Royal Bank of Scotland Group prévoit de supprimer 600 postes dans la banque de détail au Royaume-Uni, annonce Reuters ce matin. Ce nouveau plan porterait à 1.500 le nombre d’emplois locaux détruits depuis le début de l’année par la banque quasi-nationalisée. Le groupe ferme un trentaine d’agences et réduit les heures d’ouverture de centaines d’autres succursales dans le cadre d’un programme de réduction des coûts, ont précisé les sources. La moitié des 10.386 agences demeurant en Grande-Bretagne risque de disparaître dans les cinq années à venir, les déposants recourant de plus en plus à des services en ligne et les établissements réduisant les coûts pour améliorer les bénéfices, selon UBS. La banque avait annoncé en février sa huitième perte annuelle consécutive.
La Commission européenne a proposé hier une somme de 5,1 millions d’euros pour aider au reclassement de plus de 2.100 ex-salariés du transporteur MoryGlobal, placé en redressement judiciaire en mars 2015. En réponse à une demande de la France, la Commission a proposé de mobiliser le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) pour aider 2.132 anciens travailleurs de l’entreprise. La somme fournie par le FEM s’inscrira dans un programme d’aide d’un coût estimatif total de 8,5 millions d’euros. Cette proposition va être soumise au Parlement européen et au conseil des ministres de l’UE pour validation, précise la Commission dans son communiqué. Les licenciements provoqués par la liquidation de MoryGlobal se sont ajoutés aux 2.800 licenciements lors du démantèlement l’année précédente de l’ex-Mory-Ducros, dont elle était issue. Il s’agit du plus grand sinistre social en France depuis la faillite de Moulinex au début des années 2000.
UBS a augmenté de 14% l’enveloppe de bonus payés à ses banquiers au titre de 2015. La banque suisse se distingue de ses grands concurrents européens qui ont plutôt revu leurs rémunérations variables à la baisse (-11% chez Deutsche Bank et Credit Suisse). Chez UBS, le montant total des bonus a crû de 14% à 3,5 milliards de francs suisses (3,2 milliards d’euros), contre 3,06 milliards un an plus tôt, révèle le rapport annuel du groupe publié ce matin.
Volkswagen a annoncé hier soir le départ avec effet immédiat du responsable de ses activités aux Etats-Unis, près de six mois après que le constructeur allemand eut admis avoir installé des logiciels de manipulation des tests d'émissions sur 580.000 véhicules diesel dans ce pays. Michael Horn, PDG de Volkswagen of America depuis 2014, quitte l’entreprise «d’un commun accord». Très apprécié des concessionnaires, il est provisoirement remplacé par Hinrich J. Woebcken, récemment nommé patron des activités de Volkswagen en Amérique du Nord.
Adecco a déclaré mercredi que sa croissance en France, son principal marché, avait continué de s'étoffer en janvier et en février. «Nous constatons le maintien de niveaux de croissance modestes dans tous les marchés clés», a déclaré son directeur général, Alain Dehaze, dans une interview à Reuters. La croissance organique du numéro un mondial de l’intérim a atteint 5% au dernier trimestre de 2015, dépassant celle de 4% observée sur les neuf mois précédents, mais elle est retombée à 4% à nouveau en janvier et en février, en raison d’un effet de base défavorable. Elle ressort à 4% sur l’ensemble de l’exercice 2015. Le groupe suisse a également annoncé une offre d’achat amicale sur le cabinet de recrutement britannique Penna Consulting au prix de 365 pence par action, soit au total 105 millions de livres (135,7 millions d’euros).
Goldman Sachs pourrait supprimer 5% à 10% des postes dans le trading obligataire et les changes (FIC), a déclaré vendredi à Reuters une source au fait du dossier. La banque américaine a l’habitude de passer en revue ses effectifs vers cette époque de l’année et la procédure se traduit habituellement par le départ de 5% environ des salariés. Goldman Sachs employait 36.800 personnes fin 2015. Les revenus de la division FIC se sont élevés à 1,12 milliard de dollars au dernier trimestre de 2015, les plus faibles depuis le quatrième trimestre 2008.
Goldman Sachs pourrait supprimer 5% à 10% des postes dans le trading obligataire et les changes (FIC), a déclaré vendredi à Reuters une source au fait du dossier. La banque américaine a l’habitude de passer en revue ses effectifs vers cette époque de l’année et la procédure se traduit habituellement par le départ de 5% environ des salariés. Goldman Sachs employait 36.800 personnes fin 2015. Un porte-parole de Goldman Sachs à New York s’est refusé à tout commentaire. Les revenus de la division FIC se sont élevés à 1,12 milliard de dollars au dernier trimestre de 2015, les plus faibles depuis le quatrième trimestre 2008.
Boeing a fait savoir vendredi qu’il songeait à licencier des ingénieurs et des techniciens, selon une note au personnel dont Reuters a pris connaissance. L’avionneur, qui évoque des départs volontaires, ajoute qu’il n’entend pas remplacer les salariés hautement qualifiés qui partiront, sauf dans de rares cas. La note est signée Mike Delaney, vice-président de l’ingénierie chez Boeing Commercial Airplanes.
La Commission européenne s’inquiète des risques à moyen terme causés par les piètres performances françaises et insiste sur les déficiences du marché du travail.