L’Agence des participations de l’Etat a annoncé avoir vendu 231 millions de droits préférentiels de souscription EDF qu’elle ne souhaitait pas exercer dans le cadre de l’augmentation de capital de 4 milliards d’euros en cours. Cette cession a rapporté environ 92 millions d’euros à l’Etat. Ce dernier rappelle son engagement à souscrire comme prévu à hauteur de 3 milliards d’euros à l’augmentation de capital du groupe d'électricité.
Enel a démenti mercredi un article de presse évoquant la possibilité d’une cession de sa part de 70,1% dans l’espagnol Endesa à des fonds d’investissement. Le titre Endesa a gagné jusqu'à 3,7% en début de séance après que le journal El Confidencial, citant des sources proches du conseil du groupe espagnol, a dit que les fonds CVC, Blackstone et KKR étaient intéressés par la part d’Enel, valorisée à plus de 15 milliards d’euros. «Enel dément une fois de plus toute rumeur relative à une possible cession d’Endesa. Il s’agit de spéculations sans fondement», déclare le groupe italien dans un courriel.
L’augmentation de capital annoncée ce matin par EDF était très largement anticipée par le marché. En fin de matinée, le cours de l’action du groupe d'énergie ne cède que 0,38% à 9,58 euros. Conformément à ses engagements, EDF prévoit de lever 4 milliards d’euros, dont 3 milliards apportés par l’Etat. L’augmentation de capital est réalisée avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) et entraînera l’émission d’un peu plus de 632,7 millions d’actions nouvelles. Chaque porteur d’actions EDF existantes recevra 1 DPS par action détenue.
EDF dévoile les modalités de son augmentation de capital de 4 milliards d’euros, dont 3 milliards apportés par l’Etat. Elle est réalisée avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) et entraînera l’émission d’un peu plus de 632,7 millions d’actions nouvelles. Chaque porteur d’actions EDF existantes recevra 1 DPS par action détenue.
Le groupe énergétique autrichien OMV va acquérir une participation d’un quart environ dans l’un des plus importants gisements de gaz russes pour 1,75 milliard d’euros auprès d’Uniper, la société qui regroupe les anciens actifs d'énergies conventionnelles d’E.ON. La transaction devrait être finalisée d’ici la fin de l’année et sera comptabilisée rétroactivement à compter du 1er janvier 2017, ont précisé OMV et Uniper dans deux communiqués distincts. « L’acquisition permettra d’intégrer à notre portefeuille une nouvelle zone, la Russie, en ajoutant 100.000 barils d'équivalent pétrole par jour à la production d’OMV », a déclaré le directeur général Rainer Seele.
Engie est en discussions avancées avec un acquéreur potentiel de ses activités d’exploration et production (E&P) pétrolière et gazière, a indiqué jeudi sa directrice financière Judith Hartmann, ajoutant que le groupe était très confiant dans sa capacité à atteindre 85% de son objectif de cessions d’ici à fin 2017. Dans le cadre de ce plan de 15 milliards d’euros pour la période 2016-2018, le groupe a déjà annoncé à ce jour 8 milliards de cessions, soit plus de 50% du programme. Le groupe a relevé son objectif d'économies de 20% et vise donc désormais 1,2 milliard d’euros de gains nets au niveau de son Ebitda à l’horizon 2018.
Le spécialiste public du nucléaire a publié mercredi une perte nette de 665 millions d’euros au titre de 2016 (contre une perte de 2 milliards en 2015) et un cash-flow net de ses activités négatif à hauteur de 621 millions (contre -590 millions). Le résultat net d’Areva intègre notamment un complément de perte à terminaison de 116 millions d’euros au titre du réacteur EPR en cours de construction en Finlande (pour des pertes désormais estimées à 5,6 milliards sur ce chantier) et une dépréciation de ses actifs miniers à hauteur de 316 millions.
RWE a déprécié une nouvelle fois ses actifs. Le producteur d'électricité allemand a annoncé ce matin une charge de dépréciation de 4,3 milliards d’euros, essentiellement sur ses centrales électriques, qui souffrent de la baisse des tarifs et de la concurrence des énergies renouvelables. « Un environnement de marché difficile a rendu les dépréciations nécessaires », a expliqué le président du directoire de RWE, Rolf Martin Schmitz, dans un communiqué, évoquant également le transfert de 6,8 milliards d’euros dans un fonds chargé de financer le stockage des déchets nucléaires. Les dépréciations, qui concernent également des actifs en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Turquie, ont entraîné une perte nette annuelle de 5,7 milliards d’euros.
Areva a indiqué hier que les discussions se poursuivaient en vue d’une entrée du groupe chinois CNNC dans «New Areva», la nouvelle société recentrée sur le combustible nucléaire créée dans le cadre du renflouement de la filière nucléaire française. «Le capital de New Areva reste ouvert à un investissement de CNNC dans le même cadre que les accords en cours de finalisation avec deux investisseurs», souligne Areva. Le groupe a aussi annoncé la signature à Pékin d’un accord-cadre de coopération industrielle et commerciale entre «New Areva» et CNNC dans le combustible nucléaire. Début février, Areva avait indiqué que Japan Nuclear Fuel Limited (JNFL) et Mitsubishi Heavy Industries (MHI) allaient chacun entrer à hauteur de 5% dans le capital de New Areva. Les deux groupes nippons ont accepté d’apporter ensemble 500 millions d’euros en échange des 10% dans le cadre de la recapitalisation d’Areva.
La production chinoise de gaz naturel augmentera de 24,3% à 170 milliards de mètres cubes en 2017, selon les estimations de l’Administration Nationale de l’Energie (ANE) publiées vendredi. Pékin mettra aussi en chantier trois nouveaux sites de stockage de gaz naturel d’une capacité totale de 300 millions de m3. La production de pétrole devrait être stable à 200 millions de tonnes, à peine supérieure aux 199,7 millions de 2016, niveau le plus faible depuis six ans. Malgré ses initiatives vers les énergies vertes, la Chine produira sans doute 3,65 milliards de tonnes de charbon, contre 3,64 milliards en 2016.
La production chinoise de gaz naturel augmentera de 24,3% à 170 milliards de mètres cubes en 2017, selon les estimations de l’Administration Nationale de l’Energie (ANE) publiées vendredi. Pékin mettra également en chantier trois nouveaux sites de stockage de gaz naturel d’une capacité totale de 300 millions de m3. La production de pétrole devrait être stable à 200 millions de tonnes, à peine supérieure aux 199,7 millions de tonnes de 2016, niveau le plus faible depuis six ans. Malgré ses initiatives vers les énergies vertes, la Chine produira sans doute 3,65 milliards de tonnes de charbon cette année, contre 3,64 milliards en 2016.
A quelques semaines de sa recapitalisation, le groupe met en avant ses objectifs d'un cash-flow à l'équilibre en 2018 et d'un rebond de son Ebitda en 2018.
EDF estime que le rebond de ses performances en 2018 devrait lui permettre d’atteindre son objectif de flux de trésorerie (cash-flow) positif. Cet indicateur, qui traduit la capacité de l'électricien public à financer ses investissements et le dividende versé à ses actionnaires, était négatif de 1,6 milliard d’euros en 2016 après -2,1 milliards en 2015. L’Ebitda devrait atteindre 15,2 milliards d’euros au moins en 2018 après un recul compris entre 13,7 et 14,3 milliards d’euros en 2017, sous l’effet notamment de la baisse des prix de marché en France et au Royaume-Uni. «2017 est encore une année difficile (mais) devrait être le point bas de ce cycle ; et 2018, je m’y engage, sera l’année du rebond», a assuré Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, lors d’une conférence de presse. Pour 2018, le groupe s’engage à verser 50% de son résultat net courant en dividende. Après 2018, le taux de distribution s'établira entre 45% et 50%, a indiqué le groupe.
Total estime être entré dans une nouvelle phase du cycle pétrolier qui le rend suffisamment confiant pour envisager de lancer une dizaine de projets dans les 18 prochains mois. «Après deux années défensives, nous sommes maintenant plus offensifs», a déclaré le PDG de Total, Patrick Pouyanné, lors de la présentation des résultats annuels. «Nos équilibres financiers sont plus solides, nous sommes prêts à lancer de nouveaux projets et faire des acquisitions», a-t-il ajouté. Parmi les projets mis en avant par Total figurent un projet en offshore profond au Brésil, le protocole d’accord signé récemment en Iran, ainsi que d’autres vastes projets pétroliers en Argentine, au Nigeria et en Ouganda.
Areva doit mettre en place rapidement un contrôle spécifique afin de garantir que des irrégularités ne se produiront plus dans le suivi de la production de pièces de réacteurs nucléaires de son usine du Creusot (Saône-et-Loire), selon un rapport d’inspection diffusé hier sur le site de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Areva n’a pas analysé jusqu’ici pourquoi des irrégularités n’avaient pas été repérées, indique aussi l’ASN qui publie une lettre envoyée au groupe fin janvier à la suite d’une inspection au Creusot du 28 novembre au 2 décembre 2016.