’est établi à 40 millions d’euros, en repli par rapport aux 50 millions au premier trimestre et 57 millions au dernier trimestre 2019. Au T2 2019, le produit net bancaire était de 51 millions d’euros. Sur le semestre, le produit net bancaire de Lyxor s’inscrit à 90 millions d’euros, contre 95 millions au premier semestre 2019 et 105 millions au second semestre 2019. Dans la Gestion d’Actifs et Banque Privée (pôle auquel Lyxor appartient), le produit net bancaire s’élève à 232 millions d’euros au deuxième trimestre, en légère hausse de +0,4% par rapport au T2-19. Sur le semestre, lorsqu’il est ajusté sur le T1-19 de la réévaluation des titres SIX pour +32 millions d’euros et de la cession de la banque privée belge, le produit net bancaire s’inscrit en hausse de +2,9%. La Société Générale a récemment renouvelé son partenariat de distribution avec Amundipour une durée de cinq ans.
BlackRock a lancé le 10 juillet un fonds actions «multi-thèmes» dénommé BGF Multi-Theme Equity Fund. Ce fonds, géré par Rafael Iborra,sera investi dans d’autres fonds, notamment des ETF iShares et des fonds de BlackRock. Cinq mégatendances ont été identifiées: l’innovation technologique, la démographie et le changement social, l’urbanisation rapide, le changement climatique et la pénurie des ressources, ainsi que la richesse mondiale émergente.
Selon les informations de Responsible Investor, le family office J.Stern & Co envisage d’investir dans un nouveau fonds de contentieux visant à financer les actions de groupe (class actions) devant les tribunaux menées à l’encontred’entreprises manquant à leurs obligations en matière de diversité et d’environnement. Des sociétés comme Facebook, Qualcomm, Oracle ou encore le gouvernement australien sont notamment viséspar de tellesplaintes.
… milliards de dollars, c’est la collecte nette des ETF et ETP (exchange-traded funds/products) au premier semestre, portant les encours des fonds indiciels à 6.280 milliards. La collecte est d’autant plus remarquable que, rappelle le cabinet de conseil ETFGI, sur la même période l’an passé, les trackers n’avaient collecté « que » 209,5 milliards. Les ETF actions ont attiré 89 milliards depuis janvier (+14 % par rapport au premier semestre 2019), tandis que les ETF obligataires collectaient 106 milliards sur la période (-6 %). Plus spectaculaire a été la collecte des ETF/ETP sur les matières premières, alors que les cours des métaux précieux s’envolent. 53,9 milliards de dollars ont été dirigés vers ces trackers, à comparer aux 3,5 milliards collectés au premier semestre 2019.
Hortense Bioy, qui dirigeait jusqu’ici la recherche sur les stratégies passives et la soutenabilité en Europe chez Morningstar, a été promue directrice de la recherche sur la soutenabilité pour la zone EMEA-APAC (Europe, Moyen-Orient, Afrique, Asie, Pacifique). Elle est rattachée à Jeffrey Ptak, le directeur de la recherche sur les fonds chez Morningstar. La Française a intégrée l’agence de notation et de recherche en 2010 comme analyste senior ETF. Elle a ensuite pris la direction de la recherche sur les ETF en Europe entre 2012 et 2018. Après une première expérience en M&A chez Société Générale, Hortense Bioy a exercé dans le journalisme chez Mergermarket (2002-2006), et comme présentatrice chez Bloomberg TV (2006-2009).
La banque américaine Citi a annoncé ce 13 juillet avoir noué un partenariat avec le géant BlackRock afin d’intégrer le réseau Aladdin Provider, le système connectant les gérants d’actifs utilisant Aladdin aux asset servicers. Citi pourra désormais fournir un panel de services de middle office à ses clients utilisant Aladdin, directement via la plateforme de BlackRock, de la confirmation d’un trade au règlement-livraison de titre. Le département d’asset servicing de Citi administre aujourd’hui 21.500 milliards de dollars, couvrant 63 marchés. Il est notamment le conservateur de fonds de BlackRock domiciliés au Mexique, en Colombie, et à Hong Kong.
Fidelity International a annoncé ce 8 juillet la nomination de Salman Ahmed au poste nouvellement créé de directeur mondial de la macroéconomie et de l’allocation d’actifs stratégique. Il est rattaché à Henk-Jan Rikkerink, le directeur des solutions d’investissements et du multi-actifs. Il sera épaulé par Anna Stupnytska, macroéconomiste, et Wen-Wen- Lindroth, responsable de la stratégie cross assets. Salman Ahmed était jusqu’ici stratégiste en chef et co-président du comité d’investissement de Lombard Odier IM. Auparavant, il a été directeur de la macroéconomie chez EDF et économiste chez Goldman Sachs.
Dans un entretien à NewsManagers, Delphine Dubreuil, partner et co-head of financial services practice France et Suisse d’Odgers Berndtson, fait le point sur les recrutements dans la gestion d’actifs sur ce début d’année marqué par la crise du Covid-19.
Plusieurs gros hedge funds multi-stratégies ont affiché des performances à deux chiffres au premier semestre, contrebalançant les pertes de mars, rapporte le Financial Times. Citadel Advisors, Millennium Management et Balyasny Asset Management font partie des grands gagnants après l’intervention de la Fed pour soutenir le système financier américain. Le fonds Wellington de Citadel a gagné 1,7 % en juin et 13,3 % depuis le début de l’année, selon des sources proches du dossier. Izzy Englander de Millennium Management est en hausse de 2,9 % en juin et de 10 % sur les six premiers mois de l’année, selon des investisseurs. Le fonds Atlas Enhanced de Balyasny a affiché un gain de 2,5 % en juin et de 15 % cette année, selon des personnes informées de la performance.
Concurrence. La guerre des frais se poursuit entre BlackRock et Vanguard. Le plus grand ETF (exchange-traded fund) à suivre le S&P500, l’iShares Core S&P 500 ETF qui gère 195 milliards de dollars d’encours, a vu ses frais baisser de 4 à 3 dollars pour 10.000 dollars investis, rapporte le Wall Street Journal. Ils atteignent donc le même niveau que les frais demandés pour l’ETF similaire proposé par Vanguard, réduits l’an dernier. La décision s’est en effet révélée payante : depuis le début de l’année, le Vanguard S&P 500 ETF a collecté 22 milliards de dollars, là où l’iShares Core S&P 500 ETF n’en aura collecté que 3,5 milliards, une première depuis le lancement de ces trackers. Deux autres ETF de BlackRock, focalisés sur les actions américaines, ont aussi baissé leurs frais : l’iShares Core S&P Mid-cap ETF et l’iShares Core S&P Small-cap ETF.
Sélectif. HSBC Global AM a révélé mercredi 17 juin sa nouvelle gamme d’ETF actions durables, lancés en partenariat avec FTSE Russell. Ce dernier a élaboré une gamme d’indices que suivront les trackers de HSBC, le FTSE Russell ESG Low Carbon Select, et qui se distinguent par leurs critères de sélection des valeurs. Le score ESG de l’indice doit ainsi être supérieur de 20 % à celui de l’indice de référence ; les émissions de carbone réduites de 50 % et l’utilisation de carburant fossile, par les sociétés présentes dans l’indice, également réduite de 50 %. Trois trackers, couvrant l’Europe, le Japon et les Etats Unis, ont été lancés, et au moins trois autres, pour couvrir le reste du monde, devraient être mis en place dans les prochaines semaines.
Que faire pour se démarquer de la concurrence, quand les frais pèsent de manière disproportionnée dans la décision des investisseurs de placer ou non leur argent dans un ETF ? Et que ceux-ci sont proches de zéro ? Les créateurs du Salt Low TruBeta U.S. Market ETF croyaient avoir trouvé la solution : offrir des frais négatifs, c’est-à-dire donner de l’argent aux investisseurs choisissant de placer leur argent dans cet ETF. Une proposition aux accents légèrement madoffiens, qui n’aura pas convaincu les investisseurs : un an et demi après son lancement, le tracker et ses 9 millions de dollars d’encours vont être rachetés par Pacer Advisors, qui remontera les frais à 60 points de base. Encore une manière de se démarquer alors que tous les autres gérants cherchent à baisser les leurs...
Banca Generali a renforcé son équipe dirigeante avec Stefano Lenti. Ce dernier prendra la responsabilité du département conseillers financiers de la banque, sous la direction de Marco Bernardi, directeur général adjoint. Il sera chargé de coordonner les plus de 2.000 banquiers privés et gérants de fortune de Banca Generali. Ces 21 dernières années, Stefano Lenti a dirigé le réseau du groupe Ubi.
Une page se tourne pour le fonds Oyster European Opportunities. Ce fonds créé en 1999 a été l’un des fonds phare de la gamme Oyster du temps où il était géré par Nicolas Walewski, puis Eric Bendahan (entre 1999 et 2014). Ses encours, qui ont atteint jusqu’à 4 milliards d’euros, ne sont plus que de 130 millions d’euros actuellement. Le 26 juin, il changera de nom pour devenir Oyster Sustainable Europe. Sa gestion, assurée par Michael Clements chez Syz Asset Management depuis 2014, sera confiée à Zadig Asset Management. Cette transformation constitue lapremière étapede la refonte de la gamme de fonds Oyster acquise en février dernier par iM Global Partner. Elle fait suite à une revue stratégique qui a duré trois mois. Pour relancer le fonds et espérer renouer avec son succès passé, iM Global Partner a choisi Zadig AM, une société spécialisée dans le stock-picking d’actions européennes et dans laquelle elle a pris une participation de 20 % en janvier. Et elle a fait le choix de donner à la gestion une dimension responsable, inscrite dans le nom du fonds. D’autres fonds seront transformés Désormais géré par Adrian Vlad et Louis Larere, le fonds sera investi dans des sociétés «dont l’activité est compatible avec les objectifs de développement durable des Nations Unies», explique Philippe Uzan, CIO Asset Management d’iM Global Partner, dans une interview à NewsManagers. «C’est à la fois exigeant et simple», estime-t-il. «Seulement 25 % du chiffre d’affaires du MSCI Europe correspond aux ODD. L’objectif de Zadig est d’atteindre une moyenne de 45 % dans le portefeuille», détaille-t-il. Le portefeuille sera concentré autour de 25 à 30 titres. Cette approche d’analyse extra financière est développée par Zadig depuis 2018, mais n’avait jusqu’à présent pas été déployée. Pour Zadig AM, l’obtention de ce mandat lui permettra d’augmenter ses encours, actuellement de 1,6 milliard de dollars, et d’élargir sa distribution. L’évolution de ce fonds n’est que la première d’une série de changements. Sur les 25 fonds de la gamme Oyster repris par iM Global Partner, représentant 1,5 milliard d’euros, «une bonne moitié» subira des transformations. Cela concernera à la fois des fonds gérés par Syz AM (qui représentent 80 % de la gamme) et d’autres gérés par des gérants externes. Concernant les nouveaux gérants, iM Global Partner pourra bien sûr faire appel à son portefeuille de boutiques, mais elle ne s’interdit pas de s’allier à des gestionnaires externes. En effet, «la gamme d’Oyster est large, et toutes les expertises couvertes ne correspondent pas à l’exposition de nos partenaires», explique Philippe Uzan. Cette refonte a vocation à être terminée avant la fin de l’été.
La société de gestion américaine Legg Mason, rachetée en février dernier par Franklin Templeton, a finalisé la fusion de deux affiliés, ClearBridge Investments et Rare Infrastructure la semainedernière. Cette fusion avait été annoncée en mai 2019. ClearBridge est spécialisé sur les actions internationales et Rare Infrastructure sur les actifs réels.
IWBank a recruté les gérants de fortune Paolo Federico Scala et Paolo Stoppielli respectivement à Milan et Gênes. Ils feront partie du département Wealth Management coordonné par Andrea Di Salle. Federico Scala vient de Sparkasse où il était banquier privé senior. Paolo Stoppielli provient de Banca Patrimoni Sella où il travaillait dans le conseil financier.
BNP Paribas Asset Management a nommé Philippe Boulenguiez comme « Global Chief Operating Officer (COO) », basé à Paris. Il intègre le comité exécutif de BNPP AM et est rattaché à Frédéric Janbon, administrateur-directeur général de BNP Paribas Asset Management holding. Il remplace Fabrice Silberzan parti prendre une autre fonction au sein du groupe BNP Paribas. Dans son nouveau rôle, Philippe Boulenguiez est responsable des départements IT, Global Operations Services, Global Providers Oversight, et Business Compliance Project Office. Il a également la tutelle des équipes juridiques. Philippe Boulenguiez a rejoint BNP Paribas Asset Management en 2005. Avant de prendre ses fonctions actuelles, il était directeur général de BNP Paribas Dealing Services et responsable de l’activité « Global Trading Function » de BNP Paribas Asset Management, regroupant les activités de trading (en Europe, aux États-Unis et en Asie), la gestion des relations avec le « sell-side » et l’activité de « Treasury and Exposure Management ». Il a également occupé chez BNPP AM les postes de COO de l’activité Institutionnelle, de responsable du Marketing Stratégique, et de responsable des « Investment Specialists ». Philippe Boulenguiez a commencé sa carrière chez Arthur Andersen, puis chez McKinsey & Company, se spécialisant dans le domaine des sociétés de gestion et des institutions financières. Il est diplômé d’HEC et d’un MBA de la Harvard Business School.
La société de gestion Olympia Capital Management vient de lancer son premier fonds de fonds d’infrastructures, Olympia Infra. Le véhicule investira dans des fondseuropéens détenant directement ou indirectement des actifs immobiliers liés au secteur des infrastructures, mais aussi des fonds investissant dans des actions de sociétés développant et exploitant directement des infrastructures. Il pourra également investir jusqu'à 10% de ses actifs directement dans des titres de sociétés de développement et d’exploitation d’infrastructures. Le fonds vise une croissance du capital à long terme de 5 à 10% après déduction de tous les frais facturés, sur une durée de placement recommandée de 10 ans au minimum.