On est prêt à beaucoup de choses pour sauver la bonne entente avec ses voisins, jusqu’à l’aberration. C’est ce que montre la pièce Les voisins de Michel Vinaver, et l’actualité de ce qui se passe chez notre voisin allemand est à la hauteur des scènes burlesques inventées il y a vingt ans par le dramaturge. Nous voici en train d’assister à l’extension d’une mine de lignite, particulièrement polluante, par RWE, la scène se passant à notre porte, dans l’ouest du pays. Celui-là même pour lequel la France a, par exemple, arrêté la centrale nucléaire de Fessenheim dont il redoutait les dangers. A présent, le gouvernement allemand autorise la disparition d’un village au motif que le projet est à court terme, RWE en ayant reçu l’autorisation en contrepartie d’un arrêt de l’activité en charbon en 2030 au lieu de 2038. Cette situation aberrante n’est pas la première que présente notre voisin d’outre-Rhin, partisan du tout-voiture, de Nord Stream 2 et d’une attitude conciliante avec la Russie ou la Chine avec, en toile de fond, des considérations d’approvisionnement en énergie et en métaux rares. Emmanuel Macron vient pourtant tout juste de déployer ses meilleurs efforts pour célébrer les 60 ans du traité de l’Elysée sans faire de vagues.
Le régime de retraite présente des règles harmonisées d'exclusion du charbon de ses réserves. Une politique pétrole et gaz est attendue en mars prochain.
Le Sénat a adopté mardi en première lecture, par 239 voix contre 16, un projet de loi favorisant la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, complété par des dispositions controversées, comme la suppression du plafonnement à 50% de la part du nucléaire dans le mix électrique d’ici 2035. Outre Les Républicains et les centristes, ont voté en faveur du texte les groupes RDPI à majorité Renaissance et Indépendants et la majeure partie du groupe RDSE à majorité radicale. Les écologistes ont voté contre, les groupe PS et CRCE à majorité communiste se sont abstenus. Le texte, qui sera examiné en mars par l’Assemblée nationale, simplifie les procédures administratives pour accélérer la construction de nouveaux réacteurs.
Le groupe de services à l’industrie énergétique Technip Energies a annoncé mardi avoir remporté un contrat pour la modernisation des infrastructures de récupération de soufre de la raffinerie d’Aramco à Riyad, en Arabie saoudite.
Les régulateurs de l'énergie européens ont publié jeudi soir les premières estimations du prix du gaz naturel liquéfié (GNL), première étape vers le déploiement d’un nouvel indice de référence. De fait, les prix du GNL sont aujourd’hui adossés aux prix du contrat TTF, qui donne le prix du gaz distribué par gazoduc et qui a donc été très volatil en 2022. Le GNL n’est pas négocié sur les échanges et ce nouvel indice augmenterait la transparence des prix. L’UE espère que cette transparence accrue évitera aux pays européens d’enchérir sur les mêmes cargaisons de GNL. Un économiste estime que cette compétition entre pays européens a renchéri de 25% les prix du gaz en 2022.
Les régulateurs de l'énergie européens ont publié jeudi les premières estimations du prix du gaz naturel liquéfié (GNL), une première étape vers le déploiement d’un nouvel indice de référence. De fait, les prix du GNL sont aujourd’hui adossés aux prix du contrat TTF, qui donne le prix du gaz distribué par gazoduc et qui a donc été très volatil en 2022. Le GNL n’est pas négocié sur les échanges, et ce nouvel indice augmenterait la transparence des prix et aiderait à en limiter la volatilité. L’UE espère que cette transparence accrue évitera aux pays européens d’enchérir sur les mêmes cargaisons de GNL. Un économiste estime que cette compétition entre pays européens a renchéri de 25% les prix du gaz en 2022.
Les financements privés de projets dans les énergies renouvelables présentent des spécificités qu'il faut maitriser. L'analyse de David Faravelon, avocat chez De Gaulle Fleurance.
Le fonds souverain norvégien investit 600 millions d’euros pour 49% du portefeuille de 1,3 GW de capacités nouvelles. D’autres accords pourraient suivre.
Les contrats à terme sur le gaz naturel européen (référence TTF à Rotterdam) sont retombés lundi au-dessous de 60 euros/MWh, et même 57,2 euros/MWh à un moment, soit un plus bas depuis septembre 2021. Outre l’hiver exceptionnellement doux qui a permis de ne pas entamer trop les stocks de gaz encore à 82% des capacités au niveau européen (plus de 90% en Allemagne et en Espagne, près de 80% en France et en Italie), l’Europe pourrait bénéficier de davantage de livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL). En effet, les stocks pleins en Chine obligent les exportateurs à détourner leurs expéditions de février et mars vers l’Europe.