L’énergéticien canadien Hydro One a annoncé hier soir avoir trouvé un accord en vue d’acquérir son concurrent américain Avista en numéraire pour 5,3 milliards de dollars (4,6 milliards d’euros). Le prix offert de 53 dollars par action fait ressortir une prime de 24% par rapport au cours de clôture de la cible mercredi. Ce rapprochement donnera naissance à une entreprise leader dans la transmission et la distribution d’électricité et dans la distribution de gaz naturel en Amérique du Nord, avec des actifs combinés atteignant 25,4 milliards de dollars.
Le Conseil d’Etat a annulé aujourd’hui un décret de 2013 encadrant les tarifs réglementés du gaz appliqués en France aux particuliers et aux petits professionnels, dont le maintien est jugé contraire au droit européen.
La société irlandaise Mainstream Renewable Power, à l’origine d’un projet de parc éolien marin au large de l’Ecosse, a annoncé aujourd’hui que la construction allait pouvoir débuter après avoir remporté une bataille juridique qui aura duré deux ans. La société a déclaré que cette décision de la Court of Session, plus haute instance civile écossaise, ouvrait la voie au projet, dont le coût est estimé à 2 milliards de livres sterling (2,3 milliards d’euros) et pourrait produire près de 4% de la demande en énergie du pays.
L’objectif de la France de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans sa production d'électricité d’ici à 2025 sera «difficile» à tenir, a déclaré hier Nicolas Hulot, selon lequel il faudrait fermer «probablement 25 réacteurs» pour y parvenir. Le ministre de la Transition écologique veut toutefois éviter tout dogmatisme pour atteindre le but inscrit dans la loi de transition énergétique, adoptée sous le quinquennat précédent. La Cour des comptes avait estimé en 2016 que l’objectif de 50% aurait pour conséquence de réduire d’environ un tiers la production nucléaire en France - l'équivalent de 17 à 20 réacteurs.
Le pétrolier public argentin YPF, Total, Wintershall Energia et Pan American Energy, filiale de BP, ont annoncé hier investir conjointement 1,15 milliard de dollars (1 milliard d’euros) afin de développer la production de gaz de schiste. Cet investissement est le plus important depuis mars dans Vaca Muerta, l’un des plus grands gisements de schiste au monde. Le gouvernement argentin cherche à persuader les compagnies étrangères d’investir dans ce gisement pour mettre un terme au déficit énergétique du pays. Le gouvernement de la province de Neuquen, où est situé Vaca Muerta, a donné son accord pour scinder la zone d’Aguada Pichana en deux parties. Avec une participation de 41%, Total opérera dans la partie Est de la région, tandis qu’avec une part de 45%, Pan American Energy se concentrera sur la partie Ouest. Les partenaires ont déjà investi 500 millions de dollars dans ces zones entre 2014 et 2016.
Centrica et Bayerngas Norge ont décidé hier de fusionner leurs actifs en Mer du Nord, créant le premier producteur gazier et pétrolier de la région qui ne soit pas une «major». La coentreprise produira de 50 à 55 millions de barils cette année et aura accès à des réserves prouvées et estimées de 625 millions de barils. Elle regroupera les actifs des deux sociétés au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Norvège et au Danemark et investira de 400 à 600 millions de livres par an.
L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a décidé de repousser d’un an, à la mi-2019, la demande officielle d’autorisation de création de son site de stockage de Bure, dans la Meuse, a déclaré hier son directeur général, Pierre-Marie Abadie. L’objectif est d’approfondir le projet afin de permettre «des économies substantielles avec la même exigence de sûreté». Estimé à environ 25 milliards d’euros, le projet Cigéo est destiné à l’enfouissement par 500 mètres de profondeur de déchets hautement radioactifs provenant pour l’essentiel de centrales nucléaires.
Centrica et Bayerngas Norge ont décidé lundi de fusionner leurs actifs de Mer du Nord, créant le premier producteur gazier et pétrolier de la région qui ne soit pas une « major ». La coentreprise produira de 50 à 55 millions de barils cette année et aura accès à des réserves prouvées et estimées de 625 millions de barils. Elle regroupera les actifs des deux sociétés au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Norvège et au Danemark et investira de 400 à 600 millions de livres par an.
Royal Dutch Shell a annoncé mercredi avoir cédé à une filiale de l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC) sa participation de 45% dans le champ gazier de Corrib, en Irlande, pour un montant qui pourrait atteindre 1,23 milliard de dollars. Vermillion Energy, un producteur de gaz et de pétrole basé à Calgary, sera le nouvel opérateur du champ. Le contrat prévoit un versement initial de 947 millions de dollars, suivi de paiements ultérieurs d’un montant maximum de 285 millions de dollars qui s'échelonneront entre 2018 et 2025 et seront fonction des prix du gaz et de la production.
Direct Energie a annoncé hier le lancement d’une augmentation de capital pour financer l’acquisition de Quadran, l’un des principaux producteurs d'énergies renouvelables en France, annoncée le 15 juin dernier. L’opération pilotée par BNP Paribas avec l’appui de CM-CIC Market Solutions se fera par placement privé, avec suppression du droit préférentiel de souscription. Le produit brut de cette augmentation de capital devrait s'élever à environ 100 millions d’euros, pouvant être porté à 130 millions d’euros en cas d’exercice intégral de la clause d’extension, précise le groupe.
Le réacteur nucléaire de type EPR de la centrale de Flamanville (Manche) démarrera ses essais de production le 25 mai 2019 et atteindra sa pleine puissance le 16 novembre de la même année, selon un calendrier prévisionnel fourni mardi par EDF. Un porte-parole du groupe a dans le même temps confirmé que le démarrage du réacteur, c’est-à-dire le premier chargement de combustible, restait prévu pour fin 2018.
L’américain AES et l’allemand Siemens ont annoncé ce mardi la création d’une coentreprise dans le stockage d'énergie, un secteur en pleine croissance. Cette coentreprise, baptisée Fluence, sera détenue à parité par les deux partenaires et elle vendra leurs batteries lithium-ion qu’ils commercialisent actuellement de manière séparée. Les produits de Siemens s’adressent davantage aux entreprises ou aux institutions telles que les universités et les hôpitaux alors qu’AES vise des réseaux plus vastes incorporés au niveau régional.
Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et Assystem ont confirmé aujourd’hui leur entrée au capital de New NP, l’activité de réacteurs nucléaires d’Areva dont EDF va prendre le contrôle majoritaire. Selon un accord signé en novembre 2016, EDF rachètera un maximum de 75% de New NP sur la base d’une valorisation de 2,5 milliards d’euros pour 100% du capital, avec la possibilité de faire entrer des partenaires au capital de la société et de descendre ainsi à 51% du capital.
EDF a retardé de trois mois le redémarrage du réacteur 2 de 900 mégawatts (MW) de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) parce qu’une évaluation de la sécurité d’un générateur de vapeur a duré plus longtemps que prévu.
Nicolas Hulot, qui présentait ce jeudi le plan climat pour la France, veut accélérer la montée en puissance de la taxe carbone, afin de parvenir à la neutralité carbone en 2050, un objectif plus ambitieux que celui fixé par Ségolène Royal. Le prix du carbone, qui représente aujourd’hui en France 30,5 euros la tonne (à travers différentes taxes) grimperait sensiblement au delà des 100 euros la tonne en 2030, niveau prévu par la précédente loi de transition énergétique. Le chiffre n’est pas arrêté, étant en négociation entre Nicolas Hulot et le reste du gouvernement. Il sera arbitré cet été, figurant dans le projet de loi de Finances pour 2018 présenté en septembre en conseil des ministres, a affirmé le ministre.
Après l’acquisition le 9 juin dernier de 67,2% du capital de Futuren auprès d’un concert d’actionnaires, EDF Energies nouvelles vient de lancer son OPA simplifiée. L’OPAS est ouverte du 6 au 19 juillet au prix de 1,15 euro par action et de 9,37 euros par Oceane. Ces prix font ressortir une prime de 38,6% sur les actions et de 39,7% sur les Oceane par rapport au cours de clôture du 24 avril 2017, jour de la signature de l’accord préliminaire avec le précédent concert d’actionnaires majoritaires. EDF Energies Nouvelles a par ailleurs annoncé hier l’acquisition du spécialiste allemand de l’exploitation-maintenance de parcs éoliens en mer OWS pour un montant non spécifié.
Après l’acquisition le 9 juin dernier de 67,2% du capital de Futuren auprès d’un concert d’actionnaires, EDF Energies nouvelles vient de lancer son OPA simplifiée. L’OPAS est ouverte du 6 au 19 juillet au prix de 1,15 euro par action et de 9,37 euros par Oceane. Ces prix font ressortir une prime de 38,6% sur les actions et de 39,7% sur les Oceane par rapport au cours de clôture du 24 avril 2017, jour de la signature de l’accord préliminaire avec le précédent concert d’actionnaires majoritaires. Fady Khallouf, directeur général de Futuren, s’est d’ailleurs engagé à apporter à l’offre les actions qu’il détient et Thibaut de Gaudemar, administrateur indépendant de Futuren, a également indiqué son intention d’apporter à l’offre les actions qu’il détient. Cette opération, «s’inscrit pleinement dans la stratégie CAP 2030 du Groupe EDF qui vise, notamment, à doubler sa capacité de production d’énergies renouvelables d’ici à 2030 dans le monde», a précisé Antoine Cahuzac, directeur général d’EDF EN.
Qatar Petroleum (QP) a annoncé hier un projet d’accroître la production de gaz du vaste gisement de North Field, que le Qatar partage avec l’Iran. Le projet vise à faire passer la production nationale de GNL de 77 millions de tonnes à 100 millions de tonnes par an, a dit le patron de QP, Saad al Kaabi, lors d’une conférence de presse. La décision du Qatar s’apparente à une démonstration de force en pleine crise avec ses voisins du Golfe.
Le surcoût chiffré par le groupe à 1,5 milliard de livres réduit le TRI du projet à 8,5%. Mais celui-ci reste supérieur au coût moyen pondéré du capital.
L’espagnol Gas Natural serait entré en contact avec son concurrent portugais EDP en vue d’une fusion, rapportait hier Reuters de sources proches du dossier. Les discussions relatives à cette transaction, qui pourrait représenter 35 milliards d’euros, en sont encore à un stade préliminaire et rien ne garantit qu’ils aboutiront, ont poursuivi les sources, même si le président de Gas Natural Isidre Faine a déjà sondé son homologue portugais Antonio Mexia au sujet d’un rapprochement. EDP a refusé de commenter l’information tandis que Gas Natural a dit ne pas être en discussions de fusion avec le groupe portugais.