La croissance de l’activité du secteur des services aux Etats-Unis a ralenti, contre toute attente et à l’inverse de la zone euro, en avril et l’emploi s’y est contracté tandis que les prix continuaient d’augmenter, montre mercredi l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs d’achats. Son indice d’activité a reculé à 57,1 après 58,3 en mars, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en légère hausse, à 58,5. L’indice ISM manufacturier, publié en début de semaine, était aussi en retrait.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé moins d’emplois qu’attendu en avril, montre mercredi l’enquête mensuelle du cabinet ADP, qui reflète probablement une pénurie persistante de main-d’oeuvre dans plusieurs secteurs. Elle recense 274.000 créations de postes alors que les économistes interrogés par Reuters en prévoyaient en moyenne 395.000.
S’ils sont globalement d’accord sur la nécessité de remonter les taux face à l’inflation, les experts restent divisés sur les effets plus ou moins récessifs.
L’économie américaine s’est contractée de manière inattendue au premier trimestre, en raison notamment de la résurgence de la pandémie de Covid-19 et du déséquilibre des échanges commerciaux, montre jeudi la première estimation officielle du département du Commerce. Le PIB des Etats-Unis a reculé de -1,4% en rythme annualisé sur la période janvier-mars, après une croissance de +6,9% sur les trois derniers mois de 2021, et des anticipations qui se retrouvaient en moyenne plutôt autour de +1% malgré d’importantes divergences (-1,4% à +2,6%). Il s’agit de la première contraction de la première économie mondiale depuis la récession due à la pandémie il y a deux ans. Le ralentissement de l’économie américaine s’explique principalement par un déficit plus important de la balance commerciale. Les dépenses de consommation ont augmenté de 2,7% en rythme annualisé au premier trimestre après +2,5% au quatrième trimestre. La Réserve fédérale (Fed), qui réunit son comité de politique monétaire mercredi, pourrait relever ses taux d’intérêt de 50 points de base.
L’économie américaine s’est contractée de manière inattendue au premier trimestre, en raison notamment de la résurgence de la pandémie de covid-19 et du déséquilibre des échanges commerciaux, montre jeudi la première estimation officielle du département du Commerce.
Le déficit de la balance commerciale des Etats-Unis s’est fortement creusé en mars, selon les statistiques publiées mercredi par le département du Commerce. Le déficit des échanges de biens a augmenté de 17,8%, à 125,3 milliards de dollars : les importations ont progressé de 11,5%, contre seulement 7,2% pour les exportations. Le commerce extérieur, qui pâtit probablement d’un dollar fort (plus de 103 points pour l’indice DXY mercredi, un record depuis 2002), freine la croissance américaine depuis déjà six trimestres. La première estimation du PIB du premier trimestre est attendue jeudi, et le consensus Reuters table sur un net ralentissement, à 1,1% en rythme annualisé, après 6,9% au quatrième trimestre.
La hausse rapide des taux d’intérêt, de 3% à 5% en deux mois pour les prêts hypothécaires à 30 ans, combinée à la hausse continue des prix des maisons et à la hausse des coûts de construction, continue de nuire à la confiance des constructeurs et à l’accessibilité des logements aux Etats-Unis. L’indice National Association of Home Builders (NAHB)/Wells Fargo Housing Market Index (HMI) des promoteurs/constructeurs de maisons individuelles publié lundi soir a baissé de 2 points pour atteindre 77 points en avril, en diminution pour le quatrième mois consécutif. Il présage d’un possible point d’inflexion pour le marché plus globalement.
La hausse rapide des taux d’intérêt, de 3% à 5% en deux mois pour les prêts hypothécaires à 30 ans, combinée à la hausse continue des prix des maisons et à la hausse des coûts de construction, continue de nuire à la confiance des constructeurs et à l’accessibilité des logements aux Etats-Unis. L’indice National Association of Home Builders (NAHB)/Wells Fargo Housing Market Index (HMI) des promoteurs/constructeurs de maisons individuelles publié lundi soir a baissé de 2 points pour atteindre 77 points en avril, en diminution pour le quatrième mois consécutif. Il présage d’un possible point d’inflexion pour le marché plus globalement.
L’inflation a encore accéléré en mars aux Etats-Unis pour atteindre 8,5% sur un an, un nouveau sommet en 40 ans, sous l’effet de la flambée des coûts de l’énergie et de l’alimentation, des problèmes d’approvisionnement et d’une forte demande des ménages.
Les dépenses personnelles PCE aux Etats-Unis ont augmenté de 0,2% en rythme mensuel en février, en deçà des prévisions (+0,5%) et, surtout, de la hausse révisée à 2,7% en janvier. Mais l’indice des prix PCE progresse encore de +0,6% sur un mois et de +6,4% sur un an (+0,5% et +6% en janvier), sa plus forte augmentation depuis 1982. L’indice Core PCE (hors alimentation et énergie) augmente de respectivement +0,4% et +5,4% (+0,5% et +5,2% en janvier), un plus haut depuis 1983. «Les consommateurs font une pause et réorganisent leurs dépenses», commente Oxford Economics. Cela se reflète avec une hausse de 93,8 milliards de dollars de dépenses en services (restauration et hébergement notamment), alors que les infections au variant Omicron se sont estompées, et une baisse de 58,9 milliards pour les dépenses en biens (automobiles notamment). Mais la forte inflation devrait continuer de peser sur les dépenses dans les mois à venir, obligeant les consommateurs à réduire certains postes, pour payer l’essence, l’alimentation et les loyers, devenus plus chers.
Selon un texte relayé par le Washington Post, le président américain, Joe Biden, devrait à nouveau proposer, dans le cadre de son projet de budget pour l’année fiscale 2022-2023, d’instaurer une taxation des plus-values non réalisées par les Américains les plus riches. Selon le projet, les 700 multimillionnaires disposant de plus de 100 millions de dollars (91 millions d’euros) de patrimoine, notamment en valeurs boursières, auraient à payer au minimum 20% des revenus liés à ces plus-values latentes, en impôts. Le fisc américain dégagerait ainsi 360 milliards de dollars de recettes supplémentaires sur dix ans, selon l’estimation de la Maison-Blanche. Jusqu’à présent, les plus-values n’étaient taxées que lorsqu’elles étaient réalisées. Déjà avancée pendant l’été 2021, l’idée d’une taxe fédérale sur le patrimoine serait certainement soumise à la Cour suprême en vue de déterminer si le 16e amendement de la Constitution, relatif à l’impôt sur le revenu, autorise cette nouvelle approche.
Selon un texte relayé par le Washington Post, le président américain Joe Biden devrait à nouveau proposer, dans le cadre de son projet de budget pour l’année fiscale 2022-2023, d’instaurer une taxation des plus-values non réalisées par les Américains les plus riches.