Plus de 450 investisseurs représentant 30 trilliards de dollars d’actifs sous gestion, se sont réunis aux Nations-Unies, mercredi 31 janvier, pour le Sommet des investisseurs sur le risque climatique, afin de débattre des futures actions à mener dans la lutte contre le réchauffement climatique. Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a indiqué que la Caisse avait intégré la dimension carbone au même titre que celle du risque et du rendement dans chacune de ses décisions d’investissement. Précisément, Michael Sabia a déclaré que « chaque équipe d’investissement pour chaque classe d’actifs, dispose d’un budget carbone avec lequel elle travaille de la même façon qu’elle le fait avec un budget risque », selon le site Chief Investment Officer qui rapporte ses propos. La Caisse s’est fixée pour objectif de réduire l’intensité carbone de son portefeuille de 25% d’ici à 2025 en diminuant progressivement ces budgets « carbone ». Par ailleurs, l’institution est investie à l’heure actuelle à hauteur de 18 milliards d’euros dans les énergies renouvelables, les entreprises très économes en énergies et les systèmes de transport. Le montant de ces actifs devrait augmenter de 50% d’ici à 2020. La Caisse souhaite travailler avec les entreprises (dans lesquelles elle investit) en Amérique du Nord et en Europe pour améliorer la transparence, partager les meilleures pratiques, et encourager une réduction des émissions. Ces actions seront rendues publiques dans un rapport annuel, a conclu le président de la Caisse. Indicateur environnemental, document «sur les attentes» Le fonds de pension public japonais (GPIF) « s’efforce d’intégrer les critères ESG dans son portefeuille à travers toutes les classes d’actifs », a souligné Hiro Mizuno, directeur général et CIO. Mais depuis que le fonds a confié la totalité de son portefeuille actions à des gestionnaires externes, il a travaillé sur des indices et des benchmarks pour le rendre plus durable. Le fonds est notamment prêt à mettre « beaucoup d’argent » pour créer un nouvel indicateur environnemental global. Le fonds souverain norvégien Norges Bank Investment Management (NBIM) a, quant à lui, créé « un document sur les attentes » pour les entreprises dans lesquelles le fonds est investi en réclamant une plus grande ouverture sur les données transmises. Enfin, le fonds de pension public de New York a décidé de sortir des énergies fossiles au cours des cinq prochaines années.