Mobilisation sans relâche du gouvernement face à la hausse des prix de l’énergie qui écrase les acteurs économiques ! Mais faut-il soutenir avant tout la consommation alors que les économies d’énergie sont devenues impératives ? Des voix se font entendre pour déplorer qu’on ne saisisse pas l’occasion de la crise pour anticiper l’inéluctable. La difficulté d’accès au dispositif « MaPrimRenov’ » amène les particuliers à s’en détourner, selon une enquête récente du journal Le Monde. Du côté des entreprises, la complexité des aides apparaît également excessive, à tel point que le gouvernement vient de revoir les conditions du « bouclier » et de l’« amortisseur ». Des mesures prises à la hâte alors que la question de l’énergie va demander un changement de rythme, une décélération. « On subit la hausse des prix au lieu d’anticiper la sobriété, martèle un représentant de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Les chefs d’entreprise doivent se projeter dans un monde où le chiffre d’affaires va arrêter de croître, reposera sur le tissu local, suivra les saisons, avec une durée de vie accrue des produits… » L’Agence a pour mission d’accompagner les entreprises vers des modèles décarbonés, en vue d’une neutralité carbone à 2050. Las ! Son budget est passé de 800 millions d’euros en 2019 à 2 milliards cette année avec le plan de relance, il atteindra 4 milliards en 2023 : toujours pas de quoi soutenir la comparaison avec les 45 milliards du bouclier tarifaire pour l’énergie, par exemple.
L'énergéticien allemand RWE a saisi un tribunal arbitral contre Gazprom pour être dédommagé des coupures de livraison de gaz russe à l’Allemagne, a indiqué une porte-parole mardi, quelques jours après une annonce similaire de son compatriote Uniper. RWE, qui n’a pas donné de détails sur les montants demandés, avait signé avec le russe Gazprom un contrat pour la livraison de 15 térawattheures de gaz en 2022. Une partie n’a pas été honorée, en raison de la réduction depuis juin, puis la fin totale depuis septembre, des livraisons russes via le gazoduc Nord Stream. Uniper, nationalisé par l’Etat allemand, a annoncé mercredi dernier la saisine d’un tribunal arbitral contre Gazprom auquel il a demandé au moins 11,6 milliards d’euros d’indemnités.
En fixant à 100 MWh le plafond du prix de vente du solaire et de l’éolien, le projet de loi de Finances 2023 laisse un retour sur investissement raisonnable.
L'énergéticien allemand RWE a saisi un tribunal arbitral contre Gazprom pour être dédommagé des coupures de livraison de gaz russe à l’Allemagne, a indiqué une porte-parole mardi, quelques jours après une annonce similaire de son compatriote Uniper. RWE, qui n’a pas donné de détails sur les montants demandés, avait signé avec le russe Gazprom un contrat pour la livraison de 15 térawattheures de gaz en 2022. Une partie n’a pas été honorée, en raison de la réduction depuis juin, puis la fin totale depuis septembre, des livraisons russes via le gazoduc Nord Stream.
TotalEnergies et Air France-KLM ont annoncé lundi la signature d’un protocole d’accord portant sur la fourniture de plus d’un million de mètres cubes, soit 800.000 tonnes, de carburant d’aviation durable (ou SAF pour «Sustainable Aviation Fuel») aux compagnies aériennes du groupe Air France-KLM sur dix ans, à partir de 2023. Ce carburant sera produit par TotalEnergies dans ses bioraffineries et utilisé principalement pour les vols au départ de la France et des Pays-Bas, ont indiqué les deux sociétés dans un communiqué commun. Les carburants d’aviation durables permettent en moyenne une réduction d’au moins 80% des émissions de CO2 sur l’ensemble du cycle de vie par rapport à leur équivalent fossile.
TotalEnergies et Air France-KLM ont annoncé lundi la signature d’un protocole d’accord portant sur la fourniture par le groupe énergétique de plus d’un million de mètres cubes, soit 800.000 tonnes, de carburant d’aviation durable (ou SAF pour «Sustainable Aviation Fuel») aux compagnies aériennes du groupe Air France-KLM sur une période de dix ans, qui débutera en 2023.
Le plafonnement des volumes d'électricité d’origine nucléaire à bas prix d’EDF dont peuvent bénéficier les industriels français va gonfler leur facture de quelque 3,5 milliards d’euros, selon les calculs de l’Uniden (Union des industries utilisatrices d'énergie). Jeudi soir, la commission de régulation de l'énergie (CRE) a indiqué avoir reçu des demandes d’Arenh (accès réglementé à l'électricité nucléaire historique) corrigées de quelque 148,3 TWh pour 2023, ce qui implique selon l’Uniden une baisse du taux d’attribution des volumes par rapport à 2022, de 74,8% à 67,4%, et donc la nécessité de rachats complémentaires d'électricité à des prix très élevés. «Le choc de compétitivité global se situera entre 5 et 10 milliards d’euros, soit une nouvelle envolée des factures des industriels, dont certaines pourront doubler», relève l’organisation.
Le plafonnement des volumes d'électricité d’origine nucléaire à bas prix d’EDF dont peuvent bénéficier les industriels français va gonfler leur facture de quelque 3,5 milliards d’euros, selon les calculs de l’Uniden (Union des industries utilisatrices d'énergie). Jeudi soir, la commission de régulation de l'énergie (CRE) a indiqué avoir reçu des demandes d’Arenh (accès réglementé à l'électricité nucléaire historique) corrigées de quelque 148,3 TWh pour 2023, ce qui implique selon l’Uniden une baisse du taux d’attribution des volumes par rapport à 2022, de 74,8% à 67,4%, et donc la nécessité de rachats complémentaires d'électricité à des prix très élevés.
Selon une déclaration publiée par l’Autorité des marchés financiers, l’Etat français détient plus de 85% du capital et de 90% des droits de vote de l’électricien.
Pour réduire sa dépendance au gaz russe, l’Union européenne (UE) va pouvoir compter sur… le gaz russe. L’Azerbaïdjan a signé en juillet avec Bruxelles un accord pour augmenter ses exportations de gaz vers l’UE afin de l’aider à se couper du robinet russe dans le cadre des sanctions visant Moscou pour son offensive en Ukraine. Mais, comme l’indique le site Eurasianet.org, pour maintenir sa fourniture de gaz au niveau domestique, la société d’Etat azérie, qui n’est pas concernée par les sanctions européennes, a conclu un accord avec Gazprom pour lui acheter un milliard de mètres cubes de gaz d’ici à mars 2023. Ainsi, le gaz russe devrait alimenter le marché intérieur de l’Azerbaïdjan, tandis qu’une partie de la production azérie permettra de respecter les engagements d’exportation. Merci qui ?
L’investissement de 679 millions de livres du gouvernement britannique lui permettra de contrôler 50% de ce projet nucléaire et d’évincer le chinois CGN.