L’archevêque de Canterbury (Église d’Angleterre), Justin Welby, s’est pris les pieds dans la soutane. Dans un discours prononcé mercredi 12 septembre devant le Congrès des syndicats, il a critiqué vertement les « grandes entreprises comme Amazon et d’autres sites en ligne, de la nouvelle économie, qui peuvent s’enfuir sans payer de taxe, constituant un problème pour le système fiscal ». Il ajoutait « qu’après avoir abandonné les contribuables, ils n’ont pas à payer pour la défense, la sécurité, la stabilité, la justice, la santé, l'égalité, l'éducation ». Il pointait également les bas salaires et les conditions de travail du géant américain. Cependant l’Église d’Angleterre qui détient un fonds de plus de 9 milliards d’euros, investit massivement dans Amazon. La presse anglaise (Church Times) rappelait que les actions Amazon détenues par l’Église constituaient l’un de ses 20 plus gros placements, alors que l’Église refusait de donner un chiffre plus précis. L’Église anglicane a réagi en expliquant qu’être actionnaire d’une entreprise et la critiquer n’était pas nécessairement contradictoire et qu’il était plus efficace d’être « dans la salle avec ces sociétés en cherchant à les changer en tant qu’actionnaires ». L’Église a indiqué qu’elle ne comptait pas vendre ses actions. TV
Les sociétés de gestion françaises, qui ont répondu à l'étude de l'Association française de la gestion financière, gèrent pour le compte de leurs clients près d’un tiers de leurs actifs en prenant en compte des critères ESG.
A l’occasion de la semaine de la finance responsable, l’Association française de la gestion financière (AFG) publie pour la première fois mardi les statistiques investissement responsable de la gestion d’actifs française. A fin 2017, les encours représentaient 1.081 milliards d’euros, dont 430 milliards en fonds et 651 milliards en mandats. Les encours ISR proprement dits représentent 310 milliards d’euros soit 29% du total de l’investissement responsable, en croissance de 12% sur un an.
La banque britannique s’est engagée aujourd’hui à ne plus financer des centrales électriques au charbon à travers le monde, une démarche qui s’inscrit dans la volonté de l'établissement de soutenir l’accord de Paris sur le climat. Après avoir consulté ses actionnaires, Standard Chartered, qui réalise l’essentiel de ses bénéfices en Asie, a décidé d’accélérer ses efforts visant à faire diminuer les émissions de carbone des activités soutenues par le groupe. La banque, qui s’est engagée à financer pour 4 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) de projets fonctionnant avec des technologies «propres» d’ici 2020, continuera néanmoins à honorer 14 arrangements de financement de projets liés à des centrales au charbon.
Les investisseurs institutionnels représentent les trois-quarts de la demande ISR auprès des gérants (fonds et mandats). Selon la première enquête de l’Association Française de la Gestion financière (AFG) sur les statistiques Investissement Responsable, les investisseurs institutionnels représentent la moitié des fonds ISR (156 milliards d’euros) tandis que leurs mandats aux sociétés de gestion pèsent pour 154 milliards d’euros à fin 2017. Ils tirent ainsi la demande en ISR qui a progressé de 14% à fin 2017 sur un an. L’ISR représente in fine 9% du total des actifs sous gestion des sociétés (3.450 milliards d’euros). Précisément, l’AFG définit l’ISR comme «un placement qui vise à concilier performance économique et impact social et environnemental en finançant les entreprises et les entités publiques qui contribuent au développement durable quel que soit leur secteur d’activité. En influençant la gouvernance et le comportement des acteurs, l’ISR favorise une économie responsable». En prenant en compte d’autres approches ESG (tels que les fonds thématiques ESG, les fonds d’intégration des critères ESG, les fonds d’exclusion, les fonds d’engagement, les fonds solidaires, les fonds d’impact investing), l’AFG chiffre à 1.081 milliards d’euros, l’investissement dit « responsable », soit près d’un tiers des actifs gérés en France. 157 fonds ont obtenu le Label ISR Depuis deux ans, les deux Labels publics ISR et TEEC créés en 2015, trouvent leur place dans le marché, rappelle l’AFG. 157 fonds ont obtenu le Label ISR au 24 septembre 2018. Ils sont gérés par 34 sociétés de gestion pour un total de 41 milliards d’euros d’encours. 22 fonds gérés par 15 sociétés de gestion bénéficient du Label TEEC. Les encours des fonds ISR se répartissent entre fonds monétaires, fonds actions, fonds diversifiés et fonds obligataires. Les classes d’actifs non cotés représentent pour l’instant seulement 7% du total. Les mandats ISR, quant à eux gérés exclusivement pour des investisseurs institutionnels, sont principalement orientés vers des obligations d’entreprises. La stratégie «Best in class» est dominante parmi les gérants avec 84% des encours, suivie par la stratégie «Best in universe» qui représente 11% de l’offre. TV
Exxon Mobil, Chevron et Occidental Petroleum ont annoncé hier qu’ils allaient se joindre à d’autres géants mondiaux du pétrole et du gaz, dont Total, dans leurs efforts pour réduire les émissions de carbone du secteur. Les deux plus grandes compagnies pétrolières des Etats-Unis avaient jusque là refusé de se joindre à l’initiative Oil and Gas Climate Initiative (OGCI) depuis son lancement en 2014. Avec ses trois nouveaux membres, l’OGCI représente désormais environ 30% de la production mondiale d’hydrocarbures. Il a créé en 2017 un fonds d’un milliard de dollars (853 millions d’euros) destiné à développer des technologies visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur.
Annoncé en juillet, la Société du Grand Paris (SGP) souhaite lancer un green bond de 5 milliards d’euros, soit un programme « Green Euro Medium Term Note » 100% vert. L’établissement public industriel et commercial doit entamer à partir du 24 septembre un roadshow européen afin de présenter la signature SGP et la future opération à 10 ans aux investisseurs institutionnels. Les obligations pourraient être émises, selon les conditions de marché, au cours du dernier trimestre 2018. L’arrangeur de cette émission obligataire est BNP Paribas, le structureur, Crédit Agricole CIB. Les banques : Barclays, BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, HSBC, Natixis, Société Générale Corporate & Investment. L’obligation est notée Aa2 par Moody’s. La SGP doit consacrer 35 milliards d’euros à la construction du Grand Paris Express et 3,4 milliards d’euros à la modernisation du réseau existant. Le programme de 5 milliards d’euros d’obligations vertes sera dédié uniquement au financement du nouveau métro électrique et automatique Grand Paris Express, soit près de 200km de nouvelles lignes de métro automatique et la construction et aménagement de 68 gares et 7 centres techniques prévus. Dans l’année suivant l'émission, la Société du Grand Paris fournit aux investisseurs un rapport d’allocation au actifs éligibles du Grand Paris Express, et un rapport d’impact en particulier pour la gestion des déchets et pour le transport propre. «Grand Paris Express est au cœur des enjeux de la transition écologique et énergétique, de mobilité durable, d’emploi et de développement territorial», souligne la Société. TV
Exxon Mobil, Chevron et Occidental Petroleum ont annoncé jeudi qu’ils allaient se joindre à d’autres géants mondiaux du pétrole et du gaz, dont Total, dans leurs efforts pour réduire les émissions de carbone du secteur. Cette décision marque un revirement pour Exxon et Chevron, les deux plus grandes compagnies pétrolières des Etats-Unis, qui avaient jusqu'à présent refusé de se joindre à l’initiative Oil and Gas Climate Initiative (OGCI) depuis son lancement en 2014.
Le groupe bancaire espagnol Banco Santander a annoncé hier la vente d’un portefeuille d’immobilier résidentiel à une société affiliée à Cerberus Capital Management, pour environ 1,54 milliard d’euros. Le prix de l’opération équivaut à 55% de la valeur comptable brute du portefeuille, a précisé Santander. Ce portefeuille de biens saisis consiste en 35.700 logements, parkings associés et lieux d’entreposages. Ce portefeuille sera géré par Haya Real Estate, une société de gestion immobilière affiliée au groupe Cerberus.Cette transaction a été structurée par le transfert du portefeuille à une ou plusieurs sociétés nouvellement constituées («NewCo»), dont le capital sera apporté et / ou transféré de sorte que l’investisseur affilié Cerberus, directement ou indirectement, soit propriétaire d’une participation comprise entre 51% et 80% dans la NewCo, Banco Santander détenant le solde. Le pourcentage exact de participation dans la NewCo sera déterminé avant la clôture.Cette transaction, dont la banque assure qu’elle n’a pas d’impact significatif sur le capital et les résultats de Banco Santander, devrait être finalisée à la fin de cette année ou au premier trimestre de 2019.
Principal Financial Group a promu Tim Dunbar, son vice-président exécutif et directeur des investissements, au poste de président de l’activité Global Asset Management, qui recouvre l’ensemble des activités de gestion d’actifs de Principal, soit Principal Global Investors, les activités d’investissement de Principal International, General Account et RobustWealth et représente 667 milliards de dollars d’encours.Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Tim Dunbar sera responsable de la stratégie pour toutes les sociétés de Global Asset Management, avec un focus sur l’élargissement de l’offre de gestion d’actifs dans le monde, et sur l’extension de la base de clients de Principal sur les différents marchés, segments de clientèle et canaux de distribution. Pat Halter, directeur des opérations de Principal Global Investors, devient directeur général de la société de gestion multi-boutiques, qui représente 430 milliards de dollars d’actifs dans plus de 80 pays.Ces changements s’inscrivent dans le cadre de la succession du CEO actuel de Principal Global Investors, Jim McCaughan, qui a démissionné le 10 septembre et quittera la société le 30 septembre.Julia Lawler, directrice des risques, est promue vice-présidente exécutive, et continuera à occuper ses fonctions actuelles.
Capital Group, qui affiche un encours sous gestion de 1.800 milliards de dollars, vient de recruter Nick Shaw pour diriger la distribution auprès des institutions financières mondiales, en coopération avec l’équipe italienne. L’intéressé sera rattaché à Grant Leon, managing director, intermédiaires financiers Europe et Asie. Nick Shaw a rejoint l’équipe « global relationship » de Capital Group le 10 septembre et travaille à Londres. Nick Shaw travaillait précédemment pour Robeco où il était responsable de la branche institutions financières mondiales. Avant cela, il officiait chez Aberdeen Asset Management.
Euronext CDP Environment France EW fonde sa composition sur les performances des entreprises en matière de changement climatique, de gestion de l'eau et de la forêt.
La prise en compte des critères ESG revêt aujourd'hui au sein du groupe AG2R La Mondiale différentes formes : politique de vote et d'exclusion, investissements en green bond, due diligence poussées... Dans le cadre de leur participation aux Couronnes Instit Invest, Philippe Dutertre et Philippe Brossard, directeurs au sein de la direction des investissements d'AG2R La Mondiale, nous éclairent sur l'évolution des actions menées depuis 15 ans par le groupe dans ce domaine.
Le gérant d'actifs va intégrer des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans toutes ses plates-formes. Il recrute plusieurs spécialistes.
Axa IM a annoncé lundi l’accélération de ses efforts en matière d’investissement responsable (IR). Pour cela, la filiale d’Axa va intégrer des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans toutes les plates-formes de gestion et recruter des spécialistes ESG. Les gérants ont ainsi désormais accès aux scores et à des indicateurs clés de performances ESG dans leurs outils de front-office, ainsi qu'à des sources de données et de recherche ESG supplémentaires. En outre, Yo Takatsuki rejoindra Axa IM au poste de responsable recherche et engagement ESG à partir du 1er novembre.
Après la mise en œuvre de l’article 173 de la loi transition énergétique et croissance verte concernant les obligations de reporting sur la prise en compte du changement climatique par les investisseurs institutionnels, le gouvernement veut élaborer une méthodologie de mesure de l’empreinte carbone des portefeuilles qui prenne en compte l’ensemble des postes d’émissions de gaz à effet de serre significatifs (directes et indirectes) et la mise en conformité de ses investissements publics avec l’objectif international de limitation du réchauffement climatique. Cet objectif figure dans un amendement de la loi Pacte (le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), dont le parcours législatif a commencé à l’Assemblée nationale en Commission. Le gouvernement doit présenter au Parlement, dans un délai de douze mois après la promulgation de la présente loi, ces orientations et un plan d’actions associé. Un autre amendement précise que l’Autorité des marchés financiers (AMF) sera chargée de "[veiller] à la qualité de l’information fournie par les investisseurs sur leur stratégie bas-carbone et de gestion des risques liés aux effets du changement climatique, notamment en évaluant et proposant des méthodologies uniformes liées au climat.» TV