La Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) est en quête d’expérience en matière d’investissement socialement responsable (ISR). L’application de l’article 173, il y a deux ans, a lancé la réflexion sur l’ESG. L’an dernier, la CAVP a sélectionné trois consultants pour les accompagner dans cette démarche et ceci, pendant quatre ans. La rédaction d’une charte a marqué la première étape, cette année. A la manœuvre, Jean-Bernard Ott, son responsable de l’allocation et de la politique ESG. Il insiste sur l’urgence de prendre le temps pour que chacun au sein de l’établissement s’approprie cette démarche. L’institution continue à analyser ses portefeuilles d’un point de vue ESG et sous l’angle climatique ses portefeuilles. Elle exhorte, si ce n’est pas le cas, ses gérants délégataires à dialoguer systématiquement avec les émetteurs. Retour sur ce travail de fond.
Née en 2017 du regroupement d’Amaïka AM, de Cedrus AM et de 360Hixance AM, la société gère 700 millions d’euros, Forte de cette taille critique, et sans abandonner les institutionnels, elle veut se développer sur le créneau de la gestion privée
Le Parlement européen a entériné hier l’accord trouvé en novembre dernier avec les Etats sur une réforme du marché des quotas de CO2, en vue de permettre à l’UE d’atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pour faire remonter le prix trop bas du carbone sur un marché qui s’impose à 11.000 installations industrielles dans l’UE, la directive révisée réduit les quotas mis aux enchères chaque année de 2,2% à partir de 2020, contre 1,74% actuellement. La réserve de stabilité du marché, qui permet de retirer des quotas pour soutenir les prix, pourra absorber jusqu'à 24% des crédits excédentaires sur les cinq premières années, contre 12% actuellement.
La Fondation de France cherche à concilier sa politique d’investissement avec sa mission sociétale. Cela a débuté par la conversion à l’investissement socialement responsable (ISR) d’une grande partie de ses portefeuilles. Et cela se poursuit. Elle a rejoint également d’autres investisseurs institutionnels dans le mouvement Divest Invest. Aujourd’hui, Jean-Pierre Lefranc, son directeur financier, aimerait accroître la part de l’« impact investing », soit à travers les fonds solidaires, soit dans le financement d’infrastructures. Il reste à convaincre de plus en plus de fondations abritées par son institution à y participer. Les coûts de cette gestion seront dilués avec la réussite des projets. Il retient pour sa part la satisfaction de porter à maturité une organisation à caractère social.
Le Parlement européen a entériné mardi l’accord trouvé en novembre dernier avec les Etats sur une réforme du marché des quotas de CO2, en vue de permettre à l’UE d’atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pour faire remonter le prix notoirement trop bas de la tonne de carbone sur un marché qui s’impose à 11.000 installations industrielles dans l’UE, représentant environ 40% de ses émissions, la directive révisée réduit les quotas mis aux enchères chaque année de 2,2% à partir de 2020, contre 1,74% actuellement. La réserve de stabilité du marché, qui permet de retirer des quotas pour soutenir les prix, pourra absorber jusqu'à 24% des crédits excédentaires au cours des cinq premières années, contre 12% actuellement.
Plus de 450 investisseurs représentant 30 trilliards de dollars d’actifs sous gestion, se sont réunis aux Nations-Unies, mercredi 31 janvier, pour le Sommet des investisseurs sur le risque climatique, afin de débattre des futures actions à mener dans la lutte contre le réchauffement climatique. Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a indiqué que la Caisse avait intégré la dimension carbone au même titre que celle du risque et du rendement dans chacune de ses décisions d’investissement. Précisément, Michael Sabia a déclaré que « chaque équipe d’investissement pour chaque classe d’actifs, dispose d’un budget carbone avec lequel elle travaille de la même façon qu’elle le fait avec un budget risque », selon le site Chief Investment Officer qui rapporte ses propos. La Caisse s’est fixée pour objectif de réduire l’intensité carbone de son portefeuille de 25% d’ici à 2025 en diminuant progressivement ces budgets « carbone ». Par ailleurs, l’institution est investie à l’heure actuelle à hauteur de 18 milliards d’euros dans les énergies renouvelables, les entreprises très économes en énergies et les systèmes de transport. Le montant de ces actifs devrait augmenter de 50% d’ici à 2020. La Caisse souhaite travailler avec les entreprises (dans lesquelles elle investit) en Amérique du Nord et en Europe pour améliorer la transparence, partager les meilleures pratiques, et encourager une réduction des émissions. Ces actions seront rendues publiques dans un rapport annuel, a conclu le président de la Caisse. Indicateur environnemental, document «sur les attentes» Le fonds de pension public japonais (GPIF) « s’efforce d’intégrer les critères ESG dans son portefeuille à travers toutes les classes d’actifs », a souligné Hiro Mizuno, directeur général et CIO. Mais depuis que le fonds a confié la totalité de son portefeuille actions à des gestionnaires externes, il a travaillé sur des indices et des benchmarks pour le rendre plus durable. Le fonds est notamment prêt à mettre « beaucoup d’argent » pour créer un nouvel indicateur environnemental global. Le fonds souverain norvégien Norges Bank Investment Management (NBIM) a, quant à lui, créé « un document sur les attentes » pour les entreprises dans lesquelles le fonds est investi en réclamant une plus grande ouverture sur les données transmises. Enfin, le fonds de pension public de New York a décidé de sortir des énergies fossiles au cours des cinq prochaines années.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) a recruté Luisa Florez en tant que responsable de la recherche ISR (investissement socialement responsable). Cette information, lue dans Investment Europe, est confirmée par un porte-parole de la société de gestion. Luisa Florez a rejoint la direction de la gestion & recherche ISR de LBPAM le 2 octobre 2017 en provenance d’Axa Investment Managers où elle était responsable de la recherche fondamentale ISR depuis avril 2012. Avant cela, elle a été analyste extra-financière au sein de Goupama Asset Management et analyste ISR chez Vigeo, toujours d’après son profil LinkedIn.
Le rapport sur la finance durable de la Commission européenne publié ce matin et que l’Agefi s’est procuré, met huit propositions et des recommandations sur la table pour transformer le cadre réglementaire de la finance en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. La Commission devrait présenter ses premières propositions en mars 2018. Le groupe d’experts indépendants, auteurs du rapport, souhaite la mise en place d’une classification des actifs verts à travers huit niveaux, allant d’actifs répondant à des objectifs environnementaux larges (comme la prévention de la pollution ou l’amélioration de la productivité agricole) à ceux qui permettent explicitement «d’atténuer» ou de «combattre» le changement climatique. Un «label vert» paneuropéen serait mis en place. Dans la même idée, un label « EU Green Bond » pour les obligations vertes serait créé pour les produits dont « les bénéfices sont exclusivement utilisés pour financer ou refinancer (…) des projets verts », ces derniers étant définis par la classification précédente. Parmi les autres recommandations, on retrouve notamment la création d’une structure (Sustainable Infrastructure Europe) chargée d’aider les autorités publiques à monter des projets verts, un renforcement des obligations des investisseurs, et l’application des recommandations sur la communication des entreprises faites par la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD).
PensionsEurope, l’association européenne des fonds de pension, aba, l’association allemande des caisses de pension professionnelles, et Pensioenfederatie, son équivalent néerlandais, n’ont pas manqué de répondre à la consultation de la Commission Européenne sur la finance durable. Si les associations estiment que les investisseurs doivent prendre en compte les facteurs de durabilité dans leurs décisions d’investissement, cela ne devrait selon elles pas être prescrit par la loi. Cette consultation avait été ouverte en fin d’année dernière, à la suite de recommandations du High Level Expert Group (Groupe d’Experts de Haut Niveau sur la Finance Durable) dont le rapport final a été publié ce mercredi. Son objectif ? Renseigner les «devoirs des investisseurs institutionnels et des gestionnaires d’actifs en matière de durabilité». Une diversité des approches impossible à unifier Opposant le plus fervent, aba «plaide fortement contre une définition à l'échelle européenne de critères spécifiques de screening ESG», dans la mesure où «le choix final des critères est fortement influencé par les valeurs individuelles et les concepts moraux», cite l’IPE. Toujours selon aba, une compréhension des ESG universellement partagée à l'échelle de l’UE est «inconcevable. En conséquence, une définition fixe ou un catalogue prédéfini ne serait pas une solution viable». Pour PensionsEurope, la nécessité pour les investisseurs institutionnels de répondre aux attentes sociétales en matière d’investissement responsable est indéniable. Toutefois, «une approche prescriptive et obligatoire ne pourrait pas tenir compte de la diversité des approches existantes». Et d’ajouter : «Les fonds de pension devraient avoir la possibilité d'établir des priorités et de se concentrer sur des questions spécifiques de développement durable dans leurs décisions d’investissement». Si une législation devait malgré tout venir à être introduite au niveau de l’UE, les fonds de pension préféreraient des règles «de principe» et non contraignantes, estime par ailleurs l’association européenne. Un avis partagé par la Fédération néerlandaise qui ne croit pas «aux mesures prescriptives établies par l’UE». Avec l’appui du gouvernement et des fonds de pensions néerlandais, elle met pour sa part en avant une législation déjà existante aux Pays-Bas, laquelle demande déjà aux fonds de pension d’expliquer façon de prendre en compte les critères ESG dans leur politique d’investissement.
Fidelity International crée son premier fonds ouvert ESG et étoffe ainsi sa gamme de fonds actions monde avec le lancement du fonds FF - FIRST ESG All Country World Fund.
Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne, commissaire européen à la Stabilité financière, aux Services financiers et à l’Union des marchés de capitaux
Le politiquement correct mène à de drôles de communications. Pernod Ricard, par exemple, tente de se donner bonne conscience en 2018 en supprimant les pailles et les agitateurs en plastique qui agrémentent les multiples cocktails réalisés à base de vodka Absolut, de rhum Havana Club, de whisky Ballantine’s ou Chivas, de gin Beefeater, de Ricard, de Malibu… et autres produits à « consommer avec modération ». Heureusement, il semble que les petites ombrelles faites de bois et de papier ne soient pas concernées par cette interdiction. Tant mieux, ainsi les intérêts des investisseurs éthiques et des consommateurs d’alcool seront enfin réconciliés. 2018, année de la cuite !
Dans la continuité de son engagement en faveur de l’investissement durable, Fidelity International annonce ce jour la nomination de Michael Gibb en qualité de Directeur de l’investissement responsable, fonction nouvellement créée.
La Commission européenne veut alléger les exigences de fonds propres des banques finançant des projets écologiques. Un plan d'action sera dévoilé en mars pour "mettre la finance au service du climat".
Après la première émission d’obligation verte de la Caisse des Dépôts en février 2017, de 500 millions d’euros à échéance du 1er mars 2022, l’institution a présenté son « Rapport à l’émission » avant son premier rapport annuel. Elle veut « apporter aux investisseurs et à l’ensemble de la communauté des acteurs intéressés une information claire et transparente sur les actifs éligibles qui sont adossés », pour s’inscrire dans les meilleurs pratiques en matière de transparence et de communication. Les fonds levés lors de l’émission ont été alloués entre 31 actifs dont le montant total atteint 562 millions d’euros soit un niveau offrant une sur-couverture de 10%. Les fonds proviennent pour 39% des banques, 22% des gestionnaires d’actifs, 19% des banques centrales et institutions officielles, et 19% des assurances et fonds de pension. La sélection des actifs proposés aux investisseurs s’est appuyée sur les principes suivants : ??financement en fonds propres ou quasi fonds propres et valorisation des savoir-faire de la Caisse des Dépôts sur des secteurs d’intervention majeurs (infrastructures de production d’énergie verte ; immobilier en construction neuve ou réhabilitation ; réhabilitation de sites (dépollution). Les projets ne devaient pas être liés à des controverses majeures. La Caisse des Dépôts porte un engagement élevé dans les actifs (participation de 39 % en moyenne) ; et a choisi une répartition équilibrée entre financement et refinancement ; projets futurs et actifs en exploitation. La Caisse des Dépôts a choisi d’investir dans 15 projets immobiliers (348 millions d’euros), 13 projets d’infrastructures de production d’énergie verte (147 millions d’euros), 3 projets de réhabilitation de sites (65 millions d’euros). La Caisse des Dépôts a investi dans de l’immobilier de bureaux, résidences senior, centres hospitaliers, hôtels, commerces avec une performance élevée environnementale. Parmi les projets emblématiques figure l’immeuble de bureaux en construction Green Office Enjoy (17.400 m2) situé aux Batignolles (Paris, 17e), le plus grand immeuble tertiaire à énergie positive labellisé BBCA (Bâtiment bas carbone) en France. Les actifs de production d’énergie verte comprennent des sites en France dans des parcs éoliens, solaires, de biomasse et géothermie. Les projets de réhabiliation de site concernent des investissements dans des fonds de dépollution des sols Brownfield 2, Ginkgo1 et 2. La Caisse évalue à 14.000 le nombre d’emplois directs et indirects soutenus et à 172.000 tonnes CO2 équivalent évitées à fin 2016 et à près de 400.000 000 tonnes CO2 équivalent évitées d’ici à 2020.
ENGIE, leader de l’éolien et du solaire en France avec une capacité installée totale d’environ 2,6 GW exploités à fin 2017, et Crédit Agricole Assurances, premier assureur en France, viennent de signer un nouvel accord pour que leur filiale commune « FEIH » (Futures Energies Investissements Holding) acquière près de 500 MW de parcs éoliens et solaires photovoltaïques d’ici fin 2018. Ces parcs de production d’électricité renouvelable ont été développés et construits par ENGIE. Créée en 2013 avec une première acquisition de 440 MW de parcs éoliens, la société FEIH, détenue à 50 % par ENGIE et 50 % par Crédit Agricole Assurances, détiendra plus d’1,3 GW de parcs éoliens et solaires d’ici fin 2018 et aura donc triplé la taille de son portefeuille en 5 ans. ENGIE renforce ainsi un partenariat stratégique qui lui ouvre de nouvelles perspectives de développement dans le domaine de la transition énergétique, tout en limitant les capitaux investis et l’endettement net. « Cette nouvelle opération confirme la solidité et la pérennité de notre collaboration avec Crédit Agricole Assurances. L’ambition d’ENGIE est d’atteindre, d’ici 2021, 3 GW de capacité installée en éolien et 2,2 GW en solaire photovoltaïque. Ce partenariat sera un outil précieux pour y parvenir. », déclare Gwenaëlle Huet, Directrice générale d’ENGIE France Renouvelables. Premier assureur en France, Crédit Agricole Assurances poursuit sa stratégie d’investisseur institutionnel sur le marché des énergies renouvelables. « Grâce à cette nouvelle opération d’envergure aux côtés de notre partenaire ENGIE, Crédit Agricole Assurances renforce encore sa présence dans le domaine des infrastructures en lien avec la transition énergétique, secteur dans lequel notre groupe joue un rôle d’investisseur clé en France. », déclare Jean-Jacques Duchamp, Directeur général adjoint de Crédit Agricole Assurances. La gestion des participations de Crédit Agricole Assurances dans la société FEIH est déléguée à Omnes Capital, leader français du capital investissement dédié à la transition énergétique. Serge Savasta, Associé gérant d’Omnes Capital, commente : « Nous sommes fiers d’accompagner Crédit Agricole Assurances dans cette nouvelle étape au service de la transition énergétique de notre pays. »
L’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) a lancé hier une consultation publique en vue d’un éventuel remplacement de la loi sur l'énergie propre, élément central de la stratégie de l’ancien président Barack Obama pour lutter contre le réchauffement climatique, qui va être abrogée. Le directeur de l’EPA, Scott Pruitt, un climatosceptique revendiqué, a annoncé il y a un peu plus de deux mois la remise en cause du Clean Power Plan (CPP), qui visait à limiter les émissions polluantes des centrales électriques au charbon, principales émettrices de gaz à effet de serre.